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19/02/2019

Tus padres volveran, documentaire de Pablo Martínez Pessi (Uruguay, 2015)

 

 

"1983: cent cinquante-quatre enfants vivant en Europe sont installés dans un vol charter pour l’Uruguay, sous l’impulsion du gouvernement espagnol. Tous fils et filles d’exilés politiques toujours indésirables, ils sont envoyés par leurs parents, afin qu’ils puissent découvrir leur pays natal, rencontrer leur famille et appréhender leur culture d’origine. Ce documentaire revient sur cette page d’histoire au travers de six des passagers de ce vol. Adultes, chacun d’eux garde en mémoire ce moment clé de leur vie. Un film émouvant sur l’exil, le déracinement et la quête d’identité."

 

 

 

 

La noche de 12 años d'Álvaro Brechner (2018)

 

Inspiré de l'ouvrage Memorias del calabozo de Mauricio Rosencof et Eleuterio Fernández Huidobro, qui, avec José “Pepe” Múgica, ont parcouru à partir de 1973, pendant les douze ans dont parle le titre du film, plus de quarante des geôles mobilisées pendant la terrible dictature militaire qui règna sur l'Uruguay. Secrètement emprisonnés, jetés dans de petites cellules, on leur interdit de parler, de voir, de manger ou de dormir. Au fur et à mesure que leurs corps et leurs esprits sont poussés aux limites du supportable, les trois otages mènent une lutte existentielle pour échapper à une terrible réalité qui les condamne à la folie. Le film raconte ces 12 années d'emprisonnement vécues par ces figures les plus célèbres de l'Uruguay contemporaine - dont son ancien président José "Pepe" Mujica.

 

 

 

Un film terrible, sobre et absolument magnifique. Dignité, voilà le mot qui nous reste sur la langue avec le sel des larmes.

 

 

 

 

"L'Uruguay

Les grèves ouvrières, et surtout les manifestations étudiantes, ont marqué les années 67 et 68. En 1967, l’inflation atteignait 135% et la CNT14appelait à résister, à travers d’importantes manifestations. Le1er mai, la répression exercée par la Guardiametropolitana15fut d’une grande violence. Dès lors, les grèves générales se succèdent. Dans ce petit pays, jadis appelé « la Suisse de l’Amérique latine » en raison de son exemplaire démocratie et de son niveau de vie élevé, apparaît une politique économique dictée par le Fond monétaire international. Elle est menée par Pacheco Areco, qui s’est retrouvé à la présidence par hasard, après la mort de Óscar Gestido, dont il était le vice-président.Monte donc sur scène, Pacheco Areco…

Confronté à la résistance des mouvements sociaux, Pacheco Areco considère « que c’est une révolution en herbe »face à laquelle, « l’Etat doit agir ». S’installe alors un modèle économique qui exige de la répression et désormais l’Uruguay s’insère dans ce qui est le cadre général en l’Amérique Latine. Le 13 juin 1968, Pacheco Areco instaure les Medidas Prontas de Seguridad 16,avec tout ce qu’elles impliquent : violation des droits et garanties individuelles, attaques contre la liberté de la presse, interdiction de tout rassemblement de plus de trois personnes, gel des salaires, suppression du droit de grève. Plus grave encore, ces mesures présentées comme ponctuelles, deviennent un véritable état d’exception. Et la répression gronde.

Le mouvement ouvrier, mais plus encore étudiant, sort dans la rue. Ils se rebellent, protestent, exigent. La Coordinadora de estudiantes desecundaria17est la première organisation étudiante à manifester : pour réclamer une augmentation de 40% des chèques-études. Ce sera ensuite le tour de la Federación de estudiantes universitaros, la paradigmatique et combative FEUU18.Le 14 août 1968, meurt Liber Arce, étudiant vétérinaire et membre du Parti communiste uruguayen, tué par la police. Son enterrement rassemble une foule immense. Tous les secteurs de la gauche uruguayenne étaient dans la rue, ainsi que l’archevêque de Montevideo, et quelques membres, pas nombreux, des partis politiques. Peu de temps après, deux autres étudiant.es, Susana Pintos et Hugode los Santos, proches du mouvement libertaire, meurent à l’hôpital universitaire, des suites de blessures par balles. Un autre grand enterrement, une autre grande répression. « La violence engendre la violence »titrera l’éditorial de Carlos Quijano dans « Marcha »,hebdomadaire indépendant de gauche, lu et connu par pratiquement toute la gauche latino-américaine. « Marcha »sera suspendu et ensuite définitivement fermé.

