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27/09/2016

La Supplication de Pol Cruchten (2016)

 

D'après le livre de Svetlana Alexievitch

http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2008/02/05/la...

 

le fil est visible en ce moment sur le site d'Arte

http://www.arte.tv/guide/fr/067132-000-A/la-supplication....

 

 

 

26/09/2016

Deux extraits de Feu de tout bois lus par l'auteur, Murièle Modély

 

 

 

 

 

 

En savoir plus :

http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/archive/2016/...

 

 

 

 

24/09/2016

Pie Tshibanda - Un Fou noir au pays des blancs (extrait)

 

 

22/09/2016

Film-documentaire sur les étapes qui mènent "du racisme au génocide"

from Les Nouveaux Médias on Vimeo.

 

 

 

19/09/2016

Parent pervers narcissique et conséquences sur l'enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

16/09/2016

10 000 enfants disparus

 

Signez la pétition :

https://10000missingchildren.wordpress.com/

 

 

 

 

 

 

 

14:30 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

Stop à la vente de carburants toxiques à l'Afrique par des négociants suisses

Dans les villes africaines, la pollution de l’air représente déjà un problème majeur de santé publique. La qualité de l’air est pire à Dakar ou Lagos qu’à Pékin. Les gaz d’échappement sont l’une des premières causes de la pollution de l’air aux particules fines, qui provoque des maladies respiratoires et cardiovasculaires. Facteur aggravant : le taux de soufre élevé dans les carburants – jusqu’à 378 fois la limite admise en Europe, selon les échantillons que nous avons prélevés à la pompe dans huit pays africains.

Après trois ans de recherches entre Amsterdam, Genève et Accra, l’enquête exclusive de Public Eye met en lumière le modèle d’affaires scandaleux au cœur du secteur des carburants en Afrique : les négociants en matières premières profitent systématiquement de la faiblesse des standards dans certains pays africains pour y vendre des carburants toxiques, interdits en Europe.

Notre enquête révèle que les négociants suisses – Trafigura en tête – dominent le marché des carburants sales en Afrique. Elles livrent, commercialisent sur place via leur propre réseau de stations-service et produisent ces mélanges toxiques que l’industrie appelle « la qualité africaine ». Si ces pratiques sont légales, elles n’en restent pas moins illégitimes car elles violent le droit à la santé de millions d'êtres humains.
 

Il est temps d'agir – et la solution est connue !


En partenariat avec des organisations de la société civile en Afrique de l’Ouest, et avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), nous nous engageons pour l’adoption de standards plus stricts en matière de carburants. Nous demandons également aux négociants suisses d’assumer leur responsabilité et de cesser d’inonder l’Afrique d’essence et de diesel toxiques. Ces sociétés produisent et vendent déjà des carburants à faible teneur en soufre pour les marchés suisses et européens. Pourquoi pas pour l’Afrique ?

D'une seule voix, nous dénonçons ces pratiques et prévoyons de renvoyer au siège de Trafigura un conteneur rempli d’air pollué du Ghana. La société genevoise s’est donné l’objectif de devenir un « leader reconnu en matière de responsabilité sociale d’entreprise ». Par ce « retour à l’expéditeur » symbolique, nous l’invitons à agir à la hauteur de son discours et de ses ambitions.

Aidez-nous à convaincre Trafigura de cesser de vendre des carburants toxiques. Signez la pétition, diffusez notre appel à vos contacts et suivez la campagne sur Facebook et Twitter via le hashtag #ReturnToSender. Chaque signature compte !
 

 

pour en savoir plus :

https://www.dirtydiesel.ch/fr/campaign/?section=intro...

 

signer la pétition :

https://www.dirtydiesel.ch/fr/campaign/?section=petition...

