07.07.2009
Brèves Honduras - 6 juillet 2009
| Michel Collon et Cédric Rutter |
| Des députés quittent le pays 06/07/2009 Selon des déclarations faites sur Radio Globo et confirmées par des journalistes de l'agence AP, on confirme que les députés titulaires et suppléants de la Junta Directiva del Congreso de Honduras ont quitté le pays. De même, plusieurs députés du Congrès ont quitté le pays, laissant le président putschiste Roberto Micheletti seul. Source: http://www.honduraslaboral.org/leer.php/1915 Plus de 600 personnes emprisonnées 06/07/2009 Un total de 651 personnes sont détenues au Honduras depuis le couvre-feu annoncé par le gouvernement putschiste le dimanche 28 juin. Selon le quotidien La Tribuna de Honduras, dimanche passé, 278 personnes étaient détenues. Source: http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=189545&le... Le seul soutien de Micheletti est la Force Armée 05/07/2009 « Personne ne pourra faire pression sur moi », a-t-il déclaré à la fois contrarié et sur la défensive, tout en « reprochant » à la journaliste l'usage du mot « coup d'Etat » dans sa question. Micheletti n'a démenti à aucun moment que les entreprises lui aient retiré leur appui et sa réponse selon laquelle personne ne pouvait faire pression sur lui a confirmé ce qui s'est passé, ce qui avait été constaté par station (émettrice de radio). Source: http://www.vtv.gov.ve
Les entreprises retirent leur soutien au gouvernement putschiste Yvke Mundial 05/07/2009 Luis Galdamez, de Radio Globo Honduras, a confirmé que les patrons Ricardo Maduro, Rafael Ferrari et Carlos Flores Facussé ont tenu ce dimanche matin une réunion avec le gouvernement putschiste et lui ont retiré leur appui. L'ex président Carlos Flores, considéré comme un des principaux idéologues et promoteurs du coup d'Etat, aurait quitté le Honduras avec sa famille pour Washington. Source : http://www.aporrea.org/internacionales/n138065.html
Zelaya a atterri au Nicaragua 05/07/2009 L'avion qui transportait le président légitime du Honduras, Manuel Zelaya, a atterri à Managua, au Nicaragua, après que des militaires du régime putschiste eurent placé deux véhicules comme obstacles sur la piste d'atterrissage de l'aéroport international de Tegucigalpa, obligeant le président à se détourner de sa destination originale. Source: http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=189518&le... Au moins deux morts à l'aéroport 05/07/2009 L'Armée hondurienne a commencé à lancer des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants qui attendaient la venue de Zelaya. Selon des témoignages diffusés par la chaîne téléSur, il y aurait au moins deux personnes tuées, dont une par un tir en pleine tête, et de nombreux blessés. Un représentant de la Police a confirmé à l'Agence AFP l'existence de au moins deux morts et de blessés. Source: http://www.noticias24.com/actualidad/noticia/63707/fuerte... Des obstacles sur la piste, pour empêcher l'atterrissage de l'avion de Zelaya 05/07/2009 L'avion vénézuélien qui transporte Manuel Zelaya, président du Honduras, s'approche de l'aéroport de Tegucigalpa, au Honduras, qui est gardé par des militaires fortement armés. Ces militaires, quelques minutes auparavant, ont assassiné au moins deux personnes dans la gigantesque manifestation qui attendait Zelaya. Deux Jeep militaires ont été placées au milieu de la piste pour empêcher l'atterrissage. Source : www.Aporrea.org / Presse YVKE Les USA ont qualifié la suspension du Honduras de l'OEA de « juste et nécessaire » 05/07/2009 « C'est une décision juste et nécessaire, en raison du manque de progrès dans le rétablissement de l'ordre démocratique au Honduras ; les Etats-Unis ne pouvaient considérer d'autre alternative à la suspension du Honduras », a ajouté le porte-parole du Département d'Etat des USA, Ian Kelly. Le diplomate étasunien a réaffirmé que le coup dEtat perpétré contre le président du Honduras, José Manuel Zelaya, est « illégal et inconstitutionnel ». Source: http://www.abn.info.ve Traduit par Jean-Louis Seillier et révisé par Karima Ayoub pour Investig'Action. |
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03.07.2009
Honduras : les vidéos qu'on ne voit pas ici
09:32 Publié dans AMÉRIQUE LATINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
Appel du Honduras
Bonsoir Michel,
Au même instant que tes messages arrivent, bien des choses importantes sont en train de se passer en Honduras. Radio Progreso est interdite d'antenne depuis ce lundi vers 10H00 d'Honduras. La page web de la station est aussi bloquée. En revanche, ALER a réussi à faire passer mon signal de Progreso à travers son système satellitaire.
Je te demande au nom de nos frères honduriens de faire tout ton possible pour diffuser la nouvelle et faire le nécessaire pour empêcher que la population hondurienne reste dans l'ignorance de ce qui est en train de se passer là-bas. Plusieurs dirigeants et membres de la résistance populaire hondurienne n'arrêtent pas de demander cela. Faire savoir qu'ils occupent des postes de péage, des ponts etc et ont promis de rester mobilisés dans une grève nationale au finish jusqu'au retour de Mel Zelaya, le président légitime de ce pays. http://www.aler.org
Pour ceux qui parlent ou comprennent la langue, cliquez sur ALER satelite en directo.
VENCEREMOS! NOUS VAINCRONS!
Bien à toi,
Alejandro
Infos brèves et urgentes
sur www.michelcollon.info - Investig'Action
Le président Zelaya retournera jeudi au Honduras - Hillary Clinton - Envoyez un mail de réprobation au pseudo-président - Appelez l'administration Obama - Un caricaturiste arrêté - Répression de la protestation populaire - L'unité des forces armées se rompt - Communiqué Telesur - Libération de la journaliste arrêtée - "Délit impardonnable : demander au peuple" - Jamais sans le consentement des USA - L'ambassadeur de Cuba agressé. - Guatemala, Salvador et Nicaragua font blocus - Chili et Mexique : retrait des ambassadeurs
LIRE : http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content...