 La guérilla urbaine menée par le MLN Tupamaros19avait les faveurs de la population, au regard de ses actions à la Robin des Bois. Le mouvement enlève Pereira Reverbel20.C’est le premier enlèvement politique dans l’histoire de l’Uruguay. Commence alors, une période de luttes et combats dans les rues. Les actions de cette guérilla urbaine répondent à une situation chaotique et à des mesures de plus en plus autoritaires et antidémocratiques qui aboutiront ensuite au coup d’état civilo-militaire de juin 197321.

La gauche traditionnelle est dépassée par les événements ; ce sont les jeunes, les étudiant.es, les mouvements sociaux et syndicaux qui poussent à remettre en question les racines mêmes du système. Et ils le font à travers des actions innovatrices, de l’imagination et la contestation du pouvoir."

 

14 La Convencion nacional de trabajadores, créée en 1964, sera interdite après le coup d’État du 27 juin 1973. En avril 1965, elle organisa une grève importante, suivie, en août, du Congrès du Peuple. Celui-ci réunissait des représentant.es des organisations syndicales, estudiantines, coopératives, de retraité.es, des petits producteurs, de l’éducation et de la culture, etc. ; il formula un « Programme de solutions à la crise », proposant d’importantes réformes (agraire, afin de mettre fin à la sous-production latifundiaire, mais aussi pour le commerce extérieur, l’industrie, la banque, l’éducation, etc.) et réclamant plus de libertés syndicales.

15 Corps de la police d’Uruguay dédié à la répression.

16 Ce sont des mesures d’exception, prévues dans la Constitution, qui permettent au pouvoir exécutif de suspendre certaines garanties constitutionnelles.

17 Coordination des étudiants du secondaire.

18 La fédération étudiante a joué un rôle important durant les années 60 et dans l’opposition à la dictature militaire entre 1973 et 1985 (période durant laquelle elle fut interdite).

19 Le Mouvement de Libération Nationale – Tupamaros, créé au début des années 60, mena une lutte armée et grossit au fur et à mesure d’actions spectaculaires et populaires. Nourri idéologiquement par les révolutions chinoise, algérienne et cubaine, le MLN-Tupamaros représente une voie révolutionnaire spécifique à l’Uruguay. Il sera anéanti militairement en 1972.

20 Ulysses Pereira Reverbel (1917-2001) était le président de l’entreprise d’Etat UTE (électricité). Soutien très actif d’Areco, il réprima durement une grève, faisant appel aux militaires. Le MLN-T l’enlèvera de nouveau en 1971.​

21 Le coup d’état a eu lieu le 27 juin 1973 ; la dictature ne prendra fin qu’en 1985.

 

Source : 

http://www.lesutopiques.org/uruguay-histoire-du-futur-196...

 

 

 

19/01/2019

Qu'est-ce qu'on attend ? un documentaire de Marie-Monique Robin (2016)

 

 

voir aussi sur le même sujet : Ungersheim, la ville la plus écolo de France 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/01/2019

Appel à soutien : "LA TRÈS GRANDE ÉVASION" : "UN FILM DE PIRATES SUR LES FRAUDES XXL"

 

Les enjeux de l'évasion fiscale sont si énormes qu'ils valent bien un documentaire. Encore faut-il trouver les sous nécessaires...

L’évasion fiscale, c’est des milliards et des milliards d’euros qui échappent à l’État pour rester dans les poches des plus riches. Alors que les Français sont appelés à se serrer la ceinture et que les inégalités explosent, peut-être serait-il temps de se pencher sérieusement sur ce scandale. Tel est l’avis de Denis Robert et de Yannick Kergoat : ils ont décidé de réaliser La Très Grande Évasion, un documentaire exclusivement consacré à ce sujet. Seulement voilà, comme on pouvait s’y attendre, les financeurs habituels ont aussitôt refusé de mettre le moindre centime dans ce projet. Du coup, le duo a besoin de nous…

La Très Grande Évasion se présente comme « un film de pirates sur les fraudes XXL ». Voici l’idée :