 

 

 

 

 

14:26 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2016

Revue Nouveaux Délits, le NUMÉRO 55

 

 

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 Oct. - Nov. - Décembre 2016

 

Nous sommes chacun comme un écran tout sauf blanc, sur lequel les autres viennent projeter leurs propres films. Parfois les superpositions s’harmonisent plutôt bien, peuvent être source d’inspiration, de joies, d’illuminations, mais trop souvent, cela ne créé que confusion, malentendus, cacophonie, indigestions. Dans ce cas, il est parfois préférable et même nécessaire de baisser l’écran, éteindre les projecteurs. Se recentrer sur soi, pas de façon obtuse et égoïste, mais pour aller chercher en soi cette source où se dissout toute image préconçue. Tout simplement parce que nous sommes chacun bien plus qu’une somme de projections et que nous ne pouvons servir de support permanent à tous ceux qui ne se connaissent qu’au travers d’écrans interposés et qui peuvent de ce fait vite paniquer, se montrer intolérants, vindicatifs, quand ils ne reconnaissent pas leur propre film, leur propre scénario sur les écrans des autres. Les couleurs, la luminosité, le son, ne leur conviennent pas, ils voudraient pouvoir tout régler, contrôler. Chacun de nous le voudrait.

 

Après les éblouissements de l’été, l’automne est la saison pour entamer ce lent repli sur soi, pour nettoyer écran et projecteurs, laisser partir ce qui doit partir, laisser sève et énergies redescendre pour mieux se concentrer, se régénérer, puiser à cette source en nous qui n’a rien à voir avec le mental, les désirs, les peurs et les aspirations égotiques. Une source qui, tout comme la poésie en amont du langage, met en résonance l’intérieur et l’extérieur.

 

Un poème naît du frottement des mots entre eux, le poète peut faire naître l’étincelle qui fera prendre feu au langage tout entier. Éclairer, réchauffer, consumer s’il le faut. Si le sens d’un mot est perverti, la poésie peut le réduire en cendres. Sensations, émotions, sentiments, autant d’argiles à modeler et à cuire. Toutes les formes sont possibles, simplement certaines seront plus solides que d’autres et tiendront plus longtemps, mais tout est voué à se briser et retourner à son état originel. La création est recommencement perpétuel et donc destruction perpétuelle. Le cœur en bat le rythme, la respiration harmonise. Un cycle, un cercle, une spirale.

 

Cette source en nous qui sait, saura alors nous faire jaillir en de nouveaux printemps, à chaque fois plus riches, plus fertiles d’un humus qui nourrit nos racines. D’innombrables racines entremêlées, enlacées, qui font de chacun de nous un être à la fois unique et profondément relié aux autres.

 CG

 

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AU SOMMAIRE

 

 

Délit de poésie :

 

Luminitza C. Tigirlas, faiseuse de vagues

Lionel Mazari, des extraits de l'impossible séjour

Stéphane Casenobe

Sandra Lillo

Laurent Bouisset

 

Résonance :

 

Seul le bleu reste de Samaël Steiner, Citron gare éd. 2016

Le ciel déposé là, Jean Baptiste Pedini. Éd. L’Arrière-Pays 2016

Ça va aller, tu vas voir, Christos Ikonòmou, Quidam éd. 2016

 

 

 

Délits d’(in)citations épinglés au coin des pages.

Vous trouverez le bulletin de complicité dont le fantasme le moins secret est de se voir rempli, à la sortie.

 

 

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 Illustratrice : Doina Vieru

doinadoina2000@yahoo.com

 

Artiste roumaine-francophone perchée sur une montagne à Quito qui préfère pas/pas/passionnément l’image à la parole et tout cela malgré des crises de bartlebysme. Entre « I would prefer not to », crayons, papiers, pvc ou métal et d’autres instruments pointus, le jeu reste l’éternel préféré. Curriculum vitae sérieux et œuvres sur : www.doinavieru.com

 

 

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Correcteur de ce numéro : Elisée Bec 

 

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En évoquant le miel le plus secret de la poésie, nous touchons ici un domaine où il n'y a rien à comprendre rationnellement, mais tout à vivre intuitivement. Le sentiment de l'Absolu ne se définira jamais. Il est vécu ou il n'est pas vécu. Tout rationaliste ne verra là qu'illusion ou absurdité. Il n'est pire sourd, dit-on, que celui qui ne veut pas entendre. Mais la question est plus radicale : N'entend pas celui qui n'a pas le pouvoir d'entendre. Trop d'êtres humains sont hélas des huîtres scellées : jamais la lumière ne pénètre à l'intérieur.

