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08/12/2016

En plein air, dans Paris, des migrants suivent un cours de français, Eric Coquelin a saisi l'émotion

 

Sur ces images, des visages concentrés qui illustrent une véritable soif d'apprendre. Un précieux témoignage signé par le photographe Éric Coquelin.

Eric Coquelin est photographe. L’autre jour, alors qu’il se promenait dans Paris avec son appareil photo entre les mains, il est tombé par hasard sur un cours de français dispensé à des migrants par un bénévole. Il est resté là, a observé… et a pris quelques superbes clichés.

Son reportage imprévu a ensuite été publié sur Le Journal Minimal, accompagné d’une lettre ouverte qu’il a souhaité adresser au professeur bénévole.

Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin

Cette lettre, la voici :

“Cher Monsieur, Nous ne nous connaissons pas, et je ne sais même pas si nous nous recroiserons un jour. Même si j’ai une idée du lieu où vous retrouver, vous et vos amis bénévoles de l’association Baam (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants) qui donnez des cours de français aux migrants, place de la Bataille-de-Stalingrad à Paris…
J’ai visité, sans faire de bruit, votre école à ciel ouvert et me suis arrêté dans votre ‘classe’. Frissons…
Ce modeste témoignage pour vous remercier, vous encourager.”
-E.C.

Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin

Ces magnifiques photos illustrent avec force la rencontre entre des gens que le chaos du monde a chamboulés et d’autres prêts à leur apporter une aide. Éric Coquelin a accepté que nous les reproduisions ici… et on l’en remercie.

Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin

Voyez ces regards, ces gestes, cette concentration…

Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
 

Comme indiqué sur son site, le Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants, né en 2015, est composé « de juristes, de traducteurs, d’étudiants, d’enseignants-chercheurs, d’assistantes sociales, de journalistes, mais surtout de citoyens » :

“Nous œuvrons et luttons pour un meilleur accueil des réfugiés, demandeurs d’asile et sans papiers en France : un accueil dans le respect de leurs droits, de leur dignité et de leur humanité.”

Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin
Crédit photo : Éric Coquelin

07/12/2016

Elle est vivante

 

 

03/12/2016

El Choque de Dos Mundos, un documentaire de Heidi Brandenburg et Mathew Orzel (2016)

 

 

Peti rappel : Escadrons de la mort, l'école française

Petit retour en arrière, pour se souvenir que les méthodes "qui ont fait leurs preuves" pendant les dictatures latino-américaine notamment, ont été élaborées en France, - voir notamment La guerre moderne du Colonel Trinquier.............(beurk)

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9782707153494.jpg- et surtout voir ou revoir le documentaire de Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, une école française (et lire son livre du même nom, paru en 2003) - "Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l’Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à grande échelle les techniques de la « guerre sale » (rafles, torture, exécutions, escadrons de la mort…). C’est en enquêtant sur l’organisation transnationale dont s’étaient dotées ces dictatures — le fameux « Plan Condor » — que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains. Dès la fin des années 1950, les méthodes de la « Bataille d’Alger » sont enseignées à l’École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s’installe une « mission militaire permanente française » constituée d’anciens d’Algérie. De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la « guerre moderne », qu’ils appliqueront au Sud-Viêtnam. Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu’à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, ce livre — fruit d’une enquête de deux ans, en Amérique latine et en Europe — dévoile une page occulte de l’histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l’OAS, des fascistes européens ou des « moines soldats » agissant pour le compte de l’organisation intégriste la Cité catholique…"

 

 

 

 

 

 

02/12/2016

Standing Rock contre le pipeline du Nord du Dakota

 

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(Oceti Sakowin Camp - crédit photo : Sacred Land Film Project )

 

 

En savoir plus, soutenir :  http://standwithstandingrock.net/

 

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IHV n°56 - Indignons-nous !

 

Viens de le recevoir, un bel ouvrage, avec des collages donc trois des miens (dont celui en couverture qui figure aussi dedans en NB) qui font partie de ma série Indignation/insoumission (2011).

Voir : http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.h...

 

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et parmi un beau sommaire, trois textes extraits de Qué wonderful monde (coll. Délit vrai, poésie postale n° 1, Nouveaux Délits éd. 2011).

Voir : http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/a...  )

 

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"No te metas" ? No se olvida, Argentine 1976-1983 : 30 000 disparus

 

Une citation qu'on aimerait oublier, mais on ferait mieux de ne pas l'oublier justement, celle du général Ibérico Manuel Saint-Jean (gouverneur de Buenos Aires entre 1981 et 1982 ) :

 

Nous allons d’abord tuer tous les agents de la subversion, ensuite leurs collaborateurs, puis leurs sympathisants ; après, les indifférents, et enfin les timides. 

 

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24 mars 1976, noche negra

 

No te metas, expression restée tristement célèbre, ne vous en mêlez pas, disaient les militaires à tous les témoins d'enlèvements en plein jour d'hommes, femmes, enfants... 30 000 disparus.... Aujourd'hui on sait, les tortures jamais en panne d'idées, les viols systématiques, les atrocités, les enfants volés, vendus, les "vuelos de la muerte", les corps anesthésiés, jetés dévêtus depuis des avions dans l'Océan, découpés à la scie électrique pour être dévorés par les caïmans dans la lagune, on sait, et l'Argentine tente depuis peu de rendre justice, mais les coupables sont morts de vieillesse ou seulement encore assignés à résidence, dans leurs somptueuses résidences et la bestialité couve toujours, prête à ressurgir au moindre signe de faiblesse, en Amérique Latine comme ailleurs, ne l'oubliez pas...

 

 

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01/12/2016

Nicole Ferroni - Nous sommes un sac de vieux vieux vieux atomes

 

*

 

 

 

 

Martin Almada: "Le Condor vole toujours, il faut lui couper les ailes"

Entre le 12 et 14 octobre 2016, l'avocat et Prix Nobel alternatif de la Paix, Martin Almada, se trouvait en France pour participer à un colloque international sur les archives des dictatures latino-américaines dans les années 1970.

 

 

23/11/2016

Migrants : la vallée qui fait de la désobéissance

 

Par Mathilde Frénois
A Breil-sur-Roya, fin octobre.Zoom
A Breil-sur-Roya, fin octobre. Photo Laurent Carré

Près de la frontière italienne, dans les Alpes-Maritimes, les habitants de l’enclave de la Roya ont fait de l’aide aux étrangers une tradition. Et se retrouvent, pour certains, devant la justice.

Cette nuit-là, pour la première fois depuis plusieurs mois, Tomas dormira dans un lit. Il partagera une soirée autour d’un poêle à faire griller des marrons, et un repas fait de courge, de bœuf et de penne. Cet Erythréen de 15 ans est accueilli chez Françoise. «Un contrôleur de la SNCF m’a prévenue qu’il était à la gare, dit cette avocate en parcourant des yeux ses SMS. Pour qu’il ne se fasse pas intercepter par la police et qu’il ne dorme pas dehors, je suis allée le chercher.» Ce soir, en plus de Tomas, Françoise accueillera 19 autres migrants dans sa maison nichée sur les hauteurs de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes). Trouvant «insupportable l’abandon et le mépris des pouvoirs publics», elle a décidé d’agir. «A un moment, il est de notre devoir de désobéir», estime-t-elle.

Angoson montre le fond d'ecran de son telephone mobile.les Facebook des erythreens sont un flux continue d'images pieuses .29/10

Tomas, Erythréen, est hébergé par Françoise avec d’autres réfugiés. (Photo Laurent Carré)

Esprit militant

Dans la vallée de la Roya, Françoise n’est pas la seule à s’engager. L’Etat a lancé des poursuites contre certains habitants pour aide à l’entrée ou au séjour irrégulier (lire encadré). Cette zone montagneuse française voit débarquer dans ses villages des migrants érythréens, soudanais, tchadiens qui tentent de franchir la frontière italo-française, officiellement fermée depuis 2015. Des habitants apportent leur aide à des hommes et des femmes épuisés par leur très long périple. Certains donnent de la nourriture et des vêtements, dispensent des cours de français, soignent les blessures. D’autres les hébergent, voire les accompagnent vers une autre ville de France ou d’Europe. Ces villageois solidaires sont jeunes ou vieux, avocats, étudiants, infirmiers, agriculteurs, professeurs, retraités, comédiens…

Chez Françoise, Tomas a trouvé une place dans une chambre qu’il partage avec quatre autres Erythréens. Parti de son pays en juin, Tomas a connu la guerre chez lui, la route vers la Libye, la traversée de la Méditerranée puis de toute l’Italie, et l’errance à Vintimille. Puis cap vers la France. Après une nuit de marche sur la voie ferrée, sous les longs et humides tunnels de la ligne Vintimille-Cuneo, il a atterri à Breil, épuisé. «Tomas s’est trompé de route. En marchant vers le nord, il pensait aller vers Paris, il s’est retrouvé dans la montagne», explique Françoise. La vallée de la Roya, «c’est un goulot d’étranglement, une enclave, précise-t-elle. Une fois arrivés, on est coincés». En remontant vers le nord, la route rejoint à nouveau l’Italie. En continuant vers l’ouest, derrière le col, c’est encore le territoire français, mais un lourd dispositif policier surveille la route, inspecte chaque véhicule, ouvre les coffres. Difficile pour Tomas et les autres migrants de sortir de cette vallée enclavée. Nathalie, une comédienne qui héberge plusieurs migrants, souligne que c’est «la géographie» qui forge l’esprit militant des habitants de la vallée. «Ici on n’est ni trop Français, ni trop Italiens.» On est dans un entre-deux, donc plus ouverts. Placées sur la route du sel, les cinq communes de la Roya (Tende, La Brigue, Fontan, Saorge et Breil) ont toujours connu du passage.

