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07/07/2013

Grèce : une vie en autarcie loin de la crise

30/06/2013

YOURTES ET TIPIS RECONNUS PAR LA LOI COMME HABITATS PERMANENTS

Yourtes et tipis reconnus par la loi comme habitats permanents

 
Le nouveau projet de loi Alur de Cécile Duflot fait entrer l'habitat léger dans les règles d'urbanisme. Le développement et la diversification des alternatives au logement classique : yourte, tipi, roulotte, mobile home, caravane, etc. rendent aujourd'hui nécessaire de revoir la réglementation.

L'installation de ces formes d'habitat mobile ou léger peut poser question du fait d'un cadre juridique inadapté. Par exemple, aujourd'hui, il n'existe pas de réglementation concernant les yourtes. Ce vide juridique a conduit à une «judiciarisation» des relations entre porteurs de projets et collectivités locales, dont il faut sortir par le haut.

Le projet de loi présente des dispositions qui vont permettre de :

- reconnaître que les dispositions d'urbanisme ont vocation à prendre en compte l'ensemble des modes d'habitat installés de façon permanente sur le territoire ;

- sortir de l'instabilité juridique, l'habitat léger considéré comme lieu d'habitation permanent devant entrer dans le droit commun.

 

 

Pour sortir du dilemme juridique sur le besoin ou non d'un permis de construire, le Gouvernement va autoriser les documents d'urbanisme à définir les terrains où les résidences mobiles ou démontables, constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs, pourront être installées. Il suffira de soumettre ces terrains à un régime de déclaration préalable ou de permis d'aménager.

Si les résidences mobiles ont un statut connu, les résidences démontables, de formes diverses, devront répondre à un cahier des charges démontrant :

- la réversibilité de l'habitat : l'habitat est démontable, son installation est effectuée sans intervention d'engins lourds et aucun élément le composant, ou composant son aménagement intérieur, n'est inamovible ;

- l'autonomie vis-à-vis des réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissements collectifs, pour ne pas impacter les budgets des collectivités locales via la création de nouveaux réseaux ;  la sécurité : l'usager de l'habitat devra veiller à la propreté, à la salubrité et à l'entretien des lieux pour éviter les incendies.

 

 

Dans le volet du projet de loi relatif à l'urbanisme, plusieurs dispositions prévoient donc que les résidences mobiles ou démontables, qui constituent l'habitat permanent de leur utilisateur (par opposition à une utilisation touristique), pourront être autorisées en zones urbaines mais aussi dans les « pastilles », ces secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées, prévus par le règlement des plans locaux d'urbanisme (PLU) dans les zones agricoles ou naturelles, qui sont normalement non constructibles.

 

Un article de bati-journal.com,

27/06/2013

Via Campesina lance l’appel de Jakarta : construire une nouvelle société fondée sur le souveraineté alimentaire et la justice

 

(Djakarta, 12 Juin 2013) Nous, à La Vía Campesina, en appelons à toutes les organisations rurales et urbaines et aux mouvements sociaux à construire une nouvelle société fondée sur le souveraineté alimentaire et la justice. Nous sommes rassemblés ici, honorant la mémoire de nos ami(e)s et dirigeant(e)s et de celles et ceux dont le courage et l’engagement nous inspirent. La Via Campesina, mouvement paysan international rassemble plus de 200 millions de paysan(e)s, petits producteurs, paysan(e)s sans terre, femmes, jeunes, autochtones, les migrant(e)s et les travailleurs et travailleuses agricoles et alimentaires, de 183 organisations provenant de 88 pays. Nous sommes ici en Asie, terre de la majorité des paysan(e)s du monde pour célébrer nos deux premières décennies de luttes.

Depuis notre rencontre de Mons (Belgique) en 1993 et celle de Tlaxcala (Mexique) en 1996, où nous avons élaboré notre vision radicale sur la souveraineté alimentaire, nous avons réussi à replacer les paysannes et paysans au centre de la résistance au modèle du commerce néo-libéral ainsi que du processus de construction d’alternatives. Nous, peuples de la terre, sommes des acteurs essentiels dans la construction non seulement d’un modèle agricole différent, mais aussi d’un monde juste, diversifié et égalitaire. Nous sommes celles et ceux qui nourrissons l’humanité et prenons soin de la nature. Les générations futures dépendent de nous pour protéger notre terre.

Maintenant plus que jamais un autre monde est nécessaire. La destruction de notre terre, provoquée par la surexploitation et la dépossession des peuples et par l’appropriation des ressources naturelles a engendré la crise climatique actuelle, et de profondes inégalités mettant en danger l’humanité et la vie. La Via Campesina refuse catégoriquement cette destruction menée par les grandes entreprises.

Nous construisons de nouvelles relations entre les peuples et la nature, basées sur la solidarité, la coopération et la complémentarité. C’est une éthique de vie qui anime toutes nos luttes. La Via Campesina s’engage à donner une visibilité à toutes les luttes locales dans le monde entier, s’assurant qu’elles soient comprises dans une perspective internationale. Elle s’engage également à intégrer dans un mouvement global pour la souveraineté alimentaire, le changement social et l’autodétermination pour les peuples du monde.

Nous appelons nos organisations, nos alliés, amies, amis, et tous ceux et celles qui œuvrent à un avenir meilleur, à rejeter ’l’économie verte’ et à construire la souveraineté alimentaire.

NOTRE MANIERE D’ALLER DE L’AVANT

La souveraineté alimentaire maintenant – transformer notre monde

La Souveraineté Alimentaire est l’élément central de la lutte pour la justice sociale, rassemblant de nombreux secteurs tant ruraux qu’urbains. La souveraineté alimentaire est le droit fondamental pour que tous les peuples, nations et États puissent contrôler leurs propres systèmes et politiques alimentaires et agricoles, garantissant à chacun une alimentation adaptée, abordable, nutritive et culturellement appropriée. Elle requiert le droit des peuples à définir et contrôler leurs modes de production, de transformation et distribution aux niveaux locaux et internationaux.

Depuis bientôt deux décennies notre vision de souveraineté alimentaire a inspiré une génération d’activistes engagé(e)s dans le changement social. Notre vision du monde passe par une révolution agricole ainsi qu’une transformation socio-économique et politique.

La souveraineté alimentaire articule l’importance cruciale de la production locale et soutenable, le respect des droits humains pour tous, des prix équitables pour les aliments et les produits agricoles, des échanges équitables entre pays, et la sauvegarde des communs contre la privatisation.

Aujourd’hui, nous sommes confronté(e)s à une crise majeure de notre histoire, qui est systémique. Les systèmes alimentaires, d’emplois, énergétiques, économiques, climatiques, écologiques, éthiques, sociaux, politiques et institutionnels s’effondrent dans de nombreuses parties du monde. La crise énergétique amplifiée par la raréfaction des énergies fossiles est traitée avec de fausses solutions allant des agrocarburants à l’énergie nucléaire ; cette dernière constituant l’une des plus grandes menaces de la vie sur terre.

Nous rejetons le capitalisme caractérisé par des mouvements destructeurs de capitaux financiers et spéculatifs dans l’agriculture industrielle, la terre et la nature. Il génère de vastes accaparements de terres et des expulsions brutales de paysannes et paysans de leurs territoires, détruit communautés, cultures et écosystèmes. Il crée un grand nombre de migrant(e)s et de sans emplois, augmentant les inégalités existantes.

Les transnationales, en connivence avec les gouvernements et les institutions internationales, imposent - sous prétexte du concept d’économie verte - des monocultures d’OGM, des projets miniers, des barrages et des exploitations de gaz de schiste par fracturation à grande échelle, de grandes plantations forestières et d’agrocarburants, ainsi que la privatisation de nos mers, fleuves et lacs et de nos forêts. La Souveraineté Alimentaire remet le contrôle des communs dans les mains des populations.