Michel Camus

in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

 

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Les délits buissonniers sont nés en juillet dernier,

une collection de tirés à part inaugurée par

 

Feu de tout bois

 

de Murièle Modély

 

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illustrations de Sophie Vissière

 

 

 "ils lancent leurs yeux sur moi

comme une lame

 

je sens leur rayon laser

leur récit fulgurant

jaillir

 

sous le derme

 je sens remonter les picotements

l'emballement lyrique qui peine

 

à restituer d'un poème le scintillement

des étoiles du trou noir de leur cornée"

 

 

  52 pages agrafées

tirage limité et numéroté sur papier recyclé 

 

10 €

 

à commander à

Association Nouveaux Délits

 

 

 

Nouveaux Délits - Octobre 2016 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits Coupable responsable : Cathy Garcia Illustratrice : Dona Vieru Correcteur : Élisée Bec  

 

 

http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

Lu par Jacmo - revue Décharge n°167 - septembre 2015

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14/09/2016

Le blanchiment des troupes coloniales

 

 

 

La guerre et l'exil

 

Camp de Frakaport, près de Thessalonique
 

...

Nous sommes ici
depuis trois mois. –
Avant nous étions à Idomeni,
sous des tentes en plein vent. –
Les tentes ici sont installées
dans un ancien entrepôt. –
Nous regrettons Idomeni. –
Ici nous sommes totalement isolés,
sans contact avec le monde extérieur. –
Les Grecs sont aussi pauvres que nous. –
Il n’y a pas de travail, rien à faire. –
En face il y a une usine d’épuration d’eau
et l’air est irrespirable. –
Quand ils nous ont évacués d’Idomeni,
ils nous ont dit qu’on serait mieux dans ce camp. –
Pourquoi nous ont-ils menti ? –
Nous vivons au milieu des déchets. –
Les enfants ont la fièvre. –
Certaines personnes souffrent du paludisme. –
Nous sommes 550 réfugiés entassés sous ces tentes
où nous crevons de chaud jour et nuit. –
Qui pouvons-nous alerter ? –
Nous voudrions partir d’ici. –
Rejoindre des proches en Allemagne. –
Nous errons sur la route à l’entrée du camp. –
Sans jamais croiser personne. –
Nous sommes en Europe
et nous vivons comme des bêtes. –
Quand les camions-citernes arrivent,
tout le monde court
pour aller à la douche ou aux toilettes. –
Il n’y a de l’eau que quelques heures par jour. –
Pourquoi nous ont-ils menti ? –
Pourquoi nous ont-ils évacués
pour nous emmener dans ce camp loin de tout ? –
Nous regrettons Idomeni
et ses tentes en plein vent. –
Là-bas il y avait quelques commerces. –
Nos enfants ne vont pas à l’école,
nos enfants ont la fièvre. –
Nous vivons dans un ghetto. –
Nous avons rêvé de l’Europe,
et maintenant nous y sommes. –
L’hiver approche
et nous devrons rester ici,
dans la puanteur et la saleté. –


Mise en ligne le 4 septembre 2016

 

pour en lire et en savoir plus, allez sur le site de Laurent Margantin, Oeuvres ouvertes :

http://oeuvresouvertes.net/spip.php?rubrique182...

