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06/11/2019

Pas de fusils dans la nature de Pierre Rigaux

 

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Dans ce livre, je décortique tout ce que les chasseurs ne veulent pas montrer, sans aucune concession pour eux bien sûr, ni pour l'État qui les protège.

Sans concession non plus envers le milieu associatif qui n'ose pas toujours s'attaquer à ce puissant lobby.

 

Éditions HumenSciences

288 pages, 22€

 

https://www.pierrerigaux.fr/%C3%A9crits/

 

 

 

26/10/2019

Lobbytomie de Stéphane Horel

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Des choses qu'on n'imagine même pas dans ce bouquin, à lire !!

Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie, de l’amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les « lobbies » de façon abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage. Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur influence n’a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience des décisions qui vont à l’encontre de la santé publique et de la sauvegarde de l’environnement.
C’est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d’enquête, nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d’autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de l’intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits d’intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande.
Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des politiques publiques. Mais les citoyens n’ont pas choisi d’être soumis aux projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre système en « lobbytomie ».

 

Stéphane Horel, journaliste indépendante et collaboratrice du Monde, explore de longue date l’impact du lobbying et des conflits d’intérêts sur les décisions politiques. En 2017, son travail sur les perturbateurs endocriniens - qui a donné lieu au livre Intoxication, La Découverte, 2015 - a été récompensé par le prix Louise Weiss du journalisme européenn. En 2018, elle a reçu, avec Stéphane Foucart, le European Press Prize de l'investigation pour leur série sur les Monsanto Papers publiée dans Le Monde.

 

https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Lobby...

 

du même auteur :

 

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C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.
Après trois ans d’enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l’intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la « bulle bruxelloise » où la complaisance à l’égard de l’industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général et de la démocratie.

 

https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Intox...

 

 

 

07/10/2019

à paraître : Atlas du business des espèces menacées

Braconnage, cruauté, contrebande...

Par l'association Robin des Bois

 

  • à paraître le 09/10/2019 :

https://www.arthaud.fr/Catalogue/hors-collection/recits-e...

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    • Cartographie : Julien Perreaut
  •  
  • Éléphants, rhinocéros, tigres, faucons, concombres de mer, totoabas ou tortues étoilées de l’Inde… le business de l’extinction animale étend sa toile sur la terre entière avec un chiffre d’affaires annuel évalué à au moins 14 milliards d’euros et des profits qui augmentent de 4 à 5 % par an. Le marché des animaux de compagnie, la course à l’exotisme et la recherche de prétendues vertus curatives et aphrodisiaques emballent le moteur de cette apocalypse.
    L’ONG Robin des Bois traque dans le monde entier les actes de braconnage et de contrebande tels qu’ils sont rapportés par les rangers, les douanes, la presse internationale et locale et les institutions judiciaires pour dénoncer la cruauté, la violence, la corruption et l’inventivité des modus operandi de chaque filière.
    Les textes et cartes présentées dans cet Atlas démontrent sans équivoque la mondialisation et la diversification de la contrebande du vivant. Trente-deux espèces y sont examinées, ambassadrices de toutes les autres espèces, victimes de la guerre que l’humanité livre à l’animalité.
    Hors collection - Récits et témoignages

  • Genre : Documents
    152 pages - 182 x 240 mm
     Broché
     EAN : 9782081480186
     ISBN : 9782081480186

 

 

30/08/2019

Et le monde devint silencieux - Comment l'agrochimie a détruit les insectes de Stéphane Foucard

 

 

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Date de parution 29/08/2019 aux éd. du Seuil
20.00 € TTC
336 pages

 

 

Comment l’industrie des pesticides a orchestre? Le plus grand désastre écologique du début du XXIe siècle.

 

Souvenez-vous de la route des vacances. Il y a seulement vingt-cinq ans, il était impossible de traverser le pays en voiture sans s’arrêter pour éclaircir le pare-brise, où des myriades d’insectes s’écrasaient. Cette vie bourdonnante s’est comme évaporée.

Depuis le début des années 2000, les géants de l’agrochimie ont installé l’idée que la disparition des insectes était une énigme. Cette conjonction mystérieuse serait due à de multiples facteurs, tous mis sur un pied d’égalité : destruction des habitats, maladies, espèces invasives, éclairage nocturne, mauvaises pratiques apicoles, changement climatique…

 

En réalité, la cause dominante de ce désastre est l’usage massif des pesticides néonicotinoïdes. Depuis leur introduction dans les années 1990, les trois quarts de la quantité d’insectes volants ont disparu des campagnes d’Europe occidentale.

