14.05.2008
Soutenons le peuple irlandais pour le rejet du traité de Lisbonne
Attac France
Montreuil, le 13 mai 2008
*
Une autre Europe est possible !
Faisons entendre nos voix en Irlande !
Chers Amis de toute l'Union européenne,
*
Le 13 décembre dernier, les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union
européenne ont signé le traité de Lisbonne, qui devrait entrer en vigueur
le 1er janvier 2009. Ce traité fixe les bases du fonctionnement de l'Union
dans les années à venir, et dictera ses orientations politiques. Le traité
de Lisbonne intègre tous les aspects essentiels du Traité constitutionnel,
rejeté en France et aux Pays-Bas par référendum en 2005, il conserve et
renforce le caractère néolibéral de l'UE. Les intérêts des peuples européens
ne sont pas pris en compte, ou seulement à la marge. À l'échelon de l'Union,
la démocratie reste très en retrait par rapport à celle de ses États
membres. Les aspirations populaires vers une Europe soucieuse du progrès
social, pacifique, démocratique et écologique sont ignorées.
Les dirigeants européens sont déterminés à réaliser ce véritable coup
d'État, et ont par conséquent privé leurs peuples de toute possibilité de
s'exprimer. Les gouvernements désinforment sciemment leurs citoyens et les
excluent du processus de décision démocratique. Seule l'Irlande est tenue
par sa constitution d'organiser un référendum, qui se déroulera le 12 juin.
Parce que nous ne pouvons voter nous-mêmes, demandons ensemble au peuple
irlandais de voter "non", à la fois dans son propre intérêt et en notre nom.
Nous considérons cela comme une expression de solidarité avec les citoyens
de la République irlandaise, sur qui pèse une lourde responsabilité : ils
sont les seuls, parmi tous les Européens, à pouvoir exercer leurs droits
démocratiques. À travers eux, vous avez la possibilité de vous exprimer sur
ce vol de démocratie, par la seule voie qui reste : en demandant au peuple
irlandais de rejeter le traité de Lisbonne. Merci pour cela d'aller sur le
site web paneuropéen :
http://www.irish-friends-vote-NO-for-me.org
Tout comme les médias et les dirigeants français et néerlandais en 2005, les
forces du "oui" en Irlande essaient de convaincre les citoyens que, s'ils
rejettent le traité, ils seront les démolisseurs de l'Europe et ses "moutons
noirs". Cependant, si les citoyens irlandais reçoivent un message fort de
solidarité venu de toute l'Union, ils pourront résister au chantage leur
laissant croire que le "non" va à la fois contre leurs propres intérêts et
ceux des populations européennes.
Nous disons "oui" à l'Europe, mais nous exigeons un nouvel élan : pour une
Europe pacifique, sociale, écologique et démocratique.
Nous disons "non" à la militarisation de l'Union, à ses fondements
néolibéraux et à l'affaiblissement des droits sociaux et démocratiques.
Une Union européenne travaillant dans l'intérêt des peuples n'est possible
que si tous les citoyens de l'UE peuvent se prononcer eux-mêmes sur un
traité fondant notre avenir commun.
Notez bien que notre initiative est soutenue par la CAEUC – la campagne
irlandaise contre la Constitution de l'UE, une coalition réunissant des
mouvements irlandais pacifistes, écologistes, progressistes et pour un
développement alternatif (seize organisations en tout). Eux aussi vous
demandent d'ajouter votre voix aux forces du "non".
Merci de signer notre pétition :
http://www.irish-friends-vote-NO-for-me.org
Merci de faire suivre ce courrier à vos amis, à votre famille, à vos
collègues de travail, à vos relations dans tous les pays membres de l'UE.
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Survie Info n° 32. Mai 2008
Actualité
24 avril 2008. A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Monaco, la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires appelle la France à cesser de cautionner à sa porte un « centre offshore favorable au blanchiment ». Communiqué de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires
Les paradis fiscaux et judiciaires favorisent et protègent, au Nord comme au Sud, l’évasion fiscale, la spéculation incontrôlée, la corruption et la criminalité organisée. Monaco est l’un d’entre eux. Les associations de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires appellent Nicolas Sarkozy à demander publiquement au Prince Albert II, ce vendredi, la levée du secret bancaire. Lire le communiqué http://survie-france.org/article.php3?id_article=1158
10 avril 2008. La vieille République bananière françafricaine se porte bien. Communiqué de Survie
A peine choisi en remplacement du malheureux Jean-Marie Bockel, remercié pour avoir vexé les dictateurs d’Afrique centrale, assis sur le pétrole et la misère de leurs pays, en critiquant la façon scandaleuse dont ils gèrent les richesses de leurs pays, Alain Joyandet, le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie se précipite à Libreville le 10 avril pour se faire oindre par Bongo. C’est ce qu’il appelle, en langage diplomatique, « renouer les fils du dialogue ». Lire le communiqué http://survie-france.org/article.php3?id_article=1150
Saisie symbolique d'un bien mal acquis d'Omar Bongo. Le 10 avril, à l’occasion de cette visite, Survie a participé, aux côtés de la Cellule Françafrique, à la saisie symbolique de l’hôtel particulier de la famille Bongo rue de la Baume dans le 8ème Arrondissement de Paris, acquis en juin 2007 pour la coquette somme de 18 millions d’euros. L'acte notarié a été symboliquement remis à Marc Ona Essangui, de la société civile gabonaise, en visite en France. Compte rendu vidéo : http://www.cellulefrancafrique.org/Saisie-symbolique-de-l...