 

 

10/09/2016

Pascal Ulrich (1964-2009)

 

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Pascal Ulrich est né le 23 février 1964 à Strasbourg dans le quartier Finkwiller. Sa sœur décède à l’âge de un an. Enfant, c’est un bon élève et c’est sa grand-mère qui l’élève jusqu’à son décès. Pascal a alors 9 ans. Vers 14 ans, il commence à rompre avec ses parents et quitte l’école. Deux ans plus tard, il fait une fugue avec une riche hollandaise de 21 ans. Ensemble, ils font le tour de l’Europe et avec elle, Pascal découvre sauvagement ses premiers ébats amoureux, la drogue, l’alcool, la poésie et écrit ses premiers poèmes. A 17 ans, il fait un coma éthylique et est interné durant 3 semaines. Il entre ensuite dans le monde du travail mais ne le supporte pas. A 23 ans, en 1987, il crée une petite revue de poésie « Dada 64 » et publie plusieurs recueils. A 25 ans, il fait une tentative de suicide et reste 6 mois en hôpital psychiatrique. A sa sortie, il obtient une pension d’invalidité et ne travaillera plus. 
 
Pascal se consacre alors exclusivement à l’écriture, au dessin, à la lecture et à la musique qu’il écoute jour et nuit. Ses œuvres sont régulièrement publiées dans de nombreuses revues de poésie. Certaines lui demandent même d’écrire des chroniques et des critiques. Sur France culture, dans plusieurs émissions, on peut entendre ses poèmes. Il participe à plusieurs expositions à Schiltigheim mais aussi au Mexique, au Brésil ou à Cuba même s’il n’est pas présent. Pascal entretient également une importante correspondance avec des écrivains et éditeurs en France, en Belgique mais également en Inde. A partir des années 1990, il commence à décorer ses enveloppes avec des feutres de couleur. Ainsi, l’Art postal deviendra chez Pascal une de ses principales occupations. 
 
       En janvier 1996, il devient micro éditeur en créant « Absurde crépuscule » et publie des recueils de poésie ainsi qu’une revue du même nom. En 1997, il fait une pancréatite aigue et après son hospitalisation, ne boira plus une goutte d’alcool pendant des années. Au cours de l’été 1998, il monte un atelier avec un sculpteur, dans le port de Khel, en Allemagne, avec de nombreux autres artistes, inspirés par Andy Warhol et la Factory de New York. Pascal prend alors le pseudonyme de « Bakou » et découvre la peinture acrylique. Durant les années 2000, Pascal dessine et peint énormément et son style va évoluer d’une manière spectaculaire. Il voyage à Marseille, Toulouse, Paris, Lyon ainsi qu’en Belgique. En 2004, il recommence à boire. Les années suivantes, il va enchaîner dépression, séjours en hôpital psychiatrique, délirium tremens, cure de sevrage alcoolique et nouvelle pancréatite. En janvier 2008, il publie « Epitaphes » un recueil de 105 aphorismes.
 
       Le 1er mars 2009, Pascal saute depuis la fenêtre de son appartement qui se trouve au 5ème étage. L’urne contenant ses cendres est déposée dans le caveau familial à Strasbourg.  
 
     Dans son testament, Pascal Ulrich lègue ses dessins, peintures et sculptures à la ville de Strasbourg et toute sa correspondance à la Bibliothèque Jacques Doucet à Paris.
       
        Après plusieurs mois de démarches auprès de la mairie et de la bibliothèque, personne ne semble désireux d'acquérir ce fond.
 
Ses textes ont été publiés et sont encore publiés ainsi qu'une conséquente bibliographie par son ami Robert Roman, Ed. du Contentieux, Toulouse

voir : http://pascalulrich.blogspot.fr/

 

 

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06/09/2016

Migrants, mi-hommes #DATAGUEULE 52

 

 

03/09/2016

Asli Erdogan, écrivaine turque, actuelement en prison...

«Inculpée pour incitation au désordre», La romancière Asli Erdogan a été emprisonnée par la Sécurité turque. Suliane Brahim de la Comédie-Française lit ce texte autobiographique. A retrouver en début d'émission La Compagnie des Auteurs http://bit.ly/2bAYXmE

 

 

02/09/2016

À Gourdon, dans le Lot, nous avions un C.A.O, un Centre d'Accueil et d'Orientation

Il avait pour mission d'accueillir des personnes réfugiées et leur permettre de prendre un temps de repos pour faire un choix sur leur devenir. En complément des conditions d'accueil mises en place par l'État et la municipalité, un collectif s'était organisé pour faire le lien entre les personnes réfugiées et la population locale.

