18.04.2008

*Comment Nicolas Sarkozy écrit l'histoire de France*


                       "Passe & Present"
    Comite de Vigilance face aux Usages de l'Histoire
                          
Guy Moquet, Jaures, les colonies et tant d'autres. Nicolas Sarkozy en campagne, puis au debut de son mandat, n'a cesse d'utiliser et de brandir des references historiques. Cet usage immodere de l'histoire a alors mobilise autant de mises en scene grandiloquentes que de discours de filiation destines a dessiner les contours d'une France mythique du candidat puis du president.
   Comment voir clair dans tous ces personnages et evenements sans cesse melanges et associes les uns aux autres en dehors de tout contexte? Comment comprendre le brouillage de references qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu'a celles de la droite? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques?
    Une vingtaine d'historiens ont disseque les usages que fait de l'histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mecaniques a l'oeuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d'un roman national. Sous la forme d'un dictionnaire, un veritable parcours critique dans l'histoire de France revue et corrigee par une droite qui entend refabriquer de l'"identité nationale"...


SOMMAIRE
Affaire Dreyfus - Afrique - Maurice Barres - Marc Bloch - Léon Blum - Cascade du bois de Boulogne - Charlemagne - Choc des civilisations - Georges Clémenceau - Communautarisme - La Commune - Condorcet - Croisades  - De Gaulle, Sarkozy: une drôle d'histoire - Edit de Nantes - Esclavage dans les colonies francaises - Etat capétien - Féodalites - Jules Ferry  - Fille ainée de l'Eglise - Fin de l'histoire - La "France éternelle", un paysage de campagne? - Glieres - Victor Hugo - Jean Jaures - Jeanne d'Arc  - Claude Lévi-Strauss  - Litanie - Lumières - Lutte des classes - Lyautey - Mai 68, ou L'actualité de la mémoire - Georges Mandel - Guy Moquet - Jean Moulin - Napoléon Bonaparte - Napoléon III - Passé colonial - Pavillon de la lanterne - Repentance - Résistance - Rêve - Révolution française, révolution - Révolution française, ses "grands hommes" - Rois de France - La Terreur, terreur - Totalitarisme(s) - Verdun - Vichy


En librairie le 18 avril 2008
Collection "Passe et Present"
12*19 cm, 208 pages, 15 euros


Deja paru: Gerard Noiriel, * A quoi sert l'"identité nationale" *


http://atheles.org/editeurs/agone/


Lire le manifeste du CVUH: http://cvuh.free.fr/spip.php?article5


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Editions Agone
BP 70072
F-13192 Marseille cedex 20

17.03.2008

Du nouveau chez Homnisphères

Communiqué

Après 4 années d’existence, riches et intenses, et plus que jamais résolus à aborder toutes les thématiques politiques et sociales sous un angle contre-culturel, notamment en plaçant le projecteur hors du cadre, nous avons le plaisir de vous présenter 8 nouveaux essais critiques. Des essais décapants, dérangeants, stimulants, c’est selon, qui apportent tous à leur manière un éclairage pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. En espérant que cette nourriture de l’esprit un peu plus pimentée qu’à l’ordinaire vous mettra l’eau à la bouche…
 
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L’homme aux limites
Essais de psychologie quotidienne
de Roger Dadoun
 
Avec Dante, dressé face à l’Enfer, faut-il dire : « Vous qui entrez dans ce monde-ci, laissez toute espérance » ? Notre monde, frontières abolies dans le bruit et la fureur, s’impose à nous en gigantesque omnisphère, qui ingère tout, exténue tout repère - se règle et se dérègle au rythme d’un temps qui brûle les étapes, largue l’homme claudiquant à la traîne.
 
En dépit d’inventions majeures, l’homme d’aujourd’hui subit toujours affres et convulsions, legs d’un sanglant XXe siècle. Roger Dadoun en prend acte, avec passion et lucidité, pour analyser les agressions et limites - violences, harcèlements, incertitude, souffrances, « vie et mort » - auxquelles chacun se trouve confronté dans son existence quotidienne.
 
Contre terreurs et menaces, il ménage une place, insolite et superbe, à des notions devenues obsolètes telles que sérénité, utopie, tendresse. Il emprunte à Pelloutier, fondateur des Bourses du Travail, ce projet véritablement vital, éthique et politique à la fois : être « les amants passionnés de la culture de soi-même ».
 
Roger Dadoun, philosophe, psychanalyste, professeur émérite, Université Paris VII. Producteur à France Culture. Parmi ses dernières publications : La télé enchaînée, Utopies sodomitiques, Heidegger, le berger du néant et Sexyvilisation.
 
(Collection Savoirs Autonomes – 288 p. – 17.00 euros)
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La télé enchaînée
Pour une psychanalyse politique de l’image
de Roger Dadoun
 
Argent-Dieu-TV - triangle symbolique et concret pour une télévision d’épate et d’avilissement qui exploite et rabat le miracle du ciel sur la terre : ouvrir une boîte (Pont d’or), tourner une roue (Fortune), dire un mot un chiffre un nom (Sésame), et voici que tombe sur têtes en extase devant un public de croyants-voyants exultants la manne des euros.
 