L’Agro-écologie est notre option aujourd’hui et pour l’avenir

L’agriculture paysanne, la pêche artisanale et le pastoralisme produisent la plus grande partie de l’alimentation. L’agro-écologie paysanne est un système social et écologique qui comprend une grande variété de savoirs et de pratiques ancrées dans chaque culture et zone géographique. Elle élimine la dépendance aux agrotoxiques et la production animale industrielle hors sol, utilise des énergies alternatives et garantit une alimentation saine et abondante. Elle renforce la dignité, honore les savoirs paysans traditionnels et innovants. Elle restaure la fertilité et l’intégrité de la terre. La production alimentaire du futur doit être basée sur un nombre croissant de personnes produisant de manière plus résiliente et diversifiée.

L’agro-écologie vise à défendre la biodiversité, refroidit la planète et protège nos sols. Notre modèle agricole peut, non seulement nourrir l’ensemble de l’humanité mais c’est aussi le seul moyen d’arrêter l’avancée de la crise climatique grâce à une production locale en harmonie avec les forêts, les cours d’eau ; l’amélioration de la biodiversité et en replaçant les matières organiques dans les cycles naturels.

Justice sociale et climatique, et solidarité

En nous basant sur notre diversité géographique et culturelle, notre mouvement pour la souveraineté alimentaire s’est renforcé en intégrant la justice sociale et l’égalité. En pratiquant la solidarité plutôtque la compétition, en rejetant le patriarcat, le racisme, le colonialisme et l’impérialisme, nous nous battons pour des sociétés participatives et démocratiques, sans exploitations d’enfants, de femmes, d’hommes ni de la nature.

Nous exigeons la justice climatique et sociale. Ceux qui souffrent le plus du chaos climatique et environnemental ne sont pas ceux qui en sont responsables. Ceux qui poussent aux fausses solutions de l’économie verte empirent la situation. C’est pourquoi la dette climatique et écologique doit être réparée. Nous exigeons l’arrêt immédiat des mécanismes de marché de carbone, géo-ingénierie, REDD, agrocarburants.

Nous maintiendrons de manière permanente notre combat contre les entreprises transnationales en manifestant notre opposition par un boycott de leurs produits et en refusant toute coopération avec leur pratiques d’exploitations. Les accords de libre échange et d’investissements ont crée les conditions de vulnérabilité extrême et des injustices pour des millions d’entre nous. Leur mise en œuvre engendre violence, militarisation et criminalisation de la résistance. Un autre résultat tragique est le déplacement massif des populations qui migrent pour ne trouver que des emplois faiblement rémunérés, précaires et dangereux où sévissent des violations de droits humains et la discrimination.

La Via Campesina a réussi à mettre les droits des paysan(ne)s à l’ordre du jour du Conseil des Droits Humains des Nations Unies, nous demandons donc à tous les gouvernements nationaux d’appliquer ces droits. Notre combat pour les droits humains est au cœur de la solidarité et inclut les droits et la protection sociale des travailleurs/ses migrants et des travailleurs/ses du secteur alimentaire.

Un monde sans violence et sans discrimination contre les femmes

Notre lutte vise à construire une société basée sur la justice, l’égalité et la paix. Nous demandons le respect de tous les droits des femmes. En rejetant le capitalisme, le patriarcat, la xénophobie, l’homophobie et les discriminations basées sur le genre, les races ou l’ethnicité, nous réaffirmons notre engagement pour la totale égalité des femmes et des hommes. Ceci implique la fin de toutes les formes de violences domestiques, sociales et institutionnelles contre les femmes en zones rurales et urbaines. Notre campagne contre les violences faites aux femmes est au cœur de nos luttes.

Paix et démilitarisation

Les guerres et conflits d’appropriations, prolifération de bases militaires, criminalisation des résistances augmentent. Ces violences sont intrinsèques au système capitaliste mortifère basé sur la domination, l’exploitation et le pillage. Nos engagements sont ceux du respect, de la dignité, de la Paix.

Nous pleurons et honorons les centaines de paysannes et paysans qui ont été menacés, persécutés, incarcérés ou même assassinés dans leurs luttes. Nous exigeons que tous ceux qui violent les droits humains et les droits de la Nature et qui perpétuent ces crimes soient poursuivis et punis. Nous exigeons la libéralisation immédiate des prisonniers politiques.

La terre et les territoires

Nous défendons une Réforme Agraire intégrale. Elle sécurise l’ensemble des droits fonciers, reconnaît les droits des peuples autochtones à leurs territoires , garantit l’accès et le contrôle des zones de pêche et écosystèmes aux communautés de pêcheurs, reconnaît les routes pastorales. Seules ces réformes garantissent un avenir pour les jeunes des campagnes.

La réforme agraire intégrale se caractérise par une distribution massive de terre, de ressources productives, assurant des conditions de vie satisfaisantes et garantissant un accès permanent aux jeunes, femmes, aux sans-emplois, aux sans-terres, aux personnes déplacées et à tous ceux et celles qui veulent s’engager dans la production alimentaire agro-écologique à petite échelle. La terre n’est pas une marchandise. Les lois et régulations existantes doivent être renforcées et de nouvelles lois sont nécessaires pour la protéger des spéculations et des accaparements.

Les semences, les communs et l’eau

Les semences sont au cœur de la souveraineté alimentaire. Des centaines d’organisations à travers le monde se joignent à nous pour mettre en œuvre le principe des « Semences comme Patrimoine des Peuples au Service de l’Humanité ». Notre défi est maintenant de continuer à garder nos semences de vie dans les mains de nos communautés, en multipliant les semences dans nos fermes et nos territoires. Nous continuons à lutter contre l’appropriation abusive des semences due à diverses formes de propriété intellectuelle et contre la contamination des stocks par la technologie OGM. Nous nous opposons à la distribution de paquets technologiques combinant semences OGM avec l’utilisation massive de pesticides.

Nous allons continuer à partager les semences sachant que notre connaissance, notre science, nos pratiques de gardiens de la diversité des semences sont cruciales pour l’adaptation au changement climatique.

Les cycles de la vie coulent au travers de l’eau. L’eau est un élément essentiel des écosystèmes et de toute vie. L’eau est un commun et donc elle doit être préservée.

MISER SUR NOS FORCES

Notre force est la création et le maintien de l’unité dans la diversité. Nous présentons notre vision inclusive, large, pratique, radicale et pleine d’espoir comme une invitation à se joindre à nous dans la transformation de nos sociétés et la protection de la Terre Mère.

- La mobilisation populaire, la confrontation avec les puissants, la résistance active, l’internationalisme et l’engagement local sont des éléments nécessaires pour effectuer le changement social.

- Dans notre lutte courageuse pour la souveraineté alimentaire nous continuons à bâtir des alliances stratégiques essentielles avec les mouvements sociaux, y compris avec les travailleurs/ses, les organisations urbaines, les immigrant(e)s, les groupes résistants aux méga-barrages et à l’industrie minière.

- Nos principaux outils sont la formation, l’éducation et la communication. Nous encourageons l’échange des savoirs accumulés concernant les méthodes et contenus de formation culturelle, politique, idéologique et technique. Nous multiplions nos écoles et nos expériences d’enseignement et nos instruments de communication avec notre base.

- Nous sommes déterminé(e)s à créer des espaces qui vont favoriser l’ émancipation des jeunes en milieu rural. Notre plus grand espoir pour l’avenir, c’est la passion, l’énergie et l’engagement pris par la jeunesse dans notre mouvement.

Nous allons de l’avant à partir de cette VIème Conférence Internationale de La Via Campesina, accueillant de nouvelles organisations, confiant(e)s en nos forces et rempli(e)s d’espoir pour l’avenir.

