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13/06/2008

PVC Haute résistance : une nouvelle revue est née

La Chouette vous hulule son plaisir d’annoncer la naissance de sa revue sous-titrée :

P.V.C. Haute Résistance !

Pour, par et avec les Poètes : Valeureux Combattants

Le 1° numéro inaugural est entièrement consacré à André Laude, disparu le 26 Juin 95.

Poète de génie, parmi les « maudits », mort en état de détresse, oublié ou même rejeté du

temps de sa vie, comme tant d’autres Valeureux Combattants, si dérangeants pour le monde ordinaire…

On le découvre ou redécouvre aujourd’hui grâce à ses amis fidèles qui travaillent depuis des années à le « ressusciter ».

On voit d’ailleurs apparaître sur le net des articles et des extraits de son œuvre de plus en plus abondants qui lui sont consacrés,

 

(sur http://lesvoleursdefeu.free.fr, de Yann Orveillon, son dernier ami ).

Il s’agit donc pour moi de retrouvailles posthumes et d’un hommage « privé » puisque les textes INEDITS, publiés dans ce 1° numéro

ont été écrits à mon intention il y a un peu plus de vingt ans pour être chantés ! Ce qui fut le cas pour certains d’entre eux…

Mais vous connaîtrez toute l’histoire si vous lisez ce tout premier numéro de :

La Revue de la Chouette

P.V.C. Haute Résistance

Que vous pouvez commander par courriel ou courrier ou téléphone ou signaux de fumée, tam-tam, télépathie ou…ce que vous voudrez, pour 10 euros (port compris).

Voilà ! J’espère avoir titillé votre curiosité et votre intérêt et...

à bientôt pour vos commandes !

Diane Meunier

http://lecritdelachouette.over-blog.fr

16:11 Publié dans COPINAGE | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2008

Survie Info n° 33. Juin 2008

21 mai 2008. De Kolwezi à l’Angola : business et dictature. Communiqué de Survie
Le mercredi 21 mai, le Président de la République Nicolas Sarkozy, comme il l’avait annoncé en janvier dernier, célèbre aux Invalides le 30ème anniversaire de Kolwezi et les « opérations extérieures », essentiellement les nombreuses interventions françaises en Afrique (officiellement une quarantaine durant les 50 dernières années). En 1978, la France intervenait militairement au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) en soutien au dictateur Mobutu, contre les 3000 rebelles du Front de Libération Nationale Congolaise (FLNC).
Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1160

Le 21 mai, à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle plate-forme pétrolière de Total par Alain Joyandet au Congo Brazzaville et du voyage de Nicolas Sarkozy en Angola, une vingtaine de militants de l’association Survie se sont réunis en face du siège de Total à la Défense (Paris). Une action symbolique "Business et dictatures" a vu la diplomatie française dérouler le tapis rouge aux entreprises françaises en Afrique : diplomatie VRP des intérêts privés français, intermédiaire dans la transmission de contrats et de valises à billets avec des dictateurs en armes, coutumiers du détournement d’argent du pétrole et des caisses de l’Etat. Récit, photos et video : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1161

Actualité
> 11 juin 2008. Paris invite l’assassin présumé de Thomas Sankara. Communiqué de Survie
Quelques jours après avoir reçu la Légion d’Honneur, le chef de la sécurité présidentielle du président burkinabè Blaise Compaoré a participé à Paris, aux frais du contribuable français, à un forum sur le thème « Stabilité et développement en Afrique. » Un exemple de plus, qu’en Françafrique, le coup d’Etat est synonyme de stabilité.
Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1169

> 11 juin 2008. Cour pénale internationale. Une "compétence universelle" vidée de sa substance. Communiqué de la Coalition française pour la Cour pénale internationale
Après le vote au Sénat, la France reste une zone d’impunité pour les auteurs de crimes internationaux commis à l’étranger. Le Sénat a adopté la nuit dernière le projet de loi adaptant notre droit pénal à l’institution de la Cour pénale internationale. Par un amendement de dernière minute déposé par le rapporteur, il a adopté le principe de la compétence universelle aux juridictions françaises, pour poursuivre et juger les auteurs de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à l’étranger.
Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1170

