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30/12/2012

Comment nourrir tout le monde

Manifeste pour une Dotation Inconditionelle d’Autonomie

manifeste-dia-couverture

http://www.editions-utopia.org/

07/12/2012

Permaculture, un véritable développement durable

"Le travail disparait, et c'est ce qu'on voulait" (Vidéo - Paul Jorion)

15/11/2012

Paul Ariès : le travail

Paul Ariès : la décroissance

10/11/2012

Matthieu BAUDIN - Les conspirateurs positifs

Nourrir le monde avec l'agriculture bio (Jacques Caplat)

Une présentation claire et dynamique de l'intérêt des cultures associées et de l'agriculture biologique pour nourrir le monde. Par l'agronome Jacques Caplat, auteur du livre "L'agriculture biologique pour nourrir l'Humanité" (Actes Sud 2012) et administrateur de l'association Agir Pour l'Environnement.


http://www.actes-sud.fr/catalogue

 

31/10/2012

L'agriculture bio augmente la teneur en carbone du sol

En plus de tous ses autres innombrables avantages...

L'agriculture biologique fixe davantage de carbone atmosphérique dans la matière organique du sol que l'agriculture conventionnelle, contribuant ainsi à amoindrir le changement climatique. Telle est la conclusion d'une méta-analyse portant sur 74 études comparatives publiées dans le monde entier (Communiqué FiBL, 16.10.12; PNAS)

 

Vous pouvez consulter références et article de fond correspondant sur la rubrique "Gentech-News français" du site http://www.blauen-institut.ch.

15/10/2012

Sol violette, l'éclosion d'une monnaie

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cliquez sur l'affiche pour la voir en grand

14/10/2012

L'EMPATHIE CRÉATIVE, UNE VALEUR À LA HAUSSE

L'empathie créative, une valeur à la hausse


Le sociologue Michel Maffesoli aujourd'hui, après le biologiste Joël de Rosnay et l'économiste Jeremy Rifkin, chacun du prisme de sa science, constatent l'évidence de l'altruiste. Nécessité ou utopie?

Et si l'on pouvait enfin avoir enfin une raison d'espérer de l'être humain, de sa capacité à vivre en société en harmonie ? Face à l'impasse de la raison économique, philosophique et sociale, l'empathie serait la valeur qui pourrait 'réenchanter' le monde, pour de nombreux penseurs. Loin de toute méthode Coué ou de fondamentalismes intellectuels ou religieux, les analyses proposées par le sociologue Michel Maffesoli, le biologiste Joël de Rosnay et l'économiste Jeremy Rifkin sont à la fois pénétrantes et ambitieuses, étayées sur l'ensemble des savoirs disponibles. Les enquêtes en sciences sociales ou économétriques recoupent les découvertes les plus récentes en biologie: l'intégration de l'altérité, de l'initiation et la raison sensible impacte positivement les modes d'être, élabore des modèles d''être - ensemble', individuels et collectifs, plus vivables et plus solidaires.

Le constat ? L'émergence d'une nouvelle conscience "biosphérique" selon Rifkin

Pour comprendre l'urgence d'une civilisation de l'empathie, Jeremy Rifkin relit l'histoire de l'humanité dans une perspective sociale et altruiste: "Les consciences changent quand se produisent, conjointement, une révolution de la production d'énergie et une révolution des communications. Quand les deux se combinent, c'est bien tout notre rapport à l'espace et au temps qui change, notre modèle de civilisation. Et notre empathie qui s'élargit." Et d'ajouter, lucide, "Mais il faut l'entretenir en permanence. Malheureusement, l'élan empathique est souvent laissé de côté dans le feu de l'action, quand les forces sociales vacillent au bord de la désintégration".

L'urgence ? L'ère 'psychologique', celle du 'je 'où se jouent les affects comme dirait Maffesoli, cède la place progressivement à une conscience "biosphérique" des défis écologiques à relever. Pour sauver notre espèce, la convergence entre les formes d'énergie et de communication exige donc un changement radical de nos modes de pensées pour constituer un nouveau paradigme économique qui va ouvrir l'ère post-carbone ce qu'il appelle dans un autre livre "la troisième révolution industrielle". Pour s'imposer, la civilisation de l'empathie a besoin de profondeur et d'attention... et manifestement de temps.