Main basse sur toutes émissions « people » ou autres, les « producteurs-animateurs-présentateurs », « icônes »  des temps modernes, font toujours plus fort dans le vulgaire, l’hilare et le vorace. Journalistes et chroniqueurs, petits malins à haut caquet, courent après tout ce qui renomme et rapporte. Le bouvard-et-pécuchet pullule, l’ignare se pavane, la frime triomphe.
 
Le monopole de l’imaginaire, lié au détournement des savoirs et au trafic d’informations, est chasse gardée pour l’obscène alliance entre patrons de chaînes (Fric), politiciens (Pouvoir), barons de production (Carrière), et cercles tournants de petits maîtres serviles agglutinés autour de « têtes » et « stars » préfabriquées.
 
Le « peuple des télécommandés », ébaubi, gobe – pour la gloriole éphémère et les durables profits cumulés des maîtres ès décervelage et forgerie de l’image.
 
Roger Dadoun, philosophe, psychanalyste, professeur émérite, Université Paris VII. Producteur à France Culture. Parmi ses dernières publications : La télé enchaînée, Utopies sodomitiques, Heidegger, le berger du néant et Sexyvilisation.
 
(Collection Savoirs Autonomes – 352 p. – 18.00 euros)
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Les misères des Lumières
Sous la Raison l’outrage
de Louis Sala-Molins
 
Avec Louis Sala-Molins, « le Code noir sous la main », remontons le temps jusqu’au XVIIIe siècle et parcourons cette période faste de l’histoire de France : celle des Lumières, de ses grands noms - Montesquieu, Rousseau, Diderot, Raynal, Condorcet… - et de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ».
 
Nous avons dit Lumières. Nous avons dit Droits de l’homme. Nous avons dit Egalité. Nous avons dit Justice et Humanité. Pour autant, il suffit de surprendre l’embarras d’un Montesquieu ou d’un Condorcet devant l’horreur de l’esclavage pour voir qu’il n’en est rien. Les Lumières biaisent, trichent et la Raison, ainsi outragée, cède devant les besoins du commerce et les nécessités de l’ordre public.
 
Avec Les Misères des Lumières. Sous la raison l’outrage, Sala-Molins nous livre une réflexion fondamentale sur la mémoire et l’histoire. Ce faisant, il dénonce un long, scandaleusement trop long silence de l’historiographie française sur un chapitre pluriséculaire de l’histoire de France.
 
Louis Sala-Molins, catalan, a enseigné la philosophie politique à La Sorbonne où il a succédé à Vladimir Jankélévitch, puis à l’Université de Toulouse. Parmi d’autres publications, on lui doit l’exhumation de deux textes incontournables dans l’histoire de la traite et de l’esclavage des Noirs : le « Code noir », édicté à Versailles par Louis XIV en 1685 (Le Code noir ou le calvaire de Canaan) et le « Code noir carolin », rédigé un siècle plus tard (1784) à la Cour des Bourbons d’Espagne pour les colonies espagnoles (L’Afrique aux Amériques. Le Code noir espagnol).
 
(Collection Savoirs Autonomes – 272 p. – 17 euros)
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Tolérance répressive suivi de Quelques conséquences sociales de la technologie moderne
de Herbert Marcuse
 
 « La tolérance est passée d’un état actif à un état passif, de la pratique à la non-pratique : laissez-faire les autorités constituées ! Ce sont les gens qui tolèrent le gouvernement qui, à son tour, tolère une opposition dans le cadre déterminé par les autorités constituées. La tolérance vis-à-vis de ce qui est radicalement mauvais semble bonne parce qu’elle sert la cohésion du tout qui est en route vers l’abondance ou vers plus d’abondance. Le fait qu’on tolère la crétinisation systématique aussi bien des enfants que des adultes par la publicité et la propagande, la libération des pulsions destructrices au volant dans un style de conduite agressif, le recrutement et l’entraînement de forces spéciales, la tolérance impuissante et bienveillante vis-à-vis de l’immense déception que suscitent le marchandisage, le gaspillage et l’obsolescence planifiée — toutes ces choses ne sont pas des distorsions ou des aberrations, elles sont l’essence d’un système qui n’encourage la tolérance que comme un moyen de perpétuer la lutte pour l’existence et de réprimer les alternatives. »
 
En écrivant Tolérance répressive en 1964, Herbert Marcuse bouleverse la philosophie en général et la théorie critique en particulier.
 
 
Herbert Marcuse (1898-1979), philosophe, fut l’un des principaux théoriciens de l’école de Francfort. Ses écrits traduits en français ont très largement inspiré le mouvement de Mai 68 et la Nouvelle Gauche européenne et américaine. Les travaux de Hegel, Marx, Freud, Lukács et Husserl constituent les fondements de sa critique radicale de la société.
 
(Collection Horizon Critique – 144 p. – 12.00 euros)
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Pierre de Coubertin, le seigneur des anneaux
Aux fondements de l’olympisme
de Jean-Marie Brohm
 
 « Ô sport, tu es la Fécondité ! Tu tends par des voies directes et nobles au perfectionnement de la race en détruisant les germes morbides et en redressant les tares qui la menacent dans sa pureté nécessaire ».
 
« Il y a deux races distinctes : celle des hommes au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs à la mine résignée et humble, à l’air vaincu ».
 
« Seul, le sport donnera aux jeunes Latins – comme il l’a donné aux jeunes Anglo-Saxons – la recette pour devenir homme sainement ».
 