TEST-MEDIAS - COMMENTAIRE DE MICHEL COLLON :
Le public européen ignore la vaste protestation populaire au Honduras, et sa répression.
On veut faire croire qu'Obama est innocent. Comme si les militaires honduriens n'étaient pas formés et encadrés par Washington. Comme si le gentil Obama ne venait pas d'augmenter le budget de la CIA, donc des coups d'Etat. Pour empêcher l'Amérique centrale de basculer à gauche et de conquérir son indépendance.
Une tactique classique : d'abord, Obama refuse de condamner le coup d'Etat et appelle au "dialogue". Si les putschistes l'emportent, il gagne. S'ils perdent, il les désavouera. Classique aussi, la diabolisation du président Zelaya. Solliciter un deuxième mandat présidentiel, comme dans la plupart des pays européens ? Quelle horreur ! Comment un leader résistant aux USA ose-t-il demander d'être réélu ? 400.000 Honduriens ont signé pour qu'il en ait le droit ? Leur voix comptent moins que celle de l'Armée, du patronat et des évêques.
En Amérique latine, l'Histoire se répète. A nous de contribuer à y mettre fin.
LECTURES :
MICHEL COLLON - http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&c...
MICHEL COLLON - http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content...
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14.06.2009
Pérou : la répression continue
Lima - Le pouvoir continue la répression contre les médias régionaux, celles qui informent de la vérité. Le 11 juin, les bombes de la police ont défiguré le visage de l'avocat Hildebrando Castro Pozo, à l'occasion des manifestations ; il y a dizaines et dizaines des personnes blessées, et arrêtées pour la police.
Continúa la represión contra los medios de comunicación regionales que informan la verdad. Hay un abogado, Hildebrando Castro Pozo, con el rostro desfigurado por las bombas de la policía el día de ayer en las protestas, decenas de heridos y decenas de detenidos en todo el país.

Légende de l'image :
16 juin 12h-14h, Place de Nations:
Le 5 juin, la Police Nationale du Pérou a ouvert le feu depuis des hélicoptères sur un barrage routier que tenaient 5.000 Indiens dans la région Amazonas à Bagua, au nord du pays. Un premier bilan qui s’alourdit d’heure en heure fait état de la mort d'au moins 50 manifestants et 22 policiers et plus de deux cents blessés. Le couvre-feu a été décrété depuis et les arrestations de militants se multiplient. Les blessés sont arrêtés dans les hôpitaux, il y aussi des disparus.
Depuis deux mois, les indiens de la région mènent une grève pacifique illimitée pour obtenir l'annulation de onze décrets pris pour livrer l'Amazonie péruvienne aux multinationales dans le cadre des traités de libre commerce, en particulier aux compagnies pétrolières, forestières et minières.
Org : Sociedad Civil Perú-Ginebra – Action Populaire contra la Mondialisation – Cambia Perú –Librairie Albatros
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Ginebra- Suiza
- 16 de junio 12-14h00. Plae de Nations : manifestación «¡Alto inmediato a la represión en el Perú!»
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12.06.2009
Pérou : Quand le chien du jardinier montre ses dents
par Javier Diez Canseco
Le Pérou, divisé et discriminatoire, vient à nouveau d’exploser. Alan García et son cabinet ont donné l'ordre de déloger – à feu et à sang – les autochtones qui occupaient Corral Quemado et les zones proches de la route Fernando Belaunde, déchaînant une sanglante vague de violence. Avec troupes de choc, véhicules blindés et hélicoptères, jets de lacrymogènes et tirs à balles réelles, ils ont allumé l’incendie. Celui-ci s’est rapidement propagé depuis les hameaux d’Utcubamba et Bagua Chica, jusqu'à la caserne de pompiers n° 6, où 38 policiers étaient retenus. Le bilan n’est pas précis, car les cadavres auraient être jetés dans le fleuve, mais nous savons que des dizaines d’autochtones, civils et policiers, sont morts, leurs familles les pleurent sans pouvoir récupérer leurs corps, et d’anciennes cicatrices se rouvrent.
Tel un croisé médiéval contre les infidèles, García a décidé de mettre fin à la revendication autochtone, qui, avec une grande fermeté, s’oppose à son plan de bradage de l'Amazonie découpée en parcelles au bénéfice des grandes entreprises extractrices de matières premières, au mépris des droits des communautés et de l'environnement.
Maintenant, de manière psychotique, c’est un soi-disant complot, même international, une manipulation d’indigènes ignorants. Mais García avait annoncé ses plans aux communautés et aux petits propriétaires ruraux dans « Le chien du jardinier ». En octobre 2007, il avait dit que la modernité et le progrès allaient de pair avec de gros investissements et des entreprises transnationales. L'investissement « a besoin de propriété (de la terre) sûre, mais nous nous avons fait l’erreur d’attribuer des petits lots de terrain à des familles pauvres qui n'ont pas un centime pour investir ». Il poursuivait, catégorique : « C’est de la démagogie et un mensonge de dire que ces terres ne peuvent pas être touchées parce qu'elles sont des objets sacrés et que cette organisation communale est l'organisation originaire du Pérou ». Et il soulignait : « … dans tout le Pérou (il y a) des terres en friche parce que le propriétaire n'a pas de formation ni de ressources économiques, par conséquent sa propriété n’est qu’apparente. Cette même terre vendue par grandes parcelles apporterait la technologie dont les membres des communautés profiteraient également». C’est on ne peut plus clair : la propriété des pauvres « est apparente » et inutile faute de capital. La propriété réelle, que l'État doit imposer, c’est la grande propriété.