A lire
Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 169 (Mai 2008)
Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
Edito : Crier famine !
Autant les graves atteintes aux droits de l’homme, qui sont commises en ce moment au Tchad et au Cameroun, trouvent peu d’échos dans les médias - la disparition au Tchad de Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader d’un parti d’opposition, et de bien d’autres victimes de la répression de la population civile, l’emprisonnement au Cameroun des artistes Joe la Conscience et Lapiro de Bango et de nombreux autres Camerounais, qui n’ont fait qu’user de leur liberté de protestation, n’émeuvent pas les voix officiellement chargées de la défense des droits humains - autant les « émeutes de la faim ont fait un tabac médiatique.
Lire la suite : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1159
S’abonner à Billets d'Afrique : http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=65
Au sommaire ce mois-ci :
- CAMEROUN Faut-il oublier Joe la Conscience ?
- À FLEUR DE PRESSE : Bêtisier césairien Des foutaises
- RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Un colonel français mène la torture
- CONGO-BRAZZAVILLE De l’huile dans les rouages
- GABON Chinoiseries
- TOGO Une supercherie de plus
- TCHAD Un nouveau Premier ministre, pas de nouvelles perspectives
- LIVRE : L’Afrique répond à Sarkozy
- NIGER Menaces sur la paix. Pendant ce temps, les affaires continuent...
- FRANCE RWANDA Les aveux d’apparat
- CANADA Multinationales impérieuses et impunies
Retours du colonial ? Disculpation et réhabilitation de l'histoire coloniale française Ouvrage collectif de dix-huit historiens, écrivains, philosophes, critiques littéraires... sous la direction de Catherine Coquio à partir des actes du colloque éponyme, organisé par Aircrige en mai 2006.
Après une longue période d’amnésie, l’État français semblait entrer au début des années 2000 dans une phase de pacification avec son histoire coloniale. Évoquer la « guerre d’Algérie » et le massacre de Sétif ne posait plus de problème à la mémoire collective. Mais à la faveur du vote d’une mesure de reconnaissance des supplétifs de l’armée française comme anciens combattants, de la loi du 23 février 2005 (finalement abrogée) puis d’un discours régressif du président Sarkozy en juillet 2007 à l’université de Dakar, nous constatons un retour aux heures noires de l’idéologie coloniale. Ce livre met en perspective la politique de l’État français à l’égard des territoires et des populations issues de ses anciens territoires coloniaux, les analyses et recherches consacrées à ces questions et les idées qui circulent à ce sujet dans l’opinion.
En savoir plus : http://aircrigeweb.free.fr/blog2/2008/04/parution-aircrig...
A écouter
Matières premières 1er album de Duval MC
Duval MC, rappeur et comédien marseillais, accompagné d'un véritable groupe (basse-batterie-vents) officie sur les scènes du grand sud depuis 4 ans. Les Marseillais produisent une fusion entre hip hop, jazz et funk accompagnée de textes basés sur une documentation précise, qui tentent de mettre au grand jour des faits réels tus par les grand médias. La Françafrique est un des thèmes d'inspiration du groupe, qui a composé trois titres sur le sujet : Mémoire mauvaise, Ils sont amis et Pompier pyromane. Après une mix-tape Effet Domino et un maxi Note Salée Duval MC a sorti le 22 avril 2008 son premier album Matières premières.