 

Ce livre montre comment les firmes agrochimiques ont rendu possible cette catastrophe, en truquant le débat public par l’instrumentalisation de la science, de la réglementation et de l’expertise. Voici le récit complet et précis de l’enchaînement de ces manipulations, les raisons de ce scandale.

 

Stéphane Foucart est journaliste au Monde, où il couvre les sciences de l’environnement. Il a été lauréat, en 2018 avec Stéphane Horel, de l’European Press Prize, catégorie « investigation ».

 

 

 

 

18/08/2019

Cocktail toxique de Barbara Demeneix


9782738140067.jpgComment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau

Tous les jours, notre organisme absorbe et emmagasine une quantité croissante de polluants chimiques provenant de notre environnement.

Ces produits toxiques ont des conséquences néfastes sur notre cerveau et sur celui de nos enfants dès leur conception.

Pesticides, plastifiants, désinfectants, retardateurs de flamme, agents tensio-actifs, filtres UV : ces polluants omniprésents contribuent non seulement à la multiplication alarmante des troubles neurologiques et des difficultés d’apprentissage, mais ils pourraient bien, dans un futur plus ou moins proche, être à l’origine d’une baisse globale des performances cognitives chez l’être humain – une première dans l’histoire de l’humanité.

Face à ce bilan très inquiétant, Barbara Demeneix, spécialiste mondiale des perturbateurs endocriniens, nous explique quelles mesures concrètes prendre, pour aujourd’hui et pour demain, afin que nous tous, adultes, enfants, petits-enfants, nous puissions rester intelligents et en bonne santé !

Barbara Demeneix est biologiste et professeur au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Internationalement reconnue pour ses travaux en endocrinologie sur l’hormone thyroïdienne et les perturbateurs endocriniens, elle est à l’origine d’une technologie originale et innovante permettant l’identification de polluants environnementaux. Elle a reçu la médaille de l’Innovation du CNRS. Elle est aussi l’auteur du Cerveau endommagé. Comment la pollution altère notre intelligence et notre santé mentale. 

 

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neuroscience...

 

 

 

 

 

 

10/08/2019

La Capitana d’Elsa Osorio

 
traduction de l'espagnol (Argentine) par François Gaudry - Métailié 2014
 

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"Il y a des vies qui sont des romans qu’aucun romancier n’oserait écrire par crainte d’être taxé d’invraisemblance. Mika, la Capitana d’Elsa Osorio, semble avoir eu l’habitude de se trouver à l’épicentre des convulsions qui ont secoué le monde contemporain depuis les années 30.

Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère (1902-1992), la Capitana, a réellement vécu en Patagonie, à Paris, à Berlin, en Espagne, elle a tenu toute sa vie des carnets de notes. À partir de ces notes, des rencontres avec les gens qui l’ont connue, des recoupements de l’Histoire, Elsa Osorio transforme ce qui pourrait n’être qu’une biographie en littérature. Mika a appartenu à cette génération qui a toujours lutté pour l’égalité, la justice et la liberté. Elle est allée à Paris avec son mari pour participer au mouvement intellectuel dans les années 30, ils ont fondé la revue Que faire ?. Puis ils sont allés vivre à Berlin dont les ont chassés la montée du nazisme, ainsi que les manipulations du mouvement ouvrier par le stalinisme. Enfin ils sont allés rejoindre les milices du POUM dans la guerre civile en Espagne.

Dans des circonstances dramatiques, elle, qui ne sait rien des armes et des stratégies militaires, se retrouve à la tête d’une milice. Son charisme, son intelligence des autres, sa façon de prendre les bonnes décisions la rendent indispensable et ce sont les miliciens eux-mêmes qui la nomment capitaine. Poursuivie par les fascistes, persécutée par les staliniens, harcelée par un agent de la Guépéou, emprisonnée, elle sera sauvée par les hommes qu’elle a commandés. Elle a fini sa vie d’inlassable militante à Paris en 1992. Elsa Osorio, portée par ce personnage hors du commun, écrit un roman d’amour passionné et une quête intellectuelle exigeante en mettant en œuvre tout son savoir faire littéraire pour combler les trous de l’Histoire."

 

 

 

08/06/2019

Fred Vargas - L'humanité en péril - Virons de bord, toute !

 

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« Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m’entretenir avec vous de l’avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. 
Il y a dix ans, j’avais publié un très court texte sur l ’écologie. Et quand on m’a prévenue qu’il serait lu à l’inauguration de la COP 24, c’est alors que j’ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité.
Rien que ça. »

Ce livre, qui explore l’avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes » et enrayer le processus actuel.

 

parution le 1er mai 2019, 256 pages.