« Le sport apportera à la famille, base de toute société viable, le renfort d’une santé reconquise et entretenue par le plaisir sain. […] Le sport est un facteur éminent des entreprises coloniales, à tel point que coloniser sans une vigoureuse préparation sportive constitue une dangereuse imprudence. […] Le sport épurera les lettres et tuera l’érotisme en lui enlevant ses lecteurs ».
 
Le baron Pierre de Coubertin, historien, pédagogue et promoteur des Jeux olympiques modernes, définit dans ces « litanies du culte sportif » l’ordre moral, familial, sexuel, politique, diplomatique, colonial, national et social. Coubertin, un homme au service de l’idéologie bourgeoise de son temps et du nôtre…
 
Jean-Marie Brohm est Professeur de sociologie à l’Université Paul Valéry, Montpellier III. Principal fondateur de la critique radicale du sport en France, il est notamment l’auteur de La Machinerie sportive. Essais d’analyse institutionnelle et de La Tyrannie sportive. Théorie critique d’un opium du peuple.
 
(Collection Horizon Critique – 144 p. – 12.00 euros)
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Tous propriétaires !
Du triomphe des classes moyennes
de Jean Luc Debry
 
A l’image des petits-bourgeois de La Noce de Bertolt Brecht, le monde des employés et des petits chefs de bureau domine le champ idéologique de l’ensemble du corps social et imposent ses valeurs. Le prolétariat semble avoir été dissous comme par magie dans cette opération. Il en a adopté les codes caractérisés par la tyrannie du même : même façon de produire, de consommer, de se divertir, de parler, de (sur)vivre.
 
Cette classe, moyenne en tout, est l’incarnation de la fin de l’histoire, c’est-à-dire de son effacement au profit de l’actualité la plus immédiate avec ce que cela comporte de sordide, d’amnésie et de malhonnêteté intellectuelle. Glorification de l’individualisme, des lieux communs, des non-lieux, du conformisme et du faux-semblant. Une victoire sans partage.
 
Signe des temps, le slogan Tous propriétaires ! fait florès. Simple et édifiant, il semble se suffire à lui-même et résonne comme un cri de ralliement. A lui tout seul, il résume l’utopie des marchés et désigne un lieu d’enfermement. Brandi comme un étendard, il tend à mettre sur un pied d’égalité le propriétaire d’un hôtel particulier à Neuilly, celui d’un deux pièces-cuisine en HLM et celui d’une maison de maçon.
 
 
Jean Luc Debry, employé modèle, s'intéresse à des sujets de réflexions que
son époque et sa condition sociale réprouvent. Il participe depuis plusieurs années à la revue d’histoire populaire Gavroche et est également l’auteur de récits historiques. Il a fait connaître la pièce de Georges Cavalier, La Commune à Nouméah, écrite et jouée à Fort Boyard le 1er janvier 1872 (Séguier, 2002).
 
(Collection Expression Directe – 176 p. – 14.00 euros)
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Ne plus perdre sa vie à la gagner
Pour un revenu de citoyenneté
de Baptiste Mylondo
 
La place du travail au sein de la société n’est ni une évidence, ni une fatalité. La prédominance de la « valeur travail » est une exception historique née du développement du capitalisme et de l’impératif de croissance qu’il implique.
 
Sous peine d’enfermer chacun dans ce bagne doré qu’est la société de surconsommation et de surproduction, le culte du travail doit impérativement être remis en cause. Au-delà de tout choix de société et de toute orientation politique, chaque individu doit pouvoir décider librement de la place qu’il entend accorder au travail dans son existence. Dans cette optique, la création d’un revenu de citoyenneté, qui répond à un idéal de justice sociale, prend tout son sens.
 
Même si cette idée n’est pas neuve - Thomas More y faisait déjà allusion au XVIe siècle - le revenu de citoyenneté s’appuie sur une justification philosophique forte, fondée sur la reconnaissance de l’utilité sociale de chaque membre de la société et de l’intérêt qu’a cette société à soutenir et promouvoir la richesse sociale que chacun contribue à créer.
 
 
Auteur de nombreux articles sur la question du travail, Baptiste Mylondo a publié Des caddies et des hommes (La Dispute, 2005) et dirigé un livre collectif, Pour une politique de décroissance (Golias, 2007). Cofondateur d’une société coopérative d’intérêt collectif spécialisée dans le commerce équitable local, il milite activement pour le revenu de citoyenneté et collabore au journal Sarkophage.
 
(Collection Expression Directe – 144 p. – 12.00 euros)
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Petit imprécis de voyage
A l’usage des navigateurs urbains
de Pierre Gras
 
Cet anti-manuel de voyage, interrogeant tour à tour le tourisme, la mobilité, le nomadisme et la modernité, mais aussi la quête de l’Autre et de l’ailleurs, n’a pas pour objectif de régler leur compte aux inepties touristiques ni aux idiots du voyage de toutes sortes, même si l’exercice pourrait être salutaire. Il se destine davantage, en évitant si possible les pièges de l’exploraseur, à créer ou entretenir chez chacun d'entre nous un désir de voyage. Et au final, faire mentir Samuel Beckett lorsqu’il affirmait : « On est tous cons, mais pas au point de voyager. »
 
Dans un monde presque entièrement urbanisé, interdépendant et balisé, l’aventure reste possible, pour peu qu’on la souhaite vraiment. Mais elle consiste surtout, pour le voyageur, à respecter l’Autre, c’est-à-dire à se respecter soi-même, quitte à bousculer les protocoles, les horaires, les acquis ou les certitudes pour y parvenir.
 