Le doc date de quelques mois, mais savoir recevoir et accueillir dignement est plus que jamais d'actualité.

 

 

 

31/08/2016

Revue LICHEN, numéro 6

Le n° 6 de la revue Lichen (septembre 2016) est en ligne :

http://lichen-poesie.blogspot.fr.

Au sommaire, pas moins de 34 poètes et le plaisir encore d'en être.

Un très beau poème entre autre dans l'éditorial, poème à deux voix qui s'est tissé suite au carnage du 14 juillet à Nice

 

Cendres d’anges

Poème à deux voix dédié à Romain, 10 ans,
par Sabine Venaruzzo et Colette Daviles-Estinès

Il est beau, le ciel, maman
Avec ses fleurs qui éclatent
Dans le bleu blanc et rouge
Je vois le rose de tes joues
J’entends l’écho ivre d’un tonnerre
C’est la fête qui se propage ?

Je n’entends pas la mer, maman
Une clameur, une seule, bruit
Comme une vague d’angoisse
Ne cesse d’aller et venir

La nuit chavire, maman
Un ciel feu réveille la ville
Tandis que les roues sauvages
Propulsent les poussettes folles

La nuit chavire, maman
Les pas se désunissent
Et zigzaguent les corps
Sur un drapeau flottant

La nuit chavire, maman
Le cri s’est engorgé dans l’aiguille du temps
La baie rouge s’essouffle
Au silence multiplié de la mer
Et dans ses mains
De la cendre d’anges

16 juillet 2016

 

 

 

27/08/2016

Aube dorée une affaire personnelle, d'Angélique Kourounis

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Comment un parti raciste qui obtient des années durant moins de 0,2% des votes peut se retrouver au parlement avec 18 députés ?
Comment un parti qui prône, la violence, la haine, le sexisme et le meurtre peut augmenter son score à chaque pogrom ?
Comment, alors qu’il n’aurait jamais pu exister en l’état en France, Aube Dorée peut rester en Grèce la troisième force politique du pays depuis quatre ans ?
Que se passe t-il dans la tête d’un membre d’Aube Dorée ?
La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d’auteure.

Angélique Kourounis est journaliste, correspondante en Grèce, notamment pour Radio France.

 

 

 

 

Alep : l'histoire du marchand de fleurs

L'humanité.....il y en aura toujours un pour nous sauver des autres, de là l'espoir ténu, fragile mais puissant aussi comme le parfum des roses, ça finit mal mais l'essentiel ne meurt pas, prix nobel de la paix pour la mémoire de cet homme !

 

 

 

 

 

 

03/08/2016

Le ciel déposé là, Jean Baptiste Pedini

 

Édition L’Arrière-Pays, juin 2016

 

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54 pages, 9 €.

 

 

 

Jean-Baptiste Pedini écrit comme un peintre, à petite touches, de bleu, de noir, d’aube et de lumière, avec des cristaux de sel et des étoiles qui traversent la nuit « à toute allure, suspendues à la tyrolienne du ciel », le ciel déposé là non sans quelques éraflures, angoisses, diffuses toujours, mais d’autant plus tenaces.

 

« Les mots comme des entailles sur les nuages. On les dit à voix basse. On y tient. Le matin sort les griffes. »

 

On retrouve ici la mer, dont le ressac donne le rythme, vide, plein, vide, plein. Dans l’écriture de Jean-Baptiste Pedini, il y a comme des trous sous la trame où quelque chose est tapi, quelque chose attend et cette sensation contraste avec la douceur apparente du peintre à petites touches. Le calme semble toujours sur le point d’accoucher.

 

Il y a la musique des mots, enfilés les uns après les autres, les uns aux autres, des perles sur un collier aux reflets changeants, toutes aussi précieuses les unes que les autres et pas une de trop. C’est beau, comme des bulles qui « vont dans le ciel, reliées en un chapelet d’ombres ». Tellement beau qu’on se laisse bercer et que le sens qui demeure toujours un peu comme caché, voilé, nous importe moins que cette berceuse qui va chercher nos douleurs, nos malaises, tout ce qu’on ne sait pas trop dire alors on ne le dit pas, et la musique nous berce sans pour autant effacer totalement l’inquiétude.