Comment s'y préparer ? Surfer la vie, c'est profiter de l'instant, selon Rosnay

L'empathie résiliente et créative ? Le biologiste Joël de Rosnay constate ses bienfaits par la science des neurosciences cognitives: "Le secret de l'empathie, c'est la forte concentration de 'neurones miroirs' dans notre cerveau, nous apprend-t-il, ces "neurones empathiques" ou "neurones Gandhi", selon le neurologue Vilayanur Ramachandran, nous permettent de reproduire les attitudes, les sentiments, les émotions des autres, ainsi que de simuler et de construire des réponses, des réciprocités, un altruisme partagé, une harmonie équilibrée."

A partir de ce constat, Joël de Rosnay développe la métaphore du surfeur 'transposition dynamique de la vie elle-même pour survivre dans la société fluide'. Pour ce pratiquant historique de la vague, "Surfer la vie, c'est profiter de l'instant, être à l'écoute de son environnement, de ses réseaux, évaluer en temps réel les résultats de son action, pour réussir à affronter les nouveaux défis de la société fluide".

 

N'hésitant pas à proposer quelques conseils 'de survie' comme pratiquer et enseigner la réciprocité dans tous les cas, se montrer soucieux des conséquences de ses actes dans le futur, jauger la valeur morale d'une action à l'aune de sa contribution à l'utilité générale... L'empathie pour l'avenir est aussi une façon d'être que le chercheur applique à lui-même depuis 30 ans et insuffle au projet qu'il conduit pour l'établissement public Universcience (réunion la Cité des sciences et le Palais de la découverte): "comprendre, vouloir, aimer et construire le futur".

'La raison sensible', ou la force de la contagion selon Maffesoli

L'impact d'une empathie créative est aussi du ressort du sociologue et du philosophe comme en témoigne le dernier livre de Michel Maffesoli*qui depuis 30 ans analyse le 'temps du 'nous' sous la pression du tribal et de l'instinct. Le portrait qu'il fait de l'homo eroticus est jubilatoire tant ses concepts croquant l'imaginaire sociétal; 'l'être-avec', 'la loi des frères' ou 'le plaisir-désir' d'être de ce monde ci, tranchent de la morosité et du progressisme habituels: "au coeur battant de la révolution sociétale en cours: le passage d'un idéal démocratique où la raison jouait le rôle majeur, à un autre, le communautaire, où l'émotionnel serait la vertu cardinale."

Dans cette 'harmonie retrouvée', l'hédonisme populaire, le festif (loin des anathèmes d'un Philippe Murray) concourent à libérer ce 'nous' (cette noosphère dont parlait déjà Teilhard de Chardin) indispensable au vouloir vivre ensemble planétaire : "Il est certain que le 'nous sommes' tribal du partage des gouts divers, ne peut plus se satisfaire de ce qui fut la clé de voute de l'architectonique moderne : ego cogito.(...) Le nouveau pivot du nouvel ordre en gestation est bien ego affectus sum. Affections multiples constituant le socle irréfragable sur le lequel se dresse l'harmonie perdue et retrouvée de toute société".

A ceux qui crient au délitement de nos sociétés, les trois penseurs voient dans la crise un gage d'espoir. A travers tous les indices d'un (re)nouveau existentiel et sociétal que leur travaux traquent et repèrent, souvent à contrepied des légendes noires actuelles, ils anticipent la réussite de la 'raison sensible' notamment pour Rifkin celle de la génération 'wiki' des 15-25 ans. Ces trois raisons d'espérer dans le vitalisme contemporain feront date.

Un article de Laure Kaltenbach et Olivier Le Guay, publié par huffingtonpost.fr

SANS PESTICIDES, C'EST POSSIBLE

Sans pesticides, c'est possible


L'Inra a mis en place une expérimentation mettant en parallèle des parcelles cultivées selon des méthodes intensives et des parcelles cultivées sans recours aux herbicides. Conclusion : cultiver sans pesticides ou presque, sans pour autant faire chuter les rendements, c'est possible.

Depuis plusieurs décennies, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent dans le monde agricole pour affirmer qu'une agriculture sans herbicides est possible tout en conservant des niveaux qualitatifs et des rendements compatibles avec la rentabilité d'une exploitation. Les résultats d'une expérimentation menée par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Dijon dans la station expérimentale d'Époisses, en Bourgogne, viennent de leur donner raison.

