04.11.2009

Survie Info n° 47. Novembre 2009

Survie participe à la Semaine de la Solidarité Internationale !
Du 14 au 22 novembre 2009

La 12e Semaine de la Solidarité Internationale vous invite à participer à plus de 5 000 animations originales et conviviales partout en France. Survie y participe fortement et organise de nombreux évènements que vous pourrez retrouver dans la rubrique agenda ci-dessous.
Présentation complète de la semaine:
www.lasemaine.org

Actualités
Le nouveau classement des paradis fiscaux par le réseau Tax Justice Network. Les limites de l’action du G20 contre l’opacité financière.
Communiqué de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires. 2 novembre 2009
Non, les paradis fiscaux ne sont pas morts. Peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il voulu y croire en voyant fondre rapidement les listes noire et grise de « territoires non-coopératifs » établies par l’OCDE. Sauf que les critères servant à l’OCDE pour dresser ses listes ne suffisent pas, loin s’en faut, à définir ce qu’est un paradis fiscal. Autrement dit, ce n’est pas parce que la liste grise se vide qu’il n’y a plus de paradis fiscaux ! Une majorité des Français n’est d’ailleurs pas dupe, seuls 37% d’entre eux jugeant la liste officielle « fiable et complète ».
(...) Lire la suite : http://survie.org/francafrique/paradis-fiscaux-et-judicia...

RWANDA. Asile politique refusé à Agathe Habyarimana. La justice française doit toutefois la juger pour son implication dans le génocide. Communiqué du Collectif des Parties Civiles pour la Rwanda (CPCR) et de Survie. 19 octobre 2009
Alors que le Conseil d’Etat vient de confirmer le refus d’accorder l’asile politique à Agathe Habyarimana, ce qui fait d’elle une personne expulsable, nos associations demandent que celle-ci ne soit pas expulsée et soit jugée par la justice française pour son implication dans le génocide des Tutsi du Rwanda qui a fait près d’1 million de morts en 1994. (...) Lire la suite:
http://survie.org/genocide/article/asile-politique-refuse-a-agathe

NIGER. Législatives : La France ne doit pas entériner la dictature. Communiqué de Survie. 19 octobre 2009
 L’organisation ce 20 octobre d’élections législatives, boycottées par l’ensemble des forces démocratiques, constitue une nouvelle étape dans la dérive dictatoriale de Mamadou Tandja, à la tête du premier pays fournisseur d’uranium à la France. Nos associations demandent donc l’annulation de ces élections et des sanctions de la France et de l’Union européenne visant au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
(...) Lire la suite : http://survie.org/francafrique/niger/article/legislatives...

A lire
Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 185 (Novembre 2009)
Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
Edito : Les faux médicaments de la fondation de Jacques Chirac
Quand Jacques Chirac voulait devenir président de la République française il tenait, le 19 juin 1991, à Orléans, des propos violemment racistes sur l’ « overdose » d’étrangers, qui ne sont pas « les mêmes » qu’avant, « des Espagnols, des Polonais, des Portugais », mais sont « des musulmans et des noirs  », plaignant le « travailleur français » d’avoir à supporter « le bruit et l’odeur » et exprimant sa phobie d’une natalité fantasmée comme pléthorique, « une vingtaine de gosses », assortie d’une évaluation aussi superlative que fausse du montant des allocations perçues, « sans naturellement travailler ». (...) Lire la suite: http://survie.org/billets-d-afrique/2009/185-novembre-200...

Au sommaire ce mois-ci :
- LES BREVES DE LA FRANÇAFRIQUE
- EDITORIAL. Faux Médicament
- MAURITANIE. Comment réussir un putsch avec l'aide de la France
- LES BREVES DE LA FRANCAFRIQUE.
- MADAGASCAR. Le trouble de la France
- ANGOLAGATE. La Réublique tremble à nouveau
- COTE D'IVOIRE. Probo Koala: les documents toxiques qui dérangent Trafigura
- FOCCART, le Guadeloupéen.
- GABON. Bongo toujours branché sur l'Elysée

COTE D'IVOIRE. "Probo Koala : les documents toxiques qui dérangent Trafigura"
Article de Rafik Houra paru dans Billets d’Afrique et d’ailleurs n° 185 novembre 2009
Trafigura ne mégote pas sur les pressions pour étouffer l’affaire des déchets toxiques du Proba Koala. Billets d’Afrique a retrouvé un document officiel de l’institut médico-légal néerlandais Nederlands Forensisch Instituut pour qui la culpabilité de Trafigura ne fait aucun doute.
(...) Lire la suite :
http://survie.org/billets-d-afrique/2009/185-novembre-200...

Agenda
Week-end d'échanges
régional Sud Est sur les groupes locaux et préparation campagne 2010 organisé le 5 et 6 décembre dans le Nord Isère. Pour s'inscrire et pour plus d'informations, contacter Audrey Pinorini: survie38@gmail.com ou Grégory Giraud: gregreen_qc@yahoo.fr

BAYONNE
http://www.copenhague2009bizi.org/?p=621
- Vendredi 6 novembre. Bizi! Forum sur les conséquences du réchauffement climatique et les enjeux de Copenhague organisé par Les Amis de la Terre, Attac, la Fondation Manu Roblès Aranguiz et Survie Pays Basque en présence d'Hervé Le Treut, membre du GIEC au grand amphi de la Fac de Bayonne (près de la place Baul-Bert)à 20h30. Il est conseillé de s'inscrire au 05 59 25 65 52 !
- Samedi 7 novembre. Bizi! Forum sur les conséquences du réchauffement climatique et les enjeux de Copenhague à l'amphi de l'IUT de Bayonne. 10h30, comment lutter contre le réchauffement climatique avec Geneviève Azam, maître de conférence en économie et membre du conseil scientifique d’ATTAC. 14h30, les alternatives locales au changement climatique avec Cyrielle Den Hartigh, Chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre. Jean-Stephane Devisse, responsable du pôle Changement climatique et Politiques publiques de WWF et Philippe Pointereau, agronome et expert sur les politiques agro-environnementales auprès de la Commission Européenne. 17h30, les enjeux du sommet de Copenhague et la mobilisation internationale. Avec Christophe Aguiton, chercheur et membre du Conseil scientifique d’ATTAC.

GRENOBLE http://survie.isere.free.fr/
- Mardi 10 novembre. Réunion mensuelle à la MNEI : 5 place Bir-Hakeim, Grenoble, proche trams "Verdun" et "Stade", entrée par la droite du bâtiment à 20h
- Samedi 14 novembre. Journée commune de lancement de la Semaine de la Solidarité Internationale."Quelles résistances quels solidarités" Coorganisé avec l’ensemble des associations du collectif SSI Grenoble. De nombreuses animations toute la journée : théâtre de rue, danses afro-colombiennes, rencontres et témoignages croisés, ateliers, exposition, information des associations du collectif, jeux gratuits pour les enfants. Place Victor Hugo, sous chapiteau de 11h à 17h
- Jeudi 19 novembre. Projection débat "Tuez les tous, un génocide sans importance" à Monestier du Percy (Trièves), au restaurant Pizz'Art (au bord de la RN 75) coorganisé avec l'association Les pieds dans l'Ebron, à 20h pour la projection, à 19h pour le repas.http://lespiedsdanslebron.blogspot.com/
- Vendredi 20 novembre. Conférence Résistances et luttes contre la corruption : exemple du Congo Brazzaville en présence de Christian Mounzéo, président de l’association Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) et coordinateur de la coalition « Publiez ce que vous payez Congo-Brazzaville » et Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora en France, à la Maison du Tourisme, rue de la République, tram A et B “Hubert Dubedout” à 20h
- Samedi 28 novembre.
Projection débat Kivu : du sang dans nos portables ? à la suite du documentaire Du sang dans nos portables de P. Forestier, en présence d'André Fine président de Survie Isère  à Alpexpo à l’intérieur du salon Naturissima à 16h

NANTES http://survie44.over-blog.org/
- Jeudi 12 novembre. Projection débat Le manque de démocratie au Cameroun est-il seulement "une affaire de nègres"? autour du film Une affaire de nègres d'Oswalde Lewat en présence d'Odile Tobner, présidente de Survie France au cinéma Malouine à St-Malo de Guersac à 20h30

LILLE

- Vendredi 13 novembre. Projection débat autour du documentaire L'assassinat du juge Borrel : une affaire française de Bernard Nicolas en présence du journaliste au cinéma l'hybride 18 rue gosselet à 20h
- Mardi 17 novembre.Conférence débat sur le combat des femmes au sud Kivu avec Elza Vumi, Odile Biyidi présidente de Survie France et Alain Kassanda pour la partie musicale au théâtre de la Verrière 28 rue Alphonse Mercier à 19h
- Vendredi 20 novembre. Conférence débat sur l'assassinat du juge Borrel en présence d'Elisabeth Borrel gare saint sauveur à 19h

