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15/11/2018

Revue Nouveaux Délits n°61 - Cathy Garcia Canalès

 

 

Extrait de "Mordre les temps de mort" parmi les extraits du recueil Aujourd'hui est habitable présentés dans ce numéro en écho à sa parution chez cardère éditeur, en septembre 2018. Lu par l'auteur.

En savoir plus : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

 

27/10/2018

Aujourd'hui est habitable lu par Marianne Desroziers

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Les poèmes de CathyGarcia-Canalès sont plein d’odeurs : des odeurs fortes et entêtantes de lilas, de forêt, de foin. Des odeurs qui nous traversent et nous imbibent comme une pluie drue qui nous mouille jusqu’aux os. De cela on ne sort pas indemne. La poésie de Cathy Garcia n’est pas polie (dans les deux sens du terme), elle n’est pas aimable et lisse : elle est sauvage, cruelle, son relief présente des aspérités Gare aux limailles dans l’oeil et aux échardes dans les doigts ! Elle est par ailleurs empreinte si ce n’est de mysticisme en tout cas d’une relation intense aux forces invisibles.
 
Cathy Garcia-Canalès n’écrit pas comme une intellectuelle qui se regarde écrire : elle écrit comme si elle sculptait du bois, avec la même ardeur et la même humilité d’artisan.
 
Le recueil de compose de 7 poèmes dont un éponyme. Si dans tous les poèmes, Cathy Garcia nous emmène (en nous incluant dans son “nous” et son “on”, voire en nous tutoyant) dans un tourbillon de sensations, célébrant ainsi l’élan vital auquel puise la source poétique, j’avoue une nette préférence pour “Mordre les temps de mort” dont un extrait sert de quatrième de couverture. C’est un des plus beaux passage du recueil selon moi :
 
bientôt nous irons nous aimer
la tête ourlée de pluie
couchés dans le foin
avec dans le coeur 
un rêve encore salé
nos poitrines sentiront
la sauge et le lilas
nous irons allumer
un feu de souches veinées
dans la taillis des rides
 
Alors oui, envers et contre tous les rabat-joie, les réactionnaires et les pessimistes de tous poils, et autres prophètes de malheur, la poète réussit à nous convaincre qu’ “aujourd’hui est habitable”... si l’on parvient à peupler sa vie de poésie.
 
On peut en savoir plus sur le livre et le commande ici. 
 
Cathy Garcia dirige la revue de poésie vive Nouveaux Délits - à laquelle je vous conseille de vous abonner - 
 

26/09/2018

Aujourd’hui est habitable lu par Maëlle Levacher pour le litteraire.com

 

 

Aux prises avec l’insaisissable

Le der­nier opus de Cathy Gar­cia Cana­lès peut se lire de diverses façons. Emporté par ses images et pro­phé­ties, on glis­sera dans le cou­rant de cet éner­gique « jus de poème » (p. 25) teinté d’une menace, d’une urgence indé­fi­nies. Ou bien, atten­tif aux clés de lec­ture qui pour­raient éclai­rer l’intention pre­mière de la poé­tesse, on lira peut-être le jour­nal d’une mala­die, d’un affron­te­ment au « temps de mort » (p. 18), d’une sub­ver­sion de tous les déter­mi­nismes – ceux du corps, ceux du temps – opé­rée par la parole poé­tique grâce à laquelle « la crue du vivre défer­lera » (p. 29).
L’être dont on entend ici la voix explore des mondes de sen­sa­tions et fusionne avec ce qui l’environne : l’annonce « nous irons allu­mer / un feu de souches vei­nées / dans le taillis des rides » (p. 13) super­pose les veines du bois et les plis de la peau, en même temps que le passé et l’avenir. Tous les poèmes du recueil disent l’ambivalence des choses (ce der­nier oiseau, « il chante / il fiente / fluide et serein », p. 34), l’articulation des valeurs oppo­sées et des per­cep­tions contras­tées (« la caresse des fumées / la rosée des brous­sailles / et le poivre des den­telles », p. 17), et entre les strophes se joue l’alternance per­pé­tuelle du bon et du mauvais.

C’est dans ce mou­ve­ment, dans ces oscil­la­tions que se déploie la réin­ven­tion de la légè­reté, de la liberté, de l’affirmation de soi comme sujet sen­tant, vivant avec une volon­taire inten­sité. Au cours de l’épreuve, « dans la cuve du crâne on entend / l’étrange res­sac de l’acide / l’esprit cata­racte éclate les cou­tures / tan­dis que dévalent par maints ori­fices / les pen­sées mornes en ruis­seaux de plumes » (p. 25), et la matière poé­tique est tout humeurs, fluides : sang, salive, larmes, venin…
On ne sait si l’invitation qui clôt le recueil s’adresse au lec­teur, lui pro­po­sant de vivre à son tour dans sa chair cette odys­sée de dou­leurs et de luttes – pro­vo­ca­tion para­doxale en ce qu’elle est aussi une conso­la­tion –, ou si elle est adres­sée à l’instance poé­tique par sa propre voix concluant elle-même à sa puis­sance vitale, ici attestée.

 

Maëlle Leva­cher

http://www.lelitteraire.com/?p=43437

 

 

 

 

Aujourd'hui est habitable sort aujourd'hui !

 

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"Magnifique ! Très noir, sans concession aucune, écrit au scalpel ! Bravo et merci"

Jacques Cauda

 

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Pour lire les premières pages : 

http://cardere.fr/doc/EXTRAIT-aujourdhui.pdf

 

44 p., 14x21, ép. 4 mm, pds 80 g
Sept. 2018, isbn 9782376490074

12 euros

 

https://cardere.fr

 

 

 

 

18/08/2018

Lancement de souscription pour "Aujourd'hui est habitable", en Poésie chez Cardère

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j'ai la joie de vous annoncer - et cette fois pour de bon et dans de bonnes conditions chez un éditeur de confiance, la parution d'Aujourd'hui est habitable, accompagné de trois de mes photos.

 

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Ce sera donc mon quatrième bébé à voir le jour chez Cardère éd. 

Une souscription est lancée, jusqu'à parution en septembre

à 10 euros au lieu de 12 euros prix public, port gratuit :

https://cardere.fr/poesie-contemporaine/151-aujourd-hui-e...