Pour la terre et la souveraineté de nos peuples ! Dans la solidarité et dans la lutte !

04/06/2013

Que faire ? Les réponses de Vandana Shiva

 

Vandana Shiva explique la situation agricole actuelle et ce qu'il est possible de faire en respectant la biodiversité. La vidéo date un peu mais le problème est toujours plus actuel !

03/06/2013

la transition / Anne-Claire Prefol, Pierre Grillot & Dove Belhassen 2012

« En Europe, en Amérique ou même en Asie, les territoires dits "en transition" fleurissent depuis quelques années. Hérauts d’une réflexion sur la fin du pétrole, certaines communes ont initié un mouvement pionnier, à l’origine d’une multitude d’actions collectives... »

 

documentaire ARTE à voir ici : http://jlmi.hautetfort.com/archive/2013/06/02/la-transiti...

29/05/2013

Terre de liens : un convertisseur alimentaire

Combien de paysans et paysannes devriez-vous avoir dans votre commune (ou dans une commune proche), si vous relocalisiez progressivement votre consommation alimentaire?

Combien d'hectares de terres agricoles pourrions-nous protéger grâce à cette relocalisation alimentaire si nous installions de nouveaux agriculteurs en bio et/ou nous passions des « contrats de transition vers la bio » avec les agriculteurs conventionnels qui pourraient profiter de notre décision de relocaliser notre consommation ?

La vocation de l'outil de projection que nous vous proposons ici est de donner des éléments de réponses à ces questions.
A vous de vous en saisir, de le relayer autour de vous (famille, voisins, collègues, etc.) et de décider, nous l'espérons, de rejoindre Terre de Liens pour, ensemble, redessiner le visage de nos campagnes.


 

« Nous sommes le vent d'un autre changement qui se lève... »

 

 

Un convertisseur alimentaire ?

Depuis 2003, Terre de Liens a accompagné (ou est en cours de finaliser) l'installation ou la consolidation de l'activité de 140 fermiers au travers de 87 fermes acquises (ou en voie de l'être) représentant 2 744 ha de terres protégées par un Bail Rural Environnemental, avec 52 maisons et 189 bâtiments grâce à l'utilisation de 20,1 M € d'investissements solidaires.

C'est la preuve que des citoyens et citoyennes solidaires peuvent contribuer à la création d'emplois agricoles de proximité. C'est la preuve que nous pouvons faire de ce que certains appellent « des contraintes environnementales », un atout à l'origine d'une richesse protectrice des terres agricoles grâce à la généralisation de l'agriculture biologique et paysanne.

 

Méthodologie

Le Convertisseur Alimentaire « Basique » est un outil de calcul fondé sur notre consommation alimentaire actuelle : il ne tient pas compte du colossal gaspillage alimentaire que notre société produit!... Le Convertisseur Alimentaire « Avancé » intègre la saisonnalité des productions et une certaine diminution de notre consommation de viande bovine (cf. Dossier Technique du Convertisseur).


 

Les deux outils permettent une estimation du nombre d'hectares que nous pouvons protéger en relocalisant notre consommation alimentaire, donc en installant un nombre conséquent de paysans et paysannes. Les clefs de calcul, côté producteurs, sont basées sur des références de production (moyennes régionales ou nationales), ainsi que sur les performances technico-économiques avérées de paysans bas-normands et mayennais.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS  : http://convertisseur.terredeliensnormandie.org/

19/04/2013

BONHEUR ET DÉCROISSANCE : L'INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ

Le mouvement pour la décroissance constate que l'empreinte écologique humaine dépasse les possibilités de la biosphère et qu'il faut en conséquence diminuer le niveau de vie de la classe globale, à savoir toutes les familles qui possèdent une voiture individuelle. Ce n'est pas la catastrophe, c'est simplement une approche « moins de biens, plus de liens ».

Le livre de Stefano Bartolini, Manifeste pour le bonheur, est tout à fait complémentaire de cette approche. Stefano montre en effet que la perte de nos capacités relationnelles entraîne la croissance qui, en retour, détériore encore plus les relations humaines. Pour un objecteur de croissance, c'est donc le retour au relationnel qui importe. Il s'agit de retrouver le bonheur d'être...

Ci-dessous un extrait du livre "Manifeste pour le bonheur" de Stefano Bartolini

 

(...)

« Les médias et la publicité ont contribué de façon déterminante à renforcer les désirs de consommation et à diffuser la culture consumériste. La publicité s'emploie à convaincre qu'acheter peut procurer des avantages non matériels, comme l'intégration sociale et, en définitive, le bien-être. Pour fonctionner, la publicité d'un produit doit évoquer autre chose qui n'est pas le produit lui-même.

Les enfants et les adolescents sont devenus la cible principale des publicitaires. Le dirigeant de General Mills pouvait dire : « Quand nous visons les jeunes, nous suivons le modèle de Procter & Gamble : du berceau à la tombe. » Une armée de spécialistes de l'enfance, de neurologues et de sociologues offrent leurs armes sophistiquées à l'industrie publicitaire.

On dépeint un monde séduisant pour les enfants dont les parents et les enseignants sont absents. Une étude montre que l'enfant moyen de dix ans mémorise entre 300 et 400 marques. Les enfants dépressifs, en conflit avec leurs parents, ne se réfugient pas devant la télévision ; c'est la télévision qui fabrique ces enfants. Frédéric Beigbeder pouvait écrire : « Je suis publicitaire. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans ma profession personne ne souhaite votre bonheur, parce que les gens heureux ne consomment pas. »

Nous nous retrouvons face à des phénomènes incontrôlables qui nous dépassent, qui menacent inexorablement la qualité de notre vie, le futur de nos enfants. Nous subissons ces phénomènes exactement comme les paysans des sociétés rurales, qui vivait sous la menace de la sécheresse ou de la grêle. Pourquoi avons-nous fait tout cela, pour nous retrouver au point de départ, entièrement soumis aux événements ? L'idée que l'homo oeconomicus est une tromperie est en train de se répandre rapidement. Mais une étude montre que les économistes forment, parmi les groupes sociaux, celui qui a les comportements expérimentaux les plus semblables à l'homo oeconomicus. Ils créent la réalité qu'ils croient décrire comme scientifique, ils sont les premières victimes des mensonges qu'ils racontent.

(...)

 

Pour lire d'autres extraits du livre "Manifeste pour le bonheur" de Stefano Bartolini (en PDF), cliquer ICI

 

Un article de biosphere.ouvaton.org,

FAIRE SON MARCHÉ SANS PAYER, C'EST AUTORISÉ (MÊME POUR LES RICHES)

Un article d'Alexandra Bogaert

Faire son marché sans payer, c'est autorisé (même pour les riches)

Donnez ce qu'il vous plaît ou rien
Prenez ce dont vous avez besoin
Marché 100 % gratuit

 

Les initiatives contre la surconsommation se répandent en France. Dernières en date, les « gratiferias », grands marchés gratuits où l'on donne ce dont on ne se sert plus. Libération matérielle durable ou expérience éphémère ?

Un bric-à-brac géant en libre-service et sans passer par la caisse. Le tout place de la Bourse, à Paris. Notre système économique aurait-il pour de bon perdu son latin ? Oui, et tant mieux, ont voulu montrer les « Indignés » de la capitale, samedi 13 avril. Pour l’illustrer, et montrer qu’« il est temps de changer de paradigme », le mouvement parisien Réelle démocratie maintenant a organisé la première « gratiferia » de la capitale. Quelque 200 personnes sont passées, malgré la pluie, et le noyau dur a décidé d’une prochaine manifestation le 12 mai place Stalingrad.