Parallèlement à une parcelle de référence conduite selon les méthodes intensives traditionnelles (travail des sols et traitements herbicides), cinq autres parcelles ont été conduites pendant 10 ans selon différents protocoles de protection intégrée : sans labour, sans désherbage mécanique, etc.

L'objectif : maîtriser la prolifération des adventices (le joli nom scientifique des « mauvaises herbes ») et les utiliser pour renforcer les défenses des plantations exogènes. L'efficacité de la lutte intégrée résulte de la combinaison d'un travail raisonné du sol, d'une adaptation des dates de semis des cultures et surtout d'une diversification de l'ensemencement des parcelles au cours du cycle annuel avec des variétés de printemps qui freinent le développement des plantes indésirables. Au fond, un cocktail de méthodes ancestrales que maîtrisaient les anciennes générations, quand le tout chimique n'existait pas !

Et au bout de 10 ans le résultat est là, sous les yeux incrédules de nombreux agriculteurs venus visiter la station, où des champs de blé cohabitent avec des coquelicots retrouvés, des pieds de chardons et des liserons. Seulement voilà, ce qui est possible à l'échelle expérimentale, ne l'est pas forcément à grande échelle.

La principale contrainte de la lutte intégrée réside dans la diversification des plantations et le recours à des cultures alternatives pour lesquelles les débouchés commerciaux ne sont pas forcément assurés. « Si l'on veut réduire la dépendance aux pesticides, une réorganisation des filières et des marchés, une responsabilisation des bassins de production, des coopératives de collecte sont nécessaires pour accompagner cette diversification », souligne Nicolas Munier-Jolain, de l'Inra. Pas gagné !

 

Un article de Florence Humbert, publié par quechoisir.org

Source : www.quechoisir.org

 

27/09/2012

Comment blanchir l'argent sale ?

Manuel pratique pour crapules modernes et citoyens naïfs

Attention ! Après la lecture de cette brochure, vous risquez de ne plus regarder les pizzerias, les lavomatics, les chocolats suisses et l'aquarium de Monaco de la même manière... Voici en effet un panorama des techniques de blanchiment d'argent, du petit casino véreux au grand paradis fiscal touristique.

Cette brochure s'inspire des travaux de Jean de Maillard et de la commission parlementaire contre le blanchiment.

 

A lire et télécharger ici :

http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/b...

 

D'autres brochures comme

 

et plein d'autres chose sintéressantes sur le site des Renseignements Généreux, faites tourner !

25/09/2012

Bombes de graines

La guérilla gardening est une pratique visant à essaimer des grains de plantes dans les recoins inaccessibles de la ville sur les toits, les lampadaires, les trous dans le mur pour développer la fertilité végétale en milieu urbain.
Les semences sont enfermées dans un mélange d'argile et de compost qui les protégent du dessèchement dû au soleil, des oiseaux, du vent qui les pousse au loin.
Les bombes de graines peuvent être dispersées directement sur le sol sans être plantées.
Lancez vos boules de graines durant une journée ensoleillée. Il n'y a plus qu'attendre que la pluie arrive pour pénétrer l'argile et que les graines à l'intérieur germent avec les nutriments et des microbes bénéfiques à leur pousse.

 

http://www.guerilla-gardening-france.fr/

20/03/2012

Olvera, Espagne, première ville à être débarrassée des champs électro-magnétiques


   La toute première ville à l'unanimité débarrassée des champs électromagnétiques est espagnole - 2012      
La toute première ville à l'unanimité débarrassée des champs électromagnétiques est espagnole - 2012
À Olvera, une magnifique ville de la province de Cadix, Le conseiller à l'environnement Jacobo Camarero a confirmé que le conseil municipal a à l'unanimité décidé de déclarer la ville "Municipalité libre de toute pollution électromagnétique"

Avec une majorité de l'union des partis de gauche, mais voté par le parti socialiste espagnol et le parti populaire espagnol, il est important de noter que différentes forces politiques ont été motivées, dans le but d'assurer un environnement sain pour les habitants.

