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29/12/2017

Le nouveau guide des additifs

 

 
le_guide_des_additifs300.jpgUn guide utile pour celles et ceux qui consomment encore de la nourriture industrielle. Ce que cachent réellement les codes ou les noms compliqués qui figurent sur les emballages : des additifs sans risque comme le E 330 ou le E 920, ou plus problématiques comme le E 250 ou le E 621.
 

Comment les auteurs ont procédé

Pour classer les 338 additifs autorisés, Anne-Laure Denans, docteur en pharmacie et nutritionniste et les journalistes scientifiques de LaNutrition.fr ont examiné plus de 200 études scientifiques et toxicologiques et défini 4 catégories :
  • rouge : additif qu’il vaut mieux éviter
  • orange : à éviter dans des circonstances précises
  • gris : additif douteux
  • vert : additif qui ne pose pas de problèmes
Avec, pour chaque additif : les aliments dans lesquels on le trouve, la dose à ne pas dépasser et s’il vaut mieux l’éviter chez l’enfant ou en cas d’allergie, diabète, maladie rénale, prédisposition au cancer, risque cardio-vasculaire… Et les références des études consultées.
 

Les enseignements du livre

1 additif sur 4 pose problème : ce guide signale donc 90 additifs qu'il vaut mieux éviter de consommer régulièrement ou à dose élevée, car ils pourraient entraîner des problèmes qui ont été identifiés dans des études expérimentales (in vitro, chez l’animal) ou chez l’homme, comme par exemple : des troubles du comportement ; des atteintes cellulaires ; une altération de la flore intestinale.

Parmi les substances suspectes :

  • Colorants : très présents dans les confiseries et les aliments pour enfants, plusieurs sont soupçonnés de favoriser l’hyperactivité et les troubles du comportement. 
  • Phosphates : ils ont envahi les rayons, des plats préparés aux fromages. 
  • Émulsifiants : ces substances qu’on trouve dans les plats préparés, le pain industriel, etc… perturbent la flore intestinale. 
  • Nitrites : ces conservateurs présents dans la plupart des charcuteries donnent naissance dans certaines conditions à des nitrosamines cancérogènes. 
 

Parmi les révélations de ce livre 

• Les 7 colorants soupçonnés de favoriser l’hyperactivité
• Pourquoi les additifs au phosphate sont sur la sellette
• Comment les émulsifiants peuvent perturber la flore intestinale
• 7 édulcorants à éviter en cas de sucre sanguin élevé
• Les astuces des industriels pour faire accepter leurs produits
 

L'exemple des produits minceurs : 0% de graisse, mais chargés d'additifs 

Prenez les yaourts et desserts allégés. En débarrassant le yaourt de ses matières grasses, il perd de son onctuosité. Pour leurrer nos papilles, les fabricants jonglent avec les épaississants et les gélifiants (yaourts 0 % aux fruits). Pour qu’il soit « sans sucre ajouté » tout en ayant un goût sucré, ils font appel à un mélange d’édulcorants. Résultat : des produits qui peuvent contenir jusqu’à 8 additifs !

Les additifs répondent aux besoins des industriels, pas des consommateurs

La présence d’additifs dans un produit signale qu’il s’agit d’un aliment ultra-transformé.
« L’usage des additifs, explique le Pr Jean-François Narbonne dans sa préface, s’est généralisé après la Seconde Guerre mondiale de pair avec la transformation, toujours plus poussée, des aliments. » :

  • Déconstruction, réassemblage entraînant une dégradation des textures et des saveurs, qu’il faut bien compenser ;
  • Recherche de la plus longue conservation possible ; 
  • Recherche du coût minimum : les additifs permettent de réduire les quantités d’ingrédients naturels plus onéreux. 

« Ainsi tout un arsenal chimique appartenant à des familles chimiques diverses, a été mis à la disposition de l’industrie agroalimentaire, écrit le Pr Narbonne, qu’il s’agisse de colorants, de conservateurs, d’antioxydants, d’agents de texture, d’antiagglomérants, d’exhausteurs de goûts ou d’édulcorants. »

Le Nouveau guide des additifs est préfacé par le Professeur Jean-François Narbonne, toxicologue, ancien expert auprès de l’ANSES. 

 

Date de parution : 09 mars 2017
ISBN 978-2-36549-234-8
272 pages

Thierry Souccar éd.

 

 

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