Avec les dispositions législatives que le Congrès lui a déléguées pour « adapter la législation au Traité de libre-échange avec les USA », sans scrupules et manoeuvrier, il a cru trouver l'occasion d'imposer sa vision révélée. Il a lancé une offensive contre les communautés et l'Amazonie avec des décrets législatifs (DL) sans consultation (en violant la Convention 169 de l'OIT et d'autres) et a provoqué la réaction des peuples amazoniens. Les efforts pour aboutir par la négociation ont été vains jusqu'à ce qu'en août 2008, grâce à une grève, ils arrachent la dérogation à deux DL et la révision des autres. On assista ensuite au retour du jeu de bascule et de la tromperie. Le 9 avril une seconde grève fut décrétée. Mais là, le Congrès avait penché du côté de García et fit échouer la discussion et sur l'approbation antérieure de ses propres décisions de déroger aux DL anti-amazoniens. Entretemps, Simon ([e Premier ministre, Yehude Simon, NdT] biaisait par un « dialogue » et jouait la montre, cherchant à ignorer les leaders de l'Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (Aidesep), et il préparait la répression.
Le gouvernement savait que beaucoup de gens de la zone étaient des anciens combattants de la guerre du Cenepa [conflit avec l’Équateur en 1995 dans le District de Cenepa, dans la province de Condorcanqui, zone frontalière,NdT], réservistes ou ronderos [membres des milices d’autodéfense communautaires nées dans les années 1970 dans le Nord du pays et instrumentalisées par le gouvernement au cours de la lutte contre le Sentier lumineux dans les années 80, NdT]. Les autochtones ont averti que dans cette lutte, il y allait de leur vie , même s’ils ne voulaient pas de violence. Mobilisés massivement, ils ont recherché plusieurs fois la voie des négociations, qui s’est avérée infructueuse. Mais García faisait pression sur le cabinet et sur Cabanillas [Mercedes Cabanillas, ministre de l'Intérieur, NdT] pour en finir avec le conflit. Ainsi est née l’opération maladroite du « jour de l'environnement » - aujourd’hui prétendue réponse à un complot - qui, avec les premiers morts, a déchaîné des colères plus grandes, des ressentiments plus profonds et une sanglante et une cruelle suite de morts et de blessés. L’exécution des policiers détenus et entravés à l’intérieur de la caserne n° 6 est condamnable et inacceptable, elle révèle qu'il y a des secteurs qui - sans direction - peuvent libérer toute sorte de démons.
Les persécutions et la décapitation de la direction des communautés autochtones, l’Aidesep, se poursuivent, ce qui va accentuer le chaos et la riposte débridée, tandis que le Président de la Cour Suprême en personne dénonce les pressions politiques sur le pouvoir judiciaire.
La situation a suscité l’appel à une Journée Nationale de Lutte le 11 juin avec divers arrêts de travail et mobilisations régionaux. Il y a urgence :
García, le grand responsable - qui répète sa gestion brutale de la révolte des pénitenciers de juin 1986-, doit partir. Et nous, nous devons continuer à demander une assemblée constituante qui reconnaisse un Pérou plurinational et qui défende ses ressources naturelles, parmi d'autres changements, pour le refonder.
Article publié dans La República le 08 juin 2009
Source : http://alainet.org/active/30753

11:55 Publié dans AMÉRIQUE LATINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.06.2009
Pérou : massacre des manifestants indiens dans l’Amazonie péruvienne
Communiqué
Halte au massacre des manifestants indiens dans l’Amazonie péruvienne
Nous apprenons avec horreur le bain de sang qui vient d’avoir lieu lors d’une opération aéro-terrestre de la police péruvienne contre des manifestants indigènes de l’Association Interethnique pour le Développement de l’Amazonie Péruvienne (AIDESEP), qui occupaient la route Belaunde Terri au lieu-dit « Curva del Diablo », dans le département d’Amazonas. Il y aurait plus de 30 morts, et il semble que la police cherche à dissimuler des corps. Parallèlement, nous apprenons qu’un mandat d’arrêt est lancé contre le président de l’Aidesep, Alberto Pizango.
Les indigènes manifestaient pour l’abrogation de textes législatifs pris contre leurs droits reconnus par la Convention 169 du Bureau International du Travail, en fonction de l’accord de libre-échange conclu entre les administrations précédentes du Pérou et des États-Unis.
La délégation du Parlement européen pour la Communauté andine avait à plusieurs reprises alerté le Président péruvien Alan Garcia sur les dangers pour la paix civile que faisait courir sa politique de répression des mouvements populaires, en particulier indigènes, sa criminalisation de leur représentation, et les menaces contre les organisations péruviennes de défense des Droits de l’homme comme l’APRODEH et son président Pancho Soberon.
Nous appelons le Président Garcia à interrompre toutes les opérations contre les manifestations indigènes et à inviter l’organisation des Etats Américains à venir mener une enquête indépendante sur les évènements.
Nous appelons le Président de la Commission Européenne, J.M. Barroso, les Commissaires aux Relations extérieures et au Commerce international, Mmes Ferrero Waldner et Ashton, à suspendre la « ronde » en cours de négociations commerciales avec le Pérou tant que l’affaire n’est pas éclaircie et ses causes analysées. Nous les appelons à revenir à une négociation de bloc à bloc entre l’Union européenne et la Communauté Andine subordonnant tout accord commercial au dialogue politique, notamment sur la question du respect des droits de l’homme, comme l’ont fait les Etats-Unis dans leurs relations avec la Colombie.
source : http://lipietz.net/spip.php?article2455
COMMUNIQUE de FRANCE AMERIQUE LATINE
HALTE AU MASSACRE DES COMMUNAUTES INDIGENES DE L’AMAZONIE PERUVIENNE
Depuis 57 jours les populations indigènes de l’Amazonie péruvienne mènent une grève générale pacifique, en réaction à onze décrets pris par le gouvernement péruvien, favorables aux Traités de Libre Commerce et attentatoires à leurs droits et à l’environnement.
En réponse, le gouvernement d’Alan Garcia a lancé vendredi 5 juin à l’aube une attaque d’une violence incroyable sur les manifestants qui occupaient depuis 10 jours la route Belaunde Terri, dans l’endroit nommé la « Curva del Diablo », dans le département d’Amazonas, au nord du pays.
Selon les dernières informations dont nous disposons, cette attaque a causé la mort de trente deux personnes dont 25 indigènes et 7 policiers. La police et l’armée ont lancé depuis des hélicoptères des bombes lacrymogènes et ont tiré sur les manifestants, ces derniers se sont défendus.