Nous pouvons dire sans crainte de se tromper qu'aucune décision de ce genre ne figure dans les annales d'aucune municipalité, concernant le même type de décision. À Carthagène et Murcia, plusieurs villages appellent également à des mesures similaires, tout comme l'ont fait plusieurs provinces d'espagne, sans pour autant avoir progressé.

Commentant la nouvelle, le conseiller à l'environnement Jacobo Camarero dit : "puisque notre ville est de petite taille, nous avons les problèmes typiques liés à l'implantation de grands nombres de mâts sur les toits. À l'inverse, le paysage urbain est plombé par des tours en bétons affligées d'antennes installées en toute illégalité - et que nous avons l'intention de faire enlever immédiatement."

Et chaque jour ce problème prend de l'ampleur ; la semaine dernière les médias publiaient une brève relative à une ancienne hôtesse de l'air et une agent technique d'une université, toutes deux d'origine française, qui se sont réfugiées dans une cave dans les Alpes pour se protéger de la "souffrance insupportable" que leur infligent les ondes électromagnétiques.


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Source : http://www.wavesguard.es/blog/blog/2011/11/29/pleno-de-ay...

Les " éteigneurs de sucettes " coupent le jus à la pub

Source : www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Environnemen...

Des dizaines de panneaux publicitaires lumineux ont été privés de courant vendredi soir dans l'agglomération de Poitiers. Une opération d’antinucléaires pour lancer une chasse au gaspi.

Vendredi soir, une quinzaine de militants ont éteint de nombreux panneaux publicitaires et enseignes lumineuses à Poitiers.
 
Vendredi soir, une quinzaine de militants ont éteint de nombreux panneaux publicitaires et enseignes lumineuses à Poitiers.

Jacques en sourit sous sa casquette. Tournevis en main, ce retraité vient d'éteindre un panneau publicitaire lumineux vers la Demi-Lune. « La chasse au gaspi est lancée ! » Et vendredi soir, elle a pris les allures d'une action commando dans l'agglomération de Poitiers.

Il est 20 h 45, sur le parking du Parcobus de la Demi-Lune. Des militants arrivent, de tous âges et tous horizons.

" C'est une action revendiquée "

Ils sont étudiant, retraité, cadre de banque ou même élu régional. Ce qui les réunit ce soir, c'est leur opposition au nucléaire. Une conviction renforcée par l'accident de Fukushima provoqué par le tsunami.
Une quinzaine de personnes sont là, prêtes à agir après l'appel de la Coordination poitevine pour la sortie du nucléaire partout et tout de suite (antinuc86.new.fr). « En France, nous avons des centrales nucléaires vieillissantes, dangereuses. En lançant des opérations d'économie d'énergie comme ce soir, on veut inciter à éteindre ces centrales-là », explique Thierry.
Sur le parking des bus, quatre équipes sont formées. Les militants se répartissent le matériel : des gaffes artisanales pour crocheter les disjoncteurs d'enseignes, des clés électriques, des tournevis. Une rapide démonstration permet à tous de voir comment déconnecter en quelques gestes brefs les petites sucettes publicitaires.
A 21 h 30, les groupes passent à l'action, méthodiquement. Quatre parcours sont suivis : avenue de la Libération, avenue de Nantes, sur les boulevards extérieurs et sur la rocade. Des dizaines de panneaux publicitaires, d'enseignes lumineuses de grandes surfaces sont éteintes.
« On ne fait aucune dégradation. On ouvre, on éteint, on ferme et on appose une affichette. C'est une action revendiquée », explique Yvon Plaçais du collectif.
« On veut montrer que la première voie pour sortir du nucléaire, c'est celle des économies d'énergies. Et pour nous, le plus symbolique en matière de gaspillage énergétique, ce sont ces panneaux publicitaires lumineux totalement inutiles. » Vendredi soir, le collectif assure avoir éteint des dizaines de cibles. Les nouveaux abris de bus et certains grands panneaux déroulants ont résisté aux " éteigneurs de sucettes ".
Un militant a été arrêté par la police lors de l'opération et auditionné. Il est ressorti vers 0 h 30. Les quatre équipes l'attendaient dehors.
Une vingtaine de villes françaises devaient participer à cette opération propagée par le site zerowatt.c.la

repères

Combien consomme un panneau publicitaire ? Les ménages sont invités à arrêter les veilleuses de leurs appareils ménagers inutilisés pour économiser le courant… et les panneaux "brûlent" du courant toute la nuit. Un panneau publicitaire de 4X3 m éclairé consomme en une nuit 6,8 kWh, indique l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Un abri de bus 1,7 kWh. « Une famille de quatre personnes consomme en moyenne 8 kWh pour tous ses besoins hors chauffage », explique la coordination poitevine antinucléaire. Qui doit calculer l'énergie économisée par son opération.