« Jusqu’où les prédateurs iront dans ce pillage généralisé de nos économies ? En quoi le personnel politique est complice ? C’est comment qu’on freine ? Entre Paris et Genève, Washington et Luxembourg, de la Société Générale à HSBC, en passant par Mac Donald, Ikea et Google… nous allons traquer les circuits de l’évasion fiscale et décrypter les mécanismes de la fraude XXL. »

Reste à trouver l’argent qui permettra de financer l’enquête, le tournage, le film, le montage et la distribution. Et c’est loin d’être une mince affaire quand on s’attaque à un sujet comme celui de l’évasion fiscale. C’est pourquoi Denis Robert et Yannick Kergoat ont décidé de faire appel au grand public dans cette vidéo. Regardez :

« En France l’évasion fiscale, c’st 100 milliards d’euros chaque année. C’est plus que le budget de l’éducation nationale. C’est plus que le montant de l’impôt sur le revenu. Et quand l’argent manque, l’État ne connaît que deux solutions : couper dans les dépenses publiques ou nous faire les poches, nous les contribuables, les consommateurs. Si l’évasion fiscale était éradiquée, il n’y aurait plus de déficit public. Cette fameuse dette qui pèse sur nos épaules et justifie les politiques d’austérité menées depuis tant d’années. Pourtant, rien n’est vraiment entrepris et les inégalités explosent. »

 

Pour avoir pus d’infos et / ou contribuer à la naissance de ce projet, rendez-vous ici.

 

 

 

15/01/2019

ÁGA de Milko Lazarov (2018)

 

Le premier film non russe tourné dans la République de Sakha, ou Yakoutie.

 

 

 

 

SILENT SOULS d'Aleksei Fedorchenko, Russie, 2010

 

Un envoûtant voyage autour du cycle de l'existence dans la culture des Mériens, antique groupe autochtone finnois disparu que des Russes tentent de faire revivre dans le bassin de la haute-Volga. Primé à Venise.

 

 

 

 

 

 

14/01/2019

Requiem pour le rêve américain, un documentaire avec Noam Chomsky (2015)

 


Avec la force d’une analyse toujours très argumentée et documentée, le célèbre linguiste américain Noam Chomsky s’exprime sur les mécanismes de concentration des richesses, avec une lucidité contagieuse. Il expose clairement les principes qui nous ont amenés à des inégalités sans précédent, retraçant un demi-siècle de politiques conçues pour favoriser les plus riches.

Noam Chomsky et les 10 principes de concentration de richesse et du pouvoir.

Quatre années d’interviews, divisées en dix parties, sont rassemblées dans ce documentaire où Noam Chomsky s’exprime sur les mécanismes de concentration des richesses. Il expose avec limpidité les principes qui nous ont amenés au carrefour d’inégalités historiquement sans précédent en retraçant un demi-siècle de politiques conçues pour favoriser les plus riches.


Chomsky interroge aussi sa participation à la vie politique et revient sur son propre parcours "d’activiste". Il fournit l’aperçu pénétrant de ce qui peut bien être l’héritage durable de notre temps : la mort de la classe moyenne et le chant du cygne de la démocratie.

- Principe 1 : Réduire la démocratie
- Principe 2 : Modifier l’idéologie
- Principe 3 : Redessiner l’économie
- Principe 4 : Déplacer le fardeau
- Principe 5 : Attaquer la solidarité
- Principe 6 : Gérer les législateurs (régulateurs)
- Principe 7 : Manipuler les élections
- Principe 8 : Maîtriser la populace
- Principe 9 : Modeler le consentement
- Principe 10 : Marginaliser la population

Un film de Kelly Nyks, Peter D. Hutchinson, Jared P. Scott (2015)
Durée : 72mn - Compléments : 60mn - Version sourds et malentendants https://www.youtube.com/watch?v=uXZr1ROvaog

 

visible en location ici : 

https://www.filmsdocumentaires.com/films/6179-noam-chomsk...

 

 

 

 

 

13/12/2018

Appel à financements participatif pour Quand on sait, premier film documentaire d’Emmanuel Cappelli

A l’heure où la civilisation industrielle, tel un navire entrant dans la tempête, se confronte à l’épuisement de ses ressources énergétiques et à la réalité d’un changement climatique déjà hors de contrôle, le film documentaire "Quand on sait" pose une question dérangeante : comment vivre l’effondrement le mieux possible, le plus humainement possible ?

