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        <title>DELIT DE POESIE - des_livres_lus</title>
        <description>BLOG DE CATHY GARCIA - Une quête d'éthique plutôt qu'une étiquette</description>
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        <lastBuildDate>Sun, 06 Jul 2008 13:18:20 +0200</lastBuildDate>
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                <title>la Supplication</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
                                                <category>DES LIVRES LUS</category>
                                                <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 15:15:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse (&lt;em&gt;Tchernobylskaïa molitva&lt;/em&gt;, Russie, 1997 – JC Lattes 1998) &lt;strong&gt;de Svetlana Alexievitch&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Il faut lire ce livre, ces paroles de l'Après... Il le faut parce que dans un pays qui prêche, prône et vend à qui mieux mieux le nucléaire, il faut savoir, savoir la folie, la monstrueuse folie d'une telle technologie. Tchernobyl la ville des roses, Tchernobyl &quot;réalité noire&quot;,&amp;nbsp; Tchernobyl oubliée, les enfants de Biélorussie, cobayes d'un dantesque laboratoire à ciel ouvert, Tchernobyl, le grand mensonge, Tchernobyl miroir où l'on peut lire l'avenir... Parfois en lisant la Supplication, la conscience veut s'échapper, s'imaginer dans un roman d'anticipation, fiction démente... Mais il s'agit bien de réalité, une réalité pour des milliards d'années... Tchernobyl... Il faudrait lire la Supplication en buvant des litres de vodka pour tenter de croire encore en des lendemains meilleurs... C.G.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;br /&gt; *&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-824044&quot; src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/media/02/01/bd19eb8d8dde8b4c640c1331ac090187.jpg&quot; alt=&quot;3d5407c9a8dc7c4b26b0005d03fa746a.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-824044&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Extrait :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Monologue à deux voix pour un homme et une femme&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Nina Konstantinovna et Nikolaï Prokhorovitch Jarkov. Il enseigne le travail manuel et elle, la littérature.&lt;br /&gt; Elle : &quot; J'entends si souvent parler de la mort que je ne vais plus aux enterrements. Avez-vous entendu des conversations d'enfants sur la mort ? En sixième, ils se demandent si cela fait peur ou non. Il n'y a pas si longtemps, à leur âge, ils voulaient savoir comment naissent les bébés. Maintenant, ils s'inquiètent de savoir ce qui se passerait après une guerre atomique. Ils n'aiment plus les oeuvres classiques : je leur récite du Pouchkine et ils me regardent avec des yeux froids, détachés... Un autre monde les entoure... Ils lisent de la science-fiction. Cela les entraîne, dans un monde différent, où l'homme se détache de la terre, manipule le temps... Ils ne peuvent pas avoir peur de la mort de la même manière que les adultes... Que moi, par exemple. Elle les excite comme quelque chose de fantastique.&lt;br /&gt; Je réfléchis à cela. La mort tout autour oblige à penser beaucoup. J'enseigne la littérature russe à des enfants qui ne ressemblent pas à ceux qui fréquentaient ma classe, il y a dix ans. Ils vont continuellement à des enterrements... On enterre aussi des maisons et des arbres... Lorsqu'on les met en rang, s'ils restent debout quinze ou vingt minutes, ils s'évanouissent, saignent du nez. On ne peut ni les étonner ni les rendre heureux. Ils sont toujours somnolents, fatigués. Ils sont pâles, et même gris. Ils ne jouent pas, ne s'amusent pas. Et s'ils se bagarrent ou brisent une vitre sans le faire exprès, les professeurs sont même contents. Ils ne les grondent pas parce que ces enfants ne sont pas comme les autres. Et ils grandissent si lentement. Si je leur demande de répéter quelque chose pendant le cours, ils n'en sont même pas capables. Parfois, je dis juste une phrase et leur demande de la répéter : impossible, ils ne la retiennent pas... Alors, je pense. Je pense beaucoup. Comme si je dessinais avec de l'eau sur une vitre : je suis seule à savoir ce que représente mon esquisse. Personne ne le devine, ne l'imagine.&lt;br /&gt; Notre vie tourne autour... autour de Tchernobyl. Où était Untel à ce moment-là ? À quelle distance du réacteur vivait-il ? Qu'a-t-il vu ? Qui est mort ? Qui est parti ? Pour où ? Je me souviens que, dans les premiers mois après la catastrophe, les restaurants se sont de nouveau remplis. Les gens organisaient des soirées bruyantes... &quot;On ne vit qu'une seule fois...&quot;, &quot;Quitte à mourir, autant que ce soit en musique&quot;. Des soldats, des officiers sont venus. Mais Tchernobyl est désormais tout le temps avec nous... Une jeune femme enceinte est morte soudain, sans cause apparente. Le pathologiste n'a pas établi de diagnostic. Une petite fille de onze ans s'est pendue. Sans raison. Une petite fille... Et quoi qu'il arrive, les gens disent que c'est à cause de Tchernobyl. On nous dit : &quot;Vous êtes malades parce que vous avez peur. À cause de la peur. De la phobie de la radiation.&quot; Mais pourquoi les petits enfants sont-ils malades ? Pourquoi meurent-ils ? Ils ne connaissent pas la peur. Ils ne comprennent pas encore.&lt;br /&gt; Je me souviens de ces jours... J'avais la gorge irritée et me sentais lourde. &quot;Vous vous faites des idées sur votre santé, m'a dit le médecin. Tout le monde se fait des idées à cause de Tchernobyl.