Ce massacre s’est produit quelques heures après que le congrès péruvien ait pour une énième fois reporté le débat sur l’abrogation des décrets législatifs incriminés. Le gouvernement d’Alan Garcia refuse en effet d’entamer un dialogue réclamé par les communautés indigènes depuis le début de la crise.
Selon la presse un mandat d’arrêt à été lancée contre tous les dirigeants de l’Association Interethnique pour le Développement de l’Amazonie Péruvienne (AIDESEP), dont Alberto PIZANGO son président, que le gouvernement d’Alan Garcia accuse de comportements de délinquant.
Ce n’est pas la première fois que Alan Garcia se rend responsable d’un massacre sur des populations civiles, lors de son premier gouvernement il s’était illustré en 1986 par le massacre des prisonniers du « Fronton ».
France Amérique Latine condamne fermement ces crimes, et demande que toute la lumière soit faite sur la responsabilité du gouvernement d’Alain Garcia, commanditaire de cette intervention armée.
France Amérique Latine exige du gouvernement péruvien :
- l’arrêt immédiat de la persécution des dirigeants de l’AIDESEP,
- le retrait des décrets incriminés,
- la suspension de l’Etat d’urgence,
- vérité, justice et réparation pour les victimes
Au moment où l’Europe est train de négocier des accords commerciaux avec le Pérou, France Amérique Latine demande instamment aux responsables européens et au gouvernement français de condamner le gouvernement péruvien pour ses agissements.
France Amérique Latine
Paris, 6 juin 2009
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article13984
Vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=PyxV-I5HKRk
http://www.youtube.com/watch?v=JXTjqSIdemw
Pour avoir plus de liens : http://humeursdejeandornac.blogspot.com/2009/06/massacre-...
El presidente Alan García justificó ayer la matanza en la Amazonía. Señaló que los indígenas “no son ciudadanos de primera clase”
Insisto:
Si sólo cuatro -no pidamos más- presidentes de esta América,
volaran al lugar de la masacre, la masacre acabaría en el momento.
¿Por qué no van? ¿Por qué no dicen una palabra, cuando no se trata de sus países?
¿Cuántas veces firmamos y clamamos muchos, por el Bien en otros países, por sus prisioneros, por sus víctimas?
¿Dónde están, señores presidentes de la América morena,
o vamos a creer que el Moreno de la América de las guerras hará algo?
La contracara del amor no es el odio, sino la indiferencia.
¿Y por qué este silencio, este desamor? Este silencio es complicidad con el asesino.
¿Y el gobierno de Argentina, qué? Bueno...
A ver si alguien autorizado de alguno de los países, puede explicarlo a la Red.
Estamos hablando de un criminal: Alan García, y me hago cargo de mis palabras,
como ciudadana, como poeta y como periodista profesional.
La ética y el respeto a la sacralidad de la vida no tienen fronteras.
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com/
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"...Sin embargo, la CNDDHH solicitó a la Fiscal de la Nación Gladys Echaiz, que el Ministerio Público intervenga, para investigar las denuncias sobre estos posibles excesos cometidos en el desalojo que se inició este sábado a las cinco de la madrugada"
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¿Qué dice la "Coordinadora Nacional de Derechos Humanos"? Reacciona recién cuando hay cientos de muertos.
Y apela a eufemismos monstruosos. "¿Excesos? " ¿"Excesos", como un exceso en la comida con la bebida?
Basta de eufemismos.
Este espanto se llama asesinato, crimen, genocidio, masacre.
Hay un asesino suelto en el Perú, Alan García Pérez,
ante el silencio cómplice de los gobiernos del continente.
Ante el silencio cómplice de las llamadas "organizaciones de derechos humanos"
¿De qué derechos humanos hablan?
Desde el corazón de la vida, pregúntese cada uno de ustedes, si esto es un "exceso".
Y si es un "posible" exceso, o la evidencia del horror.
¿Qué gobierno de la América morena se hará presente ahora, en este instante, ya, para salvar una vida,
para detener al asesino Alan García?
Y ya sé que mis palabras me costarán el rechazo de ciertos gobiernos,
No me importa: la ética es una sola; el amor a la humanidad no es más que uno;
la defensa de la vida es un imperativo.
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com/
7 de junio 09
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10.04.2009
ALBA et SUCRE : vers la création de la première zone monétaire hors FMI - Et si l’Amérique au Sud du rio Grande donnait l’exemple ?
| AUTEUR: Michel PORCHERON |
Sucre (Antonio José de, 1795-1830, assassiné) est à la fois le nom d’un général vénézuélien, lieutenant (1) de son compatriote Simon Bolivar (1783-1830) dit El Libertador, ainsi que l’acronyme pour « Système Unique de Compensation Régionale » instance de l’ALBA (ALternative Bolivarienne pour les peuples des Amériques) créée sur une idée du président vénézuélien Hugo Chávez et officiellement inaugurée en décembre 2004 à La Havane, avec le soutien actif du président Fidel Castro. Le sucre avait été la monnaie nationale de l’Équateur de mars 1884 jusqu’au 9 septembre 2000, date à laquelle il cessa officiellement d’exister, remplacé par le dollar US, ce qu’on a appelé la dolarización. |
La plus récente réunion de l’ALBA (ou Alba) s’est tenue à Caracas le 2 février dernier, lors d’un sommet extraordinaire, son quatrième sommet depuis sa création en rupture avec les accords classiques de libre-échange et qui s’inscrit notamment contre la « Zone de libre-échange des Amériques » (ZLEA, en espagnol ALCA) promue par les USA.
Dans la déclaration finale de son congrès informel du 26 novembre 2008, la critique la plus sévère de l’ALBA avait porté sur le « système financier international qui a promu la libre circulation des capitaux et la domination de la logique de la spéculation financière au détriment de la satisfaction des besoins des peuples”. Les signataires y dénonçaient « l’absence de propositions crédibles et vigoureuses pour faire face aux effets dévastateurs de la crise financière ».