Emmanuel Coupaye

27/02/2012

Manuel de Transition -De la dépendance au pétrole à la résilience locale

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Rob Hopkins
Préface de Serge Mongeau

En partenariat avec les Éditions Écosociété
Télécharger le dossier de presse.

Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées… Plus d’ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d’avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d’une telle autonomie ?

Ce scénario catastrophe est loin d’être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. Car allié aux changements climatiques, le pic pétrolier (la fin d’un pétrole abondant et peu cher) exige un changement draconien de nos habitudes de vie, une Transition énergétique qui mettrait fin à notre vulnérabilité collective. Comme nos gouvernements refusent de prendre les mesures qui s’imposent, il nous revient à nous, citoyenNEs, de prendre l’initiative et de nous préparer.

C’est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s’adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l’avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l’échelle de sa communauté.

Déjà, des milliers d’Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. Planter des arbres fruitiers, réapprendre à la population à cultiver un potager, développer la résilience, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, réapprendre les savoir-faire que nous avons oubliés, telles sont, entre autres, les nombreuses actions concrètes que les citoyenNEs peuvent réaliser au sein de leur village, leur ville, ou leur quartier.

Vous tenez entre vos mains un outil de changement incroyable… Alors, on commence quand ?

 

 

Fondateur du mouvement de Transition, Rob Hopkins enseigne la permaculture et continue d’animer avec fougue ce mouvement en marche. En 2009, il a été nommé Ashoka fellow, titre prestigieux pour souligner sa contribution au changement social.

 

 

Le mouvement de Transition est la meilleure nouvelle depuis longtemps et ce manuel est la mine d'inspiration idéale pour vous lancer.
Phil England, New Internationalist

Ce manuel est une démarche intelligente et pratique pour encourager les gens à penser globalement, agir localement et changer les choses par eux-mêmes.
P. D. Smith, The Guardian
Créer le monde que nous voulons est un mode d’action bien plus subtil, mais plus puissant que de détruire celui dont nous ne voulons plus.
Marianne Williamson

23/02/2012

Argentine «Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

  • L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.
Recueilli par GÉRARD THOMAS, à Buenos Aires  

L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de « l'aide » du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce.

 

Quelles sont les grandes similitudes entre la crise argentine de 2001-2002 et la crise grecque ?

Au plan économique, tout est semblable. L'Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l'euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d'autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu'engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l'Argentine l'était également. Le déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l'endettement, l'explosion du chômage... toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l'Argentine à l'époque. Au plan institutionnel, l'Argentine était par ailleurs un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l'ensemble économique le plus puissant du monde.

Comment avez-vous tiré l'Argentine du chaos ?

Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j'ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j'étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que nos rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

Je n'ai pas voulu suivre cette voie et j'ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise. La seule chose que j'ai demandé était un roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J'ai du leur expliquer trois fois de suite ma position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement les banques alors que le FMI nous l'imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine!

Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ?

Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever l'argent aux mêmes. Or c'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.

Selon vous les plans d'austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c'est pourtant ce qu'on impose à la Grèce...

A tort car l'argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd'hui qu'avant la première injection d'argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on a faite nous, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance.
Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

Vous devez avoir beaucoup d'ennemis chez les banquiers...

Ils me détestent! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l'argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005! Or j'ai refusé ces offres intéressées en leur répondant que nous ne reviendrons pas sur le marché financier avant 2014 car nous n'en avons plus besoin. Pourquoi 2014, simplement parce qu'a cette époque la dette sera seulement de 30% du PIB, la moitié des critères européens de Maastricht! Je pense qu'un pays comme l'Argentine ne doit pas être tout le temps présent sur le marché financier. C'est un risque beaucoup trop grand d'augmenter à nouveau la dette. Le problème c'est que ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu'il est positif pour l'image d'un pays d'emprunter à l'international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu'on en mange! Eux ils vendent de l'argent.