&quot; Mais non, je me sentais réellement mal, avec des douleurs partout et les forces qui m'abandonnaient. Mon mari et moi étions gênés de nous l'avouer l'un à l'autre, mais nous commencions à perdre l'usage de nos jambes. Tout le monde autour de nous se plaignait, même nos amis, de ne plus avoir la force de marcher, d'avoir envie de s'allonger au milieu de la route. Les élèves étaient avachis sur les tables et perdaient connaissance pendant les cours. Tout le monde était devenu sombre. On ne rencontrait plus de gens souriants, de visages sympathiques. Les enfants restaient à l'école de huit heures du matin à neuf heures du soir. Il leur était strictement interdit de jouer dehors, de courir dans la rue. On leur avait distribué des vêtements : une jupe et un chemisier aux filles, un costume aux garçons, mais ils rentraient chez eux dans ces vêtements et l'on ne savait pas où ils traînaient avec. Normalement, les mères devaient laver ces vêtements chaque jour, de manière à ce que les enfants aillent tous les matins à l'école avec des habits propres. Mais on n'avait pas distribué de vêtements de rechange. De plus, les mères avaient leurs tâches domestiques. Elles devaient s'occuper des poules, des vaches, des cochons... Elles ne comprenaient pas pourquoi elles devaient se charger de ce surcroît de travail. Pour elles, des vêtements sales devaient porter des taches d'encre, de terre, de graisse et non des isotopes à courte période. Lorsque j'essayais d'expliquer la chose aux parents d'élèves, j'avais l'impression de leur parler en bantou. &quot;Qu'est-ce que c'est que cette radiation ? On ne l'entend pas, on ne la voit pas... Mais moi, je n'ai pas assez d'argent pour finir le mois. Les trois derniers jours avant la paie, nous ne mangeons que des pommes de terre et du lait. Laissez tomber...&quot; Et la mère faisait un geste las de la main. Or, justement, on a interdit de boire le lait et de manger les pommes de terre de la région. Les magasins étaient approvisionnés en conserves chinoises de viande et en sarrasin. Seulement, les villageois n'avaient pas assez d'argent pour se les payer. Les consignes étaient destinées à des individus cultivés. Elles supposaient une certaine éducation. Or cela manquait cruellement ! Le peuple pour qui les instructions étaient rédigées n'existe pas chez nous. Et il n'est pas si simple d'expliquer la différence entre un röntgen et un rem... De mon point de vue, je qualifierais ce comportement de fatalisme léger. Par exemple, la première année, il était interdit de consommer ce qui poussait dans les potagers. Et pourtant, non seulement les gens en ont mangé, mais ils en ont même fait des conserves. De plus, la récolte était extraordinaire ! Comment expliquer que l'on ne peut pas manger ces cornichons ou ces tomates... Cela veut dire quoi : on ne peut pas ? Leur goût est normal et ils ne donnent pas mal au ventre... Et personne ne &quot;brille&quot; dans l'obscurité... Pour changer leur plancher, nos voisins ont utilisé du bois local. Ils ont mesuré : la radiation était cent fois supérieure à la normale. Vous croyez qu'ils ont démonté ce parquet pour le jeter bien loin ? Pas du tout, ils ont vécu avec. Les gens se disent que tout cela va se calmer et finir par s'arranger tout seul. Au début, certaines personnes apportaient des produits alimentaires aux dosimétristes. Le niveau de radiation dépassait systématiquement la norme des dizaines de fois. Mais l'habitude a été vite perdue. &quot;La radiation, on ne la voit pas, on ne l'entend pas. Ce sont des inventions des scientifiques !&quot; Les choses ont repris leur cours : les labours, les semailles, la récolte... L'impensable s'est produit : les gens se sont mis à vivre comme avant. Renoncer aux concombres de son potager était plus grave que Tchernobyl. Pendant tout l'été, les enfants ont été forcés de rester à l'école. Les soldats l'ont lessivée à fond et ont enlevé une couche de terre autour d'elle. Mais, à la rentrée, on a envoyé ces écoliers récolter les betteraves, ainsi d'ailleurs que des étudiants et des élèves des écoles techniques. Ils étaient tous forcés d'y aller. Tchernobyl était moins grave que de laisser des légumes non récoltés dans les champs...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Un livre essentiel vient de paraître</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 28 Nov 2007 15:52:44 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;d’&amp;nbsp; Orietta OMBROSI&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; LE CRÉPUSCULE DE LA RAISON&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Adorno, Horkheimer, Levinas et Benjamin&lt;br /&gt; à l’épreuve de la Catastrophe&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; préface de Catherine CHALIER&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; *&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; C’est aux Editions Hermann / Philosophie&lt;br /&gt; www.ediitions-hermann.fr&lt;br /&gt; 192 pp.&amp;nbsp; /&amp;nbsp; 24 euros&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Lire&lt;br /&gt; ci-dessous :&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Extraits de la préface et de l’avant-propos&lt;br /&gt; Sommaire de l’ouvrage&lt;br /&gt; Un bref avis&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; *&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Extrait de la préface&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; […] La philosophie, la théologie, les sciences et les techniques, la littérature et les arts, si florissants et subtils, héritiers d’un passé riche en idées, en créations et en découvertes, qui faisaient l’orgueil et la passion de cette civilisation, si âpre dans ses luttes contre l’obscurantisme, furent, en quelques années, sommés de servir l’inhumanité ou de disparaître. Toutes les digues élevées par l’esprit et la raison, par la sensibilité et l’émotion, contre le fond ténébreux et redoutable des hommes, cédaient en effet, une à une, face au courant irrésistible d’une barbarie effrayante qui n’eut de cesse de les anéantir. Les livres furent brûlés, les paroles devinrent des slogans meurtriers, les pensées s’éteignirent dans les esprits et, cela est essentiel, la sensibilité et les émotions furent perverties. L’éclair de la compassion, face aux suppliciés, disparut sous un voile de ténèbres.&lt;br /&gt; Le livre d’Orietta Ombrosi parle de cette effroyable&lt;br /&gt; histoire, de cette violence inouïe et de cette apocalypse,&lt;br /&gt; qui jettent une ombre terrible sur le présent.&lt;br /&gt; […]&lt;br /&gt; penser aux blessures de jadis, entendre la plainte des Juifs d’Europe assassinés, avec des millions d’autres êtres humains, tous aussi impuissants et tous aussi innocents, comme une question adressée à la philosophie c’est&amp;nbsp; - peut-être en tout cas- préserver les chances de la raison et de la philosophie, voire de l’espoir.