 

 

 

 

 

 

 

20/05/2019

Sorcières - La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet

 

Ed. de la Découverte, septembre 2018

9782355221224.jpgQu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur.
Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

Prix de l’essai Psychologies-Fnac 2019

Version papier : 18 €
Version numérique : 12,99 €

11/05/2019

Sexe, race & colonies aux éd. La Découverte

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Préface de Achille MBEMBEJacques MARTIAL
Postface de Leïla SLIMANI
Collection : Hors collection Sciences Humaines 
Parution : septembre 2018

 

 

 

544 pages

La domination des corps du XVe siècle à nos jours

Pascal BLANCHARDNicolas BANCELGilles BOËTSCHDominic THOMASChristelle TARAUD

Reposant sur plus de mille peintures, illustrations, photographies et objets répartis sur six siècles d’histoire au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux États-Unis, et jusqu’aux décolonisations, ce livre s’attache à une histoire complexe et taboue. Une histoire dont les traces sont toujours visibles de nos jours, dans les enjeux postcoloniaux, les questions migratoires ou le métissage des identités.
C’est le récit d’une fascination et d’une violence multiforme. C’est aussi la révélation de l’incroyable production d’images qui ont fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Projet inédit tant par son ambition éditoriale, que par sa volonté de rassembler les meilleurs spécialistes internationaux, l’objectif de Sexe, race & colonies est de dresser un panorama complet de ce passé oublié et ignoré, en suivant pas à pas ce long récit de la domination des corps.
 
 

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Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au Laboratoire communication et politique (CNRS), spécialiste du « fait colonial » et des immigrations. Il a codirigé l’édition des huit ouvrages du coffret Un siècle d’immigration des Suds en France (GRA, 2009) et des ouvrages tels Le Paris arabe. Deux siècles de présence des Orientaux et des Maghrébins en France (La Découverte, 2003), La France noire. Trois siècles de présences (La Découverte, 2011). Documentariste, il a proposé les films Paris couleurs (France 3, 2005) et Noirs de France (France 5, 2012) et il a été co-commissaire scientifique de l’exposition « Exhibitions. L’invention du sauvage » (2012).
 
 
 

10/04/2019

Américo Nunes - Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique

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Ab irato, 2019,
ISBN ISBN 978-2-911917-67-7
22 € / 274 pages – 67 illustrations
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Genre : Histoire – Révolution – Mexique
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Le livre
Il s’agit du premier essai d’envergure en France sur l’anarcho-communiste Ricardo Flores Magón (1874-1922), un des grands acteurs de la Révolution mexicaine de 1910-1920. De nombreux textes de Magón ont été publiés en français, il manquait un essai qui situe à la fois sa vie, son œuvre, et son action politique.

À la tête du journal Regeneración et du Parti libéral mexicain, Flores Magón a lutté aux côtés du révolutionnaire Emiliano Zapata et du mouvement agraire d’inspiration communautaire, tout en étant proche des Industriels Workers of The World (IWW) et des anarchistes américains Emma Goldman, Alexandre Berkman et Voltairine de Cleyre.
Ses combats se ressourçaient dans l’utopie du communisme premier propre aux communautés indiennes, notamment celles des Indiens Yaquis, mais trouvaient leurs fondements dans le prolétariat d’inspiration communiste, industriel et moderne, les luttes sociales des cheminots, des mineurs et des ouvriers du pétrole (mexicains et américains).
***
Ricardo Flores Magón fut aussi au Mexique un grand passeur des idées anarchistes : Bakounine, Proudhon, Kropotkine, Élisée Reclus, Errico Malatesta. Rassemblant les idées essentielles de l’arsenal libertaire, il a su adapter à sa vision de la réalité nationale les principes directeurs de l’anarchisme international : lutter pour l’abolition du salariat, la gestion ouvrière des usines, des mines, des ateliers et des terres ; par action directe et la lutte des classes ; contre le Capital, l’Autorité et le Clergé. Son slogan : Tierra y libertad !

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L'auteur

Américo Nunes. Américo Nunes est né au Mozambique en 1939, de parents originaires du Portugal où il a vécu jusqu’en 1960 et où il a mené ses premiers combats contre la dictature de Salazar et contre le colonialisme portugais.
En 1960, il part pour le Portugal. Un an plus tard éclate la révolte du peuple angolais contre le système colonial portugais, A. Nunes s’exile alors en France pour y poursuivre sa lutte anticoloniale et anticapitaliste. Il se trouve à Alger, entre 1963 et 1965, et y constate l’échec du « socialisme d’autogestion » face à l’État. De retour en France, Américo Nunes se rapproche du groupe Socialisme ou Barbarie, ainsi que des théories du communisme des conseils et des thèses de l’Internationale situationniste.
***
Enseignant universitaire à partir de 1972, il s’intéresse aux mouvements sociaux propres au socialisme utopique, à l’anarchocommunisme, aux utopies hérétiques en général, et au Mexique en particulier. Américo Nunes est principalement l’auteur des Révolutions du Mexique, « Questions d’histoire », Flammarion, 1975 ; nouvelle édition revue et augmentée, Ab irato, 2009. Il a aussi codirigé avec Alain Le Guyader et Michel Soubbotnik la collection « Histoires et émancipations » aux éditions Arcantère.