Présent sur la compilation de soutien à Survie, Décolonisons ! (www.decolonisons.com) Duval MC a dédicacé le morceau Mémoire Mauvaise à la mémoire de François-Xavier Verschave, ancien président de l’association, décédé en 2005. Plus d'infos sur http://www.duvalmc.com et http://www.myspace.com/duvalmc
Agenda
Les jeudis Africains à Paris, organisés par Survie Paris avec une conférence/rencontre chaque jeudi. Prochains évènements :
- Jeudi 15 Mai conférence-débat "Le libre échange agricole sous l’emprise de la crise alimentaire mondiale !" avec Nicolas Sersiron et Olivier Chantry du CADTM-France
- Jeudi 22 Mai conférence-débat "Les luttes étudiantes du Burkina Faso aujourd'hui" avec Kologo Souleymane, Harouna Kaboré de l'Association des Etudiants Burkinabés en France
- Jeudi 29 mai Rencontre avec Aziz S. Fall autour de la lutte contre l'impunité et la Campagne Justice pour Sankara
Renseignements : http://www.lesjeudisafricains.net/
Rencontre-Débat L’Afrique répond à Sarkozy, contre le discours de Dakar jeudi 15 maià Toulouse
Organisée par le GERCA avec M. Boubacar Boris Diop, écrivain et analyste et M. Mwatha Ngalasso, professeur de sociolinguistique et de linguistique africaine à l’Université de Bordeaux deux des co-auteurs du livre L’Afrique répond à Sarkozy, contre le discours de Dakar
Renseignements : http://survie31.over-blog.com/article-19389010.html
Festival Ombre sur la Françafrique à Paris organisé par l’association O’rigines et ICTV Solferino au cinéma Lucernaire, les lundis 5, 12, 19 et 26 mai
Avec lundi 19 mai Projection débat Mort à Genève - L’empoisonnement de Félix Moumié de Frank Garbely avec le réalisateur Frank Garbely et Odile Biyidi, présidente de Survie
Renseignements : http://www.lesjeudisafricains.net/index.php?2008/05/19/25...
2ème cycle de conférence « Que fait [encore] la France en Afrique », à Grenoble (mars à juin 08)
Organisé par Survie-Isère en partenariat le Centre d’Information Inter-Peuples (CIIP)
Mardi 20 mai conférence débat "Que se passe-t-il au Darfour ? au Tchad ?" avec Vincent Munié, journaliste et écrivain, auteur de Amina K. (2007)
Mercredi 4 juin Projection du spectacle Elf la pompe Afrique de/par Nicolas Lambert
Programme complet et renseignements : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1094
A venir : Du 2 au 5 juillet Université d'été de la solidarité internationale à Nantes
En 2008, l’Université d’été de la solidarité internationale organisée par le CRID en partenariat avec la Maison des Citoyens du Monde, réunira plusieurs dizaines d’organisations et plusieurs centaines de militants autour du thème "Quels partenariats pour quelles solidarités ?".
Cette année, Survie est chef de file avec la plate forme France Afrique, d’un module sur un thème : « Contre la Françafrique, un partenariat pour une réforme de la politique de la politique de la France en Afrique ». Pendant les trois matinées du 2 au 4 juillet, les thèmes de la coopération militaire, de la démocratie et des droits de l’Homme, des relations économiques entre la France et l’Afrique seront décortiquées par des intervenants de la Plateforme France Afrique, des partenaires africains, en laissant également du temps pour les débats.
Cette Université est ouverte à toute personne s'intéressant à la solidarité internationale, à titre personnel ou professionnel. C'est un lieu de formation, de réflexion et de débats stratégiques, mais aussi un espace d'échange et de convivialité entre personnes aspirant à un monde meilleur.
Renseignements et inscription : http://www.crid.asso.fr/spip.php?article272/
--
Survie est une association (loi 1901) qui milite pour l'assainissement des relations franco-africaines et contre la banalisation du génocide. Elle est aussi engagée en faveur de l'accès de tous aux biens fondamentaux, au Nord comme au Sud. www.survie-france.org
Pour adhérer à Survie, cliquez ici http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=13
Pour vous abonner à Survie Info, envoyez un mail vierge à sympa@listes.survie-france.org en mentionnant "subscribe info" dans l'objet de votre message. Vous recevrez ensuite un mail vous demandant de confirmer votre inscription.
Ou inscrivez-vous directement sur le site de Survie http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=722
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03.05.2008
L'appel du "Comité 252"
Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.
Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».
Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.
Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi.
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23.04.2008
Contre la généralisation de l'enfermement des migrants en Europe
Plusieurs centaines d'associations européennes appellent à manifester le 7 mai à Bruxelles contre "la directive de la honte" qui sera soumise au Parlement Européen, le 20 mai prochain. Cette directive prévoit entre autre, la détention des mineurs étrangers et porte l'enfermement des migrants en situation irrégulière à 18 mois.
Rassemblement européen contre la "directive de la honte"
Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles (12h30, place Schuman)
Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.
Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.
S’il était adopté, ce texte permettrait :
► l’enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
► la détention des mineurs, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ;
► l’interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.
Au regard de ces violations des Droits de l’Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l’éloignement des personnes jugées indésirables.
Signataires de l’appel : AEDH, Anafé, APDHA, Arci, ASTI Luxembourg, ATMF, Cimade, Cire, Gisti, Ipam, Kerk in Actie, LDH Belgique, Migreurop, ProAsyl.