> 2 juin 2008. Mayotte, laboratoire du « droit du sang » : un projet sans fondements. Communiqué de Survie
Le prétexte de l’immigration d’accouchement pour avoir des enfants français, utilisé par les autorités françaises pour remettre en question le droit du sol au profit du droit du sang dans l’obtention de la nationalité française, est battu en brèche par une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1162

> 27 mai 2008. Areva profite de l’état d’urgence au Nord du Niger pour valider son énorme projet minier d’Imouraren. Communiqué du collectif Areva ne fera pas la loi au Niger
Le vendredi 16 mai, Areva a organisé à Agadez, au Nord du Niger une « audience publique et un atelier de validation de l’étude d’impact environnemental » de son nouveau projet minier : Imouraren (4 000 tonnes par an en 2012). Suite au déclenchement d’une rébellion armée en 2007, l’état d’exception est décrété sur la région d’Agadez.
Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1165

A lire
Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 170 (Juin 2008)
Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
Edito : Plan X
Paul Biya, président du Cameroun, recevant Brice Hortefeux, ministre français entre autre de l’immigration et de l’identité nationale, venu causer du trop grand nombre de Camerounais en France, a déploré que les jeunes de son pays n’aient aucune perspective d’avenir et demandé qu’on mette en place un plan Marshall pour le sauver des émeutes du désespoir qui le menacent. L’un et l’autre découvrent apparemment tout à coup les conséquences de plusieurs décennies d’aberrations politiques.
Lire la suite : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1167
S’abonner à Billets d'Afrique : http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=65

Au sommaire ce mois-ci :
- LA FRANCOPHONIE, nouveau cheval de Troie de l’influence militaire française ?
- A FLEUR DE PRESSE : « Vous trouverez tous les vôtres exterminés »
- MAYOTTE kwassa Kwassa
- A FLEUR DE PRESSE : La pression démographique menace les forêts du Congo
- A FLEUR DE PRESSE : « On ne gouverne pas le monde avec des idéaux », France-Afrique confessions d’un homme de l’ombre.
- REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Bemba, rattrapé par son passé
- FRANCE La justice aux arrêts
- CAMEROUN L’université des Montagnes, une réussite envers et contre tout
- Lumière sur la CHINAFRIQUE
- FRANCE La vocation coloniale de l’armée française
- Qui a besoin de l’AFRIQUE ?

Noir Canada Pillage, corruption et criminalité en Afrique d'Alain Deneault avec Delphine Abadie et William Sacher
Le Canada dans la Mafiafrique. Les mines de diamants, de cobalt, d'or et de cuivre, les gisements pétroliers, les barrages éléphantesques, ou encore les sociétés de chemin de fer constituent la part substantielle du gâteau africain que s'est arrogé le Canada.
Mais à l'aune de leurs profits astronomiques, ce sont ses sociétés minières qui se taillent la part du lion. Elles peuvent compter sur le soutien diplomatique et politique d'Ottawa, ainsi que sur la présence de personnalités influentes issues de la politique ou des affaires dans leur entourage. Elles s'appuient également sur la Bourse de Toronto qui, en accueillant des sociétés enregistrées partout dans le monde, s'impose comme paradis judiciaire mondial des sociétés minières. Plus d’informations : http://www.ecosociete.org/t117.php
Ecouter également l’émission radio, avec William Sacher, co-auteur du livre diffusée le 25 avril 2008 sur Radio Libertaire : http://www.afriradio.net/audio88.html

A écouter
Emission radio « Nicolas Sarkozy : La Françafrique décomplexée » dans le cadre des émissions mensuelles "Françafrique" réalisées par Survie Midi -Pyrénées sur radio Campus Toulouse. Emissions à télécharger sur http://www.afriradio.net/auteur51.html

Agenda
Soirée Voir & Entendre "Rwanda, justice et reconstruction" le vendredi 13 juin à Paris
Organisée par les associations Survie Paris et O’rigines
-    19h, projection du film Sometimes in April de Raoul Peck,
-    21h Poésie : Chant d'encre
-    21h20 Echange "Qu'en est-il de la justice après le génocide?"
Renseignements http://survie-france.org/spip_redirect.php3?id_article=1166