&lt;br /&gt; Catherine CHALIER&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Extrait de l’avant-propos&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; « Penser le désastre. »&amp;nbsp; Les mots de Maurice Blanchot se gravent dans le cœur de cette réflexion sur la raison à l’épreuve de la Catastrophe qui s’abattit sur les Juifs d’Europe durant la période hitlérienne. Penser le désastre, c’est d’une part comprendre philosophiquement et savoir pourquoi il s’est produit dans cette Europe civilisée, cultivée et née dans l’idéal de la raison humaine, mûrie dans les valeurs du progrès et des Lumières ; de l’autre, c’est penser à l’éventualité d’un avenir pour la pensée philosophique. En effet, dans la désolation de l’ « après - désastre », est-il encore possible de philosopher ? Peut-on encore trouver un sens ? Si oui, comment faire ? Comment penser ?&lt;br /&gt; […]&lt;br /&gt; C’est à partir de cette confrontation que sont ici convoquées les pensées de Max Horkheimer (1895-1973), Theodor Wiesengrund - Adorno (1903-1969), Emmanuel Levinas (1906- déjà inquiète avant l’heure. […] le choix de ces auteurs, parfois très distants l’un de l’autre, se justifie parce qu’ils ont tous ressenti la nécessité de témoigner de la souffrance et de la mort imposées aux victimes des chambres à gaz, la nécessité de mettre leur pensée personnelle à l’épreuve de ce scandale et face à cet écueil. Ils ont ressenti l’urgence de confronter leur pensée avec le cri et l’agonie des morts d’Auschwitz. Et moi, j’ai tenté de les interroger précisément là, à l’écoute de cette blessure.&lt;br /&gt; Orietta OMBROSI&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; SOMMAIRE&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Préface par Catherine Chalier&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Avant-propos&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Prélude.&amp;nbsp; La nostalgie d’Ulysse&lt;br /&gt; Le mouvement du retour&lt;br /&gt; Le cercle du Même&lt;br /&gt; Pourquoi Ulysse ?&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chapitre I.&amp;nbsp; Face à Béhémoth, ou le monstre nazi&lt;br /&gt; I.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les Juifs, un problème dans l’analyse de l’antisémitisme de Horkheimer&lt;br /&gt; II.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’antisémitisme, un produit de la civilisation d’après Horkheimer et Adorno&lt;br /&gt; III.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’hitlérisme, un paganisme selon Levinas&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Chapitre II.&amp;nbsp; Sur le seuil : Walter Benjamin&lt;br /&gt; I.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De l’avant vers l’après : catastrophes&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Catastrophe et progrès technique&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Catastrophe et continuum historique&lt;br /&gt; 3.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Catastrophe et rédemption&lt;br /&gt; II.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De l’après vers l’avant : éclairs dans la remémoration&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dialectique du ressouvenir et de la remémoration&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dialectique de la mémoire et de l’oubli&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Interlude. Une philosophie du témoignage&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Filip Müller&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Silence des témoins&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Parole des sauvés&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’ici et le maintenant du témoignage&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chapitre III.&amp;nbsp; Des pensées de l’exil : Theodor W. Adorno et&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Max Horkheimer&lt;br /&gt; I.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Adorno : un « triste savoir »&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La pensée philosophique après Auschwitz : une vérité de sentiment&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une éthique de la souffrance physique&lt;br /&gt; 3.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pensée théorétique face à la douleur et à la mort&lt;br /&gt; 4.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une mort pire que la mort&lt;br /&gt; 5.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Éduquer après, ou contre la froideur&lt;br /&gt; II.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Horkheimer : entre désespoir lucide et espérance muette&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La raison et son ombre : l’autodestruction&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Raison et nomination&lt;br /&gt; 3.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un intellectuel Juif après Auschwitz&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chapitre IV.&amp;nbsp; « Dans le pressentiment et le souvenir de l’horreur nazie » : Emmanuel Levinas&lt;br /&gt; I.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Philosopher après Auschwitz : trois enseignements&lt;br /&gt; II.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une subjectivité de chair et de sang&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La subjectivité en tant que sensibilité&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La subjectivité en tant que vulnérabilité&lt;br /&gt; 3.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La subjectivité en tant que persécution&lt;br /&gt; III.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un humanisme du « serviteur souffrant »&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Auschwitz comme paradigme de la souffrance inutile&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La résistance éthique de l’après&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Conclusion&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Bibliographie indicative&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Un bref avis&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Des premiers à lire la thèse de philosophie soutenue à Paris par Orietta Ombrosi, puis son profond livre Le Crépuscule de la raison, j’ai retiré de ma lecture, non seulement un accroissement de savoir, mais aussi une connaissance approfondie des souffrances des victimes du « sacrifice » massif imposé par un non-sens barbare démesuré, une reconnaissance, enfin, du courage de la pensée qui, en dépit de la tentation de l’abandon nihiliste, résiste et oppose le sens et le sentiment de l’humain à un non-sens inouï.