Sur proposition du président de la Bolivie, Evo Morales faite peu après son élection en avril 2006, le sigle TCP-- Traité de Commerce entre les Peuples-- a été ajouté au sigle ALBA qui comprend actuellement six États membres : la Bolivie et le Venezuela en Amérique du Sud, le Honduras (juillet 2008) et le Nicaragua en Amérique centrale, Cuba et la Dominique dans la Caraïbe. Sont membres observateurs : l’Équateur, Haïti et l’Uruguay.
En même temps que se tenait le dernier sommet de l’Alba – auquel étaient invités le Paraguay et le Guatemala-- le 9ème Forum Social Mondial (FSM), fondé dès son origine (2001) pour contrecarrer le Sommet de Davos, réunissait durant cinq jours à Belém du Pará, Brésil, quelque 100.000 délégués (une majorité de Brésiliens) de mouvements sociaux et d’organisations alternatives, ONG, etc, venus de nombreux pays.
À la mi-décembre 2008, a été organisé à Salvador de Bahia le premier Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Amérique Latine et des Caraïbes. Le journaliste cubain Orlando Ruiz Ruiz de l’hebdomadaire Trabajadores (du syndicat CTC, Central de Trabajadores de Cuba) écrivait le 22 décembre dernier : « Ce n’est pas s’aventurer que de dire qu’il y a encore quelques années, il aurait été plus que difficile de réunir présidents et représentants de 33 nations d’une entité géographique qui va du Rio Grande au Cap Horn, et cela sans la présence de nations « étrangères », le tout organisé par un de ces pays du Sud ».
Ce simple rappel n’a pas seulement pour but de souligner au passage une convergence entre une récente organisation régionale d’intégration et le mouvement social mondial qui prit d’abord le nom d’ « antimondialisation » puis d ’ « alter-mondialisme » largement popularisé depuis la manifestation (décembre 1999) de Seattle, USA, alors que se tenait une Conférence de l’OMC, mais aussi d’évoquer les perspectives – dans le sens d’horizon et d’expectative – d’un projet social, économique et commercial d’envergure (clairement ignoré par les médias occidentaux ) « la première zone régionale de coopération et d’intégration économiques et politiques dotée d’objectifs sociaux et environnementaux fonctionnant en dehors des dogmes du néolibéralisme » (Christophe Ventura / Membre d’Attac France et de l’association Mémoire des luttes, mercredi, 4 février 2009).
La date même de création de l’ALBA, dont le projet initial remonte à décembre 2001 à l’occasion du 3ème sommet de l’Association des États de la Caraïbe, indique - si besoin était - que tout particulièrement le Venezuela et Cuba ont pour le moins anticipé les maux qui menaçaient, issus de la décomposition du capitalisme néolibéral dernière version, en mettant en place un dispositif qui se veut plus un arsenal nouveau et durable dans sa conception et sa réalisation qu’une simple « machine » belliciste de conjoncture. Lors du FSM de Belém, Joao Pedro Stedile, membre de la coordination du Mouvement des Sans-Terre brésilien, a exprimé le souhait que l’Alba ne dépende pas d’aléas électoraux et devienne un espace pérenne.
D’autre part l’arrivée, dans une époque récente, de nouveaux dirigeants progressistes en Amérique latine, d’Hugo Chávez (1999) à Daniel Ortega (2007) en passant par Evo Morales, le Bolivien ou l’Équatorien Rafael Correa, a nettement accéléré l’effritement d’un hégémonisme de Washington dont le pic de « popularité » date du temps des dictatures militaires. Les récentes arrivées au pouvoir du présidents Fernando Lugo (Paraguay) et celle de Mauricio Funes (Salvador), qui a mis fin à 20 ans de domination de l’Alliance Républicaine Nationaliste (ARENA, originellement façade politique de paramilitaires d'extrême-droite), font que deux pays seulement sont encore dans le giron des USA, le Pérou d’Alan Garcia et la Colombie d’Àlvaro Uribe. Seuls le Mexique et la Colombie ne sont pas dominés par une gauche radicale ou modérée. Classés dans le camp « conservateur », Alan García et Oscar Arias (Costa Rica) sont des dirigeants appartenant à l'Internationale socialiste. Quant au président du Honduras, Manuel Zelaya, élu en 2005 comme candidat du Parti Libéral il s’est rangé dans le camp des signataires de l’Alba.
L’agenda de ce début d’année 2009 autorise quelques propos de conjectures : la prestation du président Barack Obama lors de son premier sommet en Amérique latine, du 17 au 19 avril, à Port of Spain, Trinidad et Tobago – lors du 5ème Sommet des Amériques (une émanation de l’OEA, d’où l’absence de Cuba) - donnera le ton général de sa politique à l’égard des pays au sud de la frontière avec les USA. Ces relations « auraient besoin d’un virage radical et profond de la part des USA pour parvenir à l’harmonie et l’équilibre que réclament depuis toujours à Washington l’Amérique Latine et les Caraïbes » (Nidia Diaz, Granma International, Cuba, 22 mars 2009). En dix ans le profil de l’Amérique du Sud n’a (presque) plus rien à voir avec « l’arrière-cour » que voulurent en faire les prédécesseurs de Barack Obama à la Maison Blanche.
Depuis l’élection de Barack Obama, certains analystes ont logiquement spéculé sur la possibilité de contacts officieux ou indirects entre des représentants des USA et de Cuba. Les dirigeants cubains ont eu l’occasion de répéter à plusieurs reprises que Cuba était « disposée à parler à M. Obama, où il veut et quand il veut » (président Raúl Castro, 18 décembre 2008, Brasilia) mais « à égalité de conditions (igualdad de condiciones) et sans qu’on nous demande de faire un geste, nous n’avons aucun geste à faire ! » Ce que le président brésilien Lula da Silva – qui manifestement attend beaucoup du Sommet de Port of Spain - a traduit par : « Celui qui doit faire un geste c’est bien le gouvernement des USA. Il doit dire aujourd’hui : « le blocus est terminé » et voilà c’est tout ». Il est clair que la seule annonce, demain ou après-demain, de prémices (prémisses) d’intentions nouvelles des USA à l’égard de Cuba, constituera (it) pour la majorité des dirigeants actuels des pays d’Amérique Latine ou du Sud le gage majeur d’un renouveau réel dans les relations entre Washington et le continent sud.