Des bus sont organisés pour aller à Bruxelles.
• Rendez-vous à 7h 45 à porte de la chapelle, angle de la rue de la chapelle et du boulevard Ney.
• Retour sur Paris vers 19h.
Tarif : 25 euros/personne.
Pour réserver, vous pouvez, soit envoyer un chèque à la Cimade, 64 Rue Clisson, 75013 Paris (indiquez Bruxelles au dos du chèque)
Source : http://www.cimade.org/nouvelles/771-Contre-la-generalisat...
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21.04.2008
La faim et les droits de l’homme
Texte de Jean Ziegler [1] à l'occasion du Forum Quelle agriculture pour quelle alimentation ?
I. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Plus de 6 millions en 2007. Toutes les quatre minutes, quelqu'un perd la vue à cause du manque de vitamines A. Ce sont 854 millions d'êtres qui sont gravement sous-alimentés, mutilés par la faim en permanence. [2]
Cela se passe sur une planète qui regorge de richesses. La FAO est dirigée par un homme de courage et de grande compétence, Jacques Diouf. Il constate qu'au stade du développement actuel de ses forces de production agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème 12 milliards d'êtres humains, soit le double de l'actuelle population mondiale [3].
Conclusion : ce massacre quotidien par la faim n'obéit à aucune fatalité. Derrière chaque victime, il y a un assassin. L'actuel ordre du monde n'est pas seulement meurtrier. Il est aussi absurde. Le massacre a bien lieu dans une normalité glacée.
L'équation est simple : quiconque a de l'argent mange et vit. Qui n'en a pas souffre, devient invalide ou meurt. Il n'a pas de fatalité. Quiconque meurt de faim est assassiné.
II. Le plus grand nombre des personnes sous-alimentées, 515 millions, vivent en Asie où elles représentent 24 % de la population totale. Mais si l'on considère la proportion des victimes, c'est l'Afrique subsaharienne qui paie le plus lourd tribut : 186 millions d'êtres humains y sont en permanence gravement sous-alimentés, soit 34 % de la population totale de la région. La plupart d'entre eux souffrent de ce que la FAO appelle «la faim extrême», leur ration journalière se situant en moyenne à 300 calories au-dessous du régime de la survie dans des conditions supportables.
Un enfant manquant d'aliments adéquats en quantité suffisante, de sa naissance à l'âge de 5 ans, en supportera les séquelles à vie. Au moyen de thérapies délicates pratiquées sous surveillance médicale, on peut faire revenir à une existence normale un adulte qui a été temporairement sous-alimenté. Mais un enfant de moins de 5 ans, c'est impossible. Privées de nourriture, ses cellules cérébrales auront subi des dommages irréparables. Régis Debray nomme ces petits des «crucifiés de naissance» [4].
La faim et la malnutrition chronique constituent une malédiction héréditaire: chaque année, des centaines de milliers de femmes africaines gravement sous-alimentées mettent au monde des centaines de milliers d'enfants irrémédiablement atteints. Toutes ces mères sous-alimentées et qui, pourtant, donnent la vie rappellent ces femmes damnées de Samuel Beckett, qui «accouchent à cheval sur une tombe ... Le jour brille un instant, puis c'est la nuit à nouveau» [5].
Une dimension de la souffrance humaine est absente de cette description : celle de l'angoisse lancinante et intolérable qui torture tout être affamé dès son réveil. Comment, au cours de la journée qui commence, va-t-il pouvoir assurer la subsistance des siens, s'alimenter lui-même ? Vivre dans cette angoisse est peut-être plus terrible encore qu'endurer les multiples maladies et douleurs physiques affectant ce corps sous-alimenté.
La destruction de millions d'Africains par la faim s'effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les jours, et sur une planète débordant de richesses. En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées a augmenté de 5,6 millions.
III. Jean-Jacques Rousseau écrit : « Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui libère ». Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de la privatisation à l'extrême pratiquée par les maîtres du monde et par leurs mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation.
Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d'achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie physique et psychique, individuelle et collective, libre d'angoisse, satisfaisante et digne.
Les droits de l'homme - hélas ! - ne relèvent pas du droit positif. Ce qui signifie qu'il n'existe encore aucun tribunal international qui rendrait justice à l'affamé, défendrait son droit à l'alimentation, sanctionnerait son droit de produire lui-même ses aliments ou de se les procurer au moyen d'achats monétaires, et protégerait son droit à la vie.