Projection débat "Thomas Sankara et la Françafrique" le vendredi 20 Juin à Saint Julien en Genevois (74)
Organisée par Survie 74, à L’Arande projection du film Fratricide au Burkina Faso, Thomas Sankara et la Françafrique, suivie d’un débat animé par Bruno Jaffré auteur d’une biographie de Thomas Sankara (L’Harmattan 2007)
Renseignements : http://survie-france.org/spip_redirect.php3?id_article=1070

Les jeudis Africains à Paris, organisés par Survie Paris avec une conférence/rencontre chaque jeudi. Prochains évènements :
- Jeudi 12 juin soirée sur les biens mal acquis (BMA) avec Yann Queinnec juriste au sein de l’association Sherpa
- Jeudi 19 juin projection du film Haïti Chérie suivi d’un débat en présence du réalisateur Claudio del Punta
- Jeudi 26 juin conférence débat autour du livre Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique en présence de l'auteur Nicolas Agbohou
Renseignements : http://www.lesjeudisafricains.net/

3e Forum mondial des droits de l’Homme du 30 juin au 3 juillet 2008 à Nantes
Le Forum mondial des droits de l’Homme est un espace de rencontre et de libre dialogue pour contribuer au renforcement de la coopération entre les différents acteurs engagés dans le domaine des droits fondamentaux à l’échelle locale, nationale, régionale et mondiale. Ce Forum souhaite offrir un nouvel espace de réflexion générale, de discussion intensive et de promotion des bonnes pratiques afin de contribuer au progrès des droits de l’Homme. Renseignements, inscriptions : http://www.spidh.org/fr/

RAPPEL : Du 2 au 5 juillet Université d'été de la solidarité internationale à Nantes
En 2008, l’Université d’été de la solidarité internationale organisée par le CRID en partenariat avec la Maison des Citoyens du Monde, réunira plusieurs dizaines d’organisations et plusieurs centaines de militants autour du thème "Quels partenariats pour quelles solidarités ?".
Cette année, Survie est chef de file avec la plate forme France Afrique, d’un module sur un thème : « Contre la Françafrique, un partenariat pour une réforme de la politique de la politique de la France en Afrique ». Pendant les trois matinées du 3 au 5 juillet, les thèmes de la coopération militaire, de la démocratie et des droits de l’Homme, des relations économiques entre la France et l’Afrique seront décortiquées par des intervenants de la Plateforme France Afrique et des partenaires africains. Renseignements et inscription : http://www.crid.asso.fr/spip.php?article272/

A venir : Etrange Rencontre de la jeunesse Europe-Afrique - Ouagadougou - Burkina Faso du 24 au 30 août 2008
L’Etrange rencontre est une rencontre pas comme les autres, un forum social autogéré en Afrique, réunissant pendant 6 jours la jeunesse consciente des deux continents, et même au delà.... Une rencontre d'acteurs militants associatifs d'Europe et d'Afrique en luttes, en résistances, à la recherche d'alternatives pour un autre monde possible.
Une rencontre pour échanger, créer des dynamiques communes autour de trois axes : "Jeunesse, et monde universitaire", "Usages militants des Nouvelles technologies" (Internet et Radios) et "Lutte contre la pauvreté et construction d’alternatives". Après une première édition au Bénin en août 2007, portée et construite autour d'un noyau dur informel de militants africains et français, qui se sont connus en Afrique au cours de forums sociaux et contre-sommets, la seconde édition, du 24 au 30 aout 2008 à Ouagadougou, devrait voir s'élargir la dynamique dans un contexte burkinabè très intéressant sur le plan politique avec une forte mobilisation de la société civile, autour d'une nouvelle plateforme revendicative contre la vie chère... Renseignements, participation, toutes les informations sur : http://www.etrangerencontre.org