RENNES
- Samedi 14 novembre. Table de presse lors du forum jeunesse et solidarité internationale au CRIJ-4 bis suivi d'un concert de Zalem, Bud, la Kbine, ZM (rappeuse nigérienne) et l'Armée verte à 20h30
- Dimanche 15 novembre. Projection débat autour du film Katanga Business animé par Ardiouma Sirima au Théâtre National de Bretagne à 18h

MONTPELLIER
http://survielero.blogspot.com/
- Mardi 17 novembre. Projection débat sur les paradis fiscaux et judiciaires : état des lieux autour du film  La grande évasion de Frédéric Brunnquell. Débat animé par Bernard Bouzon, d’ATTAC Romans à l'amphi d'anatomie de la Fac de Médecine de 18h30 à 21h
- Vendredi 20 novembre.Conférences, débats, spectacle et témoignages, sur la crise en Afrique coorganisé avec la MTMSI dans le cadre de la Quinzaine des Tiers Mondes/ SSI  au Centre Rabelais, 27 bd Sarrail de 17h30 à 23h
- Samedi 21 novembre. Café débat  Migrations-Solidarités en présence de Mehdi Alioua de la Cimade et de Cécile Franck, universitaires, coorganisé avec les étudiants de Science Po au Café du Théâtre, 3 Place de la Comédie de 15h à 18h

SAVOIE HAUTE-SAVOIE
- Mercredi 18 novembre. Conférence débat sur les paradis fiscaux, entraves à la solidarité et au développement en présence de Jean Merckaert chargé du programme "Financement du développement" au CCFD, coorganisé avec le CCFD-Terre Solidaire et le Secours Catholique-réseau mondial Caritas à Annecy à la salle Y.Martinet, 15 Avenue des Iles (près place des Romains) à 20h15
- Vendredi 20 novembre. Projection débat autour du film Katanga Business  au cinéma « Le rouge et le noir » en présence de Vincent Munié, réalisateur et journaliste, à Saint Julien en Genevois à 20h                                                   
- Samedi 21 novembre.  Projection débat autour du film Des monstres qui dorment ou la Paix impossible ? en présence de Vincent Munié, réalisateur et journaliste,
coorganisé avec le CCFD-Terre Solidaire et le Secours Catholique-réseau mondial Caritas à Annecy à la salle Y.Martinet, 15 Avenue des Iles (près de la place des Romains) à 20h

SAINT-ETIENNE http://survie.69.free.fr/survie%20explication/survieloire...
- Jeudi 19 novembre. Conférence débat Election au Gabon et en Afrique en présence de Dieudonné Evine à la salle polyvalente de Montbrison à 20h30
- Vendredi 20 novembre.
Conférence débat Election au Gabon et en Afrique en présence de Dieudonné Evine Université site de la Tréfilerie salle E01 ou J01 19h. Contacter Grégory Giraud pour plus d'informations: gregreen_qc@yahoo.fr

LYON http://survie.69.free.fr/sommaire.htm
- Jeudi 19 novembre. Projection débat sur la coopération franco-camerounaise au Ciné 89 de Saint-Priest dans le cadre du festival Sol’ en film.
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13, 14 et 15 novembre. Présence lors du Village de la solidarité internationale : associations, marché de commerce équitable, conférences, spectacles, expositions...Place Bellecour, le vendredi et samedi de 10h à 20h et le dimanche de 10h à 18h
- Vendredi 20 novembre. Conférence débat Quel est le rôle de la France dans les détournements d'argent en Afrique? en présence de Michel Roy directeur du plaidoyer au Secours Catholique et Jean Merckaert chargé du programme "Financement du développement" au CCFD à la MJC du Vieux Lyon, 5 place St Jean M° Vieux-Lyon à 19h30

BREST

- Vendredi 20 novembre.Conférence débat sur la problématique de la dette des pays du tiers monde autour du film Life and Debt de Stéphanie Black, suivi par une intervention de Pascal Franchet, coordinateur pour la Bretagne du CADTM (Comité d'Annulation de la Dette des Pays du Tiers Monde) au cinéma LES STUDIOS à 20h. Tarif unique: 3 euros. Pour plus d'information vous pouvez contacter Elisabeth Gavrand: elisabethgravrand@yahoo.fr

TOULOUSE http://survie31.over-blog.com/article-pilles-la-bas--chas...
http://www.pilles-chasses.org/index.php?p=1_6_Programme
Pillés là-bas, Chassés ici. Le Nord place le Sud dans l'impasse.
Cycles d'évènements dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale en partenariat avec le festival de la Cimade "Migrant'scène, regards croisés sur les migrations"
- Jeudi 12 novembre. L’Uranium du Niger, une ressource pillée, des populations chassées à Samba Résille à 19h30. Projection du film La bataille de l’uranium de Frédérique DENIS, suivie d’une rencontre débat avec Aghali MAHIYA, ancien mineur à Arlit et Alhassan ATTEFOCK forgeron nigérien. A 21h30: Concert de Mr et Mme OKKO
- Vendredi 13 novembre.
Concert d'APKASS à la salle du Sénéchal à 19h et Conférence débat Pillés là-bas, chassés ici, la solidarité internationale face aux politiques migratoires Débat d’ouverture de la Semaine de la  Solidarité Internationale avec Emmanuel TERRAY,  anthropologue et directeur d’études honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à 21h
- Samedi 14 novembre. Conférence débat La France (aussi) pille l’Afrique : diplomatie, business et dictatures en présence de Fausto GIUDICE, écrivain et traducteur, à la salle du Sénéchal à 10h suivie de la projection de Partir ou mourir et d’une conférence débat sur les APE (accords de partenariat économiques UE / pays ACP) avec Jean SINEAU, économiste, membre d'ATTAC Toulouse
12h : Pique-nique participatif Cour du Sénéchal
14h: Conférence-débat Les nouveaux murs de la forteresse Europe en Afrique du nord avec Mehdi LAHLOU, sociologue à l’INSEA de Rabat, spécialiste des migrations, président d'ACME-Maroc (Association pour un contrat mondial de l’eau), Emmanuel TERRAY, anthropologue et directeur d’études honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et Azza HAMMAMI, membre de la ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH) d’Annaba, Collectif des familles de Harragas disparus en mer
17h: Témoignages / Table ronde : Etre solidaire ici et là bas… présentée et modérée par Mehdi ALIOUA, sociologue, membre de Migreurop, membre fondateur de l'association marocaine Gadem (Groupe Anti-Raciste d'Accompagnement et de Défense des Etrangers et des Migrants au Maroc). Avec 2 films musicaux documentaires: Afro beat et Hip Hop Africain?
- Dimanche 15 novembre. Projection débat autour du film Victimes de nos richesses de Kal Touré en présence de Mehdi LAHLOU et Patrice CUPERTY, économiste.
au cinéma Utopia à 14h30
- Mercredi 18 novembre. Projection débat autour du film La voie est libre sur la privatisation du chemin de fer Dakar Bamako et son impact sur les migrations avec Vincent MUNIE, réalisateur, journaliste et Henri CELIE, cheminot, syndicaliste Sud rail à la salle Osète-Duranti à 20h
- Jeudi 19 novembre. Projection débat Un aller simple pour Maoré sur les Comores et Mayotte avec David ROHI, sociologue et intervenant pour la Cimade au centre de rétention administrative de Cornebarrieu, au cinéma ABC à 20h30
- Vendredi 27 novembre. Conférence débat sur l'actualité de la Françafrique librairie Terra Nova à 19h30


PARIS
http://www.survie-paris.org/
- Jeudi 12 novembre. Elections Afrique vigilance! Dixième réunion de travail du collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique à la Bourse du travail M° République à 19h
- Samedi 14 novembre. Projection débat sur les élections en Afrique avec les diasporas engagées à Paris dans la lutte pour la démocratie et l’état de droit avec la Plate Forme de Veille et d’actions pour le Gabon (PVA Gabon) et Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora. Nombreux stands et animations dans le cadre du  Forum des associations de solidarité internationale parisiennes à la Mairie du 20e à Gambetta, M° Gambetta de 10h à 17h30
- Samedi 14 novembre. Concert d'Apkass aux murs à pêches à Montreuil M° Mairie de Montreuil à 19h
- Mercredi 18 novembre. Débat autour du dernier Dossier Noir n°23 Que fait l'armée française en Afrique? en présence de l'auteur Raphaël Granvaud à la maison des associations du IIIème, 5 rue Pérée, M° République / Temple à 19h
- Jeudi 19 novembre. Projection-débat « Les migrations : quelles causes et quelles politiques en France et en Europe ?" autour du film "Dem Walla Dee" Coorganisé avec la Ligue des droits de l'Homme Paris centre et l’association Deux Rives à la maison des associations du IIIème, 5 rue Pérée, M° République / Temple à 19h
- Samedi et Dimanche 21-22 novembre. Table de presse au salon Livre du Nord et du Sud à Choisy le Roi
- Mardi 24 novembre (ou mercredi 25). Débat autour du pétrole avec Benjamin Moutsila de la FCD (Fédération des Congolais de la Diaspora), Xavier Harel journaliste auteur d'Afrique pillage à huis clos et Christian Mounzéo de la coalition internationale «Publiez ce que vous payez» du Congo-Brazzaville à Science-Po Paris
- Samedi 28 novembre TP Biens publics mondiaux
à 15h30 avec François Lille, Attac Paris Nord-Ouest, Marc Laimé auteur de Témoins de l'eau, Anne Le Strat de la Mairie de Paris au Lavoir Moderne Parisien