&amp;nbsp; Cette lecture m’a agrandi le cœur, l’esprit, et, d’une certaine façon, m’a doté d’une expérience qui me faisait défaut : celle de la confiance dans le vouloir vivre, celle de la conscience que l’indignité portée par l’homme ne viendra jamais à bout de la dignité qu’il porte en lui également.&lt;br /&gt; Michel HOST&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Kafka sur le rivage de Haruki Murakami</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 23 Jul 2007 13:25:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Kafka Tamura, est un adolescent de quinze ans, qui fuit Tokyo et&amp;nbsp;son père qu'il déteste,&amp;nbsp;avec à ses trousses une prophétie oedipienne. Kafka ne se souvient ni de sa mère, ni de sa soeur qui sont partis quand il avait quatre ans...&lt;br /&gt; Mr Nakata, est un vieil et brave homme, simple d'esprit depuis un étrange accident dans son enfance, qui sait parler avec les chats. Il est parfois chargé de retrouver ceux qui se sont perdus. Sur la piste d'une chatte nommée Sésame, il se retrouve entraîné dans une macabre aventure qui le dépasse et qui le forcera à prendre la route, lui qui n'avait jamais quitté son quartier. Suivant un appel impérieux, le voilà parti dans une quête dont il ignore tout. Il semble lui-même être l'origine d'étranges évènements tels que des pluies de poissons ou de sangsues. Sur son chemin il trouve un compagnon en la personne de Mr Hoshino, jeune chauffeur routier qui va tout laisser tomber pour suivre Mr Nakata dans cette invraisemblable odyssée...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/media/01/02/9a00ced10487f426cd6ff7ae83df096c.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-469879&quot; src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/media/01/02/9a00ced10487f426cd6ff7ae83df096c.jpg&quot; alt=&quot;9a00ced10487f426cd6ff7ae83df096c.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-469879&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;Ce que j'en pense&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Quand on se plonge dans Kafka sur le rivage il devient extrêmement difficile d’en sortir. Un peu comme de ces sommeils peuplés de rêves au petit matin. Entre road-movie fantastique et tragédie grecque au parfum de sushi, ce roman est tout simplement époustouflant. Onirique, lyrique, d’une étrange douceur, très humain. Un grand roman initiatique qui laisse le lecteur trouver par lui-même certaines des réponses. Entrecroisements de personnages au destin entremêlé, ce roman est aussi dense qu’une forêt, aussi riche qu’une bibliothèque et d’une simplicité déconcertante. La forêt, la bibliothèque : les deux pôles de l’histoire, le reste est dans la tête ou dans le ventre rythmé par la respiration lointaine et hypnotique de la mer. Kafka sur le rivage nous entraîne en ces lieux aux frontières fluctuantes entre vie et mort, rêve et réalité, dans notre propre labyrinthe intérieur, dans les tréfonds de l’âme humaine. Kafka sur le rivage…. Un stupéfiant chef d’œuvre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Galsan Tschinag</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
                                                <category>DES LIVRES LUS</category>
                                                <pubDate>Thu, 31 May 2007 15:35:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;Je voudrais vous inciter à découvrir un auteur pour lequel j’ai un grand coup de cœur. Il s’appelle Galsan Tschinag, il est&amp;nbsp;né le 26 décembre 1944 dans une famille de chamans touvas de Mongolie. Il a passé sa jeunesse dans les steppes puis est allée étudier à l’Université de Leipzig. Il est revenu dans son pays, et a commencé de publier en 1981. Sa langue d’origine, le touva, ne possède aucune tradition écrite Il écrit donc en Allemand. Une douzaine de titres, romans, récits et études le situent aujourd’hui parmi les tout premiers écrivains étrangers de langue allemande. Il vit aujourd’hui à Oulan Bator et s’est fait l’ardent défenseur des coutumes de son peuple face aux dangers de la modernisation&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/media/02/01/02e34a707e861ead1839f59cf69900bb.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/media/02/01/02e34a707e861ead1839f59cf69900bb.jpg&quot; alt=&quot;02e34a707e861ead1839f59cf69900bb.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;Lire Galsan Tschinag c’est comme franchir une porte qui vous transporte non seulement au cœur des steppes,&amp;nbsp;à travers un paysage physique, à la fois rude, austère&amp;nbsp; et grandiose, pas seulement dans la chaude intimité du cercle de la yourte&amp;nbsp;mais aussi au plus profond du cœur de l’homme et à la frontière d’un savoir mythique entre tradition et modernité. C’est tout le devenir des cultures minoritaires dans le monde dit moderne qui est en jeu. Son écriture simple et belle trace un chemin et ouvre des voies oubliées, où résonnent des chants anciens et puissants. Et quand on commence à lire, on ne peut plus s'arrêter. Mais ce sont des livres qui n'incitent pas au bavardage, ce sont même parfois des pages de silence, alors je vous invite à découvrir par vous-même&lt;/em&gt; :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dojnaa&lt;/strong&gt;, L’esprit des péninsules 2003&lt;br /&gt; Dojnaa est la fille d’un lutteur de légende, une chasseuse hors pair, une femme humiliée par son mari qui la laisse seule avec ses enfants, une femme qui doit affronter les loups mais aussi les hommes. Un court roman dédié “&lt;em&gt;à la femme nomade qui porte sur ses épaules le destin d’un monde en train de disparaître&lt;/em&gt;.”