 

 

 

 

 Pour soutenir le film en financement participatif (clôture fin décembre) :

 https://www.kickstarter.com/projects/onceyouknow-thefilm/...

 

 

 

 

10/11/2018

L' école de la vie de Maïte Alberdi (Chili, 2017)

 

 

 

Histoires de la plaine, un documentaire de Christine Seghezzi (2017)

Le film se déroule en Argentine, sur des terres qui furent parmi les plus fertiles au monde et où, pendant longtemps, des millions de vaches y vécurent en plein air.

Aujourd'hui d'immenses champs de soja transgénique ont pris la place des cheptels et couvrent la plaine jusqu'à l'horizon...

"Histoires de la plaine" remue ces terres pour en faire jaillir des histoires qui racontent des massacres et des disparitions du passé. Des récits qui font écho à la survie et à la résistance des derniers habitants face à la destruction de l'environnement, des animaux et des hommes par la monoculture et les pesticides.

bande-annonce :

 

 

extrait :

 

 

 

 

 

06/11/2018

En conscience, un documentaire d’Anthony Chene (2016)

 

Depuis la nuit des temps, des individus ont vécu des expériences de mort imminente, des phénomènes d'expansion de conscience, ou encore des sorties hors du corps. Nous sommes allés à la rencontre de quelques-unes de ces personnes qui ont accepté de témoigner : qu'ont-elles vécu ? Qu'ont-elles vu ? En quoi ces expériences étaient bien différentes de simples rêves ou d'hallucinations ? Nous avons également interrogé des psychiatres, des psychologues en milieu hospitalier, et d'autres spécialistes pour tenter de percer la réalité de ces phénomènes. Que disent ces expériences sur notre conscience et sur la structure de la réalité ? Comment prendre conscience de la véritable nature de notre être ? 

Intervenants : - Olivier Chambon (Docteur psychiatre) - Jean-Jacques Charbonier (Médecin anesthésiste-réanimateur) - Sylvie Déthiollaz (Docteur en biologie moléculaire, directrice de l’ISSNOE) - Eric Dudoit (Docteur en psychologie et psycho-pathologie) - Marc Boucher de Lignon, Nicole Dron, Philippe Raboud (témoins d’expériences de mort imminente) - Akhena, Claude, Tara (témoins d’états modifiés de conscience)

 

 

 

Panseurs de secret, un documentaire de Philippe Rouquier (2018)

 

Ce film donne la parole aux coupeurs de feu, leveurs de verrues, de zona, d’eczéma, toutes ces personnes qui soignent par un don et qu’on regroupe sous le nom de « Panseurs de Secret ». A mi-chemin entre un documentaire anthropologique et scientifique, Panseurs de Secret est une exploration d’une des figures les plus méconnues de la culture populaire : les guérisseurs. Panseurs de Secret n’est pas une enquête sur le paranormal mais un témoignage sur cette pratique très répandue en France, décrypté par les meilleurs spécialistes. De l’ethnologue au neuroscientifique en passant par les prêtres exorcistes, chacun prend la parole pour expliquer ce qu’il sait de cette pratique. Ce sont, des vies d’études, des expériences inédites, les bases d’un savoir et des découvertes, que nous dévoilons ici pour tenter de comprendre cette pratique ancestrale toujours vivante aujourd'hui.

 

 

 

 

 

28/10/2018

« Comment Trump a manipulé l’Amérique » : Mercer, l’homme de l’ombre


Ce milliardaire, redoutable stratège, a compris qu’en prenant possession des données informatiques de millions de personnes, on peut faire basculer le cours d’une élection.

LE MONDE | 09.10.2018 à 06h29 |
Par Antoine Flandrin


Qui est Robert Mercer ? Inconnu du grand public, il est pourtant l’un des hommes les plus influents du monde. Redoutable stratège, il a compris qu’en prenant possession des données informatiques de millions de personnes, on peut faire basculer le cours d’une élection.
A bien des égards, le film de Thomas Huchon n’aurait pas dû s’appeler Comment Trump a manipulé l’Amérique, mais Comment Robert Mercer a manipulé l’élection américaine de 2016. Car sa brillante enquête le montre, preuves à l’appui : sans l’aide tactique, financière et médiatique de Mercer, Donald Trump n’aurait pu être élu à la présidence des Etats-Unis.