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Ab irato éditions
http://abiratoeditions.wordpress.com/
 
 
 
 

Hacène Belmessous - Les laboratoires de la haine

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https://www.demopolis.fr/livre.php?Clef=121&fbclid=Iw...

 

Le Front National/Rassemblement National de Marine Le Pen dirige depuis 2014 des villes françaises dans l’indifférence générale. Notre enquête à Beaucaire et Mantes-la- Ville révèle pourtant une révolution nationaliste en marche. L’obligation de chanter La Marseillaise en conseil municipal ; des noms de rue qui réhabilitent l’Algérie française ; des associations d’intérêt général privées de subvention ; des manifestations avec le drapeau tricolore sur le seuil des églises ; etc. font régner la peur chez les opposants et exaltent la détestation des étrangers et des musulmans. Pendant que la démocratie locale agonise dans ces laboratoires de la haine, les représentants de l’État ferment les yeux.

 

Hacène Belmessous est chercheur indépendant et auteur de plusieurs ouvrages dont : Le Grand Paris du séparatisme social ; Sur la corde raide. Le feu de la révolte couve toujours en banlieue ; Opération banlieues. Comment l'État français prépare la guerre urbaine dans les cités françaises.

 

 

 

Voir aussi : https://blogs.mediapart.fr/laure-cordelet/blog/250219/les...

 

 

08/04/2019

Juan Branco - Interview

 

Crépuscule en pdf : http://branco.blog.lemonde.fr/files/2019/01/Macron-et-son...

 

 

 

 

 

04/02/2019

Deux livres

J'ai lu dernièrement et sans note de lecture :-) Trois chevaux d'Erri de Luca, magnifique (depuis le temps que je l'avais dans ma pile !)

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«  Le monde me pourchasse, même les étoiles sont des chiens sur mes traces. »

« Un arbre a besoin de deux choses : de substance sous terre et de beauté extérieure. Ce sont des créatures concrètes mais poussées par une force d’élégance. La beauté qui leur est nécessaire c’est du vent, de la lumière, des grillons, des fourmis et une visée d’étoiles vers lesquelles pointer la formule des branches. »

 
« La terre a un désir de hauteur, de ciel. Elle pousse les continents à la collision pour dresser des crêtes. »

 
« On se trouve aussi dans une guerre par honte de rester à l’écart. Et puis un deuil te saisit et t’y maintient pour être soldat de rage. »

 
« La vie est un long trait continu et mourir, c’est aller à la ligne sans le corps. »

 

 

et Une balle dans le front de Manuel Aguirre (Pérou 2006), trad. Marie Jammot - Les Fondeurs de Briques - St Sulpice la Pointe (dingue !), 2010, un régal et une maison d'éditions à découvrir d'urgence : http://fondeursdebriques.free.fr !

 

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31/01/2019

Amianto Une histoire ouvrière d'Alberto Prunetti -

à paraître le 15 février

Traduit de l’italien par Serge Quadruppani
ISBN : 9782748903799
144 pages - 12 x 21 cm - 12 €
agone/memoiressociales/amianto/

couv_3131.png« C’est un travail dangereux de souder à quelques centimètres d’une cuve de pétrole. Une seule étincelle est capable d’amorcer une bombe qui peut emporter une raffinerie. C’est pour cela qu’on vous dit d’utiliser cette bâche gris sale, qui résiste aux températures élevées car elle est produite avec une substance légère et indestructible : l’amiante. Avec elle, les étincelles restent prisonnières et vous, vous restez prisonnier avec elles, et sous la bâche en amiante, vous respirez les substances libérées par la fusion de l’électrode. Une seule fibre d’amiante et dans vingt ans vous êtes mort. »

Alberto Prunetti raconte l’histoire de son père, Renato, né en 1945 à Livourne. Soudeur dans les raffineries et les aciéries italiennes depuis l’âge de quatorze ans, Renato s’empoisonne lentement au travail : il respire de l’essence, le plomb lui entre dans les os, le titane lui bouche les pores de la peau, et finalement, une fibre d’amiante se glisse dans ses poumons. Il meurt à 59 ans, après plusieurs années passées à l’hôpital.