BORDEAUX http://surviegironde.blogspot.com/
- Lundi 16 novembre. Projection débat autour du film Victimes de nos richesses
de Kal Touré coorganisée avec l'association Afrique Cinéma Promotion à l'occasion des 11e rencontres cinématographiques africaines à l'Utopia à 18h
- Mardi 17 novembre. Tables de presse lors du concert de SIMON NWAMBEBEN TRIO (Guitare/chant, harpes, violoncelle / Cameroun) Amphi Kastler Univ Bx 1, Talence, gratuit à 20h30 dans le cadre du festival "Bulles d'Afrique" organisé par le CROUS de Bordeaux http://www.myspace.com/bullesdafrique
- Mercredi 18 novembre. Tables de presse lors du concert de PERRINE FIFADJI (Chant, danse, sitar, guitare, senza, bols tibétains, ...) à la Maison des Arts Univ Bx 3 - Pessac, gratuit à 20h30 dans le cadre du festival "Bulles d'Afrique" organisé par le CROUS de Bordeaux
- Jeudi 18 novembre. Tables de presse lors du concert de MAD SHEER KHAN (rock tribal) + SHINRI (afro soul rock) à la MAC, Pessac, gratuit à 20h30 dans le cadre du festival "Bulles d'Afrique" organisé par le CROUS de Bordeaux.
- 21 novembre. Stands associatifs de vente et d'information, animations musicales, action de rue "les porteurs de parole", organisée avec une dizaine d'associations de solidarité internationale. Place Camille Julian de 9h à 18h
- Samedi 28 novembre. Table de presse lors du concert d'OPA au ZUBU. http://www.myspace.com/orchestrepoetique
- Tous les samedis. Table de presse sur la place du Maucaillou, située entre les deux marchés de St Michel et des Capucins tout les samedis


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22.10.2009

Les mariages en couleurs ne sont pas des mariages blancs

Les Amoureux au ban public protestent contre la suspicion grandissante qui pèse sur les mariages franco-étrangers et publient "Couples franco-étrangers, des mariages comme les autres", guide juridique à destination des maires et des agents d'état civil.

A l'occasion du lancement de Couples franco-étrangers, des mariages comme les autres, guide juridique à destination des maires et des agents d'état civil le Collectif des Amoureux au ban public Ile-de-France organise une rencontre en présence d'élus de la région, le samedi 24 octobre 2009 de 14h à 17h au Centre social Le Picoulet, situé au 59 rue de la Fontaine au Roi, Paris, 11ème.

Le Guide juridique sera introduit par Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris en charge de l'intégration et des étrangers non-communautaires, de représentants des Amoureux au ban public, de Jérome Martinez, Délégué national de la région Ile-de-France à La Cimade et d'Olivier Joulin du Syndicat de la magistrature. Cette prise de parole sera suivie d'une courte performance théâtrale et d'ateliers visant à faire connaître les atteintes faites aux droits des couples franco-étrangers.


 

Au nom de la lutte contre les " mariages blancs ", les couples franco-étrangers se voient de plus en plus fréquemment soupçonnés par une administration souvent ignorante de la loi. Dans ce contexte, les maires et les officiers d'état civil sont régulièrement incités à aller au-delà de leur compétence pour devenir acteurs du contrôle de l'immigration.

C'est  en vue de mettre fin à ces pratiques, que le Guide juridique a été réalisé par le collectif des Amoureux au ban public et co-signé par le Syndicat de la Magistrature. Il est actuellement diffusé dans les différentes mairies sur l'ensemble du territoire français.

Selon le cinquième rapport du Comité interministériel de contrôle de l'immigration, le nombre d'étrangers extra-communautaires admis à séjourner durablement en France en 2007 s'élève à 171 222 personnes, dont 38 054 conjoints de Français. Les conjoints de Français représentent donc un peu plus de 22 % de l'immigration totale. Un bulletin d'information du Ministère de la Justice précise que les juridictions françaises ont annulé 737 mariages en 2004, dont 395 ont été identifiés comme des « mariages blancs ». Sur les 88 123 mariages franco-étrangers célébrés en 2004, la proportion de mariages dont le caractère fictif a été constaté par les tribunaux est donc égale à  0,45 %.

Victimes du durcissement permanent des politiques migratoires en France, les couples franco-étrangers sont lésés dans leurs droits les plus essentiels : la liberté de mariage avec le conjoint de leur choix, un droit fondamental garanti par la Const! itution et les conventions internationales de protection des droits de l'homme.

Ainsi, les couples franco-étrangers se retrouvent exposés à des enquêtes ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, voire à des interpellations qui peuvent conduire à l'expulsion du conjoint étranger, réduisant à néant la liberté de mariage et le droit de vivre une vie familiale normale.

L'action du 24 octobre 2009 entend marquer le début d'une période de rencontres proposées par les Amoureux au ban public aux élus locaux afin de les sensibiliser aux droits des couples franco-étrangers et ainsi permettre que la liberté d'aimer et de se marier avec la personne de son choix soit pleinement respectée.


LES AMOUREUX AU BAN PUBLIC

"Toute personne est libre d'aimer la personne de son choix, quelles que soient les différences de nationalité, d'âge, de sexe ou de religion." Déclaration des Amoureux au ban public, article 1

Le premier collectif des " Amoureux au ban public " est né en juin 2007 à Montpellier, sous l'impulsion de La Cimade.
Par cette initiative, plusieurs dizaines de couples franco-étrangers  décidaient de s'engage! r dans la défense collective de leur droit de mener une vie familiale normale, droit fondamental mis à mal par le durcissement continu des lois et des pratiques administratives. En quelques mois, les Amoureux au ban public sont devenus un mouvement citoyen national implanté dans de nombreuses villes de France, avec 34 collectifs, et animé par près de 2000 couples mixtes.

La première grande campagne des ABP, lancée le 16 juillet 2008, a permis de faire connaître le mouvement et mettre en lumière les difficultés des couples mixtes, et obtenir une modification de la législation pour que le droit d'aimer la personne de son choix soit enfin reconnu.

En savoir plus : http://amoureuxauban.net

 

16.10.2009

France terre d’asile lance un appel européen contre les retours forcés en Afghanistan

avec

Le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE), Immigration Advisory Service United Kingdom (IASUK), Comision Espanola de Ayuda al Refugiado (CEAR), Greek Council for Refugees, British Refugee Council (BRC), Consiglio Italiano per i Rifugiati (CIR), ProAsyl, Organisation suisse d’aide aux réfugiés, Hungarian Helsinki Committee, Forum réfugiés, SSAE, la CFDT, La belle étoile, Salam, Auberge des migrants, Vigilance Soudan, Collectif urgence Darfour, Aftam, Uniopss, CASP, CAAR, Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH)

 

A la suite du démantèlement du camp principal de Calais le 22 septembre dernier où résidaient de nombreux migrants afghans, le président de la République française a annoncé l’organisation de retours forcés vers l’Afghanistan en coopération avec le Royaume-Uni, conformément à l’arrangement franco-britannique du 6 juillet 2009.

Nous considérons que le retour forcé vers l’Afghanistan ne constitue pas, dans l’instant, une solution acceptable. La situation sécuritaire dans ce pays s’est fortement dégradée ces dernières années. Nul n’est en mesure d’y assurer la sécurité des personnes, pas même la coalition internationale présente en Afghanistan. Renvoyer les Afghans dans leur pays remettrait en cause les valeurs défendues par l’Union européenne, garanties notamment par la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Aujourd’hui, de nombreux Afghans errent sur le territoire européen sans statut ni droits. Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) considère pourtant qu’un nombre important d’Afghans ont des besoins de protection. Cependant, nous pensons que les Etats européens ont échoué à satisfaire les besoins de protection de beaucoup d’entre eux en ne permettant pas l’accès à une procédure d’asile juste.

Par conséquent, nous demandons aux Etats membres de l’Union européenne :

  • La suspension temporaire des renvois forcés vers l’Afghanistan tant que règnent, dans ce pays, le chaos et l’insécurité généralisée ;
  • La recherche de solutions immédiates de protection sans porter préjudice à la possibilité de demander l’asile. Les Etats membres, individuellement ou collectivement, ont le pouvoir et les outils nécessaires permettant de reconnaître des protections temporaires ou humanitaires comme ils ont su le faire à d’autres occasions, notamment lors de la guerre des Balkans.

La situation actuelle résulte des égoïsmes nationaux et de l’incapacité à construire une politique européenne d’asile harmonisée et protectrice. Nous appelons donc les institutions européennes à travailler instamment à l’instauration d’un régime d’asile européen commun protecteur et solidaire entre les Etats membres et avec le reste du monde. 