Les deux hommes ont plusieurs points communs : tous deux sont nés en 1946, ils sont milliardaires et veulent imposer leurs idées ultraconservatrices à la société américaine. Pour le reste, tout les oppose : timide et taiseux, Robert Mercer n’accorde jamais d’entretien à la presse ; exubérant et impulsif, Donald Trump s’exprime sans filtre.

Un des pionniers du trading automatique
Leurs trajectoires auraient pu très bien ne jamais se croiser. Petit informaticien discret chez IBM pendant vingt ans, Robert Mercer rejoint Renaissance Technologies en 1993, où il fait partie des pionniers du trading automatique, ce champ de la finance qui laisse les algorithmes décider des aspects d’une transaction.

Devenu PDG de ce puissant fonds d’investissement en 2009, Mercer investit sa fortune dans des causes chères à l’extrême droite américaine : ses déclarations fiscales font état de donations mirobolantes aux lobbies et aux instituts spécialisés dans la défense des thèses climatosceptiques et dans le combat contre la régulation économique.

Lorsque s’ouvrent les primaires du Parti républicain pour l’élection présidentielle de 2016, Robert Mercer jette son dévolu sur le sénateur du Texas, Ted Cruz. Mais ce dernier est balayé par Donald Trump. Qu’à cela ne tienne, Mercer rallie le magnat de l’immobilier.

Pour son nouveau poulain, il injecte 15 millions de dollars (13 millions d’euros) dans Make America Number One, un de ces fameux « super PAC » : un comité d’action politique qui permet de financer, avec des fonds quasi illimités, indépendamment des candidats, des campagnes de dénigrement à très grande échelle.

Un pan méconnu de l’affaire
Mieux, il prend le contrôle de la campagne de Trump. Car son soutien ne va pas sans contrepartie. Pendant l’été 2016, Robert Mercer, bien secondé par sa fille Rebekah, impose au candidat une nouvelle équipe pour diriger sa campagne. A sa tête : Steve Bannon, rédacteur en chef de Breitbart News, un média d’extrême droite racheté par Mercer en 2012, qui produit des fakes news à la chaîne.

Trump va également pouvoir compter sur l’appui d’une firme spécialisée dans le profilage psychologique : Cambridge Analytica, filiale de la société britannique Strategic Communication Laboratories (SCL), qui s’est implantée en 2013 aux Etats-Unis grâce à l’appui financier de Mercer. Le nom de cette compagnie est connu depuis que le lanceur d’alerte Christopher Wylie a révélé comment celle-ci a récupéré et exploité les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook pour favoriser Donald Trump.

Lire aussi le focus : Cambridge Analytica : 750 pages de réponses… et toujours beaucoup de questions

Thomas Huchon dévoile un pan méconnu de l’affaire, en détaillant la manière dont ces données ont été utilisées. Cambridge Analytica a d’abord acheté légalement des milliards de données appartenant aux citoyens américains, aux banques, aux organismes de crédit, à la sécurité sociale et aux géants d’Internet, dont Facebook, Google et Twitter.

L’étude de ces « datas » lui a permis d’identifier trente-deux profils au sein de la population américaine. La société a alors ciblé les électeurs indécis répondant à deux profils particuliers : les « angoissés » et les « névrosés ». Et ce, dans trois Etats susceptibles de basculer du côté républicain : le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie.

En envoyant sur leur page Facebook des « dark posts » – des publicités mensongères sur la candidate démocrate Hillary Clinton qui disparaissent au bout de quelques heures –, elle espérait qu’ils se décideraient à voter pour Trump.

LES DONNÉES PERSONNELLES DE 87 MILLIONS D’UTILISATEURS DE FACEBOOK ONT ÉTÉ UTILISÉES POUR FAVORISER TRUMP
Le 8 novembre 2016, Donald Trump, qui a pourtant 3 millions de voix de retard sur son adversaire sur l’ensemble du territoire américain, obtient 77 000 voix de plus dans ces trois Etats, lui garantissant une majorité de grands électeurs. Mercer a réussi son coup. S’il n’est qu’un rouage d’une machine de soutiens apportés au candidat républicain, il est désormais en position d’imposer ses idées et son éminence grise, Steve Bannon.