Barack Obama ignorerait-il que 33 pays d'Amérique latine et des Caraïbes (soit tous ceux des Amériques à l'exception cette fois des USA et du Canada) ont applaudi Raúl Castro le 17 décembre dernier au Brésil et jetaient, quoique certains avec tiédeur, les bases d'une organisation parallèle à l'OEA incluant Cuba ? Il ne fait aucun doute qu’avant le 17 avril, des dirigeants comme Lula ou H. Chávez ne manqueront pas de plaider lors de rencontres internationales pour un retour immédiat de Cuba dans la famille latino-américaine, qui serait marqué par sa présence à Port of Spain.
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06.03.2009
Changement de politique à Washington? Le Venezuela, une menace imaginaire
| par Mark Weisbrot
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| Sous la présidence de George Bush, les relations entre les États-Unis et les pays d’Amérique latine ont été à leur plus bas niveau, si bien que l’arrivée de Barack Obama à la Maison blanche a permis d’espérer une nouvelle approche, aussi bien au nord qu’au sud de la Frontière. Pour l’heure, la plupart des signes semblent indiquer que la continuité l’emportera sur le changement. |
| Barack Obama a commencé sans raison à s’en prendre verbalement au Venezuela . Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision hispanophone Univisión le dimanche qui a précédé son investiture, il a accusé Hugo Chávez « d’avoir entravé le progrès dans la région » et « d’exporter des activités terroristes » [1]. Même mesurés à l’aune de la précédente administration, ces propos ont été anormalement hostiles et comminatoires. D’autant plus qu’ils sont erronés et diamétralement opposés à la manière dont les autres pays de la région perçoivent le Venezuela. En effet, la plupart des gouvernements d’Amérique latine ne prennent pas au sérieux l’accusation selon laquelle le Venezuela « exporte le terrorisme ». Le président de l’Organisation des États américains (OEA), le Chilien José Miguel Insulza, a parlé au nom de pratiquement tous les pays du continent lorsque, l’année dernière, il a déclaré devant le Congrès des États-Unis qu’ « il n’y a pas de preuve » et qu’aucun des pays membres, pas même les États-Unis, n’a apporté « une telle preuve » selon laquelle le Venezuela soutient des groupes terroristes. Pas une seule des démocraties latino-américaines ne perçoit non plus le Venezuela comme un obstacle au progrès dans la région. Au contraire, le président brésilien Lula da Silva et plusieurs autres présidents sud-américains ont, à plusieurs reprises, défendu Chávez et reconnu le rôle qu’il joue dans la région. Quelques jours après que Barack Obama a accusé le Venezuela, Lula était dans l’État vénézuélien de Zulia, situé dans le nord-ouest du pays, d’où il a souligné l’importance de son partenariat stratégique avec Chávez et leurs efforts communs en faveur de l’intégration économique régionale. La déclaration de Barack Obama n’a pas été fortuite. Quiconque lui a suggéré ces paroles voulait fort probablement faire savoir aux électeurs vénézuéliens, préalablement au référendum du dimanche 15 février [2], que leur pays n’aura pas de relations normales avec les États-Unis tant que Chávez restera président. Il est certain que, au sein de l’administration Obama, un certain nombre de personnes souhaitent poursuivre les politiques de Bush. Durant son processus de nomination, James Steinberg, le numéro deux du département d’État après Hillary Clinton, a lancé une pique gratuite contre la Bolivie et le Venezuela en déclarant que les États-Unis devraient « faire contrepoids à des gouvernements tels que ceux actuellement au pouvoir au Venezuela et en Bolivie, qui mènent des politiques qui ne servent pas les intérêts de leurpeuple ou de la région.» Le fait que Barack Obama n’ait toujours pas remplacé Thomas Shannon, le principal diplomate pour l’hémisphère occidental [les Amériques] sous l’administration Bush, constitue un autre signe de continuité. Dans cette situation, les médias états-uniens jouent le rôle de provocateur. Ainsi, l’Associated Press ne tient pas compte des attaques lancées par Washington et dépeint la réponse de Chávez comme une simple manœuvre électoraliste de sa part, alors que, contrairement à son habitude, le président vénézuélien a fait preuve de retenue. Durant tout le temps qu’a duré la longue campagne électorale états-unienne, il n’a pas répondu aux attaques, et ce, même lorsque Hillary Clinton et Joe Biden l’ont traité de « dictateur » et Barack Obama, de « despote », qualificatifs que pas un politologue sérieux au monde n’accepterait pour parler d’un président élu démocratiquement dans un pays où l’opposition domine les médias. Il a mis tout cela sur le compte de l’influence du sud de la Floride sur les élections présidentielles étasuniennes. Pourtant, dans le monde, rares sont les présidents qui auraient subi des agressions verbales répétées sans répondre. Les conseillers de Barack Obama savent pertinemment que la presse dépeindra Hugo Chávez comme l’agresseur, peu importe la manière dont leur administration se comporte envers le Venezuela. Par conséquent, le fait d’empoisonner dès le départ les relations entre les deux pays relève du calcul politique facile, quoique cynique. Mais ce que ces conseillers n’ont pas encore compris, c’est que ce faisant, ils s’aliènent la majeure partie de la région. Néanmoins, il est toujours possible d’espérer un changement dans la politique étrangère des États-Unis pour l’Amérique latine, une politique qui, de la lutte antidrogue à la politique commerciale en passant par l’embargo contre Cuba, a perdu toute crédibilité. Mais, comme à l’époque de Bush, il faudra une pression constante du Sud sur nous. En septembre dernier, l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a vigoureusement soutenu le gouvernement bolivien contre la violence et la déstabilisation de l’opposition. Ce soutien s’est avéré extrêmement efficace pour contrer le soutien tacite que Washington a apporté aux éléments les plus extrémistes de l’opposition et il a montré à l’administration Bush que la région ne tolérerait pas que les États-Unis essaient de légitimer, en Bolivie, une opposition qui sort du cadre des lois, ni qu’ils lui accordent des