14/02/2012

0°C dehors et pas besoin de chauffage dans mon HLM

lundi 13 février 2012
 

Depuis quinze jours, tous les Français luttent contre un froid russe en poussant leur chaudière à fond. Tous ? Non ! À Saint-Léry, bourgade du centre Bretagne, d'irréductibles habitants n'allument même pas le chauffage. D'ailleurs, ils n'en ont pas. Ils habitent un logement social dit « passif », conçu pour s'en passer...

Un plan Grand froid, à ne pas laisser un SDF sortir de sa maison selon la secrétaire d'État à la Santé ? Quel froid ? À Saint-Léry, cette semaine, Alicia Jalu nous a reçus en chaussettes légères sur le parquet, juste couverte de son pull de pompier volontaire, par obligation. « Je suis d'astreinte, s'est excusée cette blondinette de 21 ans, qui paraît frêle comme un feu de brindilles. Je peux être appelée n'importe quand... Mais entrez ! »

Merci. On connaissait ces nouvelles maisons dites « passives », encore plus économes en énergie que la norme BBC (bâtiment basse consommation) et on voulait vérifier cette promesse d'architecture sans chauffage. Au plus fort de l'hiver. Au bourg - 180 âmes nichées dans d'adorables et typiques maisons de schiste rouge -, la population affichait aussi son scepticisme. « Nous, on a nos cheminées, du bois. Mais eux, là-bas, j'me demande bien comment ils vont », s'inquiétait une octogénaire, jeudi. Elle frissonnait pour « les p'tits nouveaux », qui ont pendu leur crémaillère en avril, sur la route de Mauron.

Cette sollicitude amuse Alicia. Il fait bon chez elle, même en tee-shirt. Combien de degrés ? « Aucune idée. » Mais le froid, elle connaît ; elle travaille à l'usine de Kermené, la filiale d'abattage et de transformation de viande de Leclerc, gros employeur du secteur. Notre thermomètre est formel : 20°. « Et sans chauffage, garantit la jeune femme. On a juste allumé le radiateur d'appoint, le matin, cette semaine, les jours où il a fait - 5°C. Et qu'il n'y avait pas un seul rayon de soleil sur la baie vitrée ».

Ici, c'est le domaine des Courtieux. Une des premières HLM de France « passives ». Il comprend quatre logements de 70 mètres carrés, avec un salon-cuisine au rez-de-chaussée, deux chambres et une salle de bains à l'étage. Le tout cloisonné dans le meilleur isolant.

Un cocon orienté vers le soleil du sud, ventilé par une VMC doubler flux dernier cri et arrosé d'eau chaude par des capteurs solaires individuels. Le top du top. « Le plus difficile a été de choisir les matériaux les plus performants tout en limitant les surcoûts », indique l'architecte rennais Georges Le Garzic. Plus 10 % à l'achat quand même pour les proprios, Bretagne Sud habitat.

« 0,85 € d'électricité en décembre »

Mais dans cet office public du Morbihan, on est plutôt fier d'avoir rendu « un vrai service aux locataires », dit Thierry Rio, responsable du secteur. Des factures d'électricité réduites, idéales pour les petits salaires que l'on trouve dans la région, celles que laissaient miroiter le promoteur Habiozone et le constructeur Briero : « Une consommation de 15 à 20 kWh/m2 par an, quand une maison classique en réclame 350 ! » Appréciable lors des fins de mois difficiles, une fois les 405 € de loyer versés...

Le jeu, entre voisins, consiste d'ailleurs à comparer sa note d'électricité. Deux logements ont été mis en test. Pour le mois de décembre, Marc Piro, a reçu une facture « hallucinante de... 85 centimes d'euros ! » Solène Burel, la porte d'à côté, a piqué son fard : « 15 € ! » Employée en intérim chez Yves Rocher, elle doit pourtant surveiller de près son budget...