Petit bémol, le film ne précise pas que Donald Trump, tout comme les Mercer, a, depuis, désavoué le sulfureux conseiller, limogé de la Maison-Blanche et débarqué de Breitbart News, en janvier. Pour autant, cette lacune ne vient en rien gâcher cette enquête à faire froid dans le dos. Sa conclusion est claire : le système politique américain, d’une vulnérabilité confondante, est désormais aux mains des milliardaires, qui, en injectant des sommes colossales, peuvent manipuler leurs concitoyens sans être inquiétés. Pour le moment…

« Comment Trump a manipulé l’Amérique », documentaire de Thomas Huchon (France, 2017, 60 minutes), visible jusqu'au 6 janvier 2019 : https://tinyurl.com/y74cqzdr

 

 

 

 

 

 

 

 

Cheval Indien de Stephen S. Campanelli (2018) d'après le roman de Richard Wagames

 

 

 

27/10/2018

Laissez-nous faire d'Oren Ginzburg

Regardez ce petit dessin animé satirique d'Oren Ginzburg, auquel l'acteur britannique David Mitchell prête sa voix (sous-titrée en français) pour raconter comment les peuples indigènes sont détruits au nom du 'développement :

https://www.survivalinternational.fr/videos/laisseznousfa...

 

 

 

 

17/10/2018

Les fleurs du bitume, un documentaire de Karine Morales et Caroline Péricard (2017)

 

 

 

 

 

 

27/09/2018

Thermostat 6 - par AV-RON Maya, COMINOTTI Mylène, COUDERT Marion, DANO Sixtine - 2018

 

 

04/09/2018

Trans c'est mon genre, un documentaire d'Eric Guéret (2016)

 

 

 

30/05/2018

Clap de diamant pour "Trouve le verbe de ta vie"

 

"Un jour à la Réunion, une enseignante en lycée tombe sur un texte sur internet... elle propose à ses élèves de seconde en décrochage scolaire selon l'expression consacrée, de participer au concours Je filme le métier qui me plaît organisé par Euro-France Médias, Euro-France association et placée sous le haut patronage du ministère de l'Éducation nationale. Le président du jury s'appelle Costa-Gavras.

 L'enseignante contacte l'auteur du texte pour lui demander l'autorisation de l'utiliser. Quelques semaines plus tard, un film de trois minutes est né. Le film est sélectionné parmi plus de 2061 candidatures. Sur leur lancée, l'enseignante et les élèves organisent une cagnotte pour financer le voyage à Paris de ces onze adolescents. Ils y arrivent. Neuf mille kilomètres plus tard, le 22 mai, la cérémonie accueille les 656 participants. Au programme de ces trois heures : claps de bronze, d'argent et d'or. Les élèves ont déjà les étoiles pleins les yeux de deux jours de la capitale métropolitaine. Ils sont sans doute bien fatigués et tendus. Leur film n'a pas été appelé. La cérémonie est bientôt terminée. Le clap de diamant, meilleure réalisation toute catégorie confondue, l'équivalent de la Palme d'Or à Cannes est décerné à ... Trouve le verbe de ta vie. Leur film.

 Partout dans les écoles, des enseignant comme Martine Nourry se battent au quotidien pour sortir les élèves de l'étau dans lequel bien souvent, on veut les enfermer. Pour leur remettre des étoiles dans les yeux, leur relever le menton et leur dire de marcher leur route, avec toutes les bifurcations autorisées. Leur remettre entre les mains le mot possible qu'on leur a si souvent confisqués, et qu'ils n'osent plus arracher à la société.

 Quant à l'auteur du texte, le trophée qui lui a été décerné est celui de la plus belle émotion qu'un créateur puisse ressentir : voir son texte vivre en dehors de lui. Ce qui au départ n'était qu'une lettre postée sur internet qui cherchait à exprimer ce qui semblait ne pas se dire, devient une idée qui traverse des mers, et surtout des océans de résignation et d'habitudes. Il lui faudra encore bien des Martines pour arpenter la route... et bien d'autres passeurs.

Alors n'hésitez pas ! Ce texte* est pour vous. 

Merci !

Sarah Roubato"

*Lettre à un ado : trouve le verbe de ta vie, une des lettres de Sarah Roubato postée sur internet

Le film : 

 

 

16/04/2018

Les pieds sur terre de Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller (2017)

 

Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires surendettés venus chercher une autre vie, squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.
« Ici, disent-ils, on ne fait pas de la politique : on la vit. » Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l’aéroport et son monde.