Florent, graphiste et animateur du mouvement, explique le principe de ce grand marché gratuit : les badauds choisissent librement les objets généreusement ramenés par d’autres, et les embarquent sans sortir leur porte-monnaie. « Vêtements, nourriture, objets divers, livres, ce n’est pas du troc, vous pouvez venir sans rien d’autre que votre bonne humeur... » précise la page Facebook de l’événement. « On se doute qu’il y aura plus de gens qui vont venir chercher quelque chose de gratuit que de gens qui vont venir donner. Le but n’est pas de remplir son chariot mais de faire une expérience de partage », expose Florent qui espère renouveler cette démarche « libre et positive » chaque mois .

Une « libération matérielle »

Ce vide-grenier d’un nouveau genre essaime en France depuis des années sous l’initiative Le Grand Don, mais surtout depuis septembre dernier, quand cinq Charentaises l’ont importé d’Argentine. C’est là qu’un certain Ariel Bosio a organisé début 2010 dans son appartement (avant un énième déménagement), la première foire gratuite visant la « libération matérielle » afin de se détacher de « l’oppression du système économique ».

Ce nouveau chantre autoproclamé de la décroissance explique sa démarche dans une vidéo sur YouTube, intitulée « Gratiferia », l’économie de la nouvelle ère.

La gratiferia s’inscrit dans ce que le sociologue spécialiste de l’économie du don Alain Caillé appelle le « convivialisme ».

« Cette doctrine cherche à comprendre comment refonder la démocratie sans la faire reposer sur une perspective de croissance, qui n’est plus vue comme la solution première à tous les maux de l’humanité. »

Parmi les centaines d’initiatives qui visent à fonder le rapport social sur autre chose que la quête de toujours plus, on trouve « l’économie sociale et solidaire, le commerce équitable, le couchsurfing, les monnaies locales, etc. », énumère le professeur à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Depuis peu, les gratiferias – qui restent des événements ponctuels – et les zones de gratuité, qui reposent sur le même principe mais qui sont établies dans la durée, souvent au sein de locaux associatifs ou de bars, complètent la liste (en témoigne le répertoire d’initiatives regroupées sur ce site)

« Donner une deuxième vie aux objets, sortir du mouvement de surconsommation, organiser le sens du partage, tout ça m’a immédiatement parlé », explique Isabelle, 44 ans, habitante de Châteauneuf-sur-Charente. Elle est la première, en France, à s’être lancée dans l’organisation d’une gratiferia, avec sa sœur, une amie et deux autres organisatrices rencontrées via Facebook. Ensemble, elles ont créé une association Gratiferia Charente et en sont désormais à leur cinquième marché gratuit depuis septembre dernier.

Comment préparer l’événément sans argent

« On s’est d’abord interrogé sur le mouvement de gratuité, à commencer par comment organiser la manifestation sans argent », énumère celle qui exerce le métier de commerçante ( !). Sur ce point, le système D a fonctionné à plein :

« Toi t’as du Scotch, toi du papier, toi un feutre, toi une imprimante : ensemble, on va faire les affiches et les mettre chez les commerçants du coin. »

Les questions d’organisation réglées, d’autres interrogations ont émergé :

« Est-ce qu’on va nous apporter assez d’affaires ? Est-ce que certains ne vont pas tout prendre sans rien amener ? »

Evidemment, le risque est là. Florent non plus n’est pas « dupe de certaines réalités, dues à un système et un Etat qui favorisent l’individualisme et qui corrompent les individus ». « S’il y a des excès, il faut s’efforcer de ne pas juger les gens mais de les responsabiliser », explique l’indigné parisien.

« On dépose son objet, et on le lâche »

Résultat, à Chateaûneuf-sur-Charente, avec Isabelle :

« Les gens sont globalement respectueux, ils ne se ruent pas sur ceux qui apportent de nouveaux objets pour les dévaliser. Il leur est même parfois difficile de prendre sans rien donner en échange. »

Bien sûr, « certains ont d’abord pris beaucoup, mais au final ils ont ramené les objets dont ils ne se servent pas aux gratiferias suivantes ».

Et si certains objets se retrouvent dès le lendemain sur des sites de vente en ligne (comme en témoigne cet article de La Charente libre) ? « Et alors ? » demande Isabelle.

« Peut-être la personne a-t-elle besoin d’argent. On n’a pas à juger. Le don est anonyme. On dépose son objet, et on le lâche, ce qui évite de choisir la personne à qui on le donne. Car derrière le don, il n’y a aucune condition. »

Si certains ne viennent que pour se servir...

C’est bien cette absence de réciprocité qui gène le sociologue Alain Caillé. « Faire de la gratuité entre inconnus qui le resteront me semble trop ambitieux », réagit-il.

« Le don n’est pas politique – ce qui est le cas dans ces zones de gratuité ou les gratiferias qui expriment un refus de la société marchande. La relation de don n’a de sens que si elle aboutit à un rapport social, donc à un échange. Or, si certains viennent à ces événements uniquement pour se servir, c’est finalement le comble de l’utilitarisme ! »

La généreuse entreprise se trouverait selon lui ainsi « sapée dès le départ » et ne serait vouée qu’à une existence éphémère.

Pour le sociologue, ces gratiferias devraient s’inspirer des « donneries » belges, qui centralisent sur Internet des offres de dons qui ne peuvent se faire qu’« à une distance que nous pouvons raisonnablement parcourir à pied ou à vélo pour récupérer des objets », comme l’indique leur site. Une manière de garantir qu’on recroisera un jour son généreux donateur. Et de créer une connivence entre inconnus.

« L’échange, le partage, la discussion sont aussi au cœur de notre initiative », rassure Florent, pour qui le vrai but de la gratiferia parisienne est de « trouver des alternatives à la précarité ». Il précise toutefois que l’événement est ouvert à tous les milieux sociaux. Même les riches pourront se servir gratis.

 

Source : http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/04/15/faire-march...

10/04/2013

Quand les Kogis nous parlent de la Terre

04/04/2013

Bhoutan cent pour cent bio

 

Une nouvelle approche de développement économique nous arrive du royaume du Bhoutan, un petit Etat niché au coeur de l’Himalaya et enclavé entre la Chine et l’Inde. Au contraire de la plupart des autres pays, le succès et la prospérité ne se fondent pas là-bas sur le Produit intérieur brut (PIB) mais sur le Bonheur national brut, un indice s’appuyant sur la religion bouddhiste, omniprésente dans la vie quotidienne des Bhoutanais. Ce bonheur passe en premier lieu par la recherche d’une harmonie certaine avec la nature.

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De ce postulat est né ce défi : devenir la première nation 100% productrice de produits biologiques. Produits chimiques, matériaux artificiels et synthétique, pratiques intensives vont donc être supprimés d’ici les 10 prochaines années afin d’atteindre l’objectif du 100% bio. Une mission qui est tout sauf velléitaire, basée sur une économie principalement agricole, une population réduite (on recense environ 700 000 âmes) et un territoire quasiment non contaminé. Les terres cultivées ne représentent que 3% de la superficie totale, et compost et feuilles pourries sont très souvent utilisés comme engrais naturels.

Ce choix est surtout dicté par la nécessité : les habitants de ce pays asiatique sont en effet très pauvres et ne peuvent se permettre d’acheter des composants chimiques. S’ajoute à cela le problème des transports, l’absence de grandes artères et la morphologie du territoire qui ne favorise pas le rapprochement des foyers humains. Aujourd’hui encore, l’importation du riz, aliment de base de la population, reste très difficile.

Cette démarche biologique, explique le gouvernement, nait de la conviction que la prospérité du Bhoutan dépend de sa capacité à travailler en harmonie avec la nature. Santé, écologie, attention et solidarité sont les piliers à la base de ce changement. Deux points seront fondamentaux : utiliser de manière intelligence les ressources hydrauliques et gérer de manière attentive les certifications (sachant que certaines cultures que le pays exporte utilisent délibérément des substances chimiques).