En acceptant d'abandonner pour quelque temps sa boussole et plus encore son GPS.
 
Journaliste et éditeur, Pierre Gras a dirigé pendant dix ans l’agence de presse Tramway. Il a travaillé auparavant au Progrès et au Monde Rhône-Alpes, et collabore aujourd'hui à la revue Urbanisme. Auteur d'essais et de récits de voyage consacrés au monde urbain, il a notamment publié Médias et citoyens dans la ville. Il vit et enseigne à Lyon.
 
(Collection Savoirs autonomes – 144 p. – 12.00 euros)
 
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Editions Homnisphères
21 rue Mademoiselle 75015 Paris
Tél : 01 46 63 66 57 & Fax : 01 46 63 76 19
email : info@homnispheres.com

web site : www.homnispheres.com


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27.10.2007

Gérard Noiriel : à quoi sert l'"identité nationale ?"

La question de "l'identite nationale" a ete remise au centre de l'actualite politique par Nicolas Sarkozy pendant la campagne electorale des presidentielles. Devenu chef de l'Etat, celui-ci a cree un "ministere de l'Immigration et de l'Identité nationale", ce qui est un fait sans precedent dans l'histoire de la Republique francaise. Huit historiens ont aussitot demissionne de la Cite nationale de l'histoire de l'immigration, estimant que cet intitule ne pouvait que conforter les prejuges negatifs a l'egard des immigres.
   Gerard Noiriel montre que la logique identitaire, nee au XIXe siecle, a constamment alimente les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des annees 1980, c'est Jean-Marie Le Pen qui a popularise, dans l'espace public, l'expression "identite nationale" pour stigmatiser les immigres. Analysant les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des elements pour eclairer les nouvelles strategies aujourd'hui a l'oeuvre dans le champ politique.

Historien, directeur d'etudes a l'EHESS, president du Comite de vigilance sur les usages de l'histoire (CVUH), Gerard Noiriel est membre demissionnaire du conseil scientifique de la Cite nationale de l'histoire de l'immigration.


Premier titre de la collection "Passe et Present"
Collection du Comite de Vigilance sur les Usages de l'Histoire (CVUH)
lire le manifeste du CVUH http://cvuh.free.fr/spip.php?article5


http://atheles.org/agone/passepresent/aquoisertlidentiten...
En librairie le 26 octobre 2007
12*19 cm, 156 pages, 12 euros
ISBN : 978-2-7489-0080-4

08.10.2007

Terrorisme depuis 1492

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14.09.2007

Jacques Bouveresse : *Satire & prophetie : les voix de Karl Kraus*

"Karl Kraus a inlassablement attaque un mal
auquel nous sommes exposes plus que jamais: la
manipulation par le discours, le mensonge et la
corruption de la langue, signe de la corruption
de la pensee et du sentiment. Contre cette
agression, il a forge des armes terriblement
efficaces et montre comment s'en servir. Son
¦uvre reste, comme le dit Elias Canetti, une
'ecole de resistance'.
C'est a bien des egards notre epoque, plutot que
reellement la sienne, que les descriptions et les
polemiques de Kraus donnent l'impression de
viser. Comme il le craignait, les exagerations
d'hier sont si vite depassees par les realites
d'aujourd'hui que la tache du satiriste en
devient de plus en plus problematique. La satire
ne fait souvent qu'anticiper et annoncer ce qui
fera demain l'objet d'un reportage dans les
medias: elle a le sentiment d'essayer
desesperement d'empecher la realite de lui donner
raison.
Ce livre a ete écrit pour montrer au lecteur
d'aujourd'hui, sur quelques exemples precis, a
quel point nous avons besoin en permanence - et
en ce moment probablement plus que jamais -
d'armes comme celles que Kraus nous a laissees."

En philosophe qui pratique l'oeuvre de Karl Kraus
(1874-1936) depuis pres d'un demi-siecle, Jacques
Bouveresse eclaire ici le sens de sa pensee et de
ses actions - ses conceptions sur le langage et
la culture, ses choix et engagements politiques,
son regard visionnaire sur la societe moderne -,
en s'appuyant sur les travaux les plus recents
consacres a l'auteur des Derniers Jours de
l'humanite et de Troisieme nuit de Walpurgis.


Collection "Banc d'essais"
Format 12*21 cm
224 pages, 20 euros
ISBN : 978-2-7489-0077-4

En librairie le 14 septembre 2007
http://atheles.org/agone/bancdessais/satireprophetielesvo...

Editions Agone
BP 70072
F-13192 Marseille cedex 20

07.09.2007

Homnisphères, nouvelles publications

 
  Cinq nouveaux ouvrages pour cette rentrée 2007, cinq raisons de continuer à résister.
 
Quand l’édition n’est pas une fin mais un moyen…
 
Un moyen par exemple de faire la part belle et de donner la parole à des artistes engagés, des écrivains, des penseurs africains au moment même où le président d’une nation dite « éclairée », dans un paternalisme nauséabond et un esprit colonialiste d’un autre temps, déclame à Dakar, pas loin de Gorée haut lieu de la traite transatlantique et de la mémoire africaine meurtrie : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. (…) Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin (...) ».
 