IV. Tout va bien aussi longtemps que des gouvernements comme celui du président Luis Inacio Lula da Silva à Brasilia ou du président Evo Morales à La Paz mobilisent par leur propre volonté les ressources de l'État, afin d'assurer à chaque citoyen son droit à l'alimentation. L'Afrique du Sud est un autre exemple. Le droit à l'alimentation est inscrit dans sa Constitution. Celle-ci crée une Commission nationale des droits de l'homme, composée en parité par des membres nommés ar les organisations de la société civile (Églises, syndicats et mouvements sociaux divers) et de membres désignés par le Parlement. Les compétences de la Commission sont étendues. Depuis son entrée en fonction, il y a cinq ans la Commission a déjà arraché des victoires importantes. Elle peut intervenir dans tous les domaines relevant du déni du droit à l'alimentation : éviction de paysans de leur terre; autorisation donnée par une municipalité à une société privée pour la gestion de l'approvisionnement de l'eau potable, entraînant des taxes prohibitives pour les habitants les plus pauvres ; détournement par une société privée de l'eau d'irrigation au détriment des cultivateurs; manquement au contrôle de la qualité de l'alimentation vendue dans les bidonvilles; etc.
Mais combien existe-t-il de gouvernements, notamment dans le tiers-monde, dont la préoccupation quotidienne prioritaire est le respect du droit à l'alimentation de leurs citoyens ? Or, dans les 122 pays dits du tiers-monde vivent aujourd'hui 4,8 milliards des 6,2 milliards d'homme que nous sommes sur terre.
V. Les nouveaux maîtres du monde ont horreur des droits de l'homme. Ils les craignent comme le diable l'eau bénite. Car il est évident qu'une politique économique, sociale, financière réalisant à la lettre tous les droits de l'homme briserait net l'ordre absurde et meurtrier du monde actuel et produirait nécessairement une distribution plus équitable des biens, satisferait aux besoins vitaux des gens et les protégerait contre la faim et une bonne part de leurs angoisses.
Dans leur achèvement, les droits de l'homme incarnent donc un monde totalement autre, solidaire, libéré du mépris, plus favorable au bonheur.
Les droits de l'homme - politiques et civils, économiques, sociaux et culturels, individuels et collectifs [6] - sont universels, interdépendants et indivisibles. Ils sont aujourd'hui l'horizon de notre combat.
Notes
[1] Jean Ziegler est Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies sur le droit à l'alimentation ; il vient de publier L'Empire de la honte (2007) en livre de poche.
[2] FAO, L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde, Rome, 2006.
[3] Nourrir normalement veut dire procurer à chaque individu adulte, chaque jour, 2 700 calories.
[4] Régis Debray et Jean Ziegler, Il s'agit de ne pas se rendre, Paris, Arléa, 1994.
[5] Samuel Becket, En attendant Godot, Paris, Editions de Minuit, 1953.
[6] Un droit de l'homme collectif est par exemple le droit à l'autodétermination ou le droit au développement.
***
Source : http://mondialisation.ca/index.php%20?context=va&aid=...
17:40 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Appel à participer à l’action internationale "Chernobyl Day"
Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a estimé que plus de sept millions de personnes avaient été gravement affectées par la catastrophe. Pourtant, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avance encore le chiffre ridicule de 50 victimes pour protéger les intérêts de l’industrie atomique.
Refusons absolument d’oublier Tchernobyl !
Nous ne pouvons permettre que soit oublié le sacrifice des quelques 800 000 liquidateurs qui ont lutté pour contenir l’ampleur du désastre, et qui, par centaines de milliers (selon les ambassades d’Ukraine et de Russie) l’ont déjà payé de leur santé ou de leur vie, pour nous sauver. 22 ans après, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation et le mensonge masquer les véritables conséquences sanitaires de cet accident. 500 000 enfants en Bélarus souffrent de l’exposition quotidienne à la radioactivité et sont abandonnés encore aujourd’hui à leur sort. Le mensonge et l’oubli, avec des complicités au sommet de divers Etats et institutions internationales, permettent à ce lobby d’envisager la construction de centrales nucléaires dans plusieurs pays à travers le monde.
CONTRE LE DÉNI ET L’OUBLI, PARTICIPEZ LE 26 AVRIL 2008 À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLÉAIRE.
Faisons de cette date symbolique le temps fort de nos agendas et relions-nous par la force de cette commémoration qui s’est imposée au niveau international. Mobilisons nos imaginations et multiplions les actions pour commémorer Tchernobyl et dénoncer le nucléaire, ce choix industriel criminel et insensé.
Cette année, le 26 avril tombe un samedi, l’occasion de mobiliser un plus grand nombre encore de citoyens.
MAINTENANT, À VOUS D’AGIR :
> ASSOCIATIONS DE TOUS LES PAYS : devenez partenaires de cette journée internationale. Votre association apparaîtra dans la rubrique “Partenaires” de ce site.
> À TOUS : organisez une action à l’occasion de cette journée (cliquer ici pour voir les actions déjà organisées et ici pour voir des idées d’actions)
Tous ensemble, lors de cette journée, nous interpellerons fortement l’opinion publique mondiale.