 

Il y a de la solitude dans l’écriture de Jean-Baptiste Pedini, une distance qui permet au regard de voir, de sentir, un pas de côté qui parle aussi à notre propre solitude, celle inhérente à la condition humaine, seule et reliée, comme ces perles sur le fil du collier. Le fil, l’âme qui respire sous l’eau du poème.

 

Dans Le ciel déposé là, Jean-Baptiste prend la lumière au bout de ses pinceaux, « une lumière monocouche qui en recouvre tous les recoins » ou qui « entre goutte à goutte pour surprendre l’enfance » et l’ombre jaillit alors aussi de toute part car « la lumière est friable, l’obscurité la réconforte ».

 

Un antidote au quotidien, cette lumière ocre que l’on prélève tel un sérum.

 

Pour échapper à l’ennui peut-être, chaque instant est comme sacralisé, happé dans une transcendance alors que rien pourtant ne demeure figé, car il faut « vider le jour cul-sec. En sentir les dépôts tandis que la mort presse ».

 

Cathy Garcia

 

 

201607201223-full.jpgJean-Baptiste Pedini est né en 1984 à Rodez. Vit et travaille en région toulousaine. Publications dans de nombreuses revues dont Décharge, Voix d'encre, Arpa, N4728. Des livrets publiés chez Encres Vives, Clapàs, – 36° édition et La Porte. Bibliographie : Prendre part à la nuit (Polder, 2012), Passant l'été (Cheyne éditeur, Prix de la vocation, 2012), Pistes noires (éditions Henry, 2014), Plein phare, Éditions La Porte, 2015.

 

 

 

 

 

01/08/2016

Les initiatives citoyennes face aux attentats : la riposte de la société civile

par Sarah Roubato
 
Après les attentats de Nice, pendant que les politiciens nous disent qu’il va falloir vivre avec les attentats, de en plus de Français se demandent comment ré-agir autrement. J’interviens en fin de première partie de l’émission Une semaine en France diffusée sur France Culture samedi, à réécouter ci-dessous :
 
Que faire ? Dans un premier temps éteindre le poste d’information continue, pour avoir d’autres yeux que ceux qui se gargarisent du spectacle de l’horreur. Ne pas se contenter de l’image que les médias projettent de notre société.
 
Notre système politique ne nous permet pas d’infléchir la politique extérieure de notre pays et sa participation à des guerres, puisque nous remettons ce pouvoir entre les mains d’un seul homme qui n’a pas à nous consulter. Mais on peut agir sur l’autre versant des causes de ce qui nous arrive : les causes sociales qui font que la France est un terreau fertile pour que pousse le djihadisme. Car ces “monstres”, ces “barbares” sont bien les produits de notre société.
 
C’est dans le quotidien, là où chacun se trouve, que de petites initiatives voient le jour. Comment faire qu’un jeune va trouver un autre idéal auquel s’accrocher que celui que propose Daesh ? Ce basculement peut se faire en une une heure, une rencontre. Si on fait l’effort de sortir de son petit monde, de faire quelques stations de métro pour aller voir ces exclus dont les médias nous parlent – et tous ceux dont ils ne nous parlent pas. Leur partager ce qu’on sait faire – la cuisine, la randonnée, la pêche, la création de sites internet, le sort. Offrir ne serait-ce qu’à un seul jeune la possibilité d’exprimer sa frustration dans un art, lui faire rencontrer d’autres exclus sociaux aussi, des vieux qui vivent tout seuls, des jeunes qui vivent dans des villages complètement désertés, des gens avec des handicaps, des maladies, leur donner la possibilité à eux aussi d’aider et donc de retrouver une puissance et un sentiment d’appartenance à la société.
 
L’indifférence fait dégâts considérables. La société est comme la peau d’un tambour, chaque geste que l’on fait – et qu’on ne fait pas – résonne à l’autre bout.
 