Mais l’édition est également un moyen de donner et/ou redonner vie à des textes, des analyses, qui permettent de fournir des armes critiques pour lutter contre les mots d’ordre et l’incessante propagande imposés par la pensée dominante.
 
Un moyen enfin pour ne pas renoncer.
 
Sortie officielle le 20 septembre 2007
 
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Ousmane Sembène, une conscience africaine
de Samba Gadjigo
 
De Ousmane Sembène, écrivain mondialement reconnu et « père du cinéma africain », on ne sait que peu de chose. Né en Casamance en 1923 et mort à Dakar en 2007, fils de pêcheur, il a été maçon, tirailleur dans l’armée coloniale pendant la Seconde Guerre mondiale, puis docker à Marseille où il a découvert le marxisme-léninisme. Syndiqué à la CGT et membre du Parti communiste français dans les années 1950, il a participé sur le quai de la Joliette à toutes les manifestations contre l’exploitation des ouvriers, les guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie et la guerre de Corée.
De son « village africain » de Marseille, ce militant autodidacte à la limite de l’illettrisme a organisé la défense des travailleurs noirs d’abord dans la cité phocéenne puis dans toute la France, et a travaillé avec acharnement à la promotion des organisations politiques dédiées à la libération de l’Afrique.
C’est à partir de cette expérience hors norme, de son combat contre l’exploitation et l’oppression des peuples que Ousmane Sembène, Le docker noir, a produit une œuvre littéraire et cinématographique majeure. Convaincu de la prééminence de l’action culturelle sur l’action politique « directe », il a décidé de se faire « la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche ».
 
Titulaire d’une maîtrise de Lettres Modernes de l’Université de Dakar (Sénégal) et d’un Ph.D. de l’Université d’Illinois (Champaign-Urbana, Etats-Unis), Samba Gadjigo est professeur de français et de littérature africaine à Mount Holyoke College (Massachusetts, Etats-Unis).
 
Collection Latitudes Noires, 256 p., 17 euros
 
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Manifeste d’une nouvelle littérature africaine
Pour une écriture préemptive
de Patrice Nganang
 
On ne peut plus écrire aujourd’hui en Afrique, comme si le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 n’avait jamais eu lieu. Ce génocide n’est pas seulement la culmination sur le continent africain du temps de la violence. Il est aussi le symbole d’une idée qui désormais fait corps avec la terre africaine : l’extermination de masse perpétrée par des Africains sur des Africains.
Ecrire, ce n’est pas seulement raconter des histoires. C’est aussi inscrire ses mots dans la profondeur autant d’une terre que d’un rêve. C’est aussi bien saisir les racines de l’océan, que titiller les dieux. Bref, c’est risquer sa vie. Or si la génération d’auteurs africains d’aujourd’hui est née indépendante, elle a grandi avec les génocides, les violences, les dictatures, le chaos et l’exil.
Il s’agit donc pour nous moins d’inventer un style juste pour dire la tragédie de notre continent, que de créer un style d’écriture qui rende cette tragédie dorénavant impossible : c’est ce style d’écriture que nous appelons écriture préemptive. Parce que le concept de préemption est usé par le politique, aujourd’hui, nous réclamons le droit de le redéfinir à notre guise ; en l’inscrivant dans les logiques tourbillonnantes et parfois si affreuses de l’histoire africaine, et en lui insufflant la vision qui est la nôtre : celle d’un écrivain originaire d’Afrique.
 
Patrice Nganang est professeur de théorie littéraire à la State University of New York, Stony Brook. Il est l’auteur de plusieurs romans, contes et recueils de poèmes ainsi que de nombreux essais, traduits en plusieurs langues. Son roman Temps de chien a reçu le prix Marguerite Yourcenar (2002) ainsi que le Grand Prix de la Littérature d’Afrique noire (2003). Il a publié L’invention du beau regard. Contes citadins chez Gallimard en 2005.
 
Collection Latitudes Noires, 320 p., 18 euros
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Le problème du changement social dans la société technologique suivi de Marxisme et féminisme
de Herbert Marcuse
 
Herbert Marcuse s’est fait connaître en France par deux livres visionnaires : L’Homme unidimensionnel. Essai sur l’idéologie de la société industrielle avancée et Éros et Civilisation. Contribution à Freud.
Les deux textes qui sont ici publiés élaborent dans leurs grandes lignes les thématiques centrales de ces « missiles théoriques ». Ils montrent surtout à quel point la pensée lumineuse, concrète et incisive de Marcuse est plus que jamais un affront aux obscurantismes sectaires, aux indifférences postmodernes, aux opiums du peuple religieux et sportifs, aux retours des autorités et aux compromissions serviles à l’état du monde tel qu’il est.
La dialectique combative de Marcuse est un appel sans cesse renouvelé, sans cesse précisé, à refuser en bloc le principe de réalité devenu totalitaire et à s’opposer à l’un des aspects les plus controversés de la civilisation industrielle avancée : le caractère rationnel de son irrationalité.
Lire ou relire Marcuse, c’est retrouver le désir de penser contre nos capitalismes intérieurs.
 
Herbert Marcuse (1898-1979), philosophe, fut l’un des principaux théoriciens de l’école de Francfort. Ses écrits traduits en français ont très largement inspiré le mouvement de Mai 68 et la Nouvelle Gauche européenne et américaine. Les travaux de Hegel, Marx, Freud, Lukács et Husserl constituent les fondements de sa critique radicale de la société.
 