&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sous la montagne blanche&lt;/strong&gt;, Métailié 2004&lt;br /&gt; Récit autobiographique. Après avoir suivi le « Chemin du savoir », celui d’une éducation moderne, «socialiste» à la mode soviétique des années 60 en fréquentant une école très éloigné géographiquement et culturellement de sa steppe natale, celle de ses ancêtres, où vivent les Touvas, le jeune Dshuruguwaa, qui se sent une vocation de chaman,&amp;nbsp;est déchiré entre cette modernité qui prétend détruire les traditions millénaires de son peuple et qui considère sa foi dans le Père-Ciel et la Mère-terre comme arriérée et sa responsabilité à l’égard de la famille, du clan. Dans ce contexte, l’adolescent grandit, fais ses premières expériences sexuelles et vit la destinée tragique d’un grand amour.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A lire également :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ciel bleu, une enfance dans le Haut Altaï&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vingt jours et un&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le monde gris&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;La fin du chant&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;La caravane&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Matin brun de Franck Pavloff</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
                                                <category>DES LIVRES LUS</category>
                                                <pubDate>Tue, 29 May 2007 11:15:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;J'ai découvert ce petit bouquin lors de sa parution en 1998, déjà il circulait de main en main et pour cause... Il me semble aujourd'hui qu'il mérite plus que jamais d'être connu.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Son auteur Franck Pavloff est né en 1940 à Nîmes et il a hérité de son père bulgare, anarchiste, le goût impérieux de bousculer les barbelés et les pensées confisquées. Une dizaine d'années à tisser des projets de développement communautaire à travers l'Afrique et l'Asie. Une vingtaine d'autres à animer des associations de prévention de la délinquance et de la toxicomanie. Spécialiste de la psychologie et du droit des enfants.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;u&gt;Quatrième de couverture&lt;/u&gt; :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&quot;Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime politique extrême : l'Etat brun.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire : entre bières et belote. Ni des héros, ni des purs salauds. Simplement pur éviter les ennuis, ils détournent les yeux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?&quot;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;u&gt;Extrait&lt;/u&gt; : &quot;&lt;em&gt;Je n'ai pas dormi de la nuit. J'aurai dû me méfier des Bruns dès qu'ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait du dire non. Résister davantage, mais comment ? ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Ls autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n'arrive jamais. J'ai peur. le jour n'est pas levé, il fait encore brun dehors. Mais arrêtez de taper si fort, j'arrive&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;***&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Vous pouvez vous procurer Matin brun chez Cheyne éditeur pour la modique somme de 1 euro (oui oui).&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Cheyne Editeur 43400 LE-CHAMBON-SUR-LIGNON&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cheyne-editeur.com/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;http://www.cheyne-editeur.com/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;a href=&quot;mailto:cheyne-editeur@wanadoo.fr&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;cheyne-editeur@wanadoo.fr&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;mailto:cheyne@club-internet.fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Une saison de machettes, Jean Hatzfeld</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 09 Jan 2007 17:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Ce que j’en pense :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;On ne lit pas&lt;/em&gt; Une saison de machettes&lt;em&gt;, on l’avale, comme on peut, difficilement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;On en prend un petit bout, puis on laisse reposer, afin que la nausée passe puis on reprend et comme ça peu à peu on arrive au bout de ces récits qui à vrai dire se passent de tout commentaires. On ne peut que saluer le courage de l’auteur qui a entrepris de recueillir ces témoignages et d’en faire ce document essentiel. Jean Hatzfeld avait déjà fait paraître en 2001&lt;/em&gt; Dans le nu de la vie, Récits des marais rwandais&lt;em&gt;, où il avait recueilli les témoignages des rescapés du génocide. Je n’ai pas lu ce livre, mais j’imagine qu’aussi insupportable qu’il soit, il demeure pourtant un témoignage de &lt;u&gt;victimes&lt;/u&gt;, dont on ne peut que se sentir solidaires. Mais quand il s’agit de leurs tueurs, des tueurs qui sont leurs voisins, leurs collègues, leur co-équipiers de foot, leur instituteur, leurs époux… Des tueurs partis &quot;couper&quot;, qui vous racontent ça comme des chasseurs du sud-ouest vous raconteraient une partie de chasse aux palombes, des tueurs qui quelque part ne font pas vraiment preuve de remords, qui ne saisissent ou ne veulent pas saisir l’horreur de leurs gestes, alors ces témoignages prennent une coloration complètement surréalistes, atrocement absurdes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Et pourtant ces hommes là ont parlé, ont accepté de parler. Ils ont même, sauf un, posé pour une photo que l’on retrouve à la fin de&lt;/em&gt; &lt;em&gt;l’ouvrage. Pourquoi ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Et comment garder confiance en l’Homme lorsqu’on se trouve confronté à la folie bestiale d’un génocide ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Ce sont les questions que posent ce livre, en tentant quelques comparaisons avec d’autres génocides et des ouvrages comme&lt;/em&gt; Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne&lt;em&gt;, publié en 1992 par le chercheur américain Christopher Browning, mais il n’y répond pas. Je crois bien qu’il est impossible d’y répondre.&lt;br /&gt; Et en refermant&lt;/em&gt; Une saison de machettes&lt;em&gt;, on ne peut s’empêcher de se demander lesquels d’entre nos voisins viendraient nous découper, nous éliminer ou nous vendre si tout à coup tout basculait…&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/images/thumb_arton6667.jpg&quot; alt=&quot;medium_arton6667.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une saison de machettes&lt;br /&gt; Jean Hartzfeld&lt;br /&gt; Seuil 2003&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Ancien reporter à Libération, Jean Hatzfeld a quitté le journalisme pour se pencher exclusivement sur le génocide rwandais. Après Dans le nu de la vie, dans lequel il rapportait les récits des rescapés tutsis, il sort un nouvel ouvrage consacré cette fois aux tueurs des marais, Une saison de machettes. Jean Hatzfeld y raconte ses entretiens avec les auteurs du massacre.&lt;/p&gt;