Pour signer la pétition : http://www.france-terre-asile.org/petition/

13.10.2009

Soutien à José Chidlovsky

Pour signer la pétition : http://zadigproductions.fr/?page_id=201

Peut-on encore aujourd’hui réaliser un documentaire sur des personnes privées de papiers ? Pour s’être immergé dans le sujet, le réalisateur José Chidlovsky (#) risque aujourd’hui d’être inculpé :
La société Zadig (°) , avec le soutien du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, s’est investie dans la production de Journal de Sans Papiers, documentaire auquel travaillent depuis plusieurs mois les réalisateurs Rabeha El Bouhati et José Chidlovsky. Tourné dans les régions parisienne et toulousaine, ce film traite des conditions de vie de personnes privées de papiers, en témoignant de leur quotidien, de leurs peurs et de leurs espoirs par le biais de caméras qui leur ont été confiées.

L’un des protagonistes principaux de ce documentaire est une jeune femme d’origine algérienne : S.F. ; à l’anniversaire de ses 18 ans, elle a déposé en avril dernier une demande de titre de séjour en préfecture de Haute-Garonne. Elle a déclaré à cette occasion être hébergée au domicile de José Chidlovsky. Alors qu’elle attendait ardemment son passage à l’âge adulte comme une promesse d’émancipation, elle redoutait aussi, la date approchant, de devenir une “sans papiers” en âge d’être expulsée. C’est dans une crise de désespoir que les réalisateurs l’ont sauvée in extremis d’une tentative de suicide alors qu’elle enjambait la balustrade d’un balcon situé au 11è étage de sa tour.

Depuis ce jour, S.F. a vécu effectivement chez le réalisateur. À son dossier, étaient joints de nombreux témoignages attestant de sa parfaite intégration à la société française et de son profond désir d’émancipation. Une attestation de Zadig certifiait par ailleurs l’implication sincère et talentueuse de S.F. dans ce projet documentaire.

Quelques semaines après avoir déposé cette demande, S.F. recevait de la Préfecture une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), exécutoire dans un délai d’un mois. Depuis, la jeune femme vit dans la peur et la clandestinité.

Courant août, deux policiers en civil de la Police Aux Frontières (PAF) se sont présentés au domicile toulousain de José Chidlovsky, afin de procéder à son interpellation, ainsi qu’à celle de S.F. N’ayant pas de réquisition, le réalisateur a refusé de leur ouvrir et ceux-ci sont repartis en lui signifiant oralement l’objet de leur visite, le menaçant de revenir l’embarquer prochainement, menottes au poignets.

Début septembre, José Chidlovsky apprend officiellement que la PAF souhaite l’interroger sur « les conditions de séjour en France de mademoiselle S.F. » Ayant confirmé la présence de S.F. à son domicile, il apprend faire l’objet d’une procédure judiciaire en qualité d’« aidant ».

Convoqué lundi 5 octobre, José Chidlovsky a été entendu pendant 2h30 à la PAF de Toulouse-Blagnac. L’infraction à été reconnue et le dossier transmis au Procureur de la République qui doit maintenant décider de son éventuelle inculpation. Si José Chidlovsky est inculpé, il encourt 5 ans de prison et 30 000 € d’amende, aux termes du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) Selon Monsieur Besson, seuls les réseaux de passeurs étaient visés par l’Article L 622-1 du Ceseda punissant “toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenter de facilité l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France.” Nous ne mettons pas en doute la bonne foi du ministre mais, si tel est le cas, pourquoi le réalisateur José Chidlovsky risque t-il une inculpation alors qu’il ne fait « que » tourner un documentaire ?

La réalisation d’un tel projet suppose une qualité de relation, un don de soi et une confiance réciproque, qui ne sauraient s’évaporer au seuil d’un domicile. Rabeha El Bouhati et José Chidlovsky auraient-ils dû laisser S.F. sombrer dans le désespoir, au propre comme au figuré ? Auraient-ils dû renoncer à leur responsabilité personnelle et professionnelle, en l’abandonnant à son sort ? Zadig production considère que non, que l’exercice de l’activité de documentariste se trouve mise en danger par cette procédure judiciaire engagée à l’encontre d’un réalisateur. Un film documentaire est en quelque sorte un lieu de rencontre et d’échanges entre son réalisateur et ses personnages, un lieu respectueux de l’autre, un lieu d’hospitalité réciproque, bref tout à la fois un lieu commun, singulier et pluriel, à l’image de la communauté humaine.

L’ensemble de notre profession est concernée par cette atteinte à la pratique d’un genre qui, à notre sens, se fourvoie lorsqu’il se passe d’humanité. Mais, au-delà, nous voyons planer dans cette procédure inédite entravant le libre exercice de notre activité, la menace de poursuites à venir à l’encontre de la libre parole artistique et journalistique. Aujourd’hui, plus qu’un réalisateur, ce sont les libertés de création et d’expression démocratique, qui semblent suspectes d’activité délictueuse et risquent d’être poursuivies.

Félicie Roblin, Paul Rozenberg, producteurs de Zadig Production (°).

(#) José Chidlovsky a été à l’initiative de la création de la société de production Les films à Lou au début des années 90. Il a produit et participé à la réalisation de l’émission littéraire “Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ?”. Depuis la disparition des Films à Lou, victime du syndrome du Quichotte, il se consacre depuis exclusivement à la réalisation de documentaires.

Nourrir 9 milliards d'hommes en préservant la planète ?

C'est possible !

Article de Béatrice Héraud
Mis en ligne le : 09/10/2009
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

En 2050, la planète comptera 9 milliards d'individus, soit 2 milliards de plus qu'aujourd'hui à nourrir. Les récentes émeutes de la faim nous ont montré que la sécurité alimentaire était pourtant loin d'être acquise. Qui plus est en respectant l'environnement. Selon un travail prospectif du Cirad et de l'Inra, l'objectif pourrait être atteint, mais avec des changements radicaux.

2050 : les 9 milliards d’habitants que compte la planète peuvent manger à leur faim et les habitants de chaque région du monde disposent de 3000 kcal/hab/jour pour se nourrir. C'est en tous cas le scénario imaginé par le Cirad et l’Inra. Dans ce travail prospectif, le régime alimentaire est diversifié et reste distinct selon les pays. Seule la consommation de viande est limitée à 15% des kilocalories ingurgitées. Mais il s'agit là d'un changement radical. Car si l’on revient 40 ans en arrière, à notre époque donc, les pays développés disposent d'en moyenne de 1000 kcal/hab/jour supplémentaires, tandis que les populations du Sud se contentent d’autant en moins…

Selon les chercheurs, ce nouvel équilibre est en partie atteint en limitant les pertes entre la production et la consommation de nourriture qui représente 30% de la production en 2009 dans les pays développés. De plus, en 2050, le modèle agro-industriel imaginé dans le scénario repose sur des circuits courts et un vivier de PME agricoles et de transformation - surtout dans les pays en développement. Pour les chercheurs, ce mouvement, à rebours de la concentration observée au début des années 2000, pourrait être impulsé par les grandes firmes qui, sous la pression des ONG et des associations de consommateurs, auront mieux pris en compte la  responsabilité sociale de leur entreprise …Enfin, pour assurer la production des denrées, une « agronomie écologiquement intensive » a été développée. La surface agricole a crû de près de 40% par rapport à 2000 mais les espaces forestiers ont été protégés au maximum: les forêts n’ont perdu qu’1% de leur superficie. En revanche, les pâturages, devenus les variables d’ajustement, ont été réduits de 15%.

Pour lire la suite, c'est ici : http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/agr...

Nanotechnologies

Nanotechnologies : le point de vue environnemental par Jean-Marc Manach
+ ouverture de "Aujourd’hui le nanomonde", site de débat sur les nanotechnologies.

Avec les liens et les graphiques :

http://www.internetactu.net/2009/10...

le 08/10/09

Dans les années 80, la nanotechnologie offrait du rêve à tous ceux qui se sentaient soucieux de l’avenir de la planète. Il devenait évident qu’il faudrait un jour réduire la quantité de matière et d’énergie consommée pour fabriquer toutes nos machines.

La nanotechnologie, alors balbutiante, allait, espérions-nous, libérer l’industrie de l’utilisation massive de matériaux pour la faire entrer dans une ère de développement durable”.

L’an passé, Christian Joaquim, pionnier de la manipulation à l’échelle atomique, rappelait dans un livre intitulé “Nanosciences : la révolution invisible” comment “les” nanotechnologies ont détourné “la” nanotechnologie de son projet durable.

Car depuis les années 80, les industriels se sont emparés du sujet, et plutôt que d’attendre une hypothétique viabilité de “la” nanotechnologie, ils ont misé sur “les” nanotechnologies qui, rappelait Joaquim, “ne concernent plus seulement la manipulation de la matière atome par atome, mais qui font référence à toutes ces techniques permettant de fabriquer de “petits objets”” :

Aujourd’hui, les nanotechnologies ne sont pas associées à l’espoir d’une industrie plus économe des ressources de la planète, mais au contraire à des craintes : ne sont-elles pas toxiques ? Ne risquent-elles pas de nous échapper ?”