Collection Horizon Critique, 96 p., 10 euros
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Heidegger, le Berger du néant
Critique d’une pensée politique
de Jean-Marie Brohm, Roger Dadoun, Fabien Ollier
 
Martin Heidegger fut recteur de l’université de Fribourg dès l’avènement des nazis au pouvoir. Idéologue de l’hitlérisme, il ne cessa d’exalter le destin völkish du peuple allemand qualifié de « peuple métaphysique ». Ses disciples français ont non seulement dissimulé son appartenance au nazisme mais ont même osé le présenter ces dernières années comme un résistant au national-socialisme.
Les interventions des intellectuels heideggeriens méritent une critique capable de briser les fondements intellectuels des divers révisionnismes, négationnismes et autres banalisations de l’hitlérisme. On ne peut se passer pour cela d’un retour à l’œuvre fétiche de Heidegger : Sein und Zeit.
La duplicité philosophico-politique de cette pièce maîtresse est un appel souvent explicite, au nom de la « communauté de destin du peuple allemand » et de la dénonciation du cosmopolitisme « déraciné », à la négation de l’être de l’autre.
Derrière les images champêtres et bucoliques utilisées par Heidegger, se dissimule en fait un « Berger du néant » qui légitime l’introduction du nazisme dans la philosophie.
 
Jean-Marie Brohm est professeur de sociologie à l’Université Montpellier III, directeur de publication de la revue Prétentaine.
Roger Dadoun est philosophe, psychanalyste et professeur émérite de littérature comparée à l’Université Paris VII-Jussieu.
Fabien Ollier est doctorant en philosophie, directeur de publication de la revue Mortibus.
 
Collection Horizon Critique, 192 p., 13 euros
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La tyrannie de l’automobile
Du rêve à la calamité
de Pierre Gillet
 
Très profondément intégrée dans notre culture, l’automobile a complètement modifié l’organisation de nos cités, notre vie, notre perception de l’espace et du temps. Le « tout voiture » s’est installé progressivement, sans même que l’on s’en aperçoive.
La voiture est devenue incontournable, surtout lorsque l’on vit isolé. Il ne s’agit donc pas de stigmatiser l’automobiliste, mais plutôt de lui permettre de recouvrer sa liberté… et qu’enfin il puisse choisir et changer son mode de déplacement sans devenir un « handicapé  social ».
Rappelez-vous, en 1968, ceux-là mêmes qui roulent maintenant en BMW et en 4X4 disaient à l’époque : « La bagnole, ça pue, ça pollue et ça rend con ». Mais rien ne nous oblige à devenir aussi cons qu’eux ! D’autant qu’aujourd’hui, plus qu’hier encore, un changement drastique est à la fois possible et surtout indispensable.
 
Pierre Gillet vit en famille dans le Lot, loin des tumultes du « spectacle », entouré de nature, de livres et de musique. Il propose depuis 2005 un abonnement gratuit et sans publicité de résumés d’essais « Des livres et les idées ! ».
 
Collection Expression Directe, 112 p., 10 euros
 
Des extraits sont en ligne sur www.homnispheres.com
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Editions Homnisphères
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22.08.2007

Revue MORTIBUS, n° 4/5, “Faim du travail”

à paraître en octobre 2007

Revue MORTIBUS, n° 4/5, “Faim du travail”, 384 p., illustré, 25 €

E-mail : fabien.ollier@wanadoo.fr
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Si les modalités du travail font souvent l’objet de critiques, le travail en tant que tel (la chose elle-même) demeure le point aveugle par excellence. On veut bien critiquer la marchandisation du monde et des hommes, mais rares sont ceux qui osent s’attaquer à la racine même de la production de marchandises et de valeurs. Le lien sacré qui unit l’homme au travail est intouchable, et reste quasiment inviolé ; quiconque l’attaque se heurte à l’union sacrée des travaillistes. Aujourd’hui, comme en de plus sinistres époques, l’idéologie la plus néfaste subsiste : arbeit macht frei. L’anachronisme dans lequel nous plongent les gouvernements qui ne se plient qu’au bien-être d’un système économique devenu autonome, nous transforme en spectateur d’un vaste crime organisé. Plus qu’à tout autre moment de l’histoire, il est donc temps de dire que la liberté rend le travail !

sommaire :

MORTIBUS
L’os du travail
Roger DADOUN
De quoi l’homme-il travaille ?
Dietrich HOSS
De la lutte contre le capital à la lutte contre le travail
Ernst LOHOFF
Terreur du travail et critique du travail
Denis COLLIN
Le Moloch a faim
Philippe RIVIALE
Travail salarié, travail aboli
Jacques FRADIN
Travail-mort
Olivier GRAS
Travail mort. Mort du travail ?
Christophe DARGÈRE
Inconcevable critique du travail
Philippe GODARD
Rapport sur les illusions entretenues au sujet du travail
Crisso / Odoteo
Empire, travail et multitude
Didier PAGÈS
Crise du travail
Laurent CORDONNIER
Du capital humain à la nouvelle domesticité
Thierry RIFFIS
Faire sauter la structure
Fabien OLLIER
Que faire ?... Travailler ?
Philippe CAUMIÈRES
Travail et autonomie
Jean-Paul GAVARD-PERRET
Le corps prolétarien
Marie-Claire CALMUS
Si le travail valait la peine en n’en étant plus une
Thierry Riffis et Fabien Ollier
Ça me travaille
Jean-Luc DEBRY
Psychogéographie de l’aliénation désirée
Michel KELLER
Le rabougrissement satisfait des sociétés postmodernes
Katrine DUPÉROU
Ridiculum vitae
Fabrice PAGE
Un aller simple
Gilles BIZIEN
Faim d’exister
Philippe RIVIALE
Les dessous de la chose en soi
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Bon de commande de Mortibus n°4/5
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Je désire recevoir.....exemplaires du numéro 4/5 de Mortibus au prix de 25 euros l’unité.
Veuillez joindre un chèque à l’ordre de “Association Mortibus”. Adresse : 5 place publique, 60420 Dompierre. Frais de port : 3 €.