Un spécialiste a été dépêché sur place pour comprendre d'où venait cet écart. Après enquête, il semble « qu'une simple habitude » a fait grimper la somme. Solène fume. Elle a la manie d'ouvrir sa porte pour aérer, évacuer la fumée. « Le froid entre et j'allume le convecteur électrique. »

Erreur de débutant, pardonne Simon Hignard, de l'École de métiers de l'environnement : « Il faut faire confiance à la VMC double flux. Elle régénère l'air vicié bien mieux qu'une fenêtre ouverte. » Message reçu chez Solène, un peu déphasée au départ par « cette nouvelle technologie. »

Alicia et son compagnon Christopher, eux, ne font pas encore d'économie. « EDF ne nous a proposé qu'un contrat d'abonnement classique : 66 €/mois ». Le calcul n'a pas tenu compte des propriétés révolutionnaires du logement. Un peu raide à sortir tous les mois. Il faut tenir jusqu'en avril : « On recevra le 'pactole' quand EDF remboursera ce qu'on n'a pas consommé. Ça fera des sous d'avance pour les vacances... »

Originaire du pays, ce jeune couple ne s'intéressait pas à cette architecture militante, avant de signer à Saint-Léry. « On cherchait juste à s'installer. C'est notre premier endroit ensemble, tous les deux... » A l'emménagement, le briefing sur l'absence de chauffage les avait laissés dubitatifs. Mais après deux semaines de froid piquant, ils l'assurent : « Ça fonctionne ! » Alicia glisse, amusée : « C'est plutôt l'été dernier qu'on a eu un souci : il faisait trop chaud quand le soleil tapait ! »

Christelle GUIBERT.

 Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-0-C-dehors-et-pa...

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04/02/2012

Révolution énergétique : des Bretons à la pointe

Source :

http://www.telerama.fr/monde/revolution-energetique-des-b...


Le 3 février 2012 

Zéro atome, zéro pétrole à l'horizon 2030 ! Grâce à l'inventivité et la pugnacité de ses habitants, le pays du Mené, en Bretagne, s'est lancé dans une révolution verte aux résultats probants.


 
La méthanisation du lisier de porc produit de l'électricité. Assez pour répondre
à la consommation domestique du Mené.Photo : Lea Crespi pour Télérama.

Nous sommes en 2012 ; toute la France est envahie par le nucléaire. Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Bretons résiste encore grâce à une arme redoutable : la potion verte. Même si l'image agace ces irréductibles, il y a bien une pointe d'Astérix dans ce coin de Bretagne, devenu en une dizaine d'années une référence en matière énergétique. Dans les vertes collines du pays du Mené, dans les Côtes-d'Armor, sept villages de granit réussissent une révolution douce et de bon sens, faite de chaudières à bois, d'éoliennes, d'huilerie de colza ou d'usine de méthanisation. Avec, en ligne de mire pour 2030, une autonomie énergétique totale. Zéro atome, zéro pétrole... et sans retour à la bougie.

Comment ce projet culotté, à rebours du modèle nucléaire dominant, a-t-il germé là, dans ce pays longtemps défavorisé par ses sols pauvres et son relief accidenté ? Sans doute parce que l'énergie, avant de devenir un projet économique et écologique collectif, fut d'abord celui d'une poignée d'individus à forte tête, quelques agriculteurs-pionniers-explorateurs portés par l'envie de sauver leur pays.


 
Michel Fablet, maire du Gouray, et sa chaudière à bois. Dominique Rocaboy,
patron de l'usine de méthanisation Géotexia. Photo : Lea Crespi pour Télérama.

« Soit on se prenait en main, soit notre territoire allait mourir, car on cumulait les handicaps », résume Dominique Rocaboy, le défricheur, l'un des premiers agriculteurs en France à s'être équipés de panneaux photovoltaïques, pdg de l'usine de méthanisation Géotexia. Non seulement Le M­ené dépendait d'une monoactivité – le centre d'abattage Kermené, qui emploie près de la moitié des six mille cinq cents habitants –, mais il devait affronter une urgence : la pollution des sols, due aux excédents de lisiers de porcs. « Le déclic a eu lieu en 1995, au Salon des fourrages de Plessala, un vrai laboratoire d'idées qui a accueilli quarante-trois mille personnes. »

Réunis au sein du MIR (Mené initiatives rurales), qui regroupe élus, agriculteurs et associations, nos aventuriers multiplient alors les voyages d'études en Europe. Et notamment à Güssing, bourgade déshéritée de l'Autriche rurale qu'un maire visionnaire décida d'affranchir du p­étrole et du déclin, il y a vingt ans, et devenue le premier village vert d'Europe, 100 % autonome grâce aux énergies renouvelables.