 
 
 
 

un commentaire à l'article de Sarah, que je recopie ici, sans citer le nom de l'auteur par respect pour la vie privée :

Il faut donner quelque chose à perdre aux gens qui pourraient basculer par désespoir personnel dans la fabrique de l'horreur pour les autres.
Comment ?
Je parle en tant qu'ancien policier de la BAC mais aussi (encore plus loin dans le temps) ancien policier auxiliaire qui faisait de l'ilotage.
Ilotage : rôle moins répressif que les autres policiers, ce qui permettait d'aller discuter avec des jeunes, certains délinquants mais, qui auraient voulu choisir une autre voie.
La solution tient, je pense, dans l'idée d'utiliser la culture des cités, ses codes, l'identité que les jeunes se sont créée pour en faire une force d'avenir. De par la lâcheté des politiques qui prétendent hypocritement vouloir la liberté, la fraternité, et l'égalité pour tous n'ont fait que donner le sentiment inverse. Conséquence, ces jeunes de cités sensibles sont à ce jour les seuls à pouvoir cloisonner un endroit et en faire une zone de non droit. Tout le monde y perd. Eux entretiennent la ghettoïsation, la population a peur d'eux et les rejette à l'emploi. Les politiques d'aujourd'hui, faut-il encore le rappeler, n'ont aucune vision de terrain, ne voyant la société qu'à travers des graphiques et des camemberts et n'ont que leur carrière à la bouche, et ils sont entourés de conseillers qui par ambitions personnelles (aussi) leur font croire au monde des bisounours où ça n'irait pas encore si mal...
Si ! La société va mal ! Super mal même !
On a de la matière grise ghettoïsée dont on ne fait pas acquisition, vu que la corruption d'en haut de la pyramide ronge les fondations de notre vivre ensemble.
Les jeunes des cités sensibles, il faut leur donner les moyens d'avoir des choses à perdre.
Les voitures electriques high tech doivent être conçues dans les cités où rien ne se passe hormis le traffic de stups. Ils sont capables de faire une entreprise illegale et d'employer du monde ? Pourquoi ne seraient-ils pas capables de faire la même chose pour une entreprise licite ? Pas besoin de diplôme de l'energie et des idées et que ces jeunes collaborent avec les ingenieurs de bonne volonté qui souhaitent les aider. Des ingénieurs que des corrompus ont empêché des réaliser leur rêve, il y en a plein en France. Il suffit que les jeunes des cités sensibles intouchables leur offrent protection au coeur de leur zone de non droit. Là, des miracles vont apparaître !!!
Ces gens (des cités sensibles) doivent pouvoir exprimer leur style, mettre au défi cette société qui a peur d'eux ! La mettre au defi de faire mieux qu'eux en terme de vision d'avenir. Ce sont des cités sensibles françaises que doivent sortir la technologie verte, celle de l'avenir.
La police n'a pas le droit d'entrer ? Consigne venue de très haut ? Ok donc, elle n'aura pas non plus le droit d'entrer quand ces jeunes feront la promotion des générateurs à hydrogène individuels. Ces générateurs vont faire faire la tronche à certains gros groupes industriels français ! Ceux qui ne les embauchent pas !!! La police ne peut pas rentrer dans les cités ? Très bien elle ne rentrera pas non plus quand les jeunes feront la demonstration que leur hypercar électrique dessinée et construite sur place abat le 0 à 100 km/h plus vite qu'une ferrari sur le parking de supermarché du franprix du coin.
Notre cohésion nationale, nous devons maintenant refuser qu'elle vienne d'en haut, nous devons la construire de manière autonome, entre nous. Il suffit d'écouter les derniers titres de Kerry James pour comprendre que certains jeunes ont fait le bon constat. Entre force de l'ordre intelligentes et jeunes de la cité acceptant de franchir le pas, la reprise en main de la société par les forces vives de la Nation est désormais envisageable."

 

en savoir plus sur Sarah Roubato, voir : http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2016/02/08/le...