Alberto Prunetti est traducteur et journaliste, notamment à Il Manifesto. Il a déjà publié six ouvrages en Italie, a reçu de nombreux prix et a été adapté au théâtre. Amianto est son premier livre traduit en français.

À propos d'Amianto

« C’est une très belle et émouvante « histoire ouvrière » qui restitue un monde presque totalement disparu, celui des terres ouvrières de la Toscane, riches en minerai et piste d’envol pour les courbes du miracle économique italien, d’où très vite allaient sortir « l’automne chaud » et une décennie de luttes prolétariennes, avant que les tristes années 80 et leurs « restructurations » ne succèdent aux ardentes années 70.
L’opposition entre le père, parfait représentant de l’idéologie stalinienne du travail, et le fils qui incarne très vite la figure du précaire, n’empêche pas que s’exprime le profond amour qui les lie, teinté d’agacement et d’amusement avant que la tragédie ne s’installe. L’humour constant, la délicatesse des sentiments, l’érudition historique et technique se mêlent dans ce récit où Prunetti déploie un art de raconter impressionnant, avec sa capacité à jouer sur tous les registres de la langue, l’italien standard, le dialecte local et les expressions argotiques d’une jeunesse fascinée par l’Amérique et la modernité. » 
Serge Quadruppani

« Amianto est un livre urgent. Il se lit d’une traite ou ne se lit pas du tout. C’est une pierre qui roule, toute en arêtes vives, qui se fait boule de neige, une page après l’autre. Ces mots tranchent comme les fibres d’amiante, et blessent l’âme, la première entre toutes celle qui écrit, il en jaillit un doux poison, stimulant. Mais celui qui écrit n’est pas l’auteur, loin de là. C’est Alberto, le fils de Renato, un simple travailleur, un ouvrier décédé, un homme assassiné, à coups d’amiante. En cela, Amianto est une autobio-ethnographie de famille, un objet littéraire hybride, un récit scientifique, un journal de bord, une enquête journalistique, un exercice thérapeutique de catharsis pas seulement personnel.
   Alberto est un anthropologue inconscient de lui-même, de sa généalogie. Il n’a pas besoin de s’immerger dans la réalité qu’il décrit à la recherche d'un prétendu point de vue de natif comme le voudrait la meilleur tradition malinowskienne. Lui, il est né dans cette réalité, dans ce milieu pavé de métaux lourds et constellé d’usines ; et comme pour tous les natifs, son observation est irrémédiablement participante. Là réside la grande valeur d’Amianto : un témoignage direct, de l’intérieur, d’un monde gris et toxique, et en même temps le récit d’un survivant, d’une énième victime manquée. »
Raùl Zecca Castel, "Une lecture anthropologique d'Amianto", sur Potassa le blog d'Alberto Prunetti.

 Éditions Agone
BP 70072
F-13192 Marseille Cedex 20
http://agone.org
Tél. : 04 91 64 38 07

 

 

 

 

26/01/2019

Utopies réelles par Erik Olin WRIGHT

 

9782707191076.jpgPourquoi et comment sortir du capitalisme ? Quelles sont les alternatives d’ores et déjà présentes ? Peut-on, doit-on réinventer les socialismes par des réalisations concrètes ? Avec quels outils, quelles formes d’action, quelles institutions ? Telles sont les vastes questions, solidaires les unes des autres, auxquelles répond ce livre original et magistral, synthèse d’une enquête internationale et collective de plusieurs années sur les théories les plus actuelles de l’émancipation ainsi que sur de nombreux projets vivants de transformation radicale, ou plus graduelle, déjà observables dans les domaines sociaux, économiques et politiques.
À partir d’un regard rigoureux et acéré, appelé à fonder un nouveau programme de recherche sur les expérimentations postcapitalistes contemporaines, se détachent une conception neuve du progrès et de ses instruments potentiels ainsi qu’une vision scientifique des modalités de dépassement du capitalisme. Les utopies réelles ne sont ni pour les idéalistes ni pour les réalistes. Ce sont les expériences vécues, les projections audacieuses qui créent dès maintenant les conditions comme les formes d’un avenir meilleur, d’un autre futur possible.
Traité savant, arme au service d’un renouveau nécessaire de l’imagination politique, Utopies réelles figure déjà parmi les classiques de la pensée sociale du XXIe siècle.

 

Erik Olin Wright, sociologue américain influent, auteur à La Découverte d'Utopies réelles, traduit en 2017 dans la collection « L'Horizon des possibles » est décédé le 23 janvier dernier. Il y proposait une réflexion théorico-politique sur les expérimentations « altercapitalistes » contemporaines, et sur, chose devenue rare dans la théorie critique contemporaine, les stratégies à mettre en œuvre pour sortir du capitalisme (réflexion qu'il développe dans son dernier livre, à paraître l'an prochain à La Découverte : Stratégies anticapitalistes pour le 21e siècle) ; ce «souci stratégique» lui vaut aujourd'hui une grande estime dans les milieux de la gauche mouvementiste américaine.