N’oublions JAMAIS Tchernobyl ! Exprimons notre détermination à sortir du nucléaire.
Manifestez votre soutien à cette action en écrivant à Jocelyn Peyret jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
17:37 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.04.2008
Urgence pour Melissa Patiño, Pérou
Melissa Patiño accusée de « terrorisme » pour le « péché » de Poésie
Demande urgente de signatures pour sa liberté
(En bas, lettre au Président du Pérou et signatures)
La poète Melissa Patiño Hinostroza (20 ans) a été arrêtée et accusée de « terrorisme »
au Pérou.
Son « péché » : avoir participé en tant que promoteur culturel à une rencontre politique de Coordinatrice Continentale Bolivarienne, qui a eu lieu à Quito, Équateur.
Elle appartient au groupe culturel « Cercle du Sud », dont la tâche est d'organiser récitals de poésie à Lima. Melissa prend part aussi à la production d'une émission de radio ; Elle étudie à l'Université.
Son « péché » : être poète, aimer la vie, aimer autrui, aimer un monde juste.
Melissa fut arrêtée par la police péruvienne, lors de son retour au Pérou. La télévision l'a montré ainsi qu'une « terroriste » qui « voulait saboter les sommets de chefs d'État que prépare le Pérou »
Le Président du Pérou, Alan García, ne fait rien d'autre qu'être à genoux face à George W. Bush et sa politique perverse du « terrorisme préventif ».
Melissa est poète, innocente de toute innocence. Elle n'a pas même fait acte de militantisme.
Elle écrit.
Amis, la vie de Melissa est en sérieux danger !
Il faut agir sur-le-champ.
http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/article-1...
http://www.rodolfoybarra.blogspot.com
http://zonadenoticias.blogspot.com:80/2008/04/hacia-el-es...
Le P.E.N. Club du Pérou, toutes les personnes concernées par les droits de l'homme et ce, d'où qu'ils soient, de même que la famille Patiño, essayent d'aider notre poète.
Mais elle a besoin de nous ! L'aide internationale est indispensable.
Je vous prie de bien vouloir signer cette lettre aussi vite que possible.
Pour adhérer à la liberté de Melissa Patiño, emprisonnée par le Régime du Pérou, vous devez me faire parvenir un mail à :
castello.cristina@gmail.com en complétant les données suivantes :
Prénom, Nom
Activité
Ville
Pays
Merci,
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com
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Lima, Perú, 2 abril del 2008
Docteur
ALAN GARCÍA PEREZ,
Président constitutionnel de la République du Pérou,
Affaire : Nous demandons la liberté immédiate de Melissa Patiño Hinostroza, emprisonnée injustement dans le pénitencier de Sainte Mónica.
De par notre plus grande considération, Monsieur le Président :
Il est très probable qu'étant donné vos multiples tâches et préoccupations en tant que dirigeant, l'affaire qui motive la présente lettre ne soit pas arrivée à votre connaissance, jusqu'à présent, et, peut-être est-ce pour cela aussi, que vous n'y aurez pas accordé plus de signification ou d'importance que cette situation impose.
Pour nous, Monsieur le Président, elle est d'une urgence suprême. C'est pour cette raison qu'avec tout le respect que nous vous portons, nous nous permettons de nous adresser à vous.
Une jeune femme, âgée d’à peine vingt ans, étudiante d'administration de l'Université Nationale, la plus grande de San Cadre, membre d'un groupe culturel qui, entre autres activités, organise des récitals dans le cône sud Lima, et, pour excédent de « malheurs », poète ;
C'était il y a quelques semaines, arrêtée et, aujourd'hui, elle se trouve internée dans ce centre pénitentiaire de sûreté maximale (la Sainte Mónica de Chorrillos), non comme s'il s'agissait d'une délinquante commune, qu'elle n'est seulement pas, mais sous le soupçon infâme d'une chose totalement étrangère à elle, celui de « terroriste » !
Son « péché » : avoir assisté à une activité publique et légitime effectuée dans le voisin pays de l'Équateur.
. Pour avoir dans une représentation de son cercle culturel, en remplaçant — à la dernière heure — le directeur du programme radial qu'elle transmet dans son quartier.
Son délit : être revenu dans un véhicule de transport public, dans lequel voyageaient aussi des personnes auxquelles les policiers « attribuent des liens avec un groupe subversif ». La situation de la poète Melissa est kafkaïenne, c'est-à-dire absurde, insolite, injuste, ironique.
Non seulement nous préoccupe ce fait, Monsieur le Président, mais plus encore, il nous répugne.