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10/06/2008

Portrait d'une enfant perdue, théâtre

du jeudi 19 au dimanche 22 juin 2008
à 20 h 30
à l'Espace Quartier latin
37, rue Tournefort - Paris Ve
métro : Monge, Censier-Daubenton, Cardinal-Lemoine ; bus : 21, 27, 47
Actes de présence
en partenariat avec
Art en exil
présente une production
Éclats de rêve
(reprise exceptionnelle pour quatre représentations)
Portrait d'une enfant perdue
d'après L'Idiot  de Dostoïevski
avec
Maurice Audebert : Narrateur
Éric Meyleuc : Prince Mychkine
Stéphanie Pierron : Nastassia Philippovna
Pedro Vianna : Rogojine
prix des places
plein tarif : 15,00 euros
tarif réduit : 10,00 euros
tarif réduit : enfants, étudiants, chômeurs,
membres des associations, Actes de présence,
Éclats de rêve,  ACT, Art en exil et Poesia 2 Ottobre

renseignements et réservations
09 51 79 61 37 / 01 42 93 61 37
ou eclatsdereve@free.fr

 

AffichePEPA6.jpg

 

 Actes de présence
2 ter, passage de Clichy
F-75018   PARIS
Téléphones : +33 (0)9 51 79 61 37 (prix d'une communication locale depuis un poste fixe en France)
                    +33 (0)1 42 93 61 37
Fax : +33 (0)9 51 79 61 37
Courriel : actesdepresence@free.fr

13:11 Publié dans COPINAGE | Lien permanent | Commentaires (0)

03/06/2008

Révolution bolivarienne bonne pour les petits pêcheurs

http://cbparis.over-blog.com/article-20113067.html

Reportage diffusé en février 2007 dans la magazine Thalassa

 

Racisme et violation des Droits de l’Homme à Sucre, en Bolivie

Selon l’usage en Bolivie, samedi 24 mai, la ville de Sucre s’apprêtait à commémorer le premier soulèvement contre l’Espagne coloniale – festivité civique à laquelle participe l’ensemble de la population. Ce qui aurait dû être une fête réunissant les citoyens afin de célébrer les luttes pour l’Indépendance s’est transformé en une journée de furie raciste. La violence qui s’est déchaînée à Sucre contre les paysans indiens n’a nullement ravivé la mémoire des batailles héroïques : ce sont plutôt les heures les plus sombres de l’époque coloniale qui ont paru d’actualité.

Les faits

Pour la célébration du ' Cri libérateur ', le Président de la République de Bolivie, Evo Morales, devait venir à Sucre remettre aux délégations paysannes, réunies dans le stade Patria, des fonds destinés à financer des projets de développement ainsi que l’achat d’ambulances. La nuit précédente, des groupes organisés, notamment étudiants, armés de pétards et de dynamite, occupèrent le quartier du stade, décidés à empêcher l’événement. A l’origine de cette initiative se trouve le soi-disant ' Comité Interinstitutionnel ' qui prétend tracer l’avenir

politique de la cité – sans jouir de la moindre représentativité populaire ni de la moindre autorité départementale. Ce Comité est animé par le Recteur de l’Université San Francisco Javier de Chuquisaca, par diverses personnalités universitaires ou de la mairie, par un groupement dénommé ' Comité Civico ', et par la fédération patronale du département. Tout cela en étroite collaboration avec les leaders de l’opposition du Département de Santa Cruz.

En raison du climat de violence instauré depuis la veille, le rendez-vous prévu avec Evo Morales est annulé.

Quand se présentent les paysans venus des campagnes alentour, accompagnés de leurs représentants traditionnels – tel le maire de Mojocoya –, ces membres des communautés indiennes, hommes, femmes et enfants, sont attendus aux entrées de la ville et s’y trouvent bloqués. On leur jette des pierres, on les frappe, et même les femmes et les enfants qui gisent à terre sont roués de coups de pied. Autour de Sucre, et dans divers quartiers, des événements d’une extrême violence se produisent : des indigènes sont insultés, poursuivis, volés et contraints de se réfugier dans des maisons qui sont ensuite saccagées.