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                <title>Terre somnambule de Mia Couto</title>
                <link>http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2006/12/12/terre-somnambule-de-mia-couto.html</link>
                <author>noreply@ (Kti)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 12 Dec 2006 15:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Terra Sonâmbula, 1993), roman, traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1994&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur une route déserte, un vieil homme et un enfant marchent, épuisés. Alentour, un Mozambique déchiré entre troupes régulières et bandes armées. Devant eux, un car-brousse, ou ce qu'il en reste : tôles incendiées, corps pêle-mêle ; un asile, pourtant, où le vieillard et l'enfant vont faire halte et découvrir, miraculeusement intacts, les cahiers d'un certain Kindzu. Le récit de cet homme parti vers l'inconnu pour renouer avec l'esprit des sorciers et des guerriers sacrés leur livrera peu à peu la clé de leur destin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Premier roman du jeune écrivain mozambicain António Emílio Leite Couto. Fils du poète Fernando Leite Couto (1924). Biologiste de formation. Militant du Frelimo (Front de libération du Mozambique). Collaborateur de nombreuses publications (África, Colóquio Letras, Hora de Poesia, etc.). Il a été directeur de l’Agence d’information du Mozambique, des revues Tempo et Domingo, et du journal Notícias de Maputo. Après un livre de poèmes (Raiz de Orvalho, 1983), deux recueils de nouvelles (Vozes Anoitecidas, 1986 ; Cada Homen É Uma Raça, 1990), et un volume de chroniques (Chronicando, 1991), il publie son premier roman en 1992 (Terres somnambules), qui a comme toile de fond la guerre civile dans son pays. Depuis, il a fait paraître de nombreux ouvrages (romans, nouvelles, contes) traduits un peu partout dans le monde. Il a également collaboré à plusieurs films. Prodigieux conteur, artisan d'une langue portugaise subvertie, métissée de parlers populaires, « mozambicanée».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;u&gt;Ce que j'en pense :&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; il est d'abord déroutant ce roman, deux histoires y avancent en filigrane. Un aller-retour incessant entre le présent des deux protagonistes, le vieil homme et l'enfant réfugiés dans un car-brousse incendié, au-milieu des morts, un no man's land sinistre cerné de violence, où passé et présent, réel et rêvé, s'entremêlent constamment et la lecture des cahiers trouvés là, dans lesquels aussi se mélangent l'histoire et le mythe, le vécu et le rêvé... Il n'est pas forcément nécessaire de connaître l'histoire du Mozambique même si cela aide à la compréhension du fond de ce roman. Par contre il est nécessaire de lire avec les tripes, plus qu'avec sa tête, de lire avec cet organe indéfinissable qui se met à vibrer dès qu'on le confronte à la dimension poétique. L'écriture de ce roman est belle, étrange et fascinante, et c'est bien de poésie qu'il s'agit ici. Une poésie qui puise dans l'imaginaire africain autant qu'à la beauté de la langue, ici donc celle de l'ancien colon, le Portugais, en les mêlant eux aussi pour en créer de nouvelles images,&amp;nbsp;riches et&amp;nbsp;surprenantes et qui donnent&amp;nbsp;un style très particulier qui rappelle certains romans latino-américains. Une poésie où se diluent dans une sorte de fièvre, de lent cauchemar, le tragique des destins, la barbarie des guerres civiles comme les paysages qui en sont le décor. L'absurde&amp;nbsp;violence, l'abysse des souffrances, là où l'homme se confond avec l'animal, n'en sont que plus palpables. Etrange, magnifique et bouleversant roman dont on ne sait pas exactement comment on y est entré, ni quand on en est sorti&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Barrio Flores de Philippe Claudel, la Dragonne, 2000</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 04 Dec 2006 17:34:03 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/images/thumb_Barrio_Flores.jpg&quot; alt=&quot;medium_Barrio_Flores.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre aux allures de fable s’attache à de pittoresques personnages qui font battre le cœur du Barrio Flores, bidonville à l’improbable géographie. « Petite musique », espiègle gamin des rues, sert ainsi de trait d’union entre les différents habitants du quartier, jamais à court d’idées pour égayer le quotidien... « Traduit de l’imaginaire » par Philippe Claudel, ce roman est enrichi d’un cahier photographique de Jean-Michel Marchetti.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/images/thumb_barrio2_modif.jpg&quot; alt=&quot;medium_barrio2_modif.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mon avis : Barrio Flores est comme l'indique son sous-titre, une &quot;petite chronique des oubliés&quot;. Barrio Flores&amp;nbsp;aux relents d'Amérique latine, évoque un de ces innombrables bidonvilles, et les oubliés qui y vivent,&amp;nbsp;y survivent. &quot; j'avais dévalé la nuit. Le jour me prenait dans les parfums de fritures. Des ivrognes à l'angle d'un immeuble éboulé s'accrochaient à leur aube de tromperies et d'alcool de canne.