«L’hospitalité s’est accrue dans les années 50 car, quelques années auparavant, pendant la guerre, les habitants ont fui à Turin où ils ont été très bien accueillis. A leur retour, ils ont gardé cette habitude d’hospitalité», estime Georges, retraité de l’enseignement insistant sur la fibre sociale de la vallée. «En 1981, mon village de Saorge est celui qui a voté le plus pour François Mitterrand au premier tour. Encore aujourd’hui, la tendance est communiste.» Une vallée qui se démarque du reste du département, très à droite.

C’est sur ce terreau qu’une base militante s’est rassemblée, il y a une dizaine d’années, autour d’un combat collectif : la non-appartenance à une communauté de commune qui lierait la Roya à Menton et Roquebrune-Cap-Martin et ses maires LR Jean-Claude Guibal et Patrick Cesari. Pour faire le poids, l’association Roya Citoyenne est créée. Un vote aura raison du combat : la vallée est finalement rattachée aux communes du littoral. S’en suivent deux autres luttes qui occupent toujours les militants aujourd’hui : le non-doublement du tunnel de Tende et le maintien de la voie ferrée. «Ici, on ne supporte pas que le plus fort fasse la loi», résume Gilbert, conseiller municipal de Breil, venu avec son petit-fils apporter des jouets aux enfants de la maison.

Mamadou et Françoise

Françoise. (Photo Laurent Carré)

L’ennui plane

Dans la cour de la bâtisse de Françoise, Véronique égraine une courge. Devant elle, le plat à gratin se remplit au fur et à mesure qu’elle détaille le cucurbitacée en dés. «Je ne me suis jamais engagée mais il y a un mois, je suis tombée sur un migrant allongé à même le sol. Ici, on n’a pas l’habitude de voir des gens dormir dans la rue», raconte cette mère de famille. Une semaine plus tard, Véronique ouvre ses fenêtres. En dessous de chez elle, deux migrants. Elle saute le pas et les héberge. «Dès qu’on les approche, on s’y attache car on découvre leur histoire, leur parcours.» Véronique a entraîné ses enfants Nathan et Elisa, 18 ans et 24 ans, qui donnent des cours de français aux migrants chaque soir depuis dix jours. «Cela fait penser à la Résistance, s’étonne Elisa, étudiante. Il ne faut pas trop parler de ce que l’on fait et presque se cacher.» En attendant le repas, Nasser a ouvert son cahier de français. Sur la page de garde, il a dessiné un drapeau tricolore.

 

Avec Elisa, ce père de famille soudanais révise les chiffres et les parties du corps. «Ici, c’est un lieu sûr. Surtout avec "Maman Françoise"», sourit-il. Si la maison de l’avocate est synonyme de quiétude pour Nasser, sa femme Hosna, leurs enfants Fadel, Mahamel, Tala, Tamani et son frère Khalifa, elle est surtout un lieu d’attente. Ne pouvant sortir de cette grande propriété, l’ennui plane. Les enfants s’occupent en courant dans le jardin, en jouant avec des Playmobil, en faisant du dessin. Leurs parents aident aux tâches ménagères, s’occupent de leur progéniture et envisagent un avenir. La famille, qui veut rejoindre Marseille ou Aix-en-Provence, est entre parenthèses. «On part quand ?» répète Nasser à Françoise qui a bien du mal à répondre car les départs se font au compte-gouttes. Les militants organisent des convois pour «faire passer» les migrants de l’autre côté de l’enclave.

La maison de Françoise, Breil. Hossne  et ses enfants dans le jardin 28/10/16

Hosna, Soudanaise, et ses enfants ont trouvé refuge chez une autre habitante. La famille espère rejoindre Aix ou Marseille. (Photo Laurent Carré)

Quatre générations

Jusque-là discret, l’engagement du réseau de la Roya éclate au grand jour mi-octobre lorsque Cédric Herrou, un agriculteur membre du réseau d’aide, se retrouve avec plusieurs dizaines de migrants dans sa ferme et qu’il décide d’ouvrir illégalement un centre d’accueil qui sera démantelé par les gendarmes au bout de trois jours (lire encadré). L’association Roya Citoyenne, restée en sommeil pendant une dizaine d’années, se réveille et rassemble une cinquantaine de personnes en soutien à l’agriculteur, qui ne trouvera aucun relais parmi les figures politiques du département. Au contraire. Christian Estrosi, président LR de Provence-Alpes-Côte d’Azur, blâme ces citoyens de la vallée, parlant de «l’irresponsabilité d’associations militantes». Et le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti dénonce des «associations qui dévoient le sens de la loi» et qui «défient les autorités en se servant de la cause qu’ils prétendent défendre pour tenter d’imposer une politique contraire aux intérêts […] des Français». Laurence Boetti Forestier (Modem), conseillère régionale du secteur, évoque même une «instrumentalisation à des fins politiques».

A lire aussi Notre diaporama «Migrants : la Roya, vallée rebelle»

Des propos qui font bondir Françoise, Nathalie, Cédric et les autres, qui décident de profiter d’une tradition du village pour réunir habitants et migrants. «Une fois par an, j’organise la fête de la chapelle qui est adossée à la maison, explique Françoise. Aujourd’hui, on réunit quatre générations de Breillois qui voient les migrants de près pour la première fois.» Dans le jardin, un prêtre mène son office, dédié ce jour-là à la femme de l’un des Erythréens, Meabal, décédée lors d’un naufrage en mer. Quelques mains se serrent, les accolades sont timides, des regards s’échangent. La barrière se casse. «C’est la première fois que je partage un moment avec eux, explique Catherine, une Breilloise de 88 ans. Je savais qu’ils étaient accueillis mais je n’avais jamais fait l’effort de m’en approcher.» Un habitant de la vallée sort de sa poche une photo en noir et blanc. Le cliché a été immortalisé en Erythrée en 1963, lors de son service militaire. Tomas presse l’homme de questions. Soudain, locaux et migrants se trouvent des souvenirs communs.


Jugé pour aide au séjour

Avec sa camionnette, Cédric Herrou livre les œufs qu’il produit à Breil. Depuis un an et demi, l’agriculteur utilisait également son véhicule pour transporter des migrants de la vallée de la Roya vers les gares de l’ouest du département. Il les hébergeait aussi dans sa ferme. Mais rapidement, «on s’est retrouvés à cinquante chez moi. Ce n’était plus possible d’accueillir tout le monde dignement», explique-t-il. Il a alors ouvert illégalement un camp dans un bâtiment de la SNCF de Saint-Dalmas-de-Tende. L’insoumission durera trois nuits, avant qu’un matin de la mi-octobre, gendarmes, sous-préfet et procureur débarquent dans la vallée. Les migrants sont reconduits à la frontière italienne et les mineurs emmenés vers des centres d’hébergement. Le trentenaire, placé en garde à vue, sera jugé mercredi pour «aide à l’entrée sur le territoire national et aide au séjour». Il encourt jusqu’à cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Photos Laurent Carré 

Mathilde Frénois
 
 
Source : Libération

18/11/2016

Le Prix du rêve américain - Hélèbe Eckmann - 2016-

 

 

 

 

L'émission Oxymore rend hommage à Hamid Nacer Khodja

Abdelmadjid Kaouah, dans son émission de radio, Oxymore, du 29 septembre 2016, rend un hommage à Hamid Nacer Khodja, poète, écrivain, critique, chercheur, essayiste algérien, spécialiste de Jean Sénac, mort le 16 septembre dernier. On peut y entendre entre autre un poème hommage d'Hamid Tibouchi, lu par la comédienne Danielle Catala.

à écouter ici : http://www.canalsud.net/?HOMMAGE-A-HAMID-NACER-KHODJA-1953

 

 

Il y a hélas des choses qui ne se démodent jamais

 

 

17/11/2016

Stévia: une douceur au goût amer

 

 
 

La stévia est présentée comme la dernière grande nouveauté en matière d’édulcorants. De plus en plus de produits « naturels » contenant de la stévia arrivent dans les rayons des grandes surfaces. En 2015, un rapport de Public Eye dévoilait pourtant la face cachée de ce marché très lucratif : les peuples guaranis du Paraguay et du Brésil, qui ont découvert les vertus édulcorantes de cette plante, ne bénéficient pas des retombées économiques de leur savoir ancestral. Mais aujourd’hui, la situation pourrait changer : certaines entreprises se montrent ouvertes aux discussions – et les Guaranis se mobilisent.

