16.04.2009
Les pistes du rêve
Solo atmosphérique sur un texte de Cathy Garcia "Les pistes du rêve". tiré de Mystica Perdita.
Chorégraphie et interprétation : Sèverine Delbosq, Cie l'Essoreuse
http://www.youtube.com/watch?v=KMgzVoYvwEg
voir aussi http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html
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25.02.2009
Mystica Perdita lu par Louis Savary
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24.01.2009
MYSTICA PERDITA, mon nouveau recueil tout chaud

« Qu'on le veuille ou non, ce recueil a été tiré à ...exemplaires. Il est réconfortant de penser que les imbéciles n'en sauront rien. »
Ce colophon-convient parfaitement à Cathy Garcia, experte en délits de poésie. Ses poèmes, dont le désir amoureux, la colère-sociale ou la jubilation créatrice tiennent lieu tour à tour d'azur, d'horizon et de ciel de traîne verbal, plongent ô colombe, lecteur mon frère humain, comme l'épervier sur sa proie.
Dans la candeur de ce "L'huma/Nité noïde/Hume "ou la sagesse de ce "Chercher le sens/N'a aucun sens/Le révélé/Demeure/Caché", nous devenons ces "transparents", ainsi qu'on appelait jadis les vagabonds qui se levaient avec l'aube-nouvelle.
Werner Lambersy, 23 janvier 2009
40 pages, illustrations nb originales de Jean-Louis Millet, imprimé sur papier recyclé qualité 115 g, ed. à Tire d'Ailes 2009
- 12 € + 2 pour le port -
Pour commande et renseignements :
delitpoesie chez wanadoo.fr
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24.11.2007
LES PISTES DU RÊVE
Défaire le crépuscule
Glisser dans les reflets renards de ses draps
Fixer l’horizon par des pointes d’améthyste
Le laisser sécher à la lune
Tracer un paysage au fusain de la langue
Compter les brûlis sur la peau
Les innombrables feuillets de nos masques pâles
Regarder fondre la vitre du réel
Ses reflets d’huile sur l’étendue de neige
Le roulis des roseaux
Grand soleil rouge à l’horizon brûlé
La neige est une plage de coquillages nus
Où les serpents marins
Sifflent des inconnues
Naître reconnaître dans les clameurs des sirènes
Les voix balbutiantes des poètes
Songes de sable
Châteaux d’écume
Nager dans leur trouble
En poissons de sang
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16.11.2007
SUTURE
Lunes de cire
Echo des frontières
Tracées au khôl
Nuit émaciée
Aux éclats de souffre
La langue des anges
Dérange les nerfs
Prend la douleur
Trois fois nouée
Mots souillés
Paupières éparpillées
Aux portes
Langues humaines
Langue de la soif
Première
Obstinée
Rapprocher les lèvres
Recoudre le mot
La plaie le meurtre
Par un baiser
Ou le silence
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29.09.2007
PASSE LE CISEAU
Du plomb fera-t-on métal solaire ?
Folle ou sage la grande perforatrice
Pour aller au cœur où réside le secret ?
Créatures oui
Mais de quoi ?
Dans son bain en fusion
Son rire apocalyptique
Grand x
Non résolu
Arbitre défoncé
Programmateur de génie
Méga lumineux
Maître amour
Chercher le sens
N’a aucun sens
Le révélé
Demeure
Caché
Au clair de lune masqué
Dans le dédale des méninges
Vont et viennent d’étranges
Silhouettes de papier
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13.09.2007
EN NERFS ET EN BOSSES BIEN EN CHAIR COMBLER LA FOSSE
Mordre
Les grappes de nuit lourdes amères
Mordre
Jusqu’au sang le soleil
Mordre la peau
Punir les marques
Du temps irrespectueux
Abîmer pour abîmer
Creuser le vertige
Sculpter un scalpel
Dans le silex des os
Fendre le fruit
Profaner sa chair
D’un rite animal
D’un rire rupestre
Injecter au cœur
Un virus de vie
Clarté sereine
Éblouissement
Orageuse beauté
De l’entraperçu
Gravir un bout d’éternité
Etait-ce bien la peine ?
Plaie obscure de la nuit
Dans nos paumes accolées
Rêve bu au carreau du destin
Est-ce en creusant que l’on ouvre un espace ?
À coup de langues de pioche
Tirer du sensible un semblant de sens
Ou tout au moins l’essence
Le sacre du réel
L’homme qui brûle
Dit à l’homme qui pleure :
Elève-toi !
Jette la dépouille du monde
Et danse !
15:20 Publié dans Cathy Garcia MYSTICA PERDITA, 2009 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.07.2007
LA GRANDE OCÉANE
Clé psychotrope
Boîte noire énigme
L’huma
Nité noïde
Hume
Inspire conspire
Souffle râle crache
Venin lumière
La grande trouille
Les mots ôtés
De la bouche
Vissés dans le crâne
Comment dire ce que l’on ignore
Qui bave pourtant à nos commissures ?
Le béant du puits
L’éclat du parfait
Parfaire
Ce que nous sommes
Sommés d’être
Assommés
Sans cesser de rêver
L’inabordable
Rive étoile horizon
Où nier le mal
Liqueur sombre
Des maux secrets
Flacons de nuits
Dont l’âme se soûle
En grande océane
14:40 Publié dans Cathy Garcia MYSTICA PERDITA, 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.03.2007
RIEN QUE DES MOTS
Terre fleuves lagunes endormies
Mots d’hommes en langues aguerries
De verre d’entailles de boue de bruit
Fresque presque écarlate
Criblée de sang de sève antique
Mots appointés flèches pilums
Icônes hurlantes
Veines crachées
Percluses d’incendie
De gorges écharpées
Palais meurtris
Mots feuilles flammes
Folies de lambeaux décousus
Oripeaux de mots dits
Criés jetés usés
Démodés des mots
Hasardés divagués
Largués au galop
Griffes fauves à l’affût
En creux traces pistes
À suivre à perdre
Vertige voltige
Mots rapaces
Planent plongent
Visent l’espace
Entre mots
Entre nous
Mots esprits sable reptiles
Sueur sperme salive
Mots noircis de nos sexes vortex
Façonnés à faire tourner
Ciel tête bol monde
Coquillages galets de lune
Mots de crânes enchevêtrés
Tissés de broussailles
De bulles sel cendres
Poussières d’ossatures inséminées
De mots ligatures
Mots moi mots
Moi mots moi
Partis en fumée
Mégots...
22:05 Publié dans Cathy Garcia MYSTICA PERDITA, 2009 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
26.12.2006
PLUME
Parure d’ange et d’os
Ballerine des murailles
La poser un peu
Et lisser comme si elle n'était qu’une
Que le vent emporte
Dépose à son gré
17:10 Publié dans Cathy Garcia MYSTICA PERDITA, 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