&quot; Un gamin comme il en existe tant, enfant des rues d'autant plus vivants qu'ils cotoient la mort au quotidien, nous y promène comme une &quot;petite musique&quot;, &quot;Je marchais sur des trottoirs blancs comme des fesses d'agneaux&quot;, une comptine entêtante. J'ai été séduite, envoûtée par le chant des mots, la beauté de ce texte qui rend hommage aux exclus &quot;dans le matin du quartier de tôles et de carton, dans le matin hésitant des chiens maigres et des loups de fortune&quot;. Un hommage à ceux dont l'existence n'est parfois qu'une brève étincelle &quot;le battement de son coeur, si rapide, qui se précipitait de vivre en quelques mois une vie entière&quot;. Un texte poétique, vibrant et juste, qui résonne encore longtemps après lecture. &quot; Elle a lampé à la bouteille un oubli aux couleurs de lune morte.&quot;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;100 pages ISBN : 2-913-465-09-9&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Philippe Claudel est né en 1962. Écrivain et scénariste, il a publié une quinzaine de livres, salués tant par le public que par la critique. On lui doit notamment « Les âmes grises » (éd. Stock), roman couronné en 2003 par le Prix Renaudot.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>La douce récolte des larmes, Edwige Danticat</title>
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                <author>noreply@ (Kti)</author>
                                                <category>DES LIVRES LUS</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 15:35:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;La douce récolte des larmes d'Edwige Danticat (Grasset 1999)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Amabelle a huit ans quand ses parents se noient devant elle. Recueillie sur la rive du fleuve par une famille espagnole, elle devient la servante de l'épouse d'un colonel de l'armée. Elle aime Sébastien, un coupeur de canne à sucre. Elle l'aime, malgré malgré les cicatrices sur son visage et ses mains calleuses. Elle veut devenir sa femme. Tous les deux sont Haïtiens, utiles pour les Dominicains, mais pas vraiment bienvenus. Des rumeurs courent : dans certaines villes, les Haïtiens sont persécutés voire tués. Ils décident donc, avec des amis, de retourner en Haïti, mais c'est l'horreur qui les attend. Comme des milliers d'autres, Amabelle survit à ce bain de sang, mais elle est épuisée, disloquée, lorsqu'elle parvient sur l'autre rive du fleuve. Un ami de Sébastien l'emmène dans sa famille : ils ne parviendront pas à s'aimer, le souvenir de Sébastien qui a disparu lors du massacre est bien trop fort.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce roman se déroule en 1937, sur l'île des Caraïbes divisée entre Saint-Domingue d'une part, Haïti d'autre part. La partie orientale de l'île, qui porte le nom de République dominicaine, fut occupée par l'armée nord-américaine entre 1916 et 1924, armée qui laissa le pouvoir aux militaires dominicains, dont l'un des chefs, le général Trujillo, exerça une dictature féroce à partir de 1930.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsque le roman commence, Trujillo vient de décréter que les immigrés haïtiens, travaillant dans les champs de canne à sucre de Saint-Domingue, sont trop nombreux. Ils menacent selon lui de dévoyer la culture espagnole des Dominicains puisque Haïti (occupée elle aussi par l'armée américaine entre 1915 et 1934) n'est qu'une île méprisable, déclare-t-il, seulement peuplée d'anciens esclaves noirs, ne parlant pas espagnol mais seulement créole. Trujillo excite alors la haine raciale contre ceux qui sont désormais désignés comme des étrangers à renvoyer chez eux, même s'ils vivent à Saint-Domingue depuis plusieurs générations. Il lâche ses escadrons de soudards pour ratisser les villages.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'ils soient domestiques depuis de nombreuses années au service de grandes familles dominicaines, simples ouvriers agricoles vivant comme des bagnards sur les grandes exploitations de canne à sucre, prêtres, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, malades ou bien portants, les Haïtiens sont chargés de force dans des camions, entassés dans des prisons sommaires sous prétexte d'attendre qu'on les ramène à la frontière haïtienne. La plupart n'y parvinrent jamais, exécutés au cours du voyage, battus à mort dans les prisons, livrés au lynchage de la foule. Environ 20 000 Haïtiens, vivant et travaillant du côté dominicain de l'île, furent ainsi massacrés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;u&gt;CE QUE J'EN PENSE&lt;/u&gt; :&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt; La douceur, la lenteur de cette écriture sans heurts, m'a d'abord un peu déroutée. Une berceuse presque... mais si&amp;nbsp;on se laisse bercer, c'est&amp;nbsp;pour découvrir assez rapidement que la berceuse est empoisonnée. Faut dire que j'avais un léger à priori dû au titre, la traduction française ne rendant pas la force du titre original, The farming of bones (que l'on peut traduire grossièrement par &quot;L'agriculture des os&quot;), mais j'avais envie de lire Edwige Danticat depuis que j'avais découvert des extraits sur le net de We Are Ugly, But We Are Here.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Son écriture ici, est comme de l'eau, qui coule, quoiqu'il arrive, comme le fleuve que l'on retrouve omniprésent dans le roman, presque comme un personnage à part entière. Fleuve qui tue, fleuve qui sauve, fleuve qui sépare, fleuve qui accueille. Et puis fleuve du temps que l'on n'arrête pas où les morts continuent pourtant de cotoyer les vivants.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Une écriture qui jamais ne déborde dans l'excès, pas de fièvre, mais des faits racontés à la première personne,&amp;nbsp;avec un sens du détail presque chirurgical et cependant d'une très grande sensibilité.&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Une écriture&amp;nbsp;douce et linéaire qui, au fur et à mesure que l'histoire bascule, n'en rend les faits que plus violents, brutaux, atrocement absurdes.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un livre extrêmement digne, pudique et dont les divers goûts qu'il laisse en bouche demeurent longtemps après&amp;nbsp;lecture.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un livre auquel on continue à penser une fois refermé, un livre qui hante...