Lors de la publication française d'Utopies réelles, il avait été invité à dialoguer avec l'écrivain Éric Vuillard dans l'émission La Suite dans les idées que vous pouvez réécouter ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-....

Ancien président de l'American Sociological Association, Erik Olin Wright est notamment connu pour avoir été à l'origine d'un important renouveau théorique marxiste sur les classes sociales.

 

 

 

 

Le président des ultra-riches  Chronique du mépris de classe dans la politique d'Emmanuel Macron

9782355221286.jpgpar Michel PINÇONMonique PINÇON-CHARLOT

« Macron, c’est moi en mieux », confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d’enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.
Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur « ceux qui ne sont rien », les auteurs documentent la réalité d’un projet politique profondément inégalitaire. Loin d’avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l’ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l’exit tax, pérennisation du crédit d’impôt pour les entreprises… Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un « pognon de dingue » alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique.
Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l’entourage, ce livre fait la chronique édifiante d’une guerre de classe menée depuis le cœur de ce qui s’apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.
 
à paraître en janvier 2019

 

 

 

05/01/2019

La Faim de Martín Caparrós (2015)

 

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Traduit par Alexandra Carrasco de l'Espagnol (Argentine)

Buchet-Castel, 1er octobre 2015

 

784 pages, 26 euros

 

25 000 hommes, femmes, enfants meurent chaque jour de faim ou de malnutrition à travers le monde. Aucun fléau, aucune épidémie, aucune guerre n’a jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, exigé un tel tribut. Et pourtant, la nourriture ne manque pas : la planète ploie sous l’effet de la surproduction alimentaire et le négoce va bon train.

Comment documenter ce paradoxe sans tomber dans la vaine accumulation statistique ? C’est la question qu’explore Martin Caparrós en partant à la rencontre de ceux qui ont faim, mais aussi de ceux qui s’enrichissent et gaspillent à force d’être repus. Leurs histoires sont là, rendues avec empathie et perspicacité par l’auteur. Fouillant sans relâche les mécanismes qui privent les uns de ce processus essentiel, manger, alors que les autres meurent d’ingurgiter à l’excès, le texte livre une réflexion éclairante sur la faim dans le monde et ses enjeux, du Niger au Bangladesh, du Soudan à Madagascar, des États-Unis à l’Argentine, de l’Inde à l’Espagne.

Un état des lieux implacable et nécessaire.

 

http://www.buchetchastel.fr/la-faim-martin-caparros-97822...

 

 

 

 

 

20/10/2018

Sarah Roubato - 30 ans dans une heure

 

 

9782371775497-small.jpgPartout en France et ailleurs, ils sont sur le point d’avoir trente ans. Une foule d’anonymes qui cherchent à habiter le monde ou à le fuir, à dessiner leurs rêves ou à s’en détourner. Au cœur du tumulte, ils s’interrogent, se font violence et ce sont leurs voix que l’on entend se déployer :

Chacun dribble avec son petit moi.
On a soif. Soif d’un nous.
Je me sens la taille d’une comète à qui on offre l’espace d’un bac à sable.
Un animal a envie de chialer en moi.
Il y a des jours où j’aimerais que quelque chose me maintienne quelque part. Que je puisse dire ce que je fais ici. Qu’il y ait une raison.
Je veux passer le plus de temps possible à cultiver mon champ d’étoiles.
Demain j’ai rendez-vous avec ce qu’on attend de moi.
Le rêve c’est un muscle, ça doit s’atrophier si on ne l’utilise pas.

Roman choral de l’espoir et des désillusions aux monologues finement entrelacés, 30 ans dans une heure dresse le portrait d’une jeunesse en proie aux désirs et aux renoncements.

Avec ce premier roman, l’auteur de Lettres à ma génération tisse un faisceau de récits croisés d’une grande justesse.

 


 

extrait 1 :

 

"J’aime marcher le long des rails. Ça donne l’impression d’aller quelque part. Rien de tel pour vous déclencher une rêverie. Pourtant j’ai du mal. À croire que le rêve c’est un muscle, ça doit s’atrophier si on ne l’utilise pas. En fait je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à ces trois lettres qui me pivotent dans la tête depuis hier matin : C.D.I. Et je n’arrive pas à me réjouir de la satisfaction que j’éprouve.