 
 

A qui profite la stévia?

A bon entendeur, RTS 1, 08.09.2015 : entretien avec Géraldine Viret, responsable communication de Public Eye (anciennement Déclaration de Berne)

Sur son site internet en Allemagne, Coca-Cola n’hésite pas à vanter les vertus de « la “Latina” la plus douce du monde ». Par cette comparaison douteuse, le géant d’Atlanta fait référence à la stévia, une plante originaire d’Amérique du Sud dont les extraits servent en partie d’édulcorant à la nouvelle déclinaison « Life » du célèbre soda. Soulignons la nuance : contrairement à ce que les commerciaux allemands laissent entendre, ce n’est pas la plante elle-même qui est utilisée, mais bien le glycoside de stéviol, une molécule extraite industriellement par une série de procédés chimiques complexes.

La marque états-unienne n’est de loin pas la seule à utiliser le pouvoir édulcorant de la stévia jusqu’à 300 fois supérieur à celui du sucre. Le glycoside de stéviol, qui présente aussi l’avantage de ne causer ni diabète ni caries, intéresse de plus en plus l’industrie agroalimentaire, notamment en raison de son coût de production attractif.

Un cas flagrant de biopiraterie

Boissons, chocolats, bonbons, de nouveaux produits dérivés du glycoside de stéviol ne cessent d’apparaître sur le marché. Pour 2015, son chiffre d’affaires – en forte croissance – est déjà estimé entre huit et onze milliards de francs. Une plante « miracle » au pouvoir naturellement sucrant utilisées par les Guaranis depuis des siècles qui conquiert le marché comme une alternative saine au sucre. Cela ressemble à s’y méprendre à un conte de fées moderne ! Mais qu’en est-il vraiment ? Le rapport « Stévia, une douceur au goût amer (PDF, 4.9 MB) » publié en novembre 2015 par Public Eye (anciennement Déclaration de Berne) dénonce la face cachée du boom des édulcorants dérivés de la stévia.

 
 
Les Guaranis face aux multinationales
La stévia est à la base d'un commerce très lucratif pour les multinationales agroalimentaires. Cette plante est de plus en plus utilisée dans l'industrie comme alternative saine au sucre. Les Guaranis, qui ont découvert ses vertus édulcorantes et l'utilisent depuis des siècles, ne profitent pas des retombées économiques de ce juteux commerce. Mais aujourd'hui, ils se mobilisent et revendiquent leurs droits.
Toute l'histoire
 
 
 

Des multinationales s’enrichissent aux dépens des Guaranis

La commercialisation du glycoside de stéviol est un cas classique de biopiraterie: une appropriation illégitime de ressources génétiques et du savoir traditionnel dont elles découlent. La Convention de l’ONU sur la diversité biologique, en vigueur depuis 1993, devrait précisément permettre d’empêcher ce genre d’abus, puisqu’elle prévoit que les populations autochtones doivent donner leur consentement à l’utilisation commerciale de «leurs» ressources («consentement préalable en connaissance de cause»). Elles doivent aussi bénéficier du partage équitable des avantages découlant de l’exploitation de ces ressources («accès et partage des avantages»). Concrètement, cela signifie que, si quelqu’un souhaite exploiter à des fins commerciales la stévia, alors les Guaranis et les Etats du Brésil et du Paraguay devraient avoir le choix d’y consentir ou non et, le cas échéant, ils devraient recevoir une partie des bénéfices engendrés.

Mais la réalité est tout autre. Et ce notamment car la Convention sur la diversité biologique et l’accord régissant sa mise en œuvre, le Protocole de Nagoya, ne sont pas suffisamment appliqués par certains pays et que d’autres – dont les Etats-Unis – ne les ont pas encore ratifiés. Ainsi, l’industrie agroalimentaire continue de s’enrichir impunément grâce à des ressources «dérobées». Actuellement, les petites exploitations qui cultivent de la stévia doivent se contenter d’un rôle de fournisseurs, pendant que quelques multinationales luttent à grand renfort de brevets pour obtenir leur part de ce juteux marché. A la fin de 2014, plus de 1000 demandes de brevets avaient déjà été déposées en lien avec la stévia, dont 450 portant spécifiquement sur les glycosides de stéviol. Parmi ces derniers, 46% ont été déposés par huit entreprises seulement. Au premier rang figurent les multinationales Cargill et Coca-Cola.

Recours à la biologie de synthèse

Le Paraguay et le Brésil jouent un rôle très modeste dans la vente de plantes de stévia aux entreprises qui en extraient les glycosides. En 2011, 80% de l’ensemble de la stévia destiné à une utilisation commerciale provenait de Chine. Le Paraguay n’en a produit que 5% et le Brésil 3%. Le plus souvent, la stévia est cultivée par de petits exploitants qui pratiquent la polyculture. Cette plante offre un vaste potentiel, car, en dépit du travail considérable qu’elle demande, son rendement est très intéressant. Les glycosides de stéviol de synthèse arriveront bientôt sur le marché et, s’ils parviennent à s’imposer, les pays qui cultivent la stévia n’auront plus que les yeux pour pleurer, et tous les bénéfices reviendront à de grandes entreprises de pays du Nord. Il est grand temps d'agir !

 
 
© Clerici / Public Eye
 
 

Depuis la publication du rapport, la situation évolue

Depuis la publication du rapport « Stévia, une douceur au goût amer (PDF, 4.9 MB) », en novembre 2015, Public Eye a engagé des discussions avec les principaux producteurs et utilisateurs d’édulcorants dérivés de la stévia. Un an plus tard, notre démarche commence à porter ses fruits : plusieurs sociétés approchées sont désormais prêtes à entamer des négociations en vue d’un partage juste et équitable des bénéfices avec les Guaranis. Et de leur côté, les Guaranis ont commencé à s'organiser.

Les Guaranis se mobilisent

Evénement exceptionnel : plus d’une centaine de représentants des communautés guaranies se sont rassemblés au Paraguay, début août 2016, pour demander un partage juste et équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des vertus de « leur » stévia. Cela ne s’était plus vu depuis plusieurs années. Les Guaranis – Pai Tavytera du Paraguay et Kaiowa du Brésil – entretiennent de nombreux liens familiaux, mais séparés par la frontière, ils n’ont pas pour habitude de mener des actions politiques conjointes.

 
 

 

 
 

Les Guaranis sont déterminés à faire valoir leurs droits en tant que détenteurs du savoir traditionnel associé à la stévia. Ils accueillent favorablement la proposition de négocier un accord de partage des bénéfices avec les entreprises. Une forme de réalisme bien sûr : les Guaranis ne sont plus en position d’empêcher les géants de l’agroalimentaire d’utiliser la stévia et leurs savoirs. Ils entendent donc obtenir au moins une compensation. C’est l’accès à la terre qui est au centre de toutes leurs préoccupations. Leur espoir est que les retombées d’un éventuel accord pourraient leur permettre de récupérer une partie de leurs terres ancestrales et de reconstituer le territoire de la stévia.

En clôture de la réunion, une déclaration commune est adoptée pour demander « le respect de [leur] territoire, de [leur] vision du monde, de [leur] culture et de [leur] souveraineté » et, plus spécifiquement, pour exiger un partage juste et équitable des bénéfices découlant de l’utilisation de leurs savoirs associés à la stévia. « Nous dénonçons les entreprises multinationales qui tirent profit de notre savoir et de notre biodiversité en utilisant et en commercialisant la « ka’a he’ê » (Stevia rebaudiana), sans que nous, les véritables propriétaires, les Pai Tavytera et les Kaiowa ayons été consultés. »

 
 

Des entreprises prêtes à dialoguer

Les entreprises sont-elles prêtes à négocier un accord de partage des bénéfices ? Pour le savoir, Public Eye a pris contact avec les principaux producteurs et utilisateurs d’édulcorants dérivés de la stévia, notamment au sujet d’un éventuel partage des bénéfices avec les Guaranis. Les premiers résultats sont encourageants : bien que quelques-unes des sociétés approchées se soient refusées à tout commentaire, plusieurs autres sont désormais prêtes à entamer des négociations en vue d’un partage juste et équitable des bénéfices avec les Guaranis.

Face à nos sollicitations, certaines entreprises, comme  Unilever ou Ricola n’ont tout simplement pas répondu. D’autres, comme Coca Cola ou PepsiCo ont répondu... qu’elles ne répondraient pas. Mais nous avons aussi reçu de nombreuses réponses positives, de Suisse notamment.

  • L’entreprise Evolva – qui travaille en partenariat avec Cargill pour produire des glycosides de stéviol à partir de la biologie de synthèse – est disposée à « engager des discussions avec les Guaranis en vue d’un partage des bénéfices, dans l’esprit de la Convention sur la diversité biologique ».
  • Nestlé (Suisse) a indiqué « pleinement soutenir  le principe du partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, comme le prévoit la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, et évalue actuellement la possibilité de s’engager davantage dans cette question ».
  • Migros a également indiqué qu’elle soutenait le principe de partage des bénéfices avec les peuples indigènes et les pays d’origine. L’entreprise a déclaré qu’elle était prête à discuter du cas spécifique des glycosides de stéviol directement avec ses fournisseurs.
  • Toujours en Suisse, Goba (sodas), a exprimé la volonté de coopérer pour mettre en œuvre l’idée du partage des bénéfices avec les Guaranis.
  • Dans le même esprit, Stella Bernrain (chocolats) exprime son soutien au partage des bénéfices et sa volonté de travailler avec des fournisseurs qui partagent leurs bénéfices avec les Guaranis.