Alors qu’on répertorie d’ores et déjà plus de 1000 produits de grande consommation en vente dans le commerce incluant des nanomatériaux (cf Nanotechnologies : ce qui se vend http://www.internetactu.net/2009/10...), le Bureau européen de l’environnement (EEB, qui se présente comme “la voix environnementale des Européens“, et qui fédère plus de 140 ONG dans 31 pays), et le Réseau international pour l’élimination des Polluants organiques persistants (IPEN, qui réunit plus de 700 ONG, dans plus de 80 pays), ont voulu faire le point sur la question :

“Les nanotechnologies nous sont présentées comme susceptibles d’offrir des solutions technologiques inédites à nombre des problèmes environnementaux tels que le réchauffement climatique, la pollution et l’accès à l’eau potable. Ses partisans affirment qu’elles peuvent contribuer au développement économique et susciter de nouveaux produits et marchés tout en réduisant de façon notable notre empreinte écologique”.

Dans leur rapport intitulé “Nanotechnologie et environnement : un décalage entre les discours et la réalité (.pdf), les deux fédérations d’ONG environnementales estiment, a contrario et sur la base de plusieurs dizaines d’études et rapports académiques et scientifiques, que cette vision quasi angélique masque “de sérieux risques environnementaux, ainsi que des coûts cachés qu’on aurait tort d’ignorer” :

La “face cachée” du coût environnemental de la production de nanomatériaux (tels qu’une demande accrue en énergie et en eau) est rarement reconnue, alors que leurs “bénéfices” affichés sont souvent exagérés, non testés et, dans un grand nombre de cas, à des années de pouvoir être concrétisés.

Une production plus propre… ou plus sale ?

Chimie “verte“, réduction de la consommation de ressources naturelles et de matières premières… pour leurs promoteurs, les nanotechnologies peuvent contribuer à la réduction de l’empreinte écologique des processus industriels.

Or, estiment les auteurs du rapport, la fabrication de nanomatériaux requiert énormément d’eau et d’énergie, produit (paradoxalement) beaucoup de déchets, pour des rendements somme toute plutôt faibles.

De plus, les produits chimiques utilisés, ainsi que les nanomatériaux eux-mêmes, sont souvent “hautement toxiques“, générateurs de gaz à effet de serre contribuant au réchauffement climatique et à l’épuisement de la couche d’ozone.

Enfin, et en l’état des connaissances, il serait illusoire de croire que l’on pourrait mettre en place une gestion durable du cycle de vie des nanotechnologies d’ici, au mieux, une quinzaine d’années.

Surveillance et assainissement de l’environnement, filtration des eaux polluées ou potables, réduction de la pollution agricole… les nanotechnologies sont pourtant présentées comme susceptibles de contribuer au respect, et à la préservation, de l’environnement.

Or, le rapport souligne également qu’on ne dispose pas, à ce jour, du profil écotoxicologique des nanomatériaux d’ores et déjà disponibles sur le marché. S’en servir pour filtrer l’eau, ou comme pesticides, serait donc non seulement hasardeux, mais risquerait également d’accroître la dépendance des paysans et habitants des pays pauvres envers des entreprises privées occidentales, au détriment d’autres méthodes, locales et moins coûteuses.

Dans un rapport (.pdf) consacré à la nanotoxicologie, le projet européen NanoSafe2, chargé de “développer une stratégie de risque et de management pour une production industrielle sécurisée de nanoparticules” relève ainsi que :

L’étude des effets toxiques des nanomatériaux est encore en cours et de nombreuses questions n’ont toujours pas de réponses.

Le nombre de nanoproduits évolue très rapidement. Il est dès lors urgent d’examiner, pour chacun d’entre eux, les risques d’exposition et leur toxicité potentielle.

De nouvelles méthodes de toxicité doivent être développées et validées. L’impact potentiel sur la santé humaine et l’environnement devrait être testé sur l’ensemble du cycle de vie des matériaux.”

Un nouveau scandale de l’amiante ?

Le problème est aussi sanitaire : plusieurs études ont ainsi démontré, soulignent l’IPEN et l’EEB, que des nanomatériaux d’ores et déjà disponibles dans le commerce pouvaient endommager l’ADN humain, entraîner la mort de certaines cellules, s’avérer toxiques pour certaines espèces végétales et animales, nuire à la reproduction des vers de terre (dont le rôle, dans l’écosystème, est fondamental).

Les nanotubes de carbone, utilisés afin d’augmenter l’efficacité des batteries au lithium, et d’alléger voitures et avions, sont censés permettre d’effectuer de notables réductions de la consommation d’énergie, mais il est impossible de savoir si leur production entraînera plus, ou moins, de consommation énergétique que leur utilisation ne permettra d’en économiser…

Pour en revenir à la santé, plusieurs études ont démontré que certains nanotubes de carbone causaient des inflammations et fibroses pouvant entraîner attaques cardiaques et dommages génétiques, ainsi que le mésothéliome, forme rare et virulente de cancer connue jusque-là comme résultant de l’exposition à l’amiante.

En août dernier, une étude publiée dans l’European Respiratory Journal faisait, pour la première fois, le lien entre l’exposition à des nanoparticules et le développement de maladies chez l’homme : sept travailleuses chinoises, admises à l’hôpital, avaient été exposées, plusieurs mois durant et sans se protéger suffisamment, à des nanoparticules dans leur atelier de peinture. Elles souffraient d’éruptions cutanées, et d’affections du poumon, du fait de la présence, dans leurs organismes, de nanoparticules nuisant au bon fonctionnement de leurs coeurs et de leurs poumons. Deux en sont mortes.

Dans un autre rapport (.pdf) consacré à l’impact sanitaire et environnemental des nanomatériaux, l’EEB pointe également du doigt l’absence d’information sur les volumes de production, la nature des procédés et des nanomatériaux utilisés (sous couvert, notamment, du secret industriel), les risques accrus d’exposition pour les êtres humains, et de dispersion dans l’environnement, d’autant que l’on ne connaît pas les risques potentiels que font peser, à moyen et long terme, chacun de ces nanomatériaux.

Du fait de leur nature chimique, mais aussi de leurs propriétés physiques (dimension, surface, forme et structure), les nanoparticules se comportent de façons très différentes, et peuvent, par inhalation, ingestion ou absorption au travers de la peau ou des organes internes, traverser des barrières qui, d’ordinaire, protègent nos organes de toute intrusion extérieure. Ainsi, certains nanomatériaux seraient susceptibles de traverser la barrière placentaire, et aller aller au contact de bébés avant même qu’ils ne soient nés, affirment les rapporteurs.

Non seulement les scientifiques, et ceux qui s’intéressent aux nanotechnologies, sont encore bien souvent à court de réponses, mais les perspectives offertes doivent aussi les inciter à se poser de nouvelles questions.

Dans leur réponse (.pdf) à la consultation publique européenne sur le volet scientifique de la nanotechnologie, l’EEB et la branche allemande des Amis de la Terre estiment ainsi qu’il convient aussi de débattre des enjeux sanitaires, éthiques et législatifs des prochaines générations de nanomatériaux, des médicaments “intelligents” ciblant telles ou telles types de cellule jusqu’aux espoirs transhumanistes de biologie synthétique ou d’augmentation du corps humain.

Sans attendre jusque-là, la commission royale britannique sur la pollution environnementale notait de son côté l’an passé que de nombreuses nanoparticules s’agglomèrent dans la nature, formant de bien plus larges structures dont les propriétés toxicologiques pourraient être différentes de celles des nanomatériaux d’origine.

De même, notent l’EEB, on ne dispose pas de données sur les effets qu’engendreront les “cocktails” de nanomatériaux auxquels nous serons confrontés, tant à l’extérieur pour ceux qui auront été relâchés dans la nature, qu’à l’intérieur pour ceux que nous aurons ingérés, inhalés ou qui auront traversé l’épiderme.

Une nouvelle révolution industrielle

La fin de vie des nanomatériaux est elle aussi sujette à caution, et l’on ne sait pas vraiment en quelle mesure ils peuvent être recyclés. Or, 95% des nanoparticules utilisées en cosmétique, dans les peintures et enduits, pourrait se retrouver dans les eaux usées, et même enfouis ou incinérés, les nanotubes de carbone -dont la production, en 2007-2008, est estimée à 350 tonnes- sont susceptibles de rester intacts, et de se disperser dans l’air ou l’environnement.

Dans un précédent rapport (.pdf), consacré cette fois aux “nanotechnologies vertes“, l’EEB revenait également sur cette “nouvelle révolution industrielle” en rappelant que, de leur temps, l’amiante et le DDT avaient eux aussi été parés de toutes les vertus, avant de causer les dégâts que l’on connaît.

Prenant l’exemple des nanotechnologies environnementales dont le marché, à l’horizon 2010, est estimé à 6,1 milliards de dollars, et qui sont censées aider à la décontamination environnementale, et à l’amélioration de la gestion des déchets, l’EEB s’interroge :

Comment être sûr que la technologie utilisée est non seulement efficace mais aussi moins toxique que les polluants qu’elle est censée nettoyer ? Les nanoparticules utilisées pour filtrer les polluants finiront-elles dans la chaîne alimentaire, à dégrader les sols, entraîner des maladies végétales, et contaminer les terres agricoles ?”