Melissa Patiño Hinostroza (on appelle ainsi l'étudiant, presque adolescente encore, qui pourrait être une de ses filles), nous allons le dire avec clarté :
Elle n'est pas impliquée dans quelque chose qui pourrait engendrer un souci et, plus encore, un danger pour l'état. Est-ce un impair blâmable et réprouvable : elle étudie, écrit, favorise culture et rêve.
Rien de plus. Tout ceci est-il estimé comme dangereux Monsieur le Président ?
Nous ne considérons pas raisonnable et encore moins admissible que dans un pays démocratique et civilisé l'exercice de ce qui serait persécution mue par une sorte de paranoïa, puisse acquérir un droit de citoyenneté et de légitimité.
Ce qui arrive à Melissa nous blesse comme poètes, artistes, intellectuels, professionnels, êtres pensants et critiques. Cette situation nous frappe comme des Péruviens, comme personnes. Nous sentons et sommes sûrs qu'il s'agit d'un attentat flagrant des droits de l'homme. Mais, de plus, nous comprenons qu'elle fait mal à la dignité des créateurs, qui pensent, à ce dont ils rêvent ; qu’ils aspirent à un meilleur monde pour tous.
Par cette raison, Monsieur le Président, nous osons exprimer ici notre solidarité absolue avec cette jeune poète, étudiante et promotrice culturelle Melissa Patiño Hinostroza, injustement enfermée dans une prison de notre pays. Non seulement par le droit que les lois peuvent nous octroyer, nous le faisons par la faculté et l'arbitre que le sens commun et l'intelligence nous prodiguent.
Il faut lui s'engager sur notre patrie, monsieur le Président - nous l'invoquons respectueusement — Une raison de plus pour penser qu'il y a encore de l'espoir ; que des erreurs soient commises, mais qu'à temps puisse s'appliquer l'équité ; que la raison, que le bon jugement régit l'exercice du pouvoir sans les émouvoir. Convenons, Monsieur le Président, que la liberté est sacrée et que la jeunesse — de Melissa Patiño et de tous — nous inspire de bons sentiments et non de la perversion.
Que ce mois, qui est celui des Lettres, soit aussi celui de l'intelligence, de la beauté et la liberté.
Nous sollicitons de votre part, de mettre une attention à ce cas, qu’il n'est ni minuscule ni peu important. Et, s'il vous plaît, indiquez à ceux avec qui elle communique, que les autorités et les fonctionnaires qui ont à voir avec le sujet de sa liberté, évalueront au plus tôt avec pondération, lucidité, justice et célérité, la situation du poète citée. Et que sans perte de temps, soit ordonnée sa libération, qui la délivre, parce que c'est son droit et qu'elle ne mérite pas ce déshonneur traumatique.
Le plus grave délit est d'avoir retiré la liberté à Melissa Patiño Hinostroza, une jeune poète une Péruvienne, une citoyenne de notre patrie.
Une geôlière tend des clefs innombrables, / si tu étais ici,
si tu voyais même/ quelle heure ce sont ces quatre murs. / Avec celles-ci nous serions avec celui-là, les deux, / plus deux que jamais. Et ni tu ne pleureras, / dis, libératrice ! (César Vallejo).
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08.04.2008
Survie Info n° 31. Spécial "Moi(s) contre la Françafrique"(7 Avril - 13 Mai 2008)
En 1958, l’instauration de la Vème République par le général de Gaulle (rappelé au pouvoir en pleine guerre d’Algérie) coïncide avec la mise en place de la Françafrique, devenue en quelque sorte consubstantielle d’une République qui s’attachera, jusqu’aujourd’hui encore, à garder une haute main sur les pays africains et leurs ressources naturelles.
La stigmatisation des 50 ans de cette politique, non démocratique, est pour nous l’occasion d’appeler à un changement réel et à une véritable rupture dans ces pratiques par un assainissement des relations franco-africaines. Conférences-débat, projections, manifestations, concerts, sont organisés un peu partout en France au cours du "Mois contre la Françafrique" grâce à la vingtaine de groupes locaux de Survie, mobilisant ainsi plusieurs centaines de militants et interpellant quelques milliers de citoyens.
Pour retrouvez les évènements consultez l’agenda ci dessous et sur http://survie-france.org/article.php3?id_article=1142
Téléchargez le dossier de presse : http://survie-france.org/IMG/pdf/DossPresse_Moi_s_Francaf...