En dépit des difficultés qui jalonneront le parcours, l’initiative a été accueillie avec enthousiasme et pourrait ouvrir la porte à d’autres projets, à une échelle plus large encore.

 

Source : http://www.toutvert.fr/un-pays-entier-passe-au-bio-2/

28/03/2013

L'homme qui arrêta le désert

Film documentaire de Mark Dodd (50 minutes) Production 1080 Film and Television Ltd. Yacouba est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel, où l'agriculture semble impossible. Il décide de stopper l'avancée du désert et de rendre le sol fertile pour permettre à la population qui a fui la famine de revenir. Patient et persévérant malgré la méfiance des villageois, Yacouba cultive sa terre en améliorant une ancienne technique nommée Zaï : il retient l'eau de pluie et utilise les termites pour enrichir la terre...

 

 

Rajout du 3 avril 2013 :

 

Modeste paysan burkinabè, Yacouba Sawadogo a réussi là où les organisations internationales ont failli : stopper l'avancée du désert dans l'un des pays les plus arides du monde, et transformer ainsi la vie de milliers de Sahéliens.

Au début, les voisins de Yacouba Sawadogo l'ont pris pour un fou. Comment planter des arbres allait sauver la terre craquelée de Gourga, village au nord-ouest du Burkina Faso, de l'avancée inexorable du désert ? Mais 30 ans plus tard, c'est bien une forêt d'une quinzaine d'hectares qui sert de rempart au sable rampant du Sahel. Depuis, les habitants qui avaient fui sont revenus cultiver leurs champs. Tandis que des experts du monde entier se bousculent à la porte du vieux paysan pour étudier sa méthode, qui consiste en l'amélioration d'une technique agricole traditionnelle appelée Zaï : retenir l'eau de pluie et utiliser les termites pour enrichir le sol.

Outre le président américain Obama et les médias internationaux qui lui consacré moult reportages, l'expérience atypique de Sawadogo a fasciné jusqu'au réalisateur Mark Dodd, qui a produit le film « L'homme qui a arrêté le désert », projeté fin octobre lors de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) à Changwon en Corée du Sud.

Plantes médicinale vitales

Il faut dire qu'au début, Sawadogo cherchait simplement un moyen pour cultiver dans une région semi-aride où la terre était devenue si stérile que nombre de paysans avaient migré vers les villes. « Il n'y avait pas de nourriture à cause de la sécheresse et l'eau était très rare », se rappelle l'agriculteur. Sawadogo s'est alors rendu compte qu'il ne suffisait pas de creuser des trous ordinaires pour planter, mais qu'il fallait les agrandir tant en largeur qu'en profondeur, pour retenir l'eau de pluie pendant une plus longue période.

Il a aussi utilisé du compost pour renforcer la croissance des graines de sésame et des céréales –sorgho et millet– qu'il produisait. « Avec la méthode ancestrale, les eaux de pluie s'évaporaient trop vite et les cultures se fanaient en un temps record. Il me fallait pallier à ce problème », observe celui que beaucoup surnomment le professeur malgré son illettrisme.

Suivant cette logique, l'agriculteur s'est naturellement préoccupé de l'avancée du désert qui allait engloutir les terres cultivables de Gourga. Alors, inlassablement et faisant fi des moqueries, il a commencé à planter des arbres. Et de façon inespérée, cette pratique a non seulement sauvé la terre de la dégradation, mais elle a aussi restauré l'eau souterraine à des niveaux jamais atteints. Les arbres sélectionnés sont devenus une épaisse forêt qui fournit aujourd'hui, outre le bois de chauffe, une palette de plantes médicinales vitales dans ces contrées reculées.

Droit de propriété contesté

Aujourd'hui, Sawadogo distribue gratuitement des semences à planter aux agriculteurs de la région sahélienne qui s'étend de l'Atlantique à la Mer rouge. Et selon le facilitateur des Initiatives de reverdissement en Afrique pour le Centre de la coopération internationale, Chris Reij, « c'est bien un petit agriculteur qui a trouvé, seul, un système qui marche là où des organismes mondiaux ont échoué ». Yacouba a probablement ouvert une voie : la plantation d'arbres, ainsi que l'utilisation d'engrais sur les champs et les pâturages ont déjà été adoptées par de nombreux agriculteurs africains et ont contribué au reverdissement de plus de six millions d'hectares de terres à travers le continent.

Mais cet élan est encore freiné par les politiques mises en place dans différentes zones touchées par la sécheresse. Selon le spécialiste de l'environnement pour la gestion durable des terres au Fonds pour l'environnement mondial (FEM), Mohamed Bakarr, « le fait que les dirigeants de certains pays empêchent la population de posséder des arbres ou d'accéder à la propriété foncière font que les gens négligent ces ressources ». Une épée de Damoclès à laquelle n'échappe d'ailleurs pas Yacouba Sawadogo : au nom du développement, le gouvernement burkinabè est en train de s'approprier la terre et surtout la forêt qu'il a planté. Sa seule solution serait de racheter au moins ses arbres à son propre Etat, solution à 120'000 francs qu'il estime injuste. Et surtout inabordable.

Un article publié par infosud.org

18/03/2013

En Grèce les initiatives se multiplient pour vivre autrement

Roxanne Mitralias (Association pour l’autogestion)

mercredi 13 mars 2013

Semences locales et biodiversité, agriculture biologique, permaculture et agroécologie, réseaux de producteurs-consommateurs, jardins urbains autogérés et cuisines collectives : les Grecs s’approprient leur agriculture et leur alimentation !


C’est dans un contexte difficile pour les agriculteurs et les consommateurs [1] que naissent ou se consolident des initiatives pour former et informer sur d’autres modes de production agricoles, plus écologiques mais aussi plus économes. D’une manière générale, ces initiatives visent une population plutôt jeune qui cherche à la fois un échappatoire économique et un projet de vie.

Depuis quelque temps, il semblerait qu’on assiste à un retour à la terre, et même s’il ne s’agit pas d’un phénomène social de masse (40 000 agriculteurs de plus pendant la période 2009-2010), une aspiration à un rapprochement à la vie agricole et rurale semble s’ancrer dans une majorité de la population (sondage Kappa Research, 70% des sondés désirent s’installer à la campagne).


L’école d’agro-écologie gratuite près d’Athènes est un immense succès

Ces initiatives en termes de mode de production allient les aspects écologiques (agriculture biologique, permaculture, etc.) aux avantages économiques d’un changement de techniques de culture et d’élevage, argument non négligeable dans le contexte actuel de crise. Ces formes d’agriculture apportent des premières réponses aux agriculteurs qui voient leur système économique s’effondrer : moindres investissements, auto-production de l’alimentation, économies d’énergie, petite échelle de production et bénéfices des apports des agro-écosystèmes.

En somme, ce qui s’adressait à quelques écologistes convaincus dans la phase précédente peut aussi bien intéresser les nouveaux arrivants des villes que les agriculteurs déjà installés qui se posent la question de comment sortir du cercle infernal dans lequel ils se trouvent (endettement, manque de débouchés pour leurs productions, saturation des possibilités naturelles de production).

Evidemment, la réponse ne se situe pas uniquement sur le plan individuel mais aussi à un niveau plus politique, puisqu’il s’agit également de changer de politiques agricoles (notamment pour soutenir les petites fermes, comme le demande la gauche paysanne grecque).

A l’origine, la semence

Le mouvement qui se développe depuis les années 2000 autour des échanges des semences est central dans ce récent foisonnement. Peliti, véritable réseau national de préservation, recense et diffuse des variétés de semences et de races animales locales et anciennes, et donne la possibilité concrète à plusieurs milliers de personnes de cultiver. Ces graines libres de droits de propriété intellectuelle, rendent indépendants les agriculteurs à l’égard des firmes semencières.