droits particuliers en faisant abstraction du processus démocratique. Lorsqu’ils l’ont félicité de sa victoire, plusieurs présidents, dont Lula, ont demandé à Barack Obama de lever l’embargo contre Cuba. Lula lui a également demandé de rencontrer Hugo Chávez. Il est à espérer que ces gouvernements continueront d’affirmer - de manière réitérée, publiquement et d’une seule voix - que les conflits qui opposent Washington à Cuba, à la Bolivie et au Venezuela sont des problèmes de Washington et pas le résultat d’une quelconque action de ces gouvernements. Lorsque l’équipe du président Obama comprendra que, dans la région, la méthode du « diviser pour mieux régner » échouera aussi lamentablement pour la nouvelle administration que pour la précédente, peut-être alors verrons-nous l’avènement d’une nouvelle politique envers l’Amérique latine. Notes : [1] [RISAL] « Chavez has been a force that has impeded progress in the region » ; « We must be very firm when we see this news that Venezuela is exporting terrorist activities or backing malicious entities like FARC ». [2] [RISAL] La majorité des électeurs vénézuéliens ont accepté approuvé l’amendement constitutionnel permettant à tout élu de se représenter à un élection sans limitation du nombre de mandat. Traduction : Arnaud Bréart, pour RISAL.info. Source: http://socio13.wordpress.com/2009/03/03/changement-de-pol... Source originale: Center for Economic and Policy Research, Common Dreams, The Guardian, Venezuelanalysis, février 2009. |
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18.01.2009
Le Venezuela rompt les relations diplomatiques avec Israël
Il y a quelques jours le Venezuela avait expulsé du pays, l’ambassadeur et une partie du corps diplomatique d’Israël en signe de soutient au peuple palestinien.
Le Gouvernement du Venezuela a annoncé ce mercredi par un communiqué officiel, qu’il rompt les relations diplomatiques avec l'État d'Israël, en mesure de protestation face à l'invasion du territoire palestinien de la Bande de Gaza, qui a fait au moins mille morts et plus de 4500 blessés.
La République Bolivarienne du Venezuela rend publique, devant les peuples et les gouvernements du monde, son indignation pour l'insolence réitérée et le non-respect par l'État d'Israël des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, dont la dernière a été approuvée le 8 janvier 2009 ".
Il est ajouté dans le texte que « Israël a systématiquement ignoré les appels des Nations Unies, en violant de manière réitérée et effrontée les résolutions approuvées par l’écrasante majorité de ses membres, en se plaçant chaque fois plus en marge du droit international ».
« À cette occasion, le comportement infâme du gouvernement israélien s’est traduit en 19 jours continus de bombardements, par le meurtre de plus de mille personnes, et à la dévastation des infrastructures de la population de Gaza ; une catastrophe humaine est en train de se déchaîner devant les yeux du monde entier », déclare le texte officiel.
Il signale que « cet acharnement répugnant contre la population civile, n'est que le fidèle exemple de l'utilisation réitérée du terrorisme d'État par Israël, en touchant les vies des êtres les plus faibles et innocents : les enfants, les femmes et les personnes âgées ».
« La gravité des violations du principe de coexistence pacifique entre les peuples et l'utilisation systématique de la guerre comme politique d’expansion et d’outil de persécution contre le peuple palestinien, éliminent toute possibilité de justification de ces actes atroces et montrent le calcul insensible effectué par le gouvernement d'Israël », indique-t-il.
Au travers du communiqué, le gouvernement vénézuélien condamne « pour tout ce qui précède, la République Bolivarienne du Venezuela, en cohérence avec sa vision d'un monde de paix, de solidarité et de respect au droit international, a décidé en définitive de rompre les relations diplomatiques avec l'État d'Israël ».
« Et plus encore, face à la persécution inhumaine envers le peuple palestinien, dirigée par les autorités d'Israël, le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela insistera devant la communauté internationale, pour que soient dénoncés les crimes contre l’ humanité commis par leurs chefs, et il ne prendra aucun repos tant qu’ils ne seront pas sévèrement punis,», conclut le texte.
La décision a été prise après que le gouvernement vénézuélien avait décidé d'expulser de son territoire le représentant diplomatique d'Israël dans le pays.
Dans un communiqué diffusé par le Ministère des Affaires Étrangères le 5 janvier dernier, le Venezuela condamne catégoriquement les violations flagrantes du Droit International dans lesquelles s’est aventuré l'État d'Israël, ainsi que l'utilisation du terrorisme d'État pour châtier un peuple entier.
Le président Hugo Chávez Frías avait invité ce mardi la communauté juive vénézuélienne à se prononcer contre l'attaque entreprise par l'État d’Israël contre le peuple palestinien, dans la Bande de Gaza.
« Les juifs, qui rejettent avec force tout acte de persécution, doivent se prononcer, mettre la main sur le cœur et rejeter cette barbarie. Soyez justes », avait demandé le Chef d'État au cours d’une visite effectuée à l'Hôpital de Cardiologie Infantile Latino-américain ‘Dr.Gilberto Rodriguez Ochoa’, à Caracas.
En même temps, il a exhorté le peuple d'Israël à rejeter lui aussi les décisions prises par son gouvernement sur l'invasion de la Bande de Gaza.
À ce sujet, il a souligné : « Il y a une crise humanitaire terrible. Un véritable massacre, avec des bombardements toutes les 15 minutes, et maintenant l'invasion terrestre de la Bande de Gaza ».
La décision du Venezuela a été connue le même jour où la Bolivie a annoncé une mesure semblable.
Ce mercredi, au cours de la mise en congés du corps diplomatique accrédité en Bolivie, le président bolivien, Evo Morales, a informé que « la Bolivie avait des relations diplomatiques avec Israël, mais face à ces graves faits, atteinte à la vie, atteinte contre l'humanité, la Bolivie rompt les relations diplomatiques avec Israël ». Le président déposera également une plainte contre l’État israélien devant la Cour Pénale Internationale, pour les faits produits dans la Bande de Gaza.