26.06.2007

C.A.R.T.E.L. Diffusion

 C.A.R.T.E.L. Diffusion est une association qui regroupe 4 maisons d’édition indépendantes, animées par la volonté d’assurer la visibilité et la viabilité de leurs publications sur le marché francophone du livre et de continuer ainsi à concevoir et à soutenir des projets éditoriaux originaux et ambitieux :
- Les éditions Le Mort-Qui-Trompe : www.le-mort-qui-trompe.fr
- Les éditions Hermaphrodite : www.hermaphrodite.fr
- Les éditions La Maison Close : www.lamaisonclose-totem.com/
- Les éditions Maelström : www.maelstromeditions.com/
Découvrez dès aujourd'hui les nouveautés du catalogue commun de C.A.R.T.E.L. Diffusion :
 FICTIONS
Jean-Marc Agrati, Ils m'ont mis une nouvelle bouche, éd. Hermaphrodite.
La poésie simple et féroce d’Agrati est sans limites. Elle agit comme une machine à voyager dans le temps et dans l’espace, entre passé colonial et futur décadent. Vous arpenterez les trottoirs de Paris et les routes d’Afrique sur les traces du Diable, vous serez propulsés dans le cosmos avec Spok et dans l’Histoire avec Joséphine de Beauharnais. Rêve et réalité se fondent dans un fantastique social et donnent lieu, à travers 19 nouvelles, à un étrange voyage spatio-littéraire.

Jean Claude Tardif, Prorata temporis, éd. Le Mort-Qui-Trompe.
Dans un monde où optimisation, assainissement et transparence sont devenus les maîtres mots, une poignée d’hommes a réussi à échapper aux procédures de contrôle mises en place par le Leader. Ce sont les Obbomen, des vieillards affamés et traqués. Contraints de se nourrir de chiens ou de cadavres humains, ces improductifs des bas-quartiers sont exposés à des chasses à l’homme dûment réglementées. Un récit poétique d’anticipation doublé d’une fable sombre autour des rapports entre pouvoir, liberté et langage.
Plus d'infos : http://www.rezolibre.com/librairie/liste.php?cate=80&...

Sophie Buyse, Autopsy, éd. Maelström.
Mise à nu, auto-analyse, méditation sur l’écriture, sur la peinture
(Mara, Zoran Mušič ) ou bien sur la musique (Le veilleur de nuit),
interview d’un homme qui a vu passer le siècle (Le Général)...
ces récits tournent autour de questions centrales pour toute
existence : l’autre comme miroir de soi, la frontière entre la vie,
l’amour et la mort… d’où le titre : Autopsy.
Philippe Boisnard, PanCake, éd. Hermaphrodite.
Déf. 1 : Gâteau anglais, très apprécié en Amérique du Nord et ressemblant à une crêpe épaisse ou à une galette.
Déf. 2 : Fiction poétique hypnotique qui mêle le fantastique et l’oralité en décrivant le vertige fascinant d’un homme avec un trou dans le ventre qui ne cesse de s’agrandir.

 REVUES

Carbone, revue d'histoire potentielle n°3 "Sabotage", éd. Le Mort-Qui-Trompe.
Après « Esclave » (n°1), « La Fin » (n°2), le numéro 3 de Carbone s’intéresse au « Sabotage ». Textes critiques, fictions théoriques et récits d’anticipation s’entrecroisent pour interroger le dynamitage de la norme et des formes dans les avant-gardes (de Guy Debord à Pierre Guyotat, de Dubuffet au body hacking), l’histoire méta-politique du sabotage (du Werwolf à Baader), les stratégies pour une action critique concrète (barbouillage, brouillage, piratage)...
Plus d'infos : http://www.rezolibre.com/librairie/liste.php?cate=80&...

Singe, revue contaminée à l'attention des générations futures, n°5 "L'ange et la chute", éd. La Maison close.
Revue littéraire, SINGE se propose de jeter un œil sur notre époque naufragée au travers du regard de la peinture, de la photographie, de la psychanalyse, du théâtre, ou encore des sciences humaines. Ainsi, nouvelles, formes courtes, poésie, articles et entretiens se mêlent une iconographie rigoureusement sélectionnée et utilisée comme lettre, porteuse de vivacité, d’émotion et de sens. Artistes, écrivains, universitaires de tous bords, se croisent, se rencontrent et s’affrontent au fil des pages.
Plus d'infos :
http://www.rezolibre.com/librairie/liste.php?cate=127&...