Je sais qu’il y en a qui essayent de faire autrement. Que chaque magazine a sa petite rubrique alternatif maintenant. Je ne crois pas avoir assez de courage pour m’installer dans le monde de demain ; il a les contours trop flous. Je ne vais pas passer ma vie à poser les rails d’un train que d’autres emprunteront. Je préfère encore m’emmitoufler dans le réel qu’on m’a appris. Et de temps en temps, regarder par la fenêtre et suivre les rails que d’autres réinventent.


Dans mon coin de miroir, je me cogne à mon reflet. Un candidat qui vient de déposer son CV numéro 36. Pas l’exemplaire 36. La version 36. Trente-six distorsions de moi-même pour me faire accepter, par n’importe quel bout, en grossissant un détail, en limant tout ce bordel qu’est l’expérience humaine pour faire croire à une logique. À force de passer mes journées à me tailler un profil, je crois que j’ai perdu l’original.

Combien on est, à cette heure, le dos voûté, le cou tendu vers l’écran, les yeux rivés sur une offre d’emploi ? Combien de lucioles qui font briller leurs fenêtres sans rideau jusque tard dans la nuit ? Je ne suis qu’un spécimen. C’est une autre solitude. Celle du milieu du troupeau.

Aucun regard ne m’assure que je suis bien là. Il n’y a que des mots préfabriqués qui fusent, qui nous désignent mais qui ne nous racontent pas. Resserrements d’effectifs, restructuration, plan social, candidats, stagiaires, fusion. Des mots en acier de la marque Schindler, en rouge à lèvres de fin de journée, en haleine de café, pour dire qu’on arrive au bout de ce qu’on nous avait appris. Il vaut peut-être mieux s’exténuer à essayer d’inventer autre chose, au lieu de chercher à s’abriter dans les ruines de ce qui nous rassure. Il vaut peut-être mieux travailler à se donner les moyens de dire merde."

 

extrait 2 :

 

« Doucement Loïc! » 

« Myriam attention ! » 

« Arrête Milan ! » 

Moi qui croyais qu’aller au parc nous ferait du bien. Vas-y mon coeur, courage ! Demain on en essaiera un autre. Il doit bien exister quelque part un parc où les enfants peuvent jouer sans recevoir toutes les trente secondes menaces, comptes à rebours et interdits. 

 « Oui, le petit garçon il le fait, mais c’est dangereux ! » Le petit garçon, c’est le mien. Oh vous pouvez me le lancer, Madame, ce regard qui dit Ces jeunes mères elles sont vraiment irresponsables ! Si cela servait à quelque chose je vous expliquerais que mon fils n’a pas peur de grimper. Qu’il a commencé dès qu’il tenait sur ses jambes, qu’on le soutenait. Oui, il est déjà tombé, et il s’est relevé. Et la fois suivante il a fait plus attention. À chaque fois il évaluait mieux ses capacités. Mon fils construit des ponts imaginaires avec des bâtons. Mon fils ne croit pas que toucher la terre, c’est sale. 

 Il doit bien exister quelque part un endroit où les enfants ont encore le droit d’explorer le monde, de mettre des choses à la bouche, de sentir, de tomber, de crier. D’apprendre par leur corps. Ici il faut marcher vite et droit, et ne pas faire de bruit. 

 

 « Du riz blanc, s’il vous plaît. La sauce c’est celle de la viande ? Alors sans sauce. C’est ça, nature. Non, que de l’eau. Merci, Monsieur. » 

 « Tu peux pas faire une exception pour une fois, ça va pas te tuer tu sais ! Tu pourrais au moins prendre la sauce au poulet sans manger la viande. Ça ne changera rien, le poulet il est déjà tué. » 

 Je sais que ça ne sert à rien. Que le poulet est déjà mort. Ça n’est pas la question. Je n’ai même pas la prétention de participer à un changement de société. C’est bien plus égoïste que ça. C’est la question du lien entre mon insignifiant petit geste et cette machine infernale qu’on appelle l’industrie agroalimentaire. Ce n’est pas le monde qui est sauvé quand je prends du riz blanc sans sauce. C’est cette espèce de petite liberté qu’on s’applique chaque jour à m’enlever. Celle de choisir ce à quoi je participe. Je sais qu’elle joue sa peau à chaque fois que je m’apprête à acheter quelque chose. 

Même si j'arrivais à en convaincre quelques uns, d’ici là, dix nouveaux McDo auront poussé dans la ville, Nestlé aura raflé toute l’eau du Canada et Monsanto tous les champs d’Argentine. Je me sens minuscule. Pourtant je sais mon acte puissant. C’est tout ce qu’il me reste, une puissance de coquelicot pour arrêter les tronçonneuses.