Le rapport de suivi (PDF, 2.1 MB) publié en novembre 2016 présente les principaux développements de ce dossier depuis notre première publication en 2015 : les résultats de nos discussions avec les entreprises, les revendications des Guaranis et l’évolution du cadre légal au cours de l’année écoulée.

 
 

Notre revendication: une solution équitable contre la biopiraterie

Les entreprises qui produisent ou utilisent les glycosides de stéviol s’évertuent actuellement à en éliminer l’arrière-goût amer. Mais c’est surtout contre une autre forme d’amertume qu’elle devrait concentrer leurs efforts en mettant un terme à leurs agissements qui privent les Guaranis des indemnisations auxquelles ils auraient droit pour l’utilisation de leur savoir ancestral.

  • Les multinationales comme Cargill ou Coca-Cola, qui produisent ou utilisent des glycosides de stéviol, doivent immédiatement entamer des négociations avec les Guaranis pour déterminer comment partager les avantages et les bénéfices qu’ils retirent de l’utilisation de la stévia.
  • Les glycosides de stéviol synthétisés ne doivent pas être produits ni vendus tant qu’aucune étude n’a démontré leur impact socioéconomique.
  • Les multinationales doivent mettre un terme à leurs campagnes de désinformation sur leurs produits édulcorés aux glycosides de stéviol et cesser de les présenter comme «naturels» ou «issus du savoir traditionnel des Guaranis».
 
 

Maintenir la pression

Au niveau international, des discussions sont encore en cours avec quelques-uns des principaux producteurs et utilisateurs des glycosides de stéviol. Notre objectif est de trouver un premier groupe d’entreprises conscientes de leur responsabilité et prêtes à entamer des négociations avec les Guaranis en vue d’un accord pionnier pour le partage des bénéfices découlant de la commercialisation de la stévia.

Le géant de l’agro-alimentaire Coca-Cola a su surfer sur la vague a lancé en lançant la version « Life » de sa boisson phare, édulcorée aux glycosides de stéviol. En partenariat avec SumOfUs, nous lui demandons de montrer à nouveau la tendance, en acceptant de négocier un accord de partage juste et équitables des bénéfices avec les Guaranis.

Aidez-nous à convaincre Coca-Cola de s’assoir à la table des négociations – signez la pétition ! ici :

https://www.publiceye.ch/fr/themes-et-contexte/agricultur...

 

 

 

 

Les grandes banques françaises derrière le projet d’oléoduc combattu par les Sioux

 

par Olivier Petitjean

Depuis plusieurs mois, les Sioux de la réserve de Standing Rock, dans le Dakota du Sud, s’opposent à un projet d’oléoduc qui menace des sites culturels ancestraux et leurs sources d’eau. Cette infrastructure, qui vise à faciliter l’exploitation du pétrole de schiste de la région, a bénéficié du financement de plusieurs grandes banques internationales, dont BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale et Natixis. Celles-ci se trouvent aujourd’hui ciblées par les militants écologistes.

Depuis plusieurs mois, des centaines de Sioux du Dakota du Sud s’opposent à un projet d’oléoduc qui menace à la fois leurs sources d’eau potable et des sites ancestraux. Leur lutte contre le Dakota Access Pipeline a réussi à attirer l’attention du monde entier. Fin octobre, les opposants ont été sévèrement réprimés par les forces de l’ordre, qui ont procédé à plus d’une centaine d’arrestations. Derrière ce projet d’oléoduc, il y a certes les intérêts pétroliers américains, galvanisés par l’élection de Donald Trump à la présidence, mais aussi des intérêts financiers internationaux, dont ceux des grandes banques françaises.

Le Dakota Access Pipeline, d’une longueur de 1800 kilomètres, doit servir à transporter le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers l’Est et le Sud des États-Unis et, au-delà, vers le reste du monde. Les Sioux de la réserve de Standing Rock s’opposent au passage de cet oléoduc sur leurs terres ancestrales, au bord de la rivière Missouri (lire le témoignage de Winona LaDuke que nous avions publié à ce sujet). Ils ont obtenu le soutien de nombreuses autres tribus des États-Unis et bien au-delà, ainsi que des militants de la justice climatique. Face à un gouvernement local totalement acquis au projet et à une administration Obama divisée [1], l’une de leurs principales cibles sont les grandes banques internationales qui financent le projet et les entreprises qui le portent.

Plus d’un milliard de dollars des banques françaises

Selon les chiffres compilés par l’ONG Food and Water Watch, les banques françaises sont engagées à plusieurs niveaux dans le projet du Dakota Access Pipeline, pour des sommes dépassant le milliard de dollars. Crédit agricole, Natixis et Société générale figurent parmi les banques qui ont accordé un prêt de 2,5 milliards de dollars spécifiquement dédié au financement de la construction de l’oléoduc.
BNP Paribas, Crédit agricole et Natixis financent en outre les deux firmes qui portent le projets, Energy Transfer Partners et Energy Transfer Equity. Total de l’exposition financière des banques françaises : près de 450 millions de dollars pour BNP Paribas, près de 350 millions pour le Crédit agricole, 180 millions pour Natixis et 120 millions pour la Société générale.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Une coalition d’organisations écologistes comme Greenpeace ou les Amis de la terre a adressé une lettre officielle à l’association des « Principes de l’Équateur » - un groupement de banques vantant leur responsabilité sociale et environnementale - pour s’étonner que leurs membres soient engagés dans un projet aussi problématique pour l’environnement et pour les droits des indigènes, en contradiction totale avec leurs engagements. Toutes les grandes banques françaises adhèrent officiellement aux Principes de l’Équateur. Seules deux des principales banques impliquées dans le projet, Citigroup et la norvégienne DNB, ont officiellement réagi à ces critiques, la première en assurant qu’elle incitait Energy Transfer Partners à dialoguer avec les Sioux, la seconde en annonçant qu’elle allait reconsidérer ses financements [2].

Les banques sont aujourd’hui sous pression des ONG environnementalistes qui mènent campagne pour les inciter à se désinvestir du charbon, la plus polluante des sources d’énergie fossiles. À l’occasion de la 22e Conférence climat à Marrakech, Crédit agricole, Société générale et BNP Paribas ont à nouveau fait des annonces sur leur retrait du charbon et leurs engagements pour le climat. Ce mouvement ne concerne pas du tout le pétrole et le gaz, même lorsqu’il s’agit de projets particulièrement problématiques ou polluants.

« Nous avons souffert sous tous les présidents américains »

L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis n’est pas des plus réjouissantes pour les Sioux de Standing Rock et les autres opposants à l’oléoduc. Le nouveau président a en effet des liens financiers étroits avec Energy Transfer Partners et Phillips 66, deux compagnies derrière le projet, qui l’ont soutenu dans sa campagne. Et son nouveau Secrétaire à l’Énergie pourrait bien être Harold Hamm, le patron de la firme pétrolière Continental Resources, très implantée dans le gisement de pétrole de schiste de Bakken et donc hautement intéressé à son exportation. Les revendications des Sioux risquent de ne plus être entendues du tout à Washington.

« Je sais qu’il y en a qui sont inquiets à cause du nouveau président, a réagi l’une des militantes de Standing Rock, mais je vous rappelle que nous avons souffert sous tous les présidents américains depuis l’établissement même de l’Amérique... Nous devons continuer à résister et à défendre notre droit à la vie. »

Dans de telles conditions, la pression sur les banques n’en devient que plus nécessaire.

Olivier Petitjean

— 
Photo : Joe Brusky CC

[1Les agences fédérales ayant déjà accordé les autorisations nécessaires, l’administration Obama avait demandé aux promoteurs de suspendre le projet le temps de reconsidérer leur décision et d’étudier des routes alternatives.

[2Voir le dossier sur le Dakota Access Pipeline de l’ONG spécialisée BankTrack.

 

Source : Observatoire des multinationales

 

 

15/11/2016

Un appel à diffuser les textes d’Asli Erdoğan

 

Laurence Mauriaucourt
Mardi, 15 Novembre, 2016
Humanite.fr

 

La romancière Aslı Erdoğan
La romancière Aslı Erdoğan
Photo : DR

Les écrivains français Tieri Briet et Ricardo Montserrat commencent à rassembler des textes signés de la romancière emprisonnée à Istanbul. Pour exiger sa libération, ces écrits ont vocation à être diffusés de toutes les manières possibles.