Les pionniers du Mené en reviennent convaincus, ils utiliseront ce qu'ils ont sous leurs pieds avant de chercher ailleurs : les déjections de porcs et les boues issues de l'industrie agroalimentaire. Ils choisissent un procédé encore peu utilisé en France : la méthanisation, qui consiste à laisser fermenter les déchets sans oxygène pour en tirer des biogaz (surtout du méthane et du CO2) et produire de l'électricité ! En activité depuis la mi-décembre, Géotexia, qui est détenue à 34 % par une trentaine d'agriculteurs, traite 75 000 tonnes de lisiers et de produits agroalimentaires, et produit entre 12 et 15 gigawattheures par an, l'équivalent de la consommation électrique domestique du Mené pour une même période.


 
Marc Théry, chargé de mission énergie du Mené, et Jacky Aignel, maire de Saint-
Gouéno et fondateur de l'huilerie Menergol. Photo : Lea Crespi pour Télérama.


Chemin faisant, l'énergie verte gagne les esprits, sur l'impulsion de quelques élus. Et les initiatives fleurissent, toutes adossées aux ressour­ces du territoire. A Saint-Gouéno, un autre pionnier, l'agriculteur et maire Jacky Aignel, se plonge dans « les anciens manuels de M. Diesel, qui a tout inventé à partir de l'huile de ricin ! ». Il crée l'huilerie Menergol, qui propose une alternative au pétrole par la pressurisation à froid des graines de colza. « C'est interdit en France pour les voitures individuelles, à la différence de l'Allemagne. Mais on peut alimenter plus de trois mille tracteurs, soit trois fois nos équipements sur la communauté de communes. Et avec les déchets des graines, on produit des tourteaux de colza pour nourrir les bêtes. Résultat : on n'importe plus de soja brésilien, on se réapproprie les moyens de production, on diminue la longueur des circuits de distribution et nos émissions de CO2 ! »

Des chaudières collectives, alimentées avec du bois produit localement, chauffent logements et bâtiments publics. Ajoutez des panneaux photovoltaïques, des éoliennes. « Les énergies renouvelables couvrent 25 % des besoins de la communauté de communes ; on vise les 75 % pour 2020 et les 100 % pour 2030 grâce également aux économies d'énergie, sourit Marc Théry derrière sa belle moustache blanche. Avec le seul éolien, nous pourrions produire assez d'électricité pour alimenter les habitants de Saint-Brieuc ! » Si le projet du Mené s'est épanoui, c'est aussi grâce à lui : polytechnicien, ex-pdg de Rowenta et Somfy, et devenu, par le hasard d'une maison achetée dans la région, chargé de mission énergie du Mené !

“Les collectivités ont peu de moyens.
Mais la détermination de certains élus et de
certains citoyens y supplée. L'avenir est à une
énergie décentralisée et démocratisée.”


« L'enjeu énergétique est au cœur des territoires, résume-t-il, mais les collectivités ont peu de moyens et pas de grand pouvoir légal. Mais la détermination de certains élus et, de plus en plus, de certains citoyens y supplée. L'avenir est à une énergie décentralisée et démocratisée. » Cent quarante familles, mini-entrepreneurs énergétiques, viennent d'investir ensemble dans le prochain défi du Mené : un site de six éoliennes. Le pouvoir (et l'électricité) au peuple, en somme.

« Nous refusons de rester atomisés, dans les deux sens du terme », lance le maire, Jacky Aignel, qui énumère les autres projets à venir, la construction de logements énergétiquement autonomes, une ZAC consacrée aux énergies renouvelables. Avec Dominique Rocaboy, il vient de se remettre à l'anglais pour animer un réseau européen de petites communes rurales pour la neutralité énergétique. Pas question d'« opposer le local au global, mais si on n'est pas costaud dans le local, on ne sera rien dans le global ». La potion verte pourrait bien irriguer le reste de la France.

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Weronika Zarachowicz
Télérama n° 3238
Le 3 février 2012