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18/10/2018

Appel à souscriptions : "Il devrait y avoir encore une heure avant l’aube", ouvrage collectif édité par l'association BUZO

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Lancement des souscriptions dans quelques jours :

Il devrait y avoir encore une heure avant l’aube

ouvrage collectif édité par l'association BUZO au profit du collectif allexois de solidarité avec les réfugié.e.s

Préface d’Emily Loizeau
Textes de Cathy Garcia (Catherine Garcia), Grégoire Damon, Colette Daviles-Estinès, Abdellatif Laâbi, Julie Rossello Rochet, Alissa Thor, Chloé Landriot, David Myriam, Claire Rengade, Marlene Tissot, Stephanie Querite, Samuel Gallet, Claire Audhuy, Julio Serrano Echeverría, Rafael Cuevas Molina, Rodrigo Arenas Carter, Alberto Blanco, Laurence Loutre-Barbier, Serge Pey, Snayder Pierre Louis, Baptiste Cogitore, Laura Tirandaz.

Traduction des auteurs hispanophones : Laurent Bouisset
Illustration : Julien Sibert, Simon Fuste et Noémie Ségala
Graphisme : Noémie Ségala
Ouvrage collectif coordonné par Samaël Steiner

Format : 15 x 21 cm, 56 pages

Prix: 15 euros
Paiement par espèces ou chèque à l’ordre de Buzo
(asso qui porte la Nuit de la Poésie Crest )
association Buzo / 9 rue Gustave André, 26400 Crest

Sortie prévue fin 2018

 

 

17/10/2018

Les fleurs du bitume, un documentaire de Karine Morales et Caroline Péricard (2017)

 

 

 

 

 

 

15/10/2018

Nicolas Kurtovitch - Autour d'Uluru

 

uluru goggle map2.jpg

 

Uluru est une université, une encyclopédie, une somme de savoir–être, de sagesse, tout autant que de beauté. Voilà l’autre histoire.

 

(…)

Au bord de la maigre rivière

le pays du rêve de la fourmi à miel

j’essaie d’y retrouver la trace des hommes

qui suivent une invisible piste

 

(…)

Le vieil homme rouge dort cette fois entre

deux arbres

à travers le sale rouge

quatre directions emmêlent ses cheveux

 

(….)

Ils sont partis

n’ont rien laissé sur le sable

sinon un chant

de peur qu’on ne se perde

 

(…)

Uluru est là

toujours solide sur son assise

n’attendant personne

miroir des visiteurs

 

Le serpent dit

demain au petit jour

je serai une rivière

 

Le serpent dit

demain au petit jour

je serai le tonnerre

 

Le serpent dit

demain à tous moment

souviens-toi

 

Le vieil homme dort entre deux arbres

il se repose de son long rêve

au cours duquel il donne naissance aux

mondes

 

 

(…)

Le serpent insaisissable est un simple trait dans la pierre, c’est une ombre de pluie, une ombre d’eau venant des millénaires passés, il se livre et dit à sa manière tranquille le monde et les humains enlacés.

 

 

 

 

(…)

 

J’entre alors par les trous d’eau

dans la mémoire du monde

laissé là par un homme nu

qui a de ses mains dessiné

chaque pensée et chaque geste

 

(…)

 

(mille clameurs sorties du ventre de Uluru

disent, l’Univers s’estompe, comme effacé

par le souffle mécanique d’êtres sans écoute)

 

(…)

 

« Redfern est loin    loin de Uluru     noyé dans Sydney

Chemins défoncés     bières sans et crac     rien d’idéal

Le rêve ne peut plus être

s’il n’est pas également à Redfern

Les Australiens de l’origine

meurent à la ville impossible d’être au désert

à Redfern délabré    le rouge des maisons   rappelle la beauté du désert

Les peintres     certains Abos en ville    sur des portières de voiture

Arrachées    peignent le désert    Leur cœur de sable rouge

Leurs dents déchaussées sont les rocs détachés de Uluru »

 

 

41mrcMkg78L._SX195_.jpgNicolas Kurtovitch in Autour d’Uluru

Aux vent des îles éd, 2011

http://www.nicolaskurtovitch.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13/10/2018

DATURA #1 - octobre 2018 sort cette semaine !