 

« C'est donc la prison à vie qu'ont réclamé, jeudi 10 novembre 2016, les procureurs d'Istanbul contre Aslı Erdoğan ! Et l'emprisonnement d'une romancière jusqu'à sa mort, c'est l'assassinat prémédité d'une littérature qui entend rester libre ! », s’exclament les écrivains français Tieri Briet et Ricardo Montserrat qui diffusent et appellent à diffuser une lettre et des textes de la romancière emprisonnée à Istanbul. « Lisons partout les textes d'Asli Erdogan à voix haute, partageons leur beauté face à un Etat devenu assassin. Jusqu'à la libération d'Aslı Erdoğan ! », lancent-ils. Des textes commencent à être rassemblés et à circuler sur internet. Ils ont vocation à être lus « à diffuser partout dans les théâtres, les librairies, les festivals, les médiathèques... ». Les deux auteurs poursuivent : « Ils appartiennent à tous ceux qui veulent défendre une littérature vivante et impossible à soumettre. Diffusez-les par mail, sur les réseaux sociaux et les blogs, en les affichant sur les murs de nos villes, en les lisant dans les théâtres, les festivals, les Nuit debout, les repas entre amis, partout où vous pourrez ».

Parmi les textes partagés et partageables, cet autoportrait de la jeune femme, tel qu’il avait été lu sur France Inter en septembre 2016 :

« Je suis née à Istanbul en 1967. J'ai grandi à la campagne, dans un climat de tension et de violence. Le sentiment d'oppression est profondément enraciné en moi. L'un de mes souvenirs, c'est à quatre ans et demi, lorsqu'est venu chez nous un camion rempli de soldats en armes. Ma mère pleure. Les soldats emmènent mon père. Ils le relâchent, plusieurs heures après, parce qu'ils recherchaient quelqu'un d'autre. Mon père avait été un dirigeant important du principal syndicat étudiant de gauche. Mes parents ont planté en moi leurs idéaux de gauche, mais ils les ont ensuite abandonnés. Mon père est devenu un homme violent. Aujourd'hui il est nationaliste. J'étais une enfant très solitaire qui n'allait pas facilement vers les autres. Très jeune j'ai commencé à lire, sans avoir l'intention d'en faire mon métier. Je passais des journées entières dans les livres. La littérature a été mon premier asile. J'ai écrit un poème, et une petite histoire que ma grand-mère a envoyés à une revue d'Istanbul. Mes textes ont été publiés, mais ça ne m'a pas plus du tout : j'étais bien trop timide pour pouvoir me réjouir. Plusieurs années plus tard, à 22 ans, j'ai écrit ma première nouvelle, qui m'a valu un prix dans un journal. Je n'ai pas voulu que mon texte soit publié. J'étais alors étudiante en physique. Je suis partie faire des recherches sur les particules de haute énergie au Centre Européen de Recherche Nucléaire de Genève. Je préparais mon diplôme le jour et j'écrivais la nuit. Je buvais et je fumais du haschich pour trouver le sommeil. J'étais terriblement malheureuse. En arrivant à Genève, j'avais pensé naïvement que nous allions discuter d'Einstein, de Higgs et de la formation de l'univers. En fait je me suis retrouvée entourée de gens qui étaient uniquement préoccupés par leur carrière. Nous étions tous considérés comme de potentiels prix Nobel, sur lesquels l'industrie misait des millions de dollars. Nous n'étions pas là pour devenir amis. C'est là que j'ai écrit Le Mandarin miraculeux. Au départ j'ai écrit cette nouvelle pour moi seule, sans l'intention de la faire lire aux autres. Elle a finalement été publiée plusieurs années plus tard. Je suis retournée en Turquie, où j'ai rencontré Sokuna dans un bar reggae. Il faisait partie de la première vague d'immigrés africains en Turquie. Très rapidement je suis tombée amoureuse de lui. Ensemble, nous avons vécu tous les problèmes possibles et imaginables. Perquisitions de la police, racisme ordinaire : on se tenait la main dans la rue, les gens nous crachaient dessus, m'insultaient ou essayaient même de nous frapper. La situation des immigrés était alors terrible. La plupart étaient parqués dans un camp, à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Plusieurs fois, j'ai essayé d'alerter le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU sur leur sort. Mais c'était peine perdue. Je ne faisais que nous mettre davantage en danger Sokuna et moi. Puis Sokuna a été impliqué dans une histoire de drogue et il nous a fallu partir. Des amis m'ont trouvé une place dans une équipe de scientifiques au Brésil, qui travaillaient sur ma spécialité. Je pouvais y terminer mon doctorat, mais Sokuna n'a pas pu me suivre. Il a disparu, un an après. Je suis restée seule avec mes remords. Rio n'est pas une ville facile à vivre pour les migrants. J'ai alors décidé de renoncer à la physique pour me consacrer à l'écriture. Mais ce n'est qu'à mon retour en Turquie que j'ai écrit La Ville dont la cape est rouge, dont l'intrigue se passe à Rio. L'héroïne est une étudiante turque, qui se perd dans l'enfer de la ville brésilienne. J'étais étrangère au Brésil, mais aussi étrangère en Turquie. Je ne me sens chez moi que lorsque j'écris. Vingt ans plus tard, aujourd'hui, je me sens toujours comme une sans-abri. J'aime bien Cracovie, je pourrais y rester encore longtemps, mais je sais bien qu'il faut laisser la place à ceux qui attendent un asile. Il faudra bien que je retourne en Turquie. En attendant, chaque jour, je me dis que dans mon pays tout le monde sait bien que je suis devenue l'écrivaine turque la plus populaire. Tout le monde le sait, mais pourtant tout le monde se tait. C'est sans doute cela, aujourd'hui, l'exil le plus terrible ».

Asli Erdoğan a également adressé cette lettre depuis sa prison :

« Chères amies, collègues, journalistes, et membres de la presse, Je vous écris cette lettre depuis la prison de Bakırköy, au lendemain de l’opération policière à l’encontre du journal Cumhuriyet, un des journaux les plus anciens et voix des sociaux démocrates. Actuellement plus de 10 auteurs de ce journal sont en garde-à-vue. Quatre personnes dont Can Dündar, (ex) rédacteur en chef, sont recherchées par la police. Même moi, je suis sous le choc. Ceci démontre clairement que la Turquie a décidé de ne respecter aucune de ses lois, ni le droit. En ce moment, plus de 130 journalistes sont en prison. C’est un record mondial. En deux mois, 170 journaux, magazines, radios et télés ont été fermés. Notre gouvernement actuel veut monopoliser la “vérité” et la “réalité”, et toute opinion un tant soit peu différente de celle du pouvoir est réprimée avec violence : la violence policière, des jours et des nuits de garde-à-vue (jusqu’à 30 jours)… Moi, j’ai été arrêtée seulement parce que j’étais une des conseillères d’Ozgür Gündem, “journal kurde”. Malgré le fait que les conseillères n’ont aucune responsabilité sur le journal, selon l’article n°11 de la Loi de la presse qui le notifie clairement, je n’ai pas été emmenée encore devant un tribunal qui écoutera mon histoire. Dans ce procès kafkaïen, Necmiye Alpay, scientifique linguiste de 70 ans, a été également arrêtée avec moi, et jugée pour terrorisme. Cette lettre est un appel d’urgence ! La situation est très grave, terrifiante et extrêmement inquiétante. Je suis convaincue que le régime totalitaire en Turquie, s’étendra inévitablement, également sur toute l’Europe. L’Europe est actuellement focalisée sur la “crise de réfugiés” et semble ne pas se rendre compte des dangers de la disparition de la démocratie en Turquie. Actuellement, nous, -auteurEs, journalistes, Kurdes, AléviEs, et bien sûr les femmes - payons le prix lourd de la “crise de démocratie”. L’Europe doit prendre ses responsabilités, en revenant vers les valeurs qu’elle avait définies, après des siècles de sang versé, et qui font que “l’Europe est l’Europe” : la démocratie, les droits humains, la liberté d’opinion et d’expression… Nous avons besoin de votre soutien et de solidarité. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous, jusqu’à maintenant. Cordialement. »

Aslı Erdoğan, le 1er novembre 2016. Prison Bakırköy Cezaevi, C-9, Istanbul. Traduit du turc par le site Kedistan.

 

Source : http://www.humanite.fr/un-appel-diffuser-les-textes-dasli...

 

 

 

 

 

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13/11/2016

L'Ensemble Zologique de Libération de la Nature contre Bayer/Monsanto

 

"Plus d'une centaine d'animaux de l'Ensemble zoologique de Libération de la Nature (EZLN) ont envahi, vendredi à 15h30, le siège belge de la multinationale Bayer à Diegem.

#WeAreNatureDefendingItself
#stopTTIP #stopCETA #stopBayer #TTIPGameOver

Outre les activités de Bayer dans l'industrie pharmaceutique et son rachat de Monsanto, l'EZLN veut dénoncer le lobbying intensif que l'entreprise exerce en faveur des traités de libre-échange tels que le Ceta et le TTIP, via le financement de l'Association européenne pour la protection des cultures (ECPA). "Nos actions cherchent à mettre la lumière sur ceux qui réussissent dans l'ombre à convaincre les élites politiques de ne pas suivre l'avis de leurs électeurs et électrices", explique le sous-commandant putois . "Il faut que cesse l'ingérence du secteur privé sur les politiques publiques si nous voulons défendre nos droits sociaux mais aussi lutter efficacement contre le réchauffement climatique."