Il a également sollicité le Comité du Prix Nobel dont le siège est à Oslo, pour qu’il retire le prix Nobel de la Paix décerné en 1994 au président Israélien Simon Peres. « Le monsieur Simon Peres, actuel président de l’État d’Israël, doit aussi être trainé devant la Cour Pénale Internationale puisqu’il n’a rien fait pour freiner l’attitude criminelle du premier ministre israélien et son gouvernement ».
« Les crimes que commet le Gouvernement d’Israël affectent la stabilité et la paix mondiale et ont fait reculer le monde dans la pire période des crimes de lèse humanité qui n’a été vécue depuis la seconde guerre mondiale » a-t-il ajouté.
TeleSUR / in - yr / PLL
Source :TELESUR, 14/1/2009
Traduit par Esteban G., Tlaxcala
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13.01.2009
Mexique : massacre contre les indigènes et les paysans qui protégeaient leurs territoires de façon autonome
L'organisation « Maderas del Pueblo del Sureste, A.C. » (Bois des peuples du Sud-Est) informe dans un récent communiqué que le 3 octobre dernier a eu lieu, de façon beaucoup trop rusée et brutale, une opération policière des gouvernements fédéral et d'état contre la population indigène et paysanne tojolabal de la communauté Miguel Hidalgo, municipalité de la Trinitaria, Chiapas, violant ainsi les droits de l'homme individuels et collectifs les plus élémentaires.
Cette opération a été réalisée par des centaines d'agents de la Police Ministérielle, de l'Agence Fédérale de Recherche (AFI) et de la Police d'État Préventive (PEP), qui sont entrés dans le village en véhicules motorisés, à cheval et à pied. Dans le village, les forces répressives ont dû faire face à la résistance d'hommes, de femmes et d'enfants, ce à quoi elles ont réagi – selon le rapport de journalistes témoins des événements – avec fureur. « Ils frappaient sans discrimination les enfants, les femmes et les personnes âgées. Ils ont donné le coup de grâce à trois blessés graves et assassiné un chauffeur qui les transportait à l'hôpital de Comitán ».
L'action répressive exercée contre la communauté de Miguel Hidalgo en a complété une autre, déployée quelques heures auparavant, contre des groupes indigènes tojolabal des communautés de Santa Rita, Ojo de Agua, Nuevo Porvenir, Venustiano Carranza, Antela, San Nicolás, Tierra Blanca et Nueva Rosita. Ces groupes indigènes s'étaient approprié de façon pacifique, depuis le début du mois de septembre dernier, l'accès au Parc National Lagunes de Montebello, controlé et administré jusqu'alors par la Commission Nationale des Zones Naturelles Protégées (CONANP).
Le bilan de ces actes de force démesurée contre la population civile fut d'au moins six morts et deux douzaines de blessés, en plus d'au moins cinquante personnes détenues.
Avec cette répression, l'État mexicain (gouvernement fédéral et d'état) à violé de façon flagrante les droits des hommes, femmes et enfants qui ...
ont été attaqués, et non seulement leurs droits individuels, relatifs à l'intégrité et à la vie – droits consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Convention américaine relative aux droits de l'homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques- mais aussi leurs droits en tant qu'indigènes, le respect de leur territoire et le droit à récupérer, protéger et administrer leurs patrimoines naturel et culturel ancestraux, comme le reconnaît la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (article 11), la Convention 169 de l'OIT (article 14) et comme le signale aussi le Centre des droits de l'homme « Fray Bartolomé de Las Casas » et la Commission civile internationale d'observation pour les droits de l'homme.
Cette brutale opération répréssive et ce massacre constituent un fait ignoble et l'exigence de justice et d'un châtiment exemplaire s'impose, non seulement envers les auteurs matériels mais aussi et surtout envers les auteurs intellectuels qui ont donné l'ordre depuis l'échelon le plus haut.
Cependant, ceci n'est qu'un exemple du genre et de l'envergure des intérêts qui vont de pair avec les intentions de s'emparer des territoires indigènes du Chiapas et du Sud-Est du pays et de les privatiser à des fins lucratives multinationales, car ces territoires sont riches en ressources naturelles de caratère stratégique (biodiversité, ressources génétiques, eau douce non polluée et débits d'eau producteurs potentiels d'hydroélectricité, vents – en tant qu'énergie éolienne-, couverture forestière qui capture le carbone) et aussi de paysages à la beauté inégalable et de centres cérémoniels sacrés et archéologiques – et non pas « ruines ».
Dans ce cas-ci, l'acharnement dont a fait preuve l'opération policière à Chinkultic semble être un signe que cette opération fut effectuée dans le but donner l'exemple ainsi que d'affaiblir et de décourager d'éventuelles résistances et tentatives de la part des indigènes qui – quelle que soit leur appartenance politique : aux zapatistes, au PRD (Parti de la révolution démocratique), au PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) / PAN (Parti d'action nationale) – visent à défendre, récupérer, protéger et administrer de façon autonome leurs patrimoines culturel et naturel. Tout cela dans le but de garantir à l'investissement privé multinational (voire entre plusieurs autres Monsanto, Sanofi Aventis, Glaxo, Ford Motors Co., Iberdrola, Repsol, Femsa-Cocacola, Groupe Carso, entreprises hôtelières Meliá, Riu et Barceló) la « tranquilité sociale et politique » qu'ils exigent de plus en plus impatiemment.
C'est pour ces raisons que dans ce cas-ci, comme dans bien d'autres cas semblables au Chiapas et dans le reste du pays, l'enjeu ne concerne pas seulement les droits, territoires et ressources naturelles des peuples indigènes et des communautés en résistance, mais plutôt les droits de l'ensemble du peuple mexicain et la souveraineté même de notre nation.
World Rainforest Movement
... Article écrit le 2008-11-14 par Miguel Angel Garcia Aguirre
Source: World Rainforest Movement/ Article basé sur l’information contenue dans le communiqué de « Maderas del Pueblo del Sureste, A.C.
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