1958-2008 : 50 ans de République Françafricaine. Communiqué de Survie du 7 avril 2008
Aujourd’hui, 7 avril 2008, on commémore le douloureux 14ème anniversaire du début du génocide des Tutsi au Rwanda qui, du 7 avril au 4 juillet 1994 a fait environ 1 million de victimes. Ce plan machiavélique d’extermination d’individus pour le simple fait d’être « tutsi » (ou pour s’être opposés à cette extermination) a été mis en œuvre grâce au soutien politique, diplomatique, militaire et financier que la France a apporté au régime d’apartheid de Juvénal Habyarimana dans un premier temps, puis aux génocidaires pendant et après le génocide lui-même. Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1147
Découvrez POMP'AFRIC le nouveau t-shirt de l'association : http://survie-france.org/article.php3?id_article=671
A l'occasion de "Mois", Survie lance une campagne promotionnelle d'adhésion : "1 adhésion à partir de 25 euros = 1 Livre blanc offert". Alors profitez-en. Offre valable jusqu'au 1er juin : Téléchargez le bulletin d'adhésion : http://survie-france.org/article.php3?id_article=13
Présentation du Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente sur : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1062
Actualité
21 mars 2008. Eviction de J.M. Bockel. La Françafrique, on l’aime ou on la ferme. Communiqué de Survie
Le dessaisissement de Jean-Marie Bockel du portefeuille de Secrétaire d’Etat à la Coopération, dans le cadre du remaniement ministériel post-municipales, est une véritable sanction à l’encontre de celui qui avait annoncé en janvier dernier vouloir « signer l’acte de décès de la Françafrique ». Dans une dépêche de l’AFP du 19 mars, un ministre affirmait qu’il n’excluait pas « qu’il y ait eu des pressions, notamment d’Omar Bongo (président du Gabon), pour faire partir Bockel du Quai d’Orsay », ce que confirmait une source proche du pouvoir gabonais : « Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération ». Lire le communiquéhttp://survie-france.org/article.php3?id_article=1132
11 mars 2008. Demande de création d’une Commission d’enquête parlementaire sur le rôle de la France au Tchad. Courrier de Acat-France, Survie, Secours catholique, Réseau Foi et Justice, groupe Afrique d’ATTAC, Cédétim/Ipam, Peuples solidaires, Mouvement de la paix.
Téléchargez le courrier : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1121
Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 168 (Avril 2008)
Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
Edito : L’homme africain et les Droits de l’homme
Du 24 au 28 février, plusieurs villes du Cameroun, notamment Douala et la capitale Yaoundé, ont été le théâtre d’émeutes généralisées, réprimées de façon brutale et sanglante, faisant au bas mot une centaine de morts, selon l’Association des chrétiens contre la torture (ACAT) à Douala. Un dirigeant associatif connu, Jacques Tiwa, a été froidement abattu. En France, il y a eu quelques articles dans la presse écrite et sur le net mais rien sur les grandes chaînes de la télé, aucun commentaire de la classe politique. Une manifestation des Camerounais de la diaspora à Paris a été ignorée des médias. Une déclaration de l’opposition en exil réclamant une commission d’enquête de l’ONU n’est relayée nulle part. Lire la suite : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1143
S’abonner à Billets d'Afrique : http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=65
Agenda du "Mois"
Retrouvez le programme complet du "Moi(s) contre la Françafrique" ville par ville : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1142
Avignon
Besançon
Drôme (26)
Grenoble
Ile de France
Lille
mercredi 23 avril Conférence-débat "Tchad, Darfour, Centrafrique. Quelle politique pour la France ?"
Lyon
mercredi 9 avril Conférence "Bolloré, un pouvoir africain..." à Lyon
Midi Pyrénées
Montaubanmardi 6 mai Concert Tiken Jah Kakoly
Toulouse
Perpignan
mardi 22 avril Projection débat "Du pillage au pilonnage" et sur la situation au Niger
Rennes
vendredi 25 avril Conférence débat "l’exploitation de l’uranium du Niger par Areva"
Saint Brieuc (lieu à confirmer)
jeudi 24 avril Conférence "les médias et la liberté de la presse" au Niger
Saint Julien en Genevois(74)
mercredi 23 avril Conférence "Du racisme Français"
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Survie est une association (loi 1901) qui milite pour l'assainissement des relations franco-africaines et contre la banalisation du génocide. Elle est aussi engagée en faveur de l'accès de tous aux biens fondamentaux, au Nord comme au Sud. www.survie-france.org
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04.04.2008
non à l'expulsion d'Elisabeth
Une ressortissante béninoise en voie d'expulsion après le décès de son conjoint français.
Elisabeth, resssortissante béninoise, se marie avec Claude, ressortissant français le 16 octobre 2005 et obtient un titre de séjour temporaire « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français.
Ce titre de séjour est renouvelé une première fois au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007.
Elisabeth, qui vient de déposer une nouvelle demande de renouvellement de son titre de séjour, informe l'administration de ce décès. Trois semaines plus tard, elle reçoit un refus de séjour accompagné d'une mesure d'éloignement. Le préfet de l'Indre-et-Loire lui écrit que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ».
Elisabeth est parfaitement intégrée en France. Elle est titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.
Jeudi 3 avril, elle a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.
Elisabeth a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi du 3 par le Juge des Liber