 

 EZLN ?

"Nous sommes une convergence d’animaux, de légumes, et d’éléments naturels en luttes pour la justice climatique issus des régions du plat pays . Nous revendiquons la mise à l’écart des multinationales de tout espace de négociation portant sur le climat et la création d’un tribunal pénal international pour les crimes climatiques et environnementaux. Nous luttons également pour la fin immédiate et définitive des négociations anti-démocratiques pour l’élaboration du TTIP et CETA .

Nous sommes les descendantes et descendants de toutes celles et ceux, paysannes et paysans, artisanes et artisans, sans-terre, ouvrières et ouvriers, immigrées et immigrés, chômeuses et chômeurs, travailleuses et travailleurs, qui ont lutté contre le capitalisme agraire et ses enclosures, contre le capitalisme marchand, ses banques et ses compagnies, contre le capitalisme industriel, ses manufactures et son salariat. Nous sommes celles et ceux qui, aujourd’hui, luttent contre le capitalisme financier, ses traités de libre-échange, ses multinationales et ses politiques d’austérité. Nous sommes l’Ensemble Zoologique de Libération de la Nature."

https://climatealert.be/

 

 

 

 

 

 

 

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Mémoire : essai nucléaire français à Reggane, Sahara, guerre d'Algérie et cobayes humains

 

Des Algériens ont été utilisés comme cobayes pendant l'essai nucléaire français en Algérie.
Des Algériens ont été utilisés comme cobayes pendant l'essai nucléaire français en Algérie.
 

René Vautier est mort le 4 janvier 2015. 
Résistant à 15 ans, il fut, avec pour seule arme sa caméra, engagé sa vie durant contre le colonialisme et les injustices ; emprisonné dès son premier film à 21 ans ; censuré comme nul autre réalisateur français ne le fut. Lui qui avait des liens si forts avec l’Algérie s’était fait l’écho d’un témoignage terrible. Il était surtout intervenu auprès d'amis algériens

 

Cela se passe au Centre saharien d’expérimentation militaire situé à Reggane, à 700 km au sud de Colomb Bechar. Les tirs sont effectués à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane. Le 1er avril 1960 a lieu le second essai nucléaire français, sous le nom de code “Gerboise blanche”. La bombe dégagea environ 4 kilotonnes.

Le tir a été l’occasion d’étudier la résistance des matériels militaires (avions, véhicules, parties de navires...) à une explosion nucléaire. L’armée française a mené des essais sur des rats, des lapins et des chèvres. Des exercices militaires en ambiance «post-explosion» ont été réalisés. Ils commencèrent vingt minutes après les tirs. Mais, environ 150 hommes vivants furent aussi exposés aux effets de la bombe, ligotés à des poteaux, à environ 1 km de l’épicentre.

Nous sommes en pleine guerre d’Algérie, cette guerre qui a fait plusieurs centaines de milliers de victimes algériennes, militaires et surtout civiles. Beaucoup de victimes meurent torturées. Pour le colonialisme français et son armée, la vie des algériens ne vaut pas cher à l’époque...

René Vautier, avait monté son film “Algérie en flammes”, tourné aux côtés des combattants algériens dans les studios de la DEFA (Deutsche Film-Aktiengesellschaft) en RDA. 
C'est là qu'il a appris que Karl Gass, réalisateur documentariste à la D.E.FA. avait recueilli le témoignage d’un légionnaire français d’origine allemande affecté à la base de Reggane. Le témoin affirmait avoir reçu, juste avant l’explosion, l’ordre de récupérer dans des prisons et des camps de concentration, 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes à proximité du point zéro . Il déclarait les avoir fait venir, les avoir remis à ses supérieurs hiérarchiques et ne les avoir jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

M. Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach et M. Chennafi, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler, confirment ce témoignage (voir encadré “Ce que disent les Algériens”). En Algérie, la presse et les médias algériens, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, des juristes, des médecins évoquent ces questions.

Le 14 février 2007, le quotidien Le Figaro cite une réponse à l’interpellation des Algériens. Elle est faite par le responsable de la communication du ministère de la Défense, Jean-François Bureau : "Il n’y a jamais eu d’exposition délibérée des populations locales". Il s’agit, selon lui, d’une légende entretenue par la photo d’une dépouille irradiée exposée dans un musée d’Alger. "Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe", ajoute-t-il.

Mais alors, quels sont ces cadavres ? D’où venaient-ils ? Quelles étaient les causes des décès ? Où sont les documents tirant les enseignements de leur exposition à la bombe ? Et surtout, peut-on sérieusement croire qu’en pleine guerre d’Algérie, l’armée française pouvait transporter des cadavres sur des centaines de km pour des essais “éthiques” alors qu’elle torturait et tuait quotidiennement civils et combattants algériens ? Qui peut croire aussi, qu’un pouvoir qui se dote à grands frais d’une arme nouvelle, qui fera l’essentiel de ses forces, va s’abstenir d’en faire l’essai jusqu’au bout ? La logique “technique” à défaut d’être humaine, c’est de la tester “en vraie grandeur” c’est à dire sur des êtres humains vivants ... Tous l’ont fait : lisez, pays par pays, l’ encadré à ce sujet.

Pourtant, il n’y a pas eu de scandale d’Etat à la hauteur de ce fait qui relève du crime contre l’humanité. Le fait que le FLN avait accepté, dans le cadre d’"annexes secrètes", que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant quatre années supplémentaires a sans doute créé des conditions propices à ce silence officiel... En effet, ces essais se sont poursuivis dans les conditions de mise en danger des populations locales et des travailleurs algériens sur les sites contaminés, le pouvoir algérien ne souhaitait sans doute pas voir ce dossier sensible resurgir.

Derrière elle, l’armée française a laissé des poubelles nucléaires à peine ensablées, des populations victimes de multiples cancers, des nappes phréatiques radioactives. Mais elle laisse aussi le souvenir, mieux caché pour l’instant, d’une épouvantable expérimentation effectuée sur des êtres humains vivants. Merci à René Vautier pour avoir tenté, durant des années, de lever la chape de plomb sur ce crime. A présent les bouches et les archives doivent s’ouvrir.

Comme la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, exigeons l’ouverture compète des archives militaires sur les essais nucléaires dans le sud du Sahara (algérien) dans les années 1960 à 1966. Demandons aux nombreux militaires et civils français et algériens qui ont servi sur la base de Reggane et ont pu être témoins direct ou recueillir des témoignages de dire ce qu’ils savent. Que la France officielle reconnaisse aujourd’hui le crime. A défaut de pouvoir le réparer, qu’elle prenne ses responsabilités pour atténuer les conséquences de ses essais nucléaires sur les population algériennes :

La réhabilitation des sites d’essais nucléaires, conformément à la législation internationale.

La création d’une structure de santé spécialisée dans le traitement des maladies cancéreuses causées par la radioactivité. La mise en place d’un registre du cancer dans les régions d’Adrar, Tamanrasset et Béchar. La prise en charge totale des malades.

La création d’un pôle d’observation des différents sites ayant servi aux essais nucléaires comme ce fut le cas pour l’Angleterre et ses sites en Australie.Et enfin, que la mise au jour de ce crime soit une occasion de plus d'exiger de supprimer PARTOUT ces armes, qui avant même leur emploi dans un conflit, ont de pareilles conséquences.

Ce que disent les Algériens

Du côté algérien, des recherches ont été faites dans les années 2000 et résumées ainsi par l’avocate Me Fatima Ben Braham : «L’étude iconographique, de certaines de ces photos, nous a permis de constater que la position des soi-disant mannequins ressemblait étrangement à des corps humains enveloppés de vêtements. A côté de cela, nombre d’Algériens détenus dans l’ouest du pays et condamnés à mort par les tribunaux spéciaux des forces armées [français] nous ont apporté des témoignages édifiants. Certains condamnés à mort n’ont pas été exécutés dans les prisons, mais ils avaient été transférés pour ne plus réapparaître. Ils avaient, selon eux, été livrés à l’armée. Après consultation des registres des exécutions judiciaires, il n’apparaît aucune trace de leur exécution et encore moins de leur libération. Le même sort a été réservé à d’autres personnes ayant été internées dans des camps de concentration.»

Après des recherches, l’avocate a retrouvé une séquence des informations télévisées montrant un combattant mort sur une civière entièrement brûlé, ainsi commentée : «Et voilà le résultat de la bombe atomique sur un rebelle.» 
De plus, une étude minutieuse des photos de mannequins, et particulièrement une, où plusieurs corps (5 environ) étaient exposés, indique que les mannequins auraient une forte ressemblance à des corps humains.

Elle a alors réuni un groupe de médecins et de médecins légistes à l’effet de faire le rapprochement des corps exposés avec de véritables corps humains dans la même position (tête, bras, jambes, bassin, buste, etc.)
Les résultats ont été concluants : il s’agit bien de corps humains (même le poids a été déterminé) et leur mort était certaine.
En 2005, la question a été posée aux autorités françaises qui ont d’abord répondu qu’il s’agissait uniquement de mannequins et de rien d’autre, pour tester les habillements face aux essais.