Cinquante cinq paysans sont pris en otage et obligés à se mettre torse nu et à marcher mains attachées. Parvenus sur la place principale de Sucre, on les humilie sans que le public proteste, on leur ordonne de faire le tour de la place. Devant le siège des autorités (la Casa de la Libertad), on les force à se mettre à genoux, à embrasser le sol tandis que sont brûlés leurs drapeaux, leurs insignes et leurs vêtements traditionnels. Des groupes de jeunes isolés prennent en otages d’autres paysans, les enferment, les maltraitent, les frappent en leur imposant d’absorber des excréments de poulets.

On dénombre plus de cinquante blessés ; la presque totalité sont des paysans indigènes dont plusieurs sont dans un état grave. Des médecins de l’hôpital Santa Barbara et de l’hôpital universitaire ont refusé de prodiguer des soins à certains d’entre eux.

Ces événements inacceptables, reconstitués à partir de nombreux témoignages de paysans, de témoins oculaires et d’articles de la presse locale (El Correo del Sur du 25 mai 2008), pourraient être interprétés comme la conséquence du climat d’affrontement politique que connaît actuellement la Bolivie. En fait, ils trouvent leurs origines dans le resurgissement d’un profond racisme anti-indigène comme le montrent des appels ' à tuer les Indiens ', ' à empêcher qu’ils entrent dans la ville ', ' à les traiter comme des animaux '. Ces incitations visent à persécuter, dévaloriser et exclure des citoyens boliviens, non seulement à cause de leur extrême pauvreté, mais aussi de leurs origines ethniques.

Refuser l’inacceptable

Nous appelons donc l’opinion internationale à la plus grande vigilance. Et à empêcher que le climat politique ne débouche sur un racisme institutionnalisé, largement accepté par l’opinion publique bolivienne, dans les rues de Sucre et ailleurs.

Nous demandons instamment aux autorités de Sucre de ne pas considérer les paysans indiens comme des citoyens de seconde catégorie : ils ont le droit d’exprimer leurs opinions politiques dans tout espace public, et d’appuyer, s’ils le souhaitent, un Président de la République démocratiquement élu. Le rôle des autorités est précisément de faire respecter ce droit inaliénable.

Rosalia Martinez,

Ethnomusicologue, Université Paris 8, CNRS, France

Tristan Platt,

Anthropologue et historien, Professeur à l’Université St Andrews, Écosse

Gilles Rivière,

Anthropologue, CERMA-EHESS, Paris, spécialistes des cultures andines et de la Bolivie


'Asociación 'América Latina Publicaciones'
       'El Chasqui de América Latina'
                Ed. electrónica.
      Association loi 1901 – France
http://membres.lycos.fr/asocamerlat/index.html

 voir aussi : http://youtube.com/watch?v=5RXUkPrYHcE&feature=related


 

Communiqué du UBUNTU «La Crise alimentaire globale rend urgente la mise en place d'un système de gouvernance démocratique mondiale»

Nous vous encourageons à visiter notre site web et, si vous êtes d'accord avec le communiqué ci-dessous, à vous y joindre en suivant le processus habituel : www.ubuntu.upc.edu.

 

LA CRISE ALIMENTAIRE GLOBALE REND URGENTE LA MISE EN PLACE D’UN
SYSTÈME DE GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE MONDIALE


Nous soussignés, sur initiative du Forum Mondial des Réseaux de la Société Civile – UBUNTU, souhaitons exprimer notre inquiétude profonde et notre grande indignation à l’égard d’une situation aussi grave que prévisible, celle de l’alimentation de la population mondiale, un thème pourtant crucial. Cette situation met en évidence l’échec – sur les plans financier, environnemental, culturel et moral – du système économique actuel, qui a remplacé les valeurs universelles par les lois du marché, et qui reflète une faiblesse des organisations internationales, due au manque de soutien des pays les plus puissants.