C’est autour de Peliti (mais aussi de Sporos – réseau de commerce équitable), qui apporte concrètement le savoir faire et la mise en réseau nécessaires à l’apprentissage de l’agriculture, que se sont construites un certain nombre d’initiatives que nous recensons ici.

Peliti a donné le cadre et l’impulsion au renouveau des préoccupations agricoles en Grèce que ce soit en ville ou à la campagne. Lors de sa fête annuelle à Paranesti (niché aux pieds des montagnes du Rhodope) près de 6000 personnes ont afflué en 2012 pour récupérer des semences et les replanter dans leurs champs, leurs terrasses, leurs terrains occupés ou pour en parler autour d’eux.

Le développement d’échanges entre paysans est une condition nécessaire au développement d’une agriculture paysanne : sans semences paysannes, pas d’adaptation locale et donc de souveraineté alimentaire. Autour de ces différents réseaux et collectifs (Spori Limnou, Aegilops, Archipelagos, Helession), un véritable apprentissage des méthodes de cultures alternatives et d’intérêt pour la souveraineté alimentaire se construit qui permettra la conservation dans les champs d’un patrimoine semencier vivant.

Alliance des producteurs et des consommateurs

Le fameux désormais dénommé « mouvement des patates » a révélé un véritable besoin de la société grecque. Il a aussi mis en avant un certain nombre d’initiatives qui visent à rapprocher les consommateurs des producteurs. Quiconque se rend au supermarché en Grèce, et même dans une épicerie ordinaire s’étonne du manque de produits locaux : par exemple, les oranges proviennent souvent d’Espagne alors que la Grèce en est productrice.

En comparant avec les multiples expériences françaises (AMAP, points de vente collectifs, paniers paysans, marchés de producteurs), la Grèce a été en retard sur tout ce qui est « circuit court ». Mais la crise a remis les pendules à l’heure : comment se fait-il que les producteurs gagnent si peu quand les consommateurs payent si cher ?

La logistique a été organisée d’abord par des groupes de volontaires, souvent de militants écologistes, des citoyens actifs comme on dit en Grèce. Cet effort continue actuellement et est souvent géré par les mairies qui recensent les commandes y compris dans les quartiers très peuplés d’Athènes. Le mouvement des patates a donc pris une certaine ampleur et tente, tant bien que mal, de relever le défi de l’approvisionnement de certains quartiers urbains.


Le réseau Agronaftes relie des producteurs à des consommateurs.

Dans certains cas, ces initiatives ont pris des formes différentes, plus pérennes : sur Internet (www.xoris.gr) ou sous forme de coopératives de consommateurs à Thessalonique qui se dotent d’épiceries (spame et bios coop), de groupes d’achat (omotrapezoi), de réseau de paniers à Athènes (agronaftes pour les producteurs du Péloponnèse ou gineagrotis qui installe des paysans en Eubée) et même une tentative de labellisation « circuit court » de l’huile crétoise (inipirouni).

Des aliments de toutes sortes échappent ainsi aux intermédiaires : patates bien sûr, légumineuses, riz, huile, fruits et légumes ou miel et même dans certains cas, des produits frais ou transformés. Il est évident que ces « courts-circuits » des intermédiaires ne permettent pas une politique aboutie de relocalisation de l’agriculture qui nécessiterait de re-diversifier les productions par région et d’organiser en coopératives « alternatives » les agriculteurs pour la production et la vente de leurs produits. Mais ces expériences sont des moments d’appropriation collective de la problématique agricole et alimentaire, ainsi que des espaces de créativité et de liberté, nécessaires dans une Grèce en crise.

Auto-culture

Mais les Grecs ne se contentent pas de se rapprocher des producteurs, ils cultivent et occupent aussi des terrains et des bâtiments en friches (comme celui du jardin botanique), des parkings (parkingparko), l’ancien aéroport d’Elliniko (agroselliniko), des terrains militaires (perka)…


PERKA : occupation périurbaine d’anciens terrains militaires : « La nourriture ne pousse pas dans les supermarchés, la terre et les semences appartiennent à tous ».

La culture, le jardinage, l’autonomie alimentaire et la réappropriation de ces aspects de la vie vont de pair avec un projet politique radical. Assemblées générales, démocratie directe, remise en cause écologique et sociale du système économique actuel : ces initiatives traduisent un renouveau réel du mouvement social et écologiste grec sur un fond autogestionnaire indéniable.

Les occupations participent aussi à la construction d’un rapport de force plus global, comme c’est le cas pour Elliniko ou Perka, où les habitants luttent contre les projets de construction (du gouvernement ou des investisseurs privés) qui vont détruire leur cadre de vie et leurs jardins, pour payer la dette !

Jardins urbains – Astikoi αγροί

Βοτανικός Κήπος Πετρούπολης, www.votanikoskipos.blogspot.com
Αγρός, eleftherosagros.blogspot.com,
Πάρκο Ναυαρίνου, http://parkingparko.espivblogs.net/
Αυτοδιαχειριζόμενος Αγρός Ελληνικού, http://agroselliniko.blogspot.com
Αστικός αγρός Χαλανδρίου, www.astikosagrosx.blogspot.com
Ομάδα Αστικών & Περιαστικών Καλλιεργειών (ΠΕΡ.ΚΑ.), http://perka.oneirografos.net
Συλλογικοί Λαχανόκηποι, http://agrotespolis.wordpress.com
Συνεργατικός λαχανόκηπος Κομοτηνής, http://laxanokiposkomotinis.blogspot.com/

 

Cuisines collectives

Enfin, les centres sociaux, les occupations de bâtiments ou de terrains s’accompagnent très souvent de la création de cuisines collectives. Il existe des initiatives très différentes mais elles s’opposent toutes à l’idée de la « philanthropie ». Il s’agit d’initiatives de solidarité pour permettre collectivement à plus de personnes de s’alimenter.

« L’idée de créer la Cuisine Sociale ’L’Autre’ est venue lorsque nous avons observé, sur les marchés des fruits et légumes d’Athènes, des gens de tous âges, de toutes nationalités et classes sociales, fouillant les ordures pour trouver des aliments qu’ils ne peuvent plus s’acheter. La première réaction s’imposa d’elle-même : cuisiner des repas à la maison et de les distribuer sur les marchés.

Puis, nous avons demandé aux producteurs de nous donner un produit de leur étal pour continuer le lendemain. Nous avons décidé de préparer un repas devant les gens, de manger ensemble, de se rapprocher et de briser la honte que certains peuvent ressentir en attendant de recevoir sa portion de repas distribué.

L’idée de la Cuisine Sociale

’L’Autre’ est un geste de solidarité et d’amour pour un autre être humain dans l’espoir de conscientiser les gens et d’encourager d’autres personnes et d’autres groupes à faire de même. Nous ne faisons pas de philanthropie et ne pratiquons pas la charité. Nous cuisinons sur le tas, nous mangeons tous ensemble et nous vivons tous ensemble ! Un repas avec nos semblables dans la rue. Venez bâtir avec nous un quotidien plus agréable ! [2] »

Une autres initiative, celle d’El Chef, vise à soutenir les luttes en apportant aux grévistes quelques repas (pendant les grandes manifestations de 2012, les occupations d’usines). Les références aux expériences coopératives du XXème siècle sont tout à fait assumées : l’alimentation en temps de crise redevient une préoccupation centrale, et la gauche doit donner des perspectives d’auto-organisation pour affronter ces défis.

Une autre expérience est destinée aux chômeurs : ils se regroupent et cuisinent comme dans le cas du centre social autonome à Athènes. Dans le squat de Skaramagka est aussi organisée une cuisine collective : les lundis après-midis, ceux qui le veulent cuisinent et mangent. En même temps, s’est créée une épicerie de réciprocité où chacun apporte des aliments qu’il peut échanger contre d’autres aliments ou contre de l’argent. Dans cette occupation athénienne, l’engagement anarchiste et autogestionnaire se mêle à des préoccupations écologistes : non seulement il s’agit de ne pas manger n’importe quoi mais il s’agit de le faire de manière collective et démocratique !