Après insistance des Algériens, les autorités françaises ont rétorqué que «s’il y avait des corps à la place des mannequins, il faut se rassurer que les corps étaient sans vie».

Source : http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/cobaye...

Lors d’un documentaire, réalisé par Saïd Eulmi et diffusé à l’ouverture du colloque, il a été rapporté que des prisonniers de guerre avaient été utilisés comme cobayes lors des essais. Des images de corps humains calcinés accrochés à des poteaux ont été montrées. "Les corps de ces martyrs (...) ont été retrouvés durcis comme du plastique», a souligné Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach. «Les conventions de Genève ont été violées. Il s’agit de crimes de guerre", a estimé Abdelmadjid Chikhi, directeur des archives nationales.

Source : Metaoui Fayçal, El Watan

Le témoignage de M. Chennafi, "un sexagénaire, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler jour et nuit et préparer l’installation de la bombe nucléaire : "Après l’explosion de cette bombe, les victimes étaient parties en fumée. Même les ossements ont disparu». Plusieurs militaires et médecins Français ont confirmé l’utilisation par l’armée française d’habitants de la région ou de Ghardaia afin de "tester l’effet des radiations" sur eux. Ces derniers ont été placés dans les lieux servant de théâtre des opérations sans protection aucune. Les survivants n’ont bénéficié d’aucun traitement contre les radiations nucléaires par la suite.

Source : Planète non violence (webzine)

La LADDH pense que l’exposition directe, par la France de prisonniers dans l’expérience nucléaires constitue “une flagrante violation de la convention de Genève relative aux prisonniers de guerre et à leur traitement.

Le FLN a accepté, dans le cadre d’"annexes secrètes", que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant cinq années supplémentaires. Onze essais se sont ainsi déroulés après l’Indépendance du 5 Juillet 1962 et ce, jusqu’en février 1966.

La LADDH est porteuse d’exigences vis à vis de la France (voir article principal).
Source : http://ekopol.over-blog.com/2014/08/les-essais-nuclaires-...

Radiations imposées : même les militaires n’étaient pas protégés

Si l’on compare avec ce qui a été fait en Polynésie pour la protection des populations – des blockhaus pour Tureia qui se trouve à 110 km de Mururoa et des «abris de prévoyance» sommaires pour les Gambier, Reao et Pukarua, dans le Sahara algérien, les précautions prises pour la protection des personnels militaires et des habitants des palmeraies voisines ont été très sommaires, voire inexistantes. 
Quelques documents estampillés «secret» permettent d’avoir une idée du mépris des autorités militaires à l’égard de leurs hommes. on peut constater que pour les populations sahariennes de Reggane (environ 40 km d’Hammoudia) et quelques palmeraies encore plus proches des points zéro, la protection était nulle. Aucun abri ou autre bâtiment n’a été construit pour ces populations, tout aussi bien que pour les personnels militaires de la base de Reggane Plateau ou les quelques dizaines de militaires et civils qui restaient sur la base d’Hammoudia pendant les tirs.

A Reggane au Sahara, à moins de 5 km de l’explosion, on donnait des lunettes noires aux soldats pour se protéger les yeux. Mais ils étaient en short et chemisette. Des retombées à plus 3 000 km, des conséquences sanitaires terribles.
Outre dans tout le Sahara algérien, les retombées radioactives ont été enregistrées jusqu’à plus de 3000 km du site (Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Dakar, Khartoum, etc.). 24 000 civils et militaires ont été utilisés dans ces explosions, sans compter l’exposition aux radiations de toute la population de la région.

Le film "Vent de sable" de Larbi Benchiha montre clairement que si des dosimètres ont été remis à la population , puis des examens effectués pour mesurer les expositions aux radiations, c'était à des fins d'études et non pas de soins.

A Reggane où les essais ont été atmosphériques et ont couvert une vaste zone non protégée, selon les médecins l’exposition aux radiations ionisantes provoque plus 20 types de cancer (cancers du sein, de la tyroïde, du poumon, du foie, du côlon, des os, etc.). 
Les leucémies dépassent de manière sensible la moyenne dans la région. Des malformations touchent aussi bien les adultes que les enfants, les nouveaux nés et les les fœtus. On constate également une baisse de fertilité des adultes. Des cas de cécité sont dus à l’observation des explosions. A Reggane le nombre de malades mentaux est très important. Des familles entières sont affectées, sans parler des lésions de la peau, des stigmates physiques et des paralysies partielles, ainsi que d’autres phénomènes sur lesquels les médecins n’arrivent pas à mettre de mots.

Le bilan des décès causés par les maladies radio-induites ne cesse de s’alourdir à Tamanrasset. Au total 20 cancéreux, entre femmes, hommes et enfants, sont morts en juillet dernier, s’alarme Ibba Boubakeur en 201447, secrétaire général de l’Association des victimes des essais nucléaires à In Eker (Aven), Taourirt. "Nous avons assisté à l’enterrement d’enfants amputés de leurs membres inférieurs et de femmes à la fleur de l’âge. Le pire, c’est qu’aucune de ces victimes ne possède un dossier médical, hormis les quelques certificats délivrés par les médecins exerçant dans la région", se plaint-il. 52 ans après cette tragédie que la France ne veut toujours pas réparer.

"On ne peut pas avoir le nombre exact de victimes. En 2010, un recensement partiel faisant état d’un peu plus de 500 victimes a été réalisé dans les localités relevant uniquement de la commune de Tamanrasset, à savoir Inzaouen, Ifak, Toufdet, Tahifet, Indalak, Izarnen, Outoul et Tit. Nous y avons constaté beaucoup de maladies, des avortements, des malformations et toutes les formes de cancer".

Selon une étude réalisée par des experts, 21,28% des femmes de cette région sont atteintes de cancer du sein et 10,13% du cancer de la thyroïde

La France n’est pas la seule à utiliser des humains comme cobayes

USA
Le secrétaire d’Etat à l’Energie américain, Hazel O’Leary, a révélé que son pays a mené des expériences sur quelque 700 "cobayes humains". C’était dans les années quarante, on administra à plus de 700 femmes enceintes, venues dans un service de soins gratuits de l’université Vanderbilt (Tennessee), des pilules radioactives exposant les foetus à des radiations trente fois supérieures à la normale. On leur faisait croire qu’il s’agissait d’un cocktail de vitamines. ..
En 1963 (là, on était pourtant édifié sur les effets de la radioactivité !), 131 détenus de prisons d’Etat de l’Oregon et de Washington se portèrent "volontaires", en échange d’un dédommagement de 200 dollars chacun, pour recevoir de fortes doses de rayons X (jusqu’à 600 röntgens) aux testicules.
Mais l’expérimentation humaine principale avait été menée lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 et après eux.
le Japon avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier, avant les bombardements nucléaires.
Les USA choisissent Hiroshima et Nagasaki pour leurs configurations différentes et y expérimentent deux bombes de types différents : plutonium pour Nagasaki ; uranium 235 pour Hiroshima . Plus de 2 00 000 victimes immédiates, sans compter celles des décennies suivantes.
Les archives américaines ont révélé que quatre des plus grandes villes japonaises avaient été retenues comme cibles potentielles et interdites de tout bombardement, afin de pouvoir attribuer à la seule bombe atomique les dégâts observables. Par ordre de "préférence», il s’agissait de Hiroshima, Niigata, Kokura et Nagasaki.
Après les bombardements les USA construisent tout un hôpital, implantent un camp de scientifiques pour examiner les survivants et mener des expériences sur eux, quelques semaines seulement après le bombardement. Mais ne soigneront personne.

URSS
En septembre 1954, l’armée soviétique exposa sciemment des civils et des militaires aux retombées d’une bombe atomique de 20 kilotonnes, explosée à 350 m au-dessus de la ville de Totskoye, dans l’Oural. outre les 45 000 soldats qui furent exposés - quand les généraux décidèrent de leur imposer des exercices militaires sur les terrains encore brûlants de radioactivité -, il y avait aussi des civils : un million de personnes environ, réparties dans un rayon de 160 km autour du site de l’expérience. En effet, Kouibichtchev (aujourd’hui Samara), alors peuplée de 800 000 habitants, se trouve à 130 km à l’ouest du site et Orenbourg, 265 000 habitants, à 160 km à l’est.
Au Kazakhstan un quart du territoire kazakh est occupé par les terrains d’essais et des usines militaires. On y a fait exploser 466 bombes atomiques : 26 au sol, 90 en altitude et 350 sous terre. Lors de l’essai, en 1953, de la première bombe à hydrogène 14 000 personnes furent exposées aux retombées. Une vaste région de ce pays est contaminée. Elle a subi une irradiation d’un niveau comparable à celui de Tchernobyl pendant quarante ans.
Source : http://atomicsarchives.chez.com/cobaye_humains.html

Chine
. Le site d’essais nucléaires chinois de Lob Nor, dans le Xinjiang, est le plus vaste du monde : 100 000 km2, dans le désert du Turkestan oriental, dont environ un cinquième a été irradié. 
Les populations locales se sont plaintes à de nombreuses reprises de maladies inhabituelles : cancers de la thyroïde ou malformations à la naissance. Les estimations du nombre de victimes vont de "quelques décès" selon les autorités, à 200 000 selon les sympathisants de la cause ouïghoure (ethnie majoritaire au Xinjiang). Des tests indépendants, conduits dans quelques villages, ont montré des taux de radioactivité très supérieurs à la limite d’alerte, et 85 000 personnes au moins vivent encore à proximité immédiate des anciennes zones d’essais. Au début des tests, ces riverains n’étaient même pas déplacés. Dans les années 70, on les faisait évacuer quelques jours avant de les faire revenir.
Source : Denis Delbecq et Abel Segretin.