En effet,


- En juillet 2002, dans un communiqué personnel émis dans le cadre du Forum UBUNTU après la tenue du 2e Sommet mondial de l’alimentation – l’un des nombreux antécédents du prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire organisé par la FAO qui aura lieu en juin 2008 –, Federico Mayor affirmait notamment :


1. Il s’est produit une situation qui interpelle nos consciences : Alors que des dizaines de milliers d’êtres humains meurent de faim tous les jours, lors de ce 2e sommet mondial il n’a pas été possible d’adopter les mesures nécessaires pour éradiquer ce véritable « génocide silencieux » et les pays les plus développés n’ont pas montré la volonté politique requise pour en combattre les causes. […] Combien de femmes, d’enfants et de vieillards mourront pour les décisions qui n’ont pas été prises ?


2. Des centaines de millions d’êtres humains souffrent actuellement de la faim. Cependant que les pays les plus puissants augmentent leurs investissements en armements, dépenses militaires et de sécurité internationale, cette part si importante de l’Humanité se voit refusées les ressources de tous types – y compris celles de formation, connaissances et technologies appropriées – nécessaires à leur survie.


3. Alors que les régions les plus favorisées protègent leur production agricole en s’appuyant sur d’énormes ressources financières, les pays appauvris se voient forcés de libéraliser leurs marchés agricoles. Les politiques d’austérité du Fonds monétaire international (FMI) et la libéralisation du commerce mondial prônée par l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) ont conduit la plupart de ces pays à réduire leurs tarifs douaniers agricoles et leurs subventions aux producteurs, sous prétexte que c’est le marché qui doit résoudre leurs problèmes.


4. Aucune nation n’est exempte de responsabilité : il est inadmissible de transférer « au marché » les devoirs moraux et les responsabilités politiques qui incombent aux dirigeants démocratiques. L’urgente nécessité de codes de conduite mondiaux dans le cadre juridique éthique de Nations Unies dûment réformées est, au vu de ce qui précède, une exigence impérative.


Que se passait-il alors et qu’arrive-t-il depuis lors?


- La population mondiale ne cesse d’augmenter – bien que modérément depuis quelques années – et, par conséquent, les besoins alimentaires mondiaux continuent et continueront de croître. Cette augmentation a lieu et aura lieu essentiellement dans le Sud, qui connaît actuellement la plus forte demande. À ce sujet, a. La forte croissance économique de certains pays émergents a logiquement entraîné une brusque augmentation de la demande en céréales, associée à l’augmentation de la consommation de viande, de lait, d’oeufs, etc., c’est-à-dire à un développement accru. Cette contribution à la demande globale de céréales entraîne une augmentation de la pression sur ce marché, qui a besoin, clairement et rapidement, d’une régulation au niveau mondial.

b. L’augmentation non satisfaite de la demande alimentaire dans le Sud se traduira à coup sûr par plus de frustration et de radicalisation, ouvrant ainsi la voie à de  nouvelles vagues d’émigration.


c. Quoi qu’il en soit, la crise alimentaire actuelle démontre que les limites d’exploitation de certaines ressources de la planète sont sur le point d’être franchies, ce qui confirme le besoin pressant d’un changement radical, principalement dans le Nord, des schémas actuels non durables de production et de consommation.


- La quasi-totalité des terres arables est déjà utilisée et, par conséquent, seulement l’augmentation de la productivité basée en des technologies « propres » et renouvelables pourra contribuer à accroître la production agricole locale et globale. Néanmoins, certains phénomènes dignes d’être relevés ont contribué à aggraver la situation en la matière.


a. Au cours des dernières décennies, la mondialisation économique néolibérale, encadrée par le FMI, par la Banque Mondiale et par l’OMC, a exigé des pays du Sud la mise en œuvre de politiques de privatisation et de libéralisation des marchés, entraînant ainsi une concurrence totalement inégale avec les pays du Nord (qui, en revanche, maintenaient et continuent de maintenir leurs subventions agricoles, y compris celles liées aux exportations d’excédents), ce qui a énormément affaibli les agricultures du Sud. Dans cette offensive, les pays du Sud ont non seulement perdu de leur compétitivité à l’échelle mondiale, mais leurs agricultures de subsistance locale ont été démantelées. Le résultat est le pire qui soit, à savoir une augmentation de la faim, tant au niveau local que mondial. Il est temps de demander des comptes aux responsables politiques qui sont à l’origine de ce type de situation.


b. En ce qui concerne une autre crise mondiale, celle de l’énergie, d’importants pays producteurs agricoles utilisent de plus en plus de terres et de produits agricoles non destinés à l’alimentation pour l’obtention de biocarburants. Nous soussignés, considérons que face à de tels problèmes, l’Humanité doit se doter de mécanismes globaux d’arbitrage et de décision dont la portée serait supérieure à celles des mécanismes étatiques, au vu du fait qu’il s’agit de politiques très susceptibles d’avoir des impacts particulièrement significatifs à
l’échelle mondiale.