&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt; CG&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Extrait&lt;/strong&gt; : &quot; &lt;em&gt;Je suis dans mon lit et j'écoute la musique dans les arbres, les cosses des flamboyants qui s'entrechoquent et les oiseaux-mouches qui poussent des cris d'effroi. Ils connaissent le bruit des cosses des flamboyants en mouvement, mais c'est un bruit qui change sans cesse, assourdi ou aigu selon la force du vent.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ferme la porte et laisse dehors la douce brise nocturne qui atteint à peine mon corps dénudé, nu parce que Sébastien m'a fait croire que c'est comme une prière que d'être couché seul, sans vêtements, comme à la naissance, mais surtout parce que j'espère sentir la sueur se rassembler entre le sol de ciment et le creux de mon dos, de façon que, quand je me lèverai, il y ait un flot de transpiration qui roule sur mes fesses, devant, derrière et entre mes cuisses, le long de mes genoux, mes mollets, mes chevilles et ms doigts de pied, et qu'il n'y ait plus en moi une seule goutte de liquide pour pleurer&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/font&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://delitdepoesie.hautetfort.com/images/thumb_edwige_danticat.jpg&quot; alt=&quot;medium_edwige_danticat.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Edwidge Danticat est née à Port-au-Prince (Haïti) le 19 janvier 1969. Quand elle a deux ans, son père émigre à New York ; deux ans après, sa femme le rejoint. Danticat et un frère restent en Haïti chez un oncle et sa femme. À 12 ans, elle rejoint ses parents et s’installe dans une nouvelle langue et un nouveau pays. Aux Etats-Unis, elle découvre New-York et la communauté haïtienne de la diaspora. C¹est de cette rupture qu'Edwige Danticat tirera l'essentiel des thèmes abordés dans ses romans ; la relation entre la migration et la préservation d'une identité, le rôle des femmes dans la transmission des cultures d'origine, les questions liées à l¹apprentissage de la langue du pays d'accueil, etc. Dans la majeure partie de ses romans, les personnages sont des femmes qui se réapproprient leur histoire individuelle, leur personnalité, leur corps et leur sexualité. Cependant, même si l'auteur insiste sur le rôle des femmes dans les sociétés humaines en générale et haïtiennes en particulier, dans ses romans, les relations entre hommes et femmes ne sont pas conflictuelles. Les femmes qu¹elle raconte sont &quot; souples et fortes comme des fleurs &quot;. Une fois ses études secondaires terminées, Edwige Danticat entreprend des études de littérature française à Brown University. Elle obtient un Master of Fine Arts Degree et sa thèse de fin d¹études Breath, Eyes, Memory est déjà un véritable succès littéraire. Elle lui vaut l¹honneur d¹une publication en 1994 et constitue son premier roman traduit en français sous le titre, Le Cri de l¹oiseau rouge. Le réalisateur américain, Jonathan Demme a acheté les droits pour une adaptation cinématographique. Plusieurs romans suivront cette première publication dont La récolte douce des larmes qui obtient le prix Carbet de la Caraïbes en 1999. En parallèle de ses activités littéraires, Edwige Danticat a travaillé avec des réalisateurs tels que Jonathan Demme (Le silence des Agneaux, Philadelphia, La vérité sur Charlie, etc) ; notamment sur Beloved (adaptation cinématographique du roman de Toni Morisson) et Jean Dominique, the Agronomist, documentaire très remarqué dont la bande originale est signée Wyclef Jean, également haïtien immigré à New-York. Edwidge Danticat poursuit sa carrière d’écrivaine en se consacrant également à l’enseignement (&quot;creative writing&quot;) – e.g., à New York University et à l’Université de Miami – et à de nombreux projets sur l’art et la culture haïtienne, comme l’indiquent ses collaborations avec les cinéastes Patricia Benoit et Jonathan Demme, et son engagement auprès de la National Coalition for Haitian Rights.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oeuvres principales :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Romans / Novels:&lt;br /&gt; Breath, Eyes, Memory. New York: Soho Press, 1994; New York: Vintage Books, 1995.&lt;br /&gt; The Farming of Bones. New York: Soho Press, 1998; Penguin, 1999.&lt;br /&gt; The Dew Breaker. New York: Knopf, 2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Récit:&lt;br /&gt; After the Dance: a Walk through Carnival in Jacmel, Haiti. New York: Crown, 2002.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nouvelles:&lt;br /&gt; Krik? Krak! (recueil de nouvelles) New York: Soho Press, 1995; New York: Vintage Books, 1996.&lt;br /&gt; &quot;A Rain of Daffodils.&quot; Seventeen 53.4 (1 April 1994): 152- ; Literary Cavalcade 52.6 (March 2000): 4-9.&lt;br /&gt; See also below – liens d’« île en île » – voir ci-dessous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Anthologies:&lt;br /&gt; The Butterfly’s Way: Voices from the Haitian Dyaspora in the United States. Edited with an introduction by Edwidge Danticat. New York: Soho Press, 2001.&lt;br /&gt; The Beacon Best of 2000: Great Writing by Women and Men of All Colors and Cultures. Edited by Edwidge Danticat. Boston: Beacon Press, 2000.&lt;br /&gt; Littérature pour la jeunesse:&lt;br /&gt; Behind the Mountains: the Diary of Celiane Espérance. New York: Orchard Books, 2002.&lt;br /&gt; Anacaona, Golden Flower. New York: Scholastic, 2005 (à paraître).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Distinctions littéraires:&lt;br /&gt; 1994 Fiction Award, The Caribbean Writer.&lt;br /&gt; 1995 National Book Award finalist, for Krik? Krak!&lt;br /&gt; 1995 Pushcart Short Story Prize.&lt;br /&gt; 1996 Best Young American Novelists Award, for Breath, Eyes, Memory by Granta.&lt;br /&gt; 1999 American Book Award, for The Farming of Bones.&lt;br /&gt; 1999 Prix Carbet de la Caraïbe, pour La récolte douce des larmes (The Farming of Bones).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enregistrements / Recordings:&lt;br /&gt; The Farming of Bones. Read by Rebecca Nicholas. Books on Tape, Inc., 1999.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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