Royaume Uni :
le gouvernement britannique a eu recours à des soldats australiens, anglais et néo zélandais pour les utiliser comme cobayes lors d’essais nucléaires.
Des centaines d’aborigènes ont probablement été contaminés à proximité du site d’essais de Maralinga.

Nicolas Pluet

Ami de René Vautier.

Sources :

http://www.reperes-antiracistes.org/article-dossier-alger...

Ligue Algérienne des Droits de l’Homme. http://www.lematindz.net/news/15070-essais-nucleaires-en-...

http://lavoixdesidibelabbes.info/laven-salarme-des-deces-...

http://ekopol.over-blog.com/2014/08/les-essais-nuclaires-...

http://www.djazairess.com/fr/elwatan/60683

Le jour d’Algérie du 13 février 2007

 

 

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12/11/2016

Shadow world, un documentaire de Johan Grimonprez (2016)

 

Le Syndrome des Micro-ondes : dossier scientifique

un article qui ne date pas de maintenant mais justement............

 

L'interaction des CEM (champs électromagnétiques) des HyperFréquences (micro-ondes) avec le métabolisme bioélectromagnétique humain génère le syndrome dit des micro-ondes ou syndrome des HyperFréquences.

 

- Voir la vidéo du Pr Le Ruz en bas de page -

Le syndrome des micro-ondes est caractérisé par des mécanismes et des effets en phase d'alarme et de résistance :

1er cas, la phase d’alarme : Le cerveau soumis à une stimulation ponctuelle de rayonnements électromagnétiques artificiels de type micro-ondes déclenche des réactions spécifiques de l’organisme impliquant des réponses neuronales, neuroendocrines, métaboliques et comportementales.

A - Ces réponses se classent dans le schéma général d’adaptation au stress d’un individu, ceci de manière plus ou moins adaptée.

B - La prise en charge de l’élément stresseur (l’irradiation) se réalise par :

- le Système Nerveux Central (SNC),
- le Système Nerveux Périphérique (SNP),
- le Système Endocrinien (SE).

Ces réponses se divisent en 3 stades :
1 – Réception du stresseur par les organes sensoriels et leurs innervations afférentes.
2 - Programmation de la réaction au stress au niveau du cortex et du Système Limbique (SL) (amygdale, bulbe olfactif, hippocampe, septum, corps mamillaire...). le couple Cortex/SL est un système d'analyse comparative utilisant comme banque de données des "souvenirs" issus d'expériences. Ainsi, le cerveau compare la situation nouvelle à des expériences passées afin d'élaborer une réponse adaptée.
3 - Déclenchement de la réponse de l'organisme via l'amygdale et l'hippocampe qui agissent sur l'hypothalamus et la formation réticulée du tronc cérébral afin d'activer le Système Nerveux Végétatif (SNV) et le SE (glandes surrénales). L’amplitude de l’alarme est régulée par le Système Limbique (SL).

2ème cas, la phase de résistance : Suite à la phase d’alarme, si l’exposition à l’élément stresseur persiste même à faibles doses (ex : irradiation par les antennes relais) ou devient chronique (ex : irradiation d'un utilisateurs en addiction au téléphone mobile qui ne respecte pas l’autorégulation du corps par rapport à l’indice DAS de son mobile), il résulte que l’hypothalamus, etc ... vont analyser ces stress constants et activer la sécrétion des diverses hormones, ...

Malheureusement, en règle générale l’humain soumis exposé à ce type de rayonnements artificiels ne possède pas dans son "répertoire cognitif" de stratégie préétablie pour se défendre efficacement contre ce type d’agression, donc la stimulation hypothalamique entraîne une réponse générale stéréotypée inappropriée à ce type d’agression, ... ce qui souvent en accroît l'impact négatif, ( affaire du collège de Chabeuil, France).

- Concernant le métabolisme de certaines personnes cela va bien "se passer " temporairement pendant une période pouvant atteindre quelques jours à plusieurs décennies, néanmoins leurs capital santé est tout de même rapidement hypothéqué. Des pathologies "habituelles" apparaissants vers le troisième âge, risquent d’apparaître précocement telle que la maladie d ’Alzheimer.
- Concernant le métabolisme de toutes les personnes en états de faiblesses (malades, âgées), foetus, bébés, etc ..., il se produit un épuisement rapide et une dérégulation de tous les systèmes nerveux et endocrinien, donc de l’ensemble du système immunitaire. L’organisme étant "dépassé", l'épuisement est atteint, de plus cet état est un terrain favorable à des sécrétions élevées en glucocorticoïdes qui ont un effet suppresseur sur l'immunité, ...
Ceci va favoriser (être co-promoteur) et déclencher l’apparition d’un certains nombres de pathologies connues, c’est l’aboutissement de ce mécanisme que l’on appelle le syndrome des micro-ondes.

Pathologies courantes résultantes du syndrome des micro-ondes (liste non exhaustive) :

- Syndrome dystonique cardiovasculaire :bradycardie, tachycardie, hyper/hypotension, athérosclérose ...

- Syndrome diencéphalique chronique : somnolence, insomnie, difficultés de concentration, vertiges, troubles sensoriels, pertes de concentration, fatigue chronique.

- Syndrome asthénique chronique : fatigabilité, nausées, céphalées, anorexie, irritabilité, stress, dépression, suicide.

- Pathologies cancéreuses : leucémies, glutathion et mélanome, cancers du sein, ... (dossier InVS)

- Pathologies dermatologiques : irruptions cutanées diverses, dermatites, dermatoses, eczéma, psoriasis ...

- Pathologies dopaminergiques : parkinson, les jambes sans repos, perte de sensibilité des 4 membres, bras serrés au réveil, crampes dans les membres, ...

- Pathologies immunitaires: modification de la formule sanguine (taux élevé de lymphocytes), etc ...

- Symptôme d'hypersensibilité : préalablement attribué à une perturbation psychologique !

- Pathologie pré et post-natale : forte prématurité (souvent avant ou vers l’âge gestationnel), foetopathies "toxiques", fausses couches, retard de croissance, biométriques, modification du génotype, puis modification pubertaires (dont baisse QI associé à l'ouverture de la BHE).

- Pathologie procréative : Diminution drastique du sperme (infertilité)...

- Pathologie hypogonadisme : Hormone testostérone, Diminution drastique de la libido.

- Pathologie cerveau : Tumeurs, Ouverture de la BHE (Barrière Hémato Encéphalique), perturbation de l’électroencéphalogramme, ...

- Pathologies courantes : perturbations auditives, visuelles, saignements de nez, commissures des lèvres blessées, saignements de gencives, fibromyalgie, allergies, asthme, névralgies dentaires, etc ...

- Pathologies psychiques : indifférence, introversion, passivité, résignation, dépression et anorexie mentale, ... suicide, ... et activité cérébrale (contrôle comportemental).

- Troubles du comportement (socio-professionnel) : irritabilité, inconfort, et ... risque d'accident accru, stress, dépression, suicide.

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Explication du Dr Pierre Le Ruz (*) des effets cumulatifs des champs électromagnétiques (CEM) pulsés et des pathologies associées.

 
 

Extrait du reportage - France 3 sur les dangers de la téléphonie mobile : 'Enquête Ouest' du 11/04/2006

(*) Pierre Le Ruz, docteur en physique et en physiologie animale, directeur scientifique du CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements électromagnétiques), expert accrédité par le Parlement Européen et Consultant du Conseil de l'Europe.

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Article de Next-Up sur les irradiations des ondes électromagnétiques

> Dossier intégral :
http://next-up.org/pdf/LeSyndromedesMicroOndesVersion012007Fr.pdf
 

Schéma réalisé par Next-up (www.next-up.org)
 
 

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Voir également :

- Conférence du Professeur Pierre Le Ruz : Téléphonie mobile et Santé - 24/06/2006 donnée lors de l'assemblé générale de l'Association Belge Teslabel du 24/06/2006.

- Syndrome des Micro-Ondes : Nouveaux aspects d'une Etude espagnole - Oberfeld G. et al. 2004

- Le Syndrome des Micro-ondes : une étude préliminaire en Espagne - Navarro EA et al. 2003
 

Telephonie_mobile_et_Sante.pdf Telephonie mobile et Sante.pdf  (117.1 Ko)

 

Source : Robin des Toits
 
 

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