 

DATURA #1.jpg

"Plus qu'une résurrection, c'est un ré-assemblage, à la façon du monstre de Frankenstein. Voici donc Datura 0 juillet 2018.

Je me suis réapproprié le credo des années 90 que j'avais laissé de côté trop vite: "J'attends d'un texte qu'il me traumatise, me martyrise ou me fasse rire, me dérange surtout. Rien n'est plus désolant qu'un texte stérile qui ne laissera en toi aucune trace, à part l'envie de lire autre chose." Torturez-moi autant que possible, condition sine qua non pour monter à bord.

Un ou plusieurs de vos textes ou créations sont publiés dans ce numéro car vous êtes mes émissaires, mes vaisseaux, les lumières (noires), les pierres angulaires, en d'autres termes les poètes, écrivains, artistes que les autres doivent lire et dont ils doivent s'inspirer pour être les bienvenus."

Walter Ruhlmann

 

EN (SA)VOIR + : https://daturaliteraryjournal.blogspot.com

 

 

06/10/2018

Réfugiés, un marché sous influence, documentaire de Nicolas Autheman et Delphine Prunault (2017)

UN DOCUMENTAIRE de Nicolas Autheman et Delphine Prunault (Fr., 2017, 70 min). qu'on ne peut pas voir en ligne cause propriété de Lagardère europe 1....

 

« On est là pour faire du business », confie, face camé­ra et sans état d’âme, le directeur associé d’une entreprise bretonne à l’appétit commercial débordant. Cette PME est à l’origine des 180 conteneurs de métal blanc construits pour accueillir les 1 500 réfugiés de la « jungle » de Calais, avant qu’elle ne soit démantelée, en octobre 2016. L’opération lui aura rapporté près de 3 millions d’euros, soit un tiers de son chiffre d’affaires. Outre la rentabilité, l’expérience calaisienne a servi de vitrine à l’entreprise, qui souhaite désormais contribuer à des projets d’envergure, comme celui de Zaatari, en Jordanie.
C’est ce camp, présenté comme le deuxième plus grand au monde avec 80000 réfugiés, que Nicolas Autheman et Delphine Prunault nous font découvrir. Sorti de terre en 2012, il est, depuis 2014, le symbole d’une industrie de l’aide estimée à plus de 20 milliards d’euros, selon les deux journalistes. Pour en illustrer l’ampleur, ils se sont rendus au premier sommet mondial de l’humanitaire, à Istanbul, en mai 2016.

12 millions de personnes
Là, en marge de l’événement, plusieurs exposants du secteur privé ainsi que des ONG proposaient toutes sortes de services pour répondre aux besoins des 12 millions de personnes vivant dans des camps. Cela va de la simple lampe autorechargeable à des ­centres livrés « clés en main ». Car si le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a pour habitude de s’occuper des camps, il lui arrive de sous-traiter ses activités à des entreprises privées. Une privatisation grandissante que les réalisateurs pointent du doigt.

A Zaatari par exemple, face au manque de ressources pour satisfaire les besoins des réfugiés, le Programme alimentaire mondial, organisme dépendant de l’ONU, a décidé de remplacer les colis de denrées qu’il distribue habituellement par deux supermarchés dont il a confié la gestion à des groupes privés.

Derrière la représentation des camps de réfugiés comme lieu de souffrance, le documentaire va plus loin et démontre, parfois de manière un peu brouillonne, comment, d’une solution d’urgence, ils sont devenus un système durable et lucratif, où les organisations internationales comme les États trouvent leur compte.