L’EEB n’en reconnaît pas moins que les nanotechnologies joueront, par exemple, un rôle important dans la “production“, la désalinisation et la purification de l’eau, “qui sont devenues une véritable industrie“. Ainsi, le département de Dow Chemical qui en a la charge est celui dont le chiffre d’affaires (500 M$) a le plus rapidement progressé en 2006.

Mais l’EEB et l’Ipen y voient aussi une fuite en avant technologique qui, plutôt que d’apporter des solutions aux problèmes urgents de l’humanité, constituerait surtout une “nouvelle vague” d’expansion industrielle, avec son corrélat d’exploitation des ressources énergétiques et d’exacerbation des destructions environnementales.

La question n’est pas technologique, mais politique

En 2006, le Project on Emerging Nanotechnologies (PEN), une fondation américaine qui veut oeuvrer à plus de transparence en matière de nanotechnologies, avait estimé que plus de 58 000 tonnes de nanomatériaux seraient produites entre 2011 et 2020, et que leur impact écologique pourrait être équivalent à celui posé par entre 5 millions et 50 milliards de tonnes de matériaux conventionnels…

Cette valse de chiffres témoigne bien du faible niveau de connaissances et de données disponibles à ce jour sur ce que deviendront les nanomatériaux et les façons qu’ils auront de se disséminer dans la nature et notre environnement. D’autant que, du fait de l’absence de règlementation, les industriels ne sont pas tenus d’informer les consommateurs de la présence de nanomatériaux dans leurs produits.

En février dernier, l’EEB rendait publiques ses “exigences en vue d’une gouvernance durable pour les nanomatériaux (.pdf)” :

L’exigence essentielle de l’EEB, c’est qu’aucune nouvelle mise sur le marché ne soit autorisée pour les produits contenant des nanomatériaux manufacturés susceptibles de conduire à l’exposition des consommateurs ou de l’environnement. (…)

Les produits de ce type déjà sur le marché devraient être réglementés au titre de l’approche REACH fondée sur le principe “pas de données, pas de marché” et devraient donc être retirés de la circulation commerciale.”

La fédération d’ONG environnementales appelait également la Commission européenne à exiger l’évaluation et l’approbation des utilisations des nanomatériaux avant leur mise sur le marché, tout en notant que “l’expérience relative à la législation REACH (la règlementation la plus complète de l’UE sur les produits chimiques) a déjà mis en évidence les limitations de cette législation en ce qui concerne les nanomatériaux et montré que les outils de mise en œuvre actuels (par exemple les méthodes de test, la nécessité de communiquer les résultats des tests, etc.) ne s’appliquent pas au niveau nano“.

Dès lors, l’EEB appelle à la révision de la législation existante, à l’élaboration d’une règlementation spécifique au secteur nano, à l’application du principe de précaution et du principe “pollueur payeur“, et à l’établissement d’”un label obligatoire UE qui serait un outil d’identification des produits contenant des nanomatériaux manufacturés susceptibles de conduire à l’exposition des consommateurs ou de l’environnement“.

Notant qu’”à l’heure actuelle, la grande majorité des fonds de recherche en nanotechnologies dans l’UE porte essentiellement sur le développement technologique, axé sur l’amélioration de la compétitivité et de la croissance“, l’EEB appelle la Commission à donner la priorité au financement des recherches sur les impacts éventuels sur les systèmes humains et naturels.

La conclusion de son étude conjointe avec l’IPEN soulignait bien le manque de vision politique et sociale du débat autour des nanotechnologies tel qu’il s’est pour l’instant déroulé : “la nanotechnologie est la dernière innovation technologique nous promettant de guérir de nombreux maux humains et environnementaux. En se focalisant sur la nanotechnologie isolément, le risque est grand de ne s’intéresser qu’aux seuls impacts technologiques” :

“La nanotechnologie, comme la biotechnologie, va bien au-delà de notre connaissance des systèmes et cycles naturels, et de notre capacité à surveiller et contrôler ses effets négatifs non désirés.

Sans analyse des risques et cycles de vie susceptibles de contre-balancer la commercialisation de produits à haut risque n’ayant pas encore démontrer leur intérêt social, les coûts environnementaux pourraient s’avérer très élevés, et la technologie dans son ensemble être rejetée par le grand public.

Cela ne peut qu’entraîner des troubles sociaux dans la mesure où le public n’est pas capable de participer au processus de décision social, faute de pouvoir comprendre les tenants et aboutissants de la discussion, et leur confiance dans les pouvoirs publics et les entreprises privées ne peut qu’en être érodée.

Les nanotechnologies sont un exemple de réponse technologique à des problèmes qui requièrent, en réalité, des réponses sociales, économiques et/ou politiques.”

NB : les iconographies visible sur le site d’origine sont des copies d’écran du site NanoSmile, consacré à la sécurité des nanomatériaux et réalisé par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) dans le cadre du projet europen NanoSafe.


Pièces et Main d’œuvre, "site de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble", ouvre ce lundi 21 septembre 2009 un nouveau site :
"Aujourd’hui le nanomonde, le site du débat public sur les nanotechnologies"
(www.nanomonde.org).

Contre la campagne d’acceptabilité des nanotechnologies lancée par le gouvernement

Sur les conseils de Jean Therme, patron du Commissariat à l’énergie atomique de Grenoble et inventeur de Minatec, "premier pôle européen de nanotechnologies" inauguré à Grenoble en 2006, Nicolas Sarkozy investit dans les nécrotechnologies.

Le plan Nano-Innov prévoit 70 M€ dès 2009, et la construction de nouveaux "Minatec", à Saclay et Toulouse. Les ministres Lagarde et Pécresse demandent au CEA de faire de la microélectronique et des nanotechnologies une priorité de son prochain contrat d’objectifs, de 2010 à 2013.

De Coppé, député UMP, à Devedjian, ministre de "la Relance", pas un des bons soldats de l’économie n’omet de citer les nanotechnologies dans ses discours sur la "reprise", la "compétitivité", la "croissance", rejoignant les socialistes du techno-gratin dauphinois dans la fuite en avant technologique.

Rien de surprenant. Les nanotechnologies sont la prochaine révolution industrielle, après l’informatique, et la France ne négligerait pas un marché potentiel de mille milliards de dollars en 2015.

Seul détail à régler : le risque d’opinion, au cas où celle-ci, après les OGM, entendrait les critiques de ceux qui, à Grenoble, enquêtent sur les nanotechnologies depuis huit ans pour en dénoncer les malfaisances.

L’opinion, il y a des experts pour ça.

La Commission nationale du débat public a été chargée par huit ministres d’organiser une tournée "participative" - 17 réunions publiques en France entre octobre 2009 et février 2010 – afin d’épuiser les opposants dans de stériles échanges, dont les conclusions décoreront sans doute les futurs budgets de Nano-Innov. Loin de servir un quelconque débat démocratique sur l’opportunité sociale et politique d’investir dans les nanotechnologies, cette campagne vise à leur acceptabilité par la population.

"Faire participer, c’est faire accepter", disent les experts en acceptabilité de France Telecom.

Proclamons notre opposition à la tyrannie technologique

La seule attitude décente face à cette mascarade est le boycott total de ces pseudo-débats et la critique publique de la tyrannie technologique. Nous refusons de jouer le jeu, parce que nous refusons le nanomonde que ces divertissements citoyens sont censés rendre acceptable. Les soumis de la tyrannie technologique, les résignés de la survie artificielle dans le monde-machine, ne pourront pas dire que nous avons acquiescé avec eux.

Nous avons mis en ligne toutes les informations. Renseignez-vous, faites circuler dans vos groupes et associations : opposants à la société industrielle, à la biométrie, à la vidéosurveillance, anti-nucléaires, anti-OGM, anti-militaristes, anti-nécrotechnologies et autres luddites.

Organisez des réunions.


http://www.nanomonde.org/

 

Le nanomonde, c’est maintenant qu’il faut le combattre

mardi 1er septembre 2009

Bayer, L’Oréal, Unilever, Nestlé, Arkema, IBM, etc. Les multinationales investissent depuis des années dans les nanotechnologies, un marché évalué à mille milliards de dollars en 2015. Agro-alimentaire, automobile, textile, électronique, cosmétiques, bâtiment, pharmacie, armement, etc : de nombreux secteurs sont concernés.

Les gouvernements financent ces recherches, dont ils attendent un surcroît de puissance économique et militaire. Nicolas Sarkozy a lancé le plan Nano-Innov pour la France : un investissement de 70 millions d’euros pour 2009, qui s’ajoute au financement public de laboratoires et d’entreprises (CEA, STMicroelectronics, etc). A Grenoble, le premier pôle européen de nanotechnologies, Minatec, a été inauguré sous protection policière en 2006.

Nous n’avons jamais été consultés sur ces choix technologiques, qui doivent, selon les chercheurs et industriels, "révolutionner nos vies". Un bouleversement comparable, du point de vue historique, à l’introduction de l’électricité et de l’informatique ; et du point de vue de la menace, au nucléaire et aux OGM.