Pour comprendre la situation agricole grecque :

L’histoire récente de l’agriculture grecque rappelle amèrement celle de l’agriculture française. Dès les années 1980, l’application de la Politique Agricole Commune a provoqué les mêmes effets qu’en France : disparition de la petite et moyenne paysannerie au profit des grandes exploitations qui ont progressivement vu leurs subventions croître et leur propriété foncière se développer (cette tendance s’inverse avec la crise puisque le secteur voit apparaître de nouveaux acteurs).

Aujourd’hui, la Grèce garde une population agricole importante en comparaison à d’autres pays européens (environ 12% contre 3% pour la France). Par contre, à la différence de la situation française, la Grèce a vu ses importations agro-alimentaires tripler depuis le début de l’intégration européenne, phénomène qui s’est accentué avec l’entrée dans la zone euro. Dans l’espace européen où les produits agricoles voyagent sans distinction, il y a des perdants et des gagnants. Le processus d’intégration européenne de l’agriculture grecque n’a abouti ni à des territoires vivants, ni à la sécurité alimentaire du pays.

Dans ce pays où les souvenirs de l’agriculture familiale restent très vifs, les paysans subissent la crise de plein fouet. Les impôts fonciers, les taxes spéciales, l’augmentation générale des prix des intrants (surtout pour l’alimentation animale), le prix de l’énergie qui a augmenté de 100% y compris pour l’usage agricole, les menaces sur leur possessions hypothéquées (terres, bâtiments, matériels) qui sont récemment passées de la banque agricole grecque publique aux mains d’une banque privée, les toutes petites retraites agricoles qui sont désormais en dessous du seuil de la dignité, le cartel des intermédiaires et des coopératives qui fait du profit sur le dos des producteurs en pratiquant l’entente illicite, et pour finir la vente à prix cassé de coopératives comme celle de Dodoni (produits laitiers dont la feta) très profitable, à laquelle livraient leur lait près de 7000 éleveurs de l’Epire.

C’est pour ces raisons que les agriculteurs bloquent régulièrement les axes routiers et, depuis peu, manifestent aux côtés des artisans, des salariés et des chômeurs.

................................

Notes :

1. Les habitants des villes ont vu leur pouvoir d’achat s’effondrer. Se nourrir est devenu une préoccupation urgente pour beaucoup de Grecs, puisque près d’un tiers vit sous le seuil de pauvreté.

2. http://oallosanthropos.blogspot.com



Source et photos : L’Association pour l’Autogestion

A lire aussi : A la découverte d’une autre Grèce

11/03/2013

UN NOUVEAU MODE DE VIE POUR LE 21ÈME SIÈCLE

 

Garantir le revenu de base, c'est donner à l'individu une nouvelle liberté pour développer ses multiples talents. C'est lui donner le pouvoir et l'initiative et mettre en place un nouveau mode de vie pour le 21ème siècle.

Actuellement, le chômeur est jugé parce qu'il ne travaille pas ; celui qui a du travail est de plus en plus considéré comme un privilégié et le pensionné est regardé, soit comme quelqu'un qui a été rejeté trop tôt par la société, soit comme celui qui est enfin libre. Dans tous les cas de figure, le dénominateur commun est la liberté ou son absence.

Manque de reconnaissance et de liberté

Le choix est l'enchanteur de la créativité, mais cette dernière est conditionnée par un revenu qui amène certaines personnes à des compromissions pour sauvegarder le lendemain. On peut alors se demander ce qui subsiste de la liberté et de la faculté de pouvoir se réaliser dans son travail.

Parce qu'il doit garantir sa survie et son niveau de vie, l'individu est contraint à s'adapter sans pour autant trouver les moyens de se projeter avec plaisir dans cette activité qu'il doit subir.

Or, l'homme est heureux lorsqu'il croit qu'il peut entreprendre et par là se sentir reconnu et utile pour produire, pour gérer la cohérence socio-économique par une action politique, pour échanger et promouvoir le culturel, pour développer de multiples activités familiales et de loisirs.

Ainsi, l'individu se réalise à travers une gamme d'occupations. L'être humain n'est pas en manque d'activités mais bien en manque de reconnaissance, de liberté et de protection financière.

L'humanisme au coeur de l'État de droit

Si la recherche du revenu focalise toute l'activité, si la préparation à un travail salarié est l'unique objectif de la formation, on doit s'attendre à une baisse vertigineuse du capital social au profit d'une fuite en avant faite d'angoisse et de violence.

Et si en plus, la société ne construit que des systèmes peu cohérents qui favorisent la fraude, l'État de droit est en danger et l'avenir de nos enfants terriblement hypothéqué.

Créer un État de droit qui autorise l'accès à toute la gamme des activités humaines, c'est donner cette égalité des chances qu'il ne faut pas confondre avec un égalitarisme bêtement mathématique.

Etablir à la vitrine de nos sociétés des ouvertures vers le développement des talents, c'est sauvegarder leurs valeurs de rareté et d'humanisme face à la robotisation des activités et des services. Il faudra toujours développer des qualités et des talents que la machine ne pourra jamais acquérir...

Les conséquences du choix

Aussi, garantir le revenu de base, c'est mettre l'individu sous une protection minimale qui lui permet de s'épanouir grâce à une allocation de temps. Alors, il devient possible pour lui de se développer d'une manière paisible dans le contexte d'un choix d'activités et de formations.

En conséquence, augmenter le choix et ainsi favoriser l'épanouissement ne signifie pas punir ceux qui choisissent de travailler beaucoup et produisent de la richesse, ni à l'inverse culpabiliser ceux qui choisissent de travailler d'une manière non conventionnelle.

Il s'agit :

de gérer lucidement une dissociation de fait entre le travail et le revenu par l'octroi d'une allocation universelle ; de reconnaître la valeur du temps en garantissant un revenu d'existence car tout choix est finalement un choix d'allocation de temps ; d'avoir une politique économique délibérément orientée vers la croissance du revenu plutôt que la croissance du travail sans dignité humaine, car avec un revenu limité le choix n'est pas disponible ; de dégager le travail et le loisir du sentiment de culpabilité qui diminue toujours le choix – il vaut mieux réserver ce sentiment aux grandes catégories morales que sont le droit et la justice ; de refuser de mettre des conditions à l'octroi du revenu de base afin de donner la liberté de choix ; d'avoir une politique d'éducation et d'insertion résolument tournée vers l'augmentation des talents multidimentionnels.

Voilà énumérées les conditions nécessaires, croyons-nous, à la conquête d'une liberté.

Ainsi l'activité humaine sera-t-elle déployée sur un large spectre autorisant le choix et l'enchantement de la vie, antidotes puissants contre l'ennui, la violence et la morosité.

L'homme espère quand il croit qu'il peut. Lui donner du pouvoir et de l'initiative, c'est mettre en place, par contagion, un nouveau mode de vie pour le 21ème siècle et sauvegarder un État de droit fort, promoteur d'humanisme et de capital social.

 

Un article de Jean-Paul Brasseur, publié par revenudebase.info

« L'agro-écologie, une éthique de vie » Conférence de Pierre Rabhi du 28 février 2013

 

 

 

09/03/2013

Monsanto proteste contre le jardin bio de Michelle Obama

 

michelle-obama

L’association américaine qui représente des grands noms de l’agrochimie a récemment écrit à Michelle Obama pour protester contre son jardin bio. Leur crainte : que l’exemple de la First lady ne donne aux consommateurs une mauvaise image de l’agriculture « conventionnelle ».