- Les prix des produits agricoles ont enregistré, surtout au cours des deux dernières années, une hausse spectaculaire qui a contribué à aggraver la situation. Les motifs principaux de cette hausse peuvent être résumés comme suit :

a. La crise mondiale de l’énergie, particulièrement du pétrole, a eu une forte incidence sur les prix de la production et du transport des aliments. En outre, pendant de nombreuses années, les grandes compagnies pétrolières ont non seulement occulté les effets de la consommation excessive de pétrole sur l’environnement, mais ont aussi dressé toutes sortes d’obstacles à l’utilisation de sources propres et renouvelables de production d’énergie. Les prix continueront d’augmenter dans la mesure où la délocalisation agricole fait partie du processus de globalisation. Le caractère non durable du modèle agricole mondial actuel ne fait aucun doute.

b. La crise financière attire les investisseurs – par un effet collatéral – vers les marchés agricoles, plus stables, où ils obtiennent des bénéfices grâce à l’achat spéculatif de valeurs (contrats à terme) qu’ils revendent ensuite plus cher en raison de l’augmentation de la demande. La hausse des prix actuelle et future de l’offre agricole qui s’ensuit entraîne une augmentation de la faim dans le monde. Il est évident que, comme pour la crise financière, la régulation politique mondiale des marchés mondiaux est indispensable.


Face à ce paysage désolant et complexe, jalonné d’incertitudes et aux multiples facteurs étroitement reliés, nous soussignés, estimons que seule la mise en place rapide d’un système de Gouvernance Démocratique Mondiale peut mettre l’Humanité en conditions de diriger de façon démocratique et responsable sa destinée et, concrètement, de satisfaire ses besoins de base en alimentation. Ce système, conformément avec ce que nous préconisons dans le cadre de la Campagne Mondiale pour une Réforme en profondeur du Système des Institutions Internationales, doit contribuer à renforcer le système des Nations Unies, en refondant les autres organisations financières, économiques et commerciales en son sein, et en les dotant des ressources humaines et financières permettant de relever les défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Il est ainsi nécessaire qu’il :


1. Ait la capacité de mettre en pratique des décisions globales dans un cadre réellement démocratique. La production et l’utilisation de biocarburants, la régulation des différents marchés globaux, etc., ne peuvent pas continuer à dépendre uniquement de décisions étatiques ou, pire encore, des marchés des pays les plus prospères et les plus puissants.


2. Donne la priorité, par le biais d’une forme de discrimination positive, aux intérêts des plus pauvres d’entre nous, qui représentent l’immense majorité des habitants de notre planète. Cela suppose de mettre en place un nouveau modèle, beaucoup plus localisé et durable – sur les plans social, environnemental et économique –, en s’occupant d’abord des pays les moins
développés pour tout ce qui concerne la production et le commerce agricole.

3. Naisse d’une réforme en profondeur des organisations internationales actuelles qui, entre autres, impliquerait :


3.1. La fin de la prépondérance de certaines organisations internationales (celles qui sont contrôlées par les pays les plus riches du monde) sur d’autres. Ainsi, dans le domaine essentiel de l’alimentation, les politiques du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC ne peuvent continuer à prendre le pas sur celles de la FAO.


3.2. Que les organes compétents des Nations Unies – la FAO , le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Programme Alimentaire Mondial (surtout en ces aspects moins mis en relation avec des urgences) – disposent de la coordination, du cadre de compétences et des ressources nécessaires pour, en premier lieu, faire face aux situations d’urgence actuelles et, ensuite, mettre en pratique les politiques requises à moyen et long terme, afin de résoudre les problèmes de fond.