C’est après avoir investi dans les nanotechnologies que l’Etat lance, à l’automne 2009, une campagne de communication, avec des réunions publiques dans 20 villes organisées par la Commission nationale du débat public (CNDP). Pourquoi cette opération ? Pour nous faire accepter les nanotechnologies, et éviter notre refus après celui des OGM. 

****

Les nanotechnologies ne sont pas seulement une nouvelle science. Elles permettent d’hybrider, pour les rendre plus puissantes, des technologies déjà très puissantes : biotechnologies (manipulations génétiques), informatique (échange de données et calcul), et neurosciences (intervention sur le cerveau). Ces technologies dites convergentes prétendent maîtriser totalement la matière, des atomes aux populations.

A qui profitera ce pouvoir inouï ?

Quelle autonomie, quelle liberté nous restera-t-il quand le brevetage des atomes, après celui des gènes, aura achevé la privatisation du monde ? Quand la numérisation et l’interconnexion de chaque parcelle de la planète - objet, plante, animal, paysage, humain – nous placera sous surveillance électronique permanente ?

Quelle dignité nous sera-t-il laissé quand, pucés, tracés, profilés, nous serons à notre tour transformés en objets ?

Quelle vie enfin nous restera-t-il dans un monde artificialisé, une techno-nature sous commande, supposée remplacer le milieu saccagé par les précédentes révolutions industrielles ?

Dans les laboratoires se fabrique en ce moment un nouveau monde, le nanomonde. Industriels et ingénieurs jouent aux dictateurs avec notre avenir au nom de la compétition internationale, et tentent de faire passer le tsunami des nanotechnologies pour une solution "écologique" à la menace climatique. Nous ne pouvons pas les laisser faire.

Dénonçons la campagne d’acceptabilité de la Commission nationale du débat public !

Nous vous invitons à boycotter ces pseudo-débats et à faire savoir publiquement votre opposition à la tyrannie technologique.

Nous avons mis en ligne toutes les informations. Informez-vous, faîtes circuler dans vos groupes et associations. Organisez des réunions.

Vous trouverez sur ce site :

- les ressources pour découvrir le nanomonde et les nanotechnologies ;

- des informations et des révélations sur la campagne d’acceptabilité lancée par le gouvernement via la Commission nationale du débat public ;

- l’actualité de la contestation des nécrotechnologies ;

- un agenda des débats et actions contre la tyrannie technologique ;

- des outils pour organiser vos propres événements.

Annoncez vos rendez-vous, partagez vos comptes-rendus, faîtes circuler les informations en écrivant à : contact@nanomonde.org Qui sommes-nous ?

De Grenoble, la "capitale" française des nanotechnologies, nous voyons émerger ces recherches depuis dix ans. N’appartenant à aucun groupe – politique, syndical, associatif – nous avons créé en 2002 Pièces et Main d’œuvre, un site Internet indépendant, et le premier en Europe à diffuser des enquêtes critiques sur les nanotechnologies. Certaines d’entre elles sont publiées aux éditions L’Echappée.

Nous avons participé à nombre d’actions de contestation :
conférences-débats, occupations, manifestations, tracts, etc.

Aujourd’hui, alors que l’Etat fait des nanotechnologies une priorité de ses investissements, et tente de rassurer l’opinion à travers une campagne de communication (avec la Commission nationale du débat public), nous vous alertons, notamment via ce nouveau site, sur le monde que ces hypertechnologies fabriquent à votre insu.

Pièces et Main d’œuvre

Chez Les Bas-Côtés - 59 rue Nicolas Chorier - 38000 Grenoble

www.piecesetmaindoeuvre.com

07.10.2009

Survie Info n° 47. Octobre 2009

Nouvelle publication de Survie !
Dossier Noir n°23: Que fait l'armée française en Afrique?

Sortie le 23 octobre 2009
Vous pouvez le commander directement auprès de Matthieu Vanpeene : matthieu.vanpeene(a)survie.org ou auprès du groupe local le plus proche de chez vous. Edition Agone, 480 pages, 18 €.
Que fait l’armée française en Afrique? Et de quel droit s’y trouve-t-elle encore aujourd’hui? Si l’on en croit les discours officiels, elle n’y aurait plus depuis longtemps que des missions humanitaires et de maintien de la paix. La page du néocolonialisme et de la Françafrique aurait été tournée en même temps que finissait la guerre froide.Ce Dossier noir examine, à travers de nombreux exemples concrets, la réalité de cette présence depuis deux décennies.(...) Lire la suite : http://survie.org/publications/les-dossiers-noirs/article...

Nouveau site Internet de Survie !
Un site aéré, refletant nos objectifs et nos activités au quotidien, avec plus de photos et de vidéos.
Laissez-nous vos commentaires:
http://survie.org

Actualités
GUINEE. 2006, 2007, 2009 : les massacres se succèdent, l’impunité demeure . Communiqué de Survie. 6 octobre 2009
L’association Survie condamne avec force le massacre du lundi 28 septembre à Conakry en Guinée et soutient sans réserve les mouvements de la société civile dans son combat pour la démocratie et la justice. Survie dénonce la grande tolérance de la diplomatie française à l’égard des exactions des régimes guinéens depuis plusieurs décennies.(...) Lire la suite : http://survie.org/francafrique/guinee-conakry/article/gui...

STOP PARADIS FISCAUX. Appel lancé par la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires.
Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ? (...) Lire la suite : http://www.stopparadisfiscaux.fr/

GABON.
Lettres aux députés à propos des conditions de l’élection d’Ali Bongo
15 septembre 2009
Le 6 août 2008, le général putschiste, M. Mohamed Ould Abdel Aziz, renverse par un coup d’État militaire le premier président mauritanien démocratiquement élu lors d’élections non contestées. Un an plus tard, ce 5 août, il sera investi président de la République islamique de Mauritanie après avoir officiellement remporté l’élection présidentielle contestée du 18 juillet dernier. La France n’est pas innocente dans cette régression démocratique.
(...) Lire la suite : http://survie.org/francafrique/gabon/article/lettres-aux-...
Coup de force françafricain. Communiqué de Survie. 4 septembre 2009
(...) Lire le communiqué : http://survie.org/francafrique/gabon/article/gabon-coup-d...

A lire
Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 184 (Octobre 2009)
Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
Edito : Enterrement en Françafrique
Il y a plus de dix ans, en 1996, dans son livre La Françafrique, François-Xavier Verschave, avait mis en lumière les relations singulières autant qu’occultes que le pouvoir politique français entretenait avec les dirigeants de l’Afrique francophone, sujet largement ignoré par l’information en France. Cela engendra ensuite un certain nombre de publications pour persuader l’opinion que cette Françafrique, qui n’avait jamais existé, n’existait plus désormais (...) Lire la suite:
http://survie.org/billets-d-afrique/2009/184-octobre-2009...

Au sommaire ce mois-ci :
- LES BREVES DE LA FRANÇAFRIQUE
- GENOCIDE RWANDAIS. Interviex de Patrick de St-Exupéry
- 210 ANNEE DE L'AFRIQUE. Toubon: les colonisateurs ont "porté au monde en quelque sorte, toute une partie de la planète qui n'existait pas"
- CAMEROUN. Sortie du film documentaire Une affaire de nègres
- NIGER. Témoignage de Marou Amadou: "Ma vie est menacée"
- GABON. Bongo à perpétuité


Agenda
MONTPELLIER
http://survielero.blogspot.com/
- Mardi 6 octobre. Réunion mensuelle, échange sur la situation actuelle au Gabon à l’Espace Martin Luther King (27 Bd. Louis Blanc, tram ligne 1 entre la station Corum et la station Louis Blanc).

TOULOUSE http://survie31.over-blog.com/article-36585230.html
- Mardi 6 octobre. Réunion de présentation et d'information sur la Françafrique à 20h au CIDES (1 rue jouxt aigues 31000 Toulouse). Cette réunion prendra la forme d'un « palabre actif » sur la base de citations savoureuses ou scandaleuses afin d'aborder de manière ludique les grands thèmes de combat de l'association.

GRENOBLE http://survie.isere.free.fr/
- Mercredi 7 octobre. Présentation du livre L'Or nègre sur l'exploitation de l'or au Mali par son auteure Camille de Vitry à 20h à la librairie Antigone, 22 rue des Violettes (quartier des eaux claires, Tram C, arrêts "Vallier-Catane" ou "Dr Calmette")
- Mercredi 14 octobre. Conférence sur le Franc CFA : survivances coloniales et sous-développement économique par Seydou Ouedraogo, économiste burkinabè, à l'IEP avenue Centrale, campus de Saint-Martin d’Hères Arrêt de Tram "Bibliothèques Universitaires" (lignes B et C)

- Jeudi 22 octobre, Concert du son contre la Françafrique à partir de 20h à EVE (Espaces de Vie Étudiante), av. Centrale du campus, tram B & C, arrêt « Bibliothèques universitaires ».