 

Paru chez Publie.net le 5 septembre 2018

Prix numérique 5.99€
Prix papier 14.00€

Pour commander : https://www.publie.net/livre/30-ans-heure-sarah-roubato/

 

 

 

 

 

 

 

15/10/2018

Nicolas Kurtovitch - Autour d'Uluru

 

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Uluru est une université, une encyclopédie, une somme de savoir–être, de sagesse, tout autant que de beauté. Voilà l’autre histoire.

 

(…)

Au bord de la maigre rivière

le pays du rêve de la fourmi à miel

j’essaie d’y retrouver la trace des hommes

qui suivent une invisible piste

 

(…)

Le vieil homme rouge dort cette fois entre

deux arbres

à travers le sale rouge

quatre directions emmêlent ses cheveux

 

(….)

Ils sont partis

n’ont rien laissé sur le sable

sinon un chant

de peur qu’on ne se perde

 

(…)

Uluru est là

toujours solide sur son assise

n’attendant personne

miroir des visiteurs

 

Le serpent dit

demain au petit jour

je serai une rivière

 

Le serpent dit

demain au petit jour

je serai le tonnerre

 

Le serpent dit

demain à tous moment

souviens-toi

 

Le vieil homme dort entre deux arbres

il se repose de son long rêve

au cours duquel il donne naissance aux

mondes

 

 

(…)

Le serpent insaisissable est un simple trait dans la pierre, c’est une ombre de pluie, une ombre d’eau venant des millénaires passés, il se livre et dit à sa manière tranquille le monde et les humains enlacés.

 

 

 

 

(…)

 

J’entre alors par les trous d’eau

dans la mémoire du monde

laissé là par un homme nu

qui a de ses mains dessiné

chaque pensée et chaque geste

 

(…)

 

(mille clameurs sorties du ventre de Uluru

disent, l’Univers s’estompe, comme effacé

par le souffle mécanique d’êtres sans écoute)

 

(…)

 

« Redfern est loin    loin de Uluru     noyé dans Sydney

Chemins défoncés     bières sans et crac     rien d’idéal

Le rêve ne peut plus être

s’il n’est pas également à Redfern

Les Australiens de l’origine

meurent à la ville impossible d’être au désert

à Redfern délabré    le rouge des maisons   rappelle la beauté du désert

Les peintres     certains Abos en ville    sur des portières de voiture

Arrachées    peignent le désert    Leur cœur de sable rouge

Leurs dents déchaussées sont les rocs détachés de Uluru »

 

 

41mrcMkg78L._SX195_.jpgNicolas Kurtovitch in Autour d’Uluru

Aux vent des îles éd, 2011

http://www.nicolaskurtovitch.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25/07/2018

Vient de paraître : Masayestewa. Un fermier hopi de Marie Cayol

 

2otqv.pngDernière pièce d'une tétralogie
sur les Natifs du Sud-Ouest de l’Amérique septentrionale…



chez Cardère éditeur dans la collection
"ART HISTOIRE ET PATRIMOINE"


Préface Jo Pacini
couverture et illustrations Pierre Cayol
152 pages, format 16,5 x 24
prix public 18€ port compris

Le climat aride a toujours été une contrainte forte en Arizona. Enclavé dans le territoire navajo, le peuple hopi a su adapter la culture du maïs – sa nourriture de base – pour survivre. De cette exigence pédoclimatique est née toute la philosophie hopi.
À travers le quotidien de Masayestewa, ses paroles de sagesse et les expériences que Marie et Pierre Cayol partagent à ses côtés au cours des séjours nombreux depuis 1981, Marie nous guide dans l’univers hopi qui forme un monde à part et perdure depuis plus de mille ans. Le travail d’agriculteur de Masayestewa, réglé sur le cycle des saisons, est inséparable de sa fonction de chef spirituel qui organise des rituels au cours desquels interviennent les Katsinas – danseurs masqués représentant les esprits de la nature – pour demander la pluie.
Ce livre témoigne de l’attachement des Hopis à vivre, se perpétuer et prospérer à l’endroit où ils se trouvent dans une relation forte, intime, pure, brute, à leur environnement, et dans le respect des traditions et des autres cultures. Il clôt une tétralogie concernant les quatre populations les plus connues des Natifs du sud-ouest de l’Amérique septentrionale :
Apaches – Le Peuple de la Femme peinte en Blanc a paru en 2006 aux Éditions le Rocher (coll. Nuage rouge)
Navajo Mountain – La Tête de la Terre-mère – Naatsis’ààn est publié en 2010 chez Cardère éditeur
Chez les Pueblos du Nouveau-Mexique est sorti en 2015 chez OD Éditions (coll. Indiens de tous pays).

 

Lire les premières pages, commander : 

https://cardere.fr/art-histoire-patrimoine/149-masayestew...