3.3. De tirer parti de la nouvelle chance représentée par la révision du Consensus de Monterrey sur le financement du développement et de définir et de mettre en oeuvre, de façon juste et sans plus tarder, un système de financement du développement qui soit transparent, prévisible et durable et qui permette d’atteindre les objectifs de développement que l’Humanité exige de façon pressante.


Federico Mayor

Adolfo Pérez Esquivel
Nobel Peace Prize Laureate
Mario Soares

Susan George

Noam Chomsky

Desmond Tutu
Archbishop Emeritus

Wole Soyinca
Nobel Prize Laureate

Aminata Traoré
ASF - African Social Forum

Chico Whitaker
Right Livelihood Award; Brazilian Commission Justice and Peace

Cândido Grzybowski
IBASE – Instituto Brasileiro de Análises Sociais e Econômicas

Roberto Savio
IPS - Inter Press Service

Alexander Likotal
Green Cross International

Tomas Magnusson
IPB - International Peace Bureau

Ricardo Díez Hochleitner
Honorary President Club of Rome

Herman Spanjaard
IPPNW -International Physicians for the Prevention of Nuclear War

Fatma Alloo
DAWN - Development Alternatives with Women for a New Era

Janet Mbere
MWENGO – Mwelekeo wa NGO

Rajesh Tandon
PRIA - Participatory Research in Asia

Nadia Johnson
WEDO – Women Environment Development Organization

Lois Barber
EarthAction

Paul Ortega
Pax Romana ICMICA/MIIC

Mohammed Fayek
Arab Organization for Human Rights

Lau Kin Chi
CSD - China Social Services and Development Research Centre

Seán Ó Siochrú
CRIS - Communication Rights in Information Society Campaign

Marino Busdachin
UNPO – Unrepresented Nations and Peoples Organisation

Meja Vitalis
AFRODAD - African Forum and Network on Debt and Development

Rómulo Torres
LATINDADD – Red Latinoamericana sobre Deuda, Desarrollo y Derechos

Ernesto Lamas
AMARC ALC - Asociación Mundial de Radios Comunitarias - América Latina Caribe

Carlos Tünnermann
ILAEDES – Instituto Latinoamericano de Educación para el Desarrollo

Carlos Bedoya

Jubileo Perú

Martí Olivella
Alliance for a Responsible, Plural and United World

Vicente García Delgado
CIVICUS’ UN representative

Roberto Papini
Instituto Internazionale Jacques Maritain

Francine Mestrum
AEDH - Agence Européenne pour la Défense des Droits de l'Homme

Arcadi Oliveras
Justice and Peace Europe

Jorge Nieto
Centro Internacional para la Cultura Democrática

Markus Brun
FASTENOPFER

Antoni Giró
Rector UPC – Universitat Politècnica de Catalunya

Richard A. Falk
Princeton University ; California University

Hall Gardner
Professor American University of Paris

Josep Ferrer
Professor Universitat Politècnica de Catalunya – UPC

Ferran Requejo
Professor Universitat Pompeu Fabra – UPF

Josep Xercavins
UBUNTU Forum Ad Hoc Secretariat, professor UPC

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02/06/2008

Novembre à Prague, lecture/spectacle

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le mercredi 4 juin à 19h et 21h

au café librairie La Cour des Miracles,
18 rue de Penhoët à Rennes
(près de la place Ste Anne. Métro : Ste Anne)


 
Novembre à Prague est une lecture/spectacle tirée du recueil de poésie de Philémon Le Guyader.

Une plongée étonnante dans la capitale tchèque.
Un voyage sur les traces d'un poète égaré.
Un regard décalé.
Un spectacle intimiste.
 
Durée : 50 mn.

entrée libre

Avec Lile Cargueray et Philémon le Guyader

site : www.editionsdlc.org

 

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01/06/2008

Hommage à Jean-Claude Charles

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/charles_hom...

c'est toujours malheureux de découvrir un poète parce qu'il vient de mourir

mais il n'est jamais trop tard pour lui rendre hommage...

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