PARIS http://www.survie-paris.org/
- Jeudi 8 octobre. 9è réunion de travail du collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique http://electionsafrique.org/ Ce mois-ci: soutien de la lutte des gabonais contre le coup d'état électoral.
- Jeudi 15 octobre. Débat sur la situation en Guinée Conaakry Vendredi 9 octobre, 20h
- Vendredi 9 octobre. Projection-débat avec l'Union des Populations du Cameroun après "Une affaire de nègres" d'Osvalde Lewat,Cinéma, les 39 marches, Sevran, à 30 m de la sortie RER B Sevran Baudottes direction Roissy-Charles de Gaulle, http://cinemales39marches.free.fr/
- Jeudi 15 octobre. Débat sur la situation en Guinée Conakry à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple
- Jeudi 22 octobre. Débat sur le Congo-Brazzaville Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora  à l'occasion de la sortie du livre " Sassou Nguesso, l'irrésistible ascension d'un pion de la Françafrique ", Edition L’Harmattan à 19h à la maison des associations du IIIème, 5 rue Pérée, M° République / Temple
- Jeudi 29 octobre Débat sur la Tunisie à la Maison des Associations du 3e, 5 rue Perrée, M° République / Temple

BORDEAUX http://surviegironde.blogspot.com/2009/10/agenda-du-mois-...
- Vendredi 9 octobre. Projection du film Une affaire de nègres à 20h30 au cinéma Utopia suivie d'un débat avec Comi Toulabor, Directeur de recherche au Centre d'Etude d'Afrique Noire.

LYON http://survie.69.free.fr/sommaire.htm
- Vendredi 9 octobre. Présentation du livre L'Or nègre sur l'exploitation de l'or au Mali par son auteure Camille de Vitry à 19h à la la libraire Terre des livres 89 rue de Marseille.
- Mercredi 21 octobre. A qui profite la dette et l'aide publique au développement? Débat avec Denise Milbergue, Jean-Jacques Lacroix du CADTM et Thomas Borrell de Survie à la maison des Passages, 44 rue St-Georges métro Vieux-Lyon.

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04.10.2009

Manifestation antinucléaire à Colmar

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333
Belle réussite avec plus
de 10 000 manifestants
mais la police perturbe gravement le rassemblement
 
- Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville
- Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
- Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
- La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation aninucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…
 
Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manoeuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.
 
Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.
 
Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses (cf annexe A) et le risque nucléaire est plus élevé que jamais (cf annexe B). Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.
 
Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !
 
Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.
 
Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.
 
 

ANNEXE A :

 

Pourquoi il faut fermer la

centrale nucléaire de Fessenheim

 

 

Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est toute neuve. Mais les risques augmentent avec le temps. A plusieurs reprises, une catastrophe nucléaire a été frôlée en France. Au lieu de continuer à compter sur la chance, il faut profiter de ce que les centrales nucléaires arrivent à 30 ans de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.

 

Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer à fonctionner.

 

Mais le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des décisions favorables imposées à l'avance par EDF et par les autorités françaises. Ainsi :

 

- Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.

- Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)

 

Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée malgré l'accumulation des incidents à Fessenheim et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe B).

 

C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement.

 

EDF ayant prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé, il est donc possible d'économiser ces sommes très importantes et de les investir dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

 


Annexe B - Risque nucléaire :

 

- Le vieillissement des installations nucléaires

- De graves situations accidentelles en France

- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

 

 

- Le vieillissement des installations nucléaires

 

Le quotidien Les Echos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

 

Et pourtant les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :

 

- "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)

 

- "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du coeur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)

 

- "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)

 

Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :

 

- "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité."' (AFP, 18 juin 2009)

 

- "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;

 

- "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site"  (AFP, 1er octobre 2008)"


- De graves situations accidentelles en France

 

EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :

 

- deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.

 

- une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.

 

- un autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.

 

- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

 

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remis à niveau des centrales :

 

- "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par «Sortir du nucléaire» de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)

 

- "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003). Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation"par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)


Merci beaucoup pour votre soutien financier : http://www.fermons-fessenheim.org/Soutien-Financier

18.09.2009

Manifestation européenne à Colmar le samedi 3 octobre : le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité.

Communiqué de presse du 17 septembre 2009

Voir la vidéo du 19/20 de France 3 Alsace sur : http://www.fermons-fessenheim.org/

Pour tenter de perturber le rassemblement européen antinucléaire qui aura le samedi 3 octobre (à 14 h – Place Rapp) à Colmar, le préfet du Haut-Rhin a invoqué hier les "éventuels groupes qui se mêleraient … pour casser et saccager".

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler les points suivants :
- Que ce soit à Colmar en septembre 2002, à Strasbourg en septembre 2005 et en mars 2007, de même qu’à Cherbourg (30 000 manifestants le 15 avril 2006) et à Rennes (40 000 manifestants le 17 mars 2007) les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du Nucléaire" n'ont jamais donné lieu au moindre débordement.
- Plus proche de nous, la manifestation internationale anti-nucléaire de Berlin a rassemblé ce 5 septembre 2009 plus de 50 000 européens sans aucun incident.
- La Préfecture du Haut-Rhin a elle-même proposé aux organisateurs du rassemblement de Colmar, par courrier du 18 mai 2009, un itinéraire qui démarre et s'acheve rue Bruat, jouxtant la Place Rapp.

Les autorités qui savent parfaitement que toutes les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du nucléaire" sont pacifiques, font preuve d’irresponsabilité en évoquant des casseurs qui sont totalement imaginaires.

A ce sujet, le Réseau "Sortir du nucléaire" s’étonne vivement que le Préfet ait convoqué les médias (L’Alsace, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, France 3…), le mercredi 16 septembre, pour couvrir un entrainement de la police à la « guérilla urbaine » en faisant explicitement référence à la manifestation antinucléaire du 3 octobre. Il s’agit clairement d’une tentative d’instrumentalisation de la presse.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité et renouvelle son appel aux européens à se rassembler pacifiquement Place Rapp à Colmar le 3 octobre à 14h00 pour exiger l'arrêt définitif de la centrale de Fessenheim et la sortie du nucléaire ainsi qu'à participer à l'ensemble des débats, concerts, animations prévus durant le week-end des 3-4 octobre.

=> Toutes les infos sur le rassemblement de Colmar :
http://www.fermons-fessenheim.org/

=> Voir la revue de presse :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique34

Contacts presse :
Rémi Verdet : 06 13 36 71 89
Jean-Marie Brom : 06 08 98 79 40
Stéphane Lhomme : 06 64 100 333

04.09.2009

Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire !


Partout en France, mobilisons-nous pour le rassemblement européen
à Colmar (Alsace), les 4 et 5 octobre 2009

 

=> Découvrez le programme (concerts, spectacles, conférences...) : CI-JOINT.

=> Organisez un départ groupé dans votre ville.

=> Commandez gratuitement des tracts et affiches.


Cliquez maintenant sur  : http://www.fermons-fessenheim.org/

 

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POUR EN SAVOIR PLUS :


Exigeons la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire française en activité.

Les centrales nucléaires françaises ont été prévues à l'origine pour durer 30 ans.
La centrale de Fessenheim fonctionne depuis maintenant 32 ans. En octobre 2009 commencera la 3em visite décennale qui devrait décider du prolongement ou pas de la centrale.
Un réacteur nucléaire qui vieillit, ce sont des matériaux fragilisés et des composants qui tombent plus souvent en panne, donc des risques d’accident démultipliés.
Au mépris de ces risques, l’industrie nucléaire, Areva et EDF en tête, cherche à obtenir l’autorisation d’exploiter les réacteurs pendant 40 voire 60 ans ?

 Il est urgent de changer de politique énergétique :
- fermons progressivement les centrales nucléaires, à commencer par les plus vieilles (Fessenheim, Tricastin, etc.)
- développons les énergies renouvelables et les économies d’énergie
- refusons tout projet de nouveau réacteur et réclamons l’arrêt des travaux du réacteur EPR à Flamanville (50)

Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009, des citoyens venus de la France entière,
mais aussi de l'étranger (Allemagne, Suisse, Autriche, etc)
se rassembleront pour agir lors d’une
GRANDE MANIFESTATION
LE SAMEDI 3 OCTOBRE À 14H


La soirée du 3 et la journée du 4 octobre seront consacrées à des conférences, débats, concerts, ateliers etc.

Aidez nous à mobiliser le plus grand nombre :
- organisez des départs groupés (co-voiturage, car, train, vélo, etc.),
- diffusez des affiches et tracts,
- diffusez le plus largement possible le programme ci-joint,
- etc.

Nous comptons sur vous pour que ce rassemblement soit une réussite et que l’on obtienne la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Je me tiens à votre disposition pour toute question, organisation de départs groupés…

Informations, programme, départs groupés, etc. :
http://www.fermons-fessenheim.org

D’avance merci pour votre mobilisation.

 --
 Jocelyn Peyret

 Coordination nationale actions & groupes
 Reseau Sortir du nucleaire
 30 rue du Nord
 68000 Colmar
 Tel fixe : 03 89 41 80 95
 Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
 Web : http://www.sortirdunucleaire.org

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