« Cultivez et manger bio pour faire peur à Monsanto ! », s’amuse un des blogueurs deGreenpeace au Canada. La MACA, l’association américaine qui représente des grands noms de l’agrochimie, dont le géant des pesticides et des semences OGM Monsanto, a récemment écrit à Michelle Obama. Objet du courrier : le jardin bio que la première dame des Etats-Unis a créé dans l’enceinte de la Maison Blanche.

Ce jardin où fruits et légumes sont cultivés sans pesticides pourrait donner aux consommateurs, par comparaison, une mauvaise image de l’agriculture conventionnelle dont les produits sont « sains, savoureux et plus économique », assure la MACA.

Les géants de l’agrochimie estiment aussi que Michelle Obama devrait soutenir leurs méthodes de production agricole.

« Si les Américains devaient encore cultiver eux-mêmes des produits de première nécessité pour subvenir aux besoins de leur famille, les Etats-Unis seraient-ils les leaders dans les domaines scientifiques, de la communication, de l’éducation, de la médecine, des transports et de l’art ? », s’interroge encore cette association d’agrochimistes.

Michelle Obama a décidé de créer un jardin biologique pour faire la promotion d’une nourriture saine. Sa production doit permettre de fournir en fruits et légumes les occupants, les salariés et les invités de la Maison Blanche.

 

Source :

http://www.bio64.com/485/monsanto-proteste-contre-le-jard...

Paysans et paysannes du monde entier au Forum Social Mondial à Tunis « Pour l'arrêt de l'accaparement des terres, le rejet des semences transgéniques et pour le développement de la Souveraineté Alimentaire !

 

Paysans et paysannes du monde entier au Forum Social Mondial à Tunis

L'agriculture paysanne durable refroidit la terre

Du 26 au 30 mars, la Via Campesina, le mouvement paysan international, sera présent au Forum Social mondial à Tunis, capitale de la Tunisie. Plus de 50 paysans et paysannes de tous les continents du monde se rassembleront à Tunis, et y rejoindront des milliers d'autres activistes du monde.

Cet important événement aura lieu en Tunisie, un pays soumis pendant des années à un régime autoritaire. Le peuple tunisien s'est soulevé pour mettre fin à cette oppression et lutte encore aujourd'hui pour la démocratie. Il ne faut non plus oublier que c'est en Tunisie que le «Printemps arabe» a commencé, suite à l'immolation d'un marchand ambulant tunisien désespéré par la confiscation de ses biens par les autorités municipales et toute l'humiliation qui en découlait.

La Vía Campesina a pour but de défendre la souveraineté alimentaire comme solution au problème de la faim, de l'économie et de la crise du climat.

Au Forum Social Mondial -un espace de construction d'alliances et de consolidation d'alternatives aux actuelles crises sociales, environnementales et économiques-, la Via Campesina fera partie de l'espace du climat et celui des migrations internationales. Elle sera présente aussi pour apporter sa solidarité envers les femmes du Maghreb-Machrek et celles du monde entier.

Vía Campesina, en collaboration avec d'autres mouvements alliés, organisera des conférences et des débats, dont :

  • Campagne du mouvement paysan pour l'arrêt de la violence contre les femmes
  • Mondialisons le mouvement paysan et la souveraineté alimentaire – échanges avec des paysans et paysannes du Maghreb et du Machrek
  • Lutte contre l'accaparement : renforcement des alliances internationales
  • Lutte des paysans et des paysannes contre les semences transgéniques, AGRA - 2ème révolution verte
  • Pour la souveraineté alimentaire : L'arrêt des Traités de libre-échange (entre l'Afrique et l'Europe)
  • Changement climatique – Les petits producteurs refroidissent la planète
  • Économie paysanne, migrations climatiques et droits des travailleurs et des travailleuses de la terre

Au Forum Social mondial, la Vía Campesina aura un stand où vous trouverez d'avantage d'information. Le stand sera également un point de rencontre pour les personnes et des mouvements alliés de la Via Campesina.

 

Un article publié par viacampesina.org

07/02/2013

Naissance de Troqu'et dons en Quercy

Voir ici : http://troquetdonsenquercy.hautetfort.com/

Ce blog est une initiative de l'Association Nouveaux Délits http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/

Il a pour vocation de relayer des annonces de trocs, dons et échanges, de matériels et de services, dans tous les domaines, sur le territoire du Quercy. Dans l'optique "penser global et agir local", il propose donc un service gratuit. Il suffit d'envoyer vos annonces (avec photos si besoin) et votre contact (mail, téléphone), à nouveauxdelits arobase orange point fr et nous nous chargerons de les mettre en ligne. Les personnes intéressées vous contacteront directement. Nous ne serons pas tenus responsables des problèmes qui pourraient survenir lors de ces échanges, nous ne servons que de relai, à chacun donc de s'assurer du bon déroulement des choses. Par contre, nous n'accepterons pas de nouvelles annonces provenant de personnes qui n'auraient pas respecté la base de respect et de confiance nécessaire dans ce genre d'échange. Nous voulons participer à un monde plus solidaire et plus humain et non l'inverse. Nous nous réservons le droit de refuser une annonce, si nous pensons qu'elle ne correspond pas à notre éthique.

C'est pourquoi aussi nous demandons à ce que les personnes qui proposent des annonces soient toutes des habitant(e)s du Quercy (département du Lot et proches environs) afin de rester sur une dimension locale, ce qui pourrait favoriser également de véritables rencontres qui pourraient déboucher sur des projets, des amitiés. Pourquoi pas ?

Merci de nous tenir au courant quand une annonce n'a plus lieu d'être, afin d'éviter que vous soyez sollicités pour rien. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent adhérer à l'association (10 euros) mais ce n'est en aucun cas obligatoire.

06/02/2013

UN PROJET DE DÉCROISSANCE

Un projet de décroissance

 

Notre société capitaliste et productiviste du «toujours plus» est en crise... Nous ne devons pas cependant attendre que ce système s'écroule de lui-même et que de ses ruines encore fumantes surgisse spontanément un monde meilleur.

J'appartiens à ceux qui préfèrent chanter au présent plutôt qu'à de lointains lendemains qui chantent. C'est dès maintenant que nous devons commencer à trouver des issues.

Nous avons une bonne nouvelle à apporter à l'humanité : la société des humains est déjà assez riche pour permettre à plus de sept milliards d'humains de bien vivre...

Nous n'avons donc pas à courber l'échine devant les politiques de récession sociale mais nous devons, bien au contraire, affirmer qu'être fidèles aux combats émancipateurs de nos anciens, c'est être aujourd'hui encore plus exigeants, c'est donc imposer un nouveau pacte de droits sociaux qui ne soit pas en retrait, c'est imaginer un nouveau pacte qui ne nous conduise pas à défendre un système qui nous tue, mais qui nous permette de commencer à changer véritablement de société.

Nous avons un débat entre nous sur la bonne façon de nommer ce nouveau pacte : revenu social, Dotation Inconditionnelle d'Autonomie, revenu universel ou de citoyenneté, salaire socialisé, dividende social, peu importe finalement le terme. L'essentiel c'est que les adeptes d'un revenu garanti inconditionnel se disent tous convaincus qu'il ne s'agit pas d'être moins disant socialement mais mieux disant...

L'essentiel c'est que nous soyons tous convaincus que cette Dotation Inconditionnelle d'Autonomie est un composant essentiel de ce nouveau pacte social qui permettra d'avancer vers plus d'autonomie et d'en finir, au plus vite, avec la centralité du travail dans nos vies.

Les débats sur les formes que prendra ce revenu social doivent se poursuivre. Nous avons tout à gagner à ne pas cultiver ce qui nous différencie, mais à chercher une convergence qui tienne compte de notre histoire sociale, politique et culturelle.

Nous devons en finir avec plus de vingt