POESIE

Alejandro Jodorowsky, Solo de Amor, éd. Maelström.
"…Ah cette assourdissante demande Ah cet effondrement
cette envie de te faire air et terre et peau et sang
comme la lumière, comme le miel, comme une louve noire
Que puis-je t’offrir de plus que mon propre centre ?..."

Plus d'infos : http://www.rezolibre.com/librairie/liste.php?cate=72&...

ESSAI

Bernard Andrieu, Etre touché - Traité sur l'haptophobie contemporaine, éd. La Maison Close.
Nous avons  peur de toucher et d'être touché par les autres. Notre anesthésie interdit à notre corps toute sensation :  tact, caresse, attouchement, effleurement, contact, proximité… Pourtant si intouchable, chacun se précipite dans une perte de contrôle de soi, une prise de risque inconsidérée, et un défoulement violent : harcèlement, torture, viol, pornographie, sport à risque… D'autres pratiques corporelles avec les autres nous réapprennent à toucher : massages, érotisme, sports de contact, glisses, manipulation…
Plus d'infos : http://www.rezolibre.com/librairie/liste.php?cate=127&...

 

Faîtes vos achats sur la librairie en ligne REZOLIBRE (paiement sécurisé): http://www.rezolibre.com/librairie/



C.A.R.T.E.L. Diffusion
Le TOTEM - 36, rue du Général Leclerc
54 320 Maxéville
FRANCE
Tél. 09 51 79 74 89
Fax. 03 83 31 79 72
Contact Librairies : Axelle Felgine

31.01.2007

Aux éditions Carnets du Dessert de Lune

NOUVEAUTES

Aux Carnets du Dessert de Lune, 2007 commence en février avec du jazz, de l’amour, du non-dit et du blues.


Un titre dans la collection Pièces Montées :

Visions of Miles - Textes et dessins : Yves Budin - 54 planches originales (34 quadri) (20 noir et blanc)
Préfaces : Marc Moulin et Jean-Pol Schroeder - Conception graphique et mise en page : Philipe Haulet
72 pages au format 29,5 x 20,5 cm - ISBN : 978-2-930235-75-2 - 24,00 €


Trois titres dans la collection Pleine Lune :

- Amoureuse - Eva Kavian - Proses et Poèmes - Couverture couleur et 24 illustrations intérieures en noir et blanc : Georges Van Hevel - 76 pages au format 14,8 x 21 cm - ISBN : 978-2-930235-76-9 - 11,50 €

- Coups de ciseaux
- Perrine Le Querrec & Stéphanie Buttay -
Texte : Perrine Le Querrec - Couverture couleur et 32 illustrations intérieures en noir et blanc : Stéphanie Buttay - Préface : Gérard Sendrey - 78 pages au format 14,8 x 21 cm - ISBN : 978-2-930235-77-6 - 12,00 €
 
- Ellis Island’s Dreams - Ménaché - Poèmes - Illustration couleur de couverture : Roudneff Présentation : Jean-Louis Jacquier-Roux - 38 pages au format 14,8 x 21 cm - ISBN : 978-2-930235-78-3 - 8,50 €
 

Ces 4 ouvrages vous sont proposés en souscription jusqu’au 26 février 2007.

Les 100 premiers souscripteurs des 4 titres recevront un dessin inédit d’Yves Budin, « Jazzman & Hudson Hornet » imprimé sur papier Greentop Naturel, 170 gr. , au format 29,7 x 21 cm, numéroté de 1 à 100 et signé par l’auteur.

Ces quatre titres seront présentés à la prochaine Foire du Livre de Bruxelles qui se tiendra du 28 février au 4 mars sur le stand N°139 en présence des auteurs Eva Kavian, Perrine le Querrec, Stéphanie Buttay et Yves Budin qui exposera les dessins originaux de “Visions Of Miles” durant toute la Foire.
Plus d’infos sur le programme complet de La Foire du Livre de Bruxelles tout prochainement.

En attendant, pour en savoir plus et donner suite à cette souscription si vous le souhaitez, n’hésitez pas à ouvrir la pièce jointe (elle est garantie sans virus).


Belle journée à vous.

JL Massot

http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com

08.01.2007

Ciné Karavan, appel à courts métrages

3 jeunes femmes viennent de fonder leur association : ciné karavan.

Ca a commencé par l'ouverture en septembre dernier d'un petit cinéma de plein air dans un quartier au sud de mexico, qui propose deux projections par mois.

Leur second projet est de créer un cinéma ambulant à travers la bolivie et le chili, entre octobre et novembre 2007. Ceci pour amener le cinéma à des gens qui n'y ont d'ordinaire pas accès, à travers des projections (gratuites) dans les rues, les places, les parcs, les églises ou tout autre espaces publics. Elles reviendront ensuite en france sur le même principe de cinéma ambulant pour proposer au public français des films mexicains, boliviens et chiliens glanés là bas, ainsi que le documentaire et les photos qu'elles réaliserons au cours de leur périple, l'été suivant (juillet-aout 2008)
L'ambition n'est rien moins que de "rompre les barrières, traverser les frontières, offrir d'autres regards sur le monde".

C'est dans cette optique qu'elles recherchent des courts métrages de réalisateurs français, muets ou sous titrés en espagnol, tous publics (c'est à dire ni sexe ni violence!)

Amis réalisateurs, si vous êtes intéressé, contactez Rebecca Reumaux ninar@netcourrier.com


leur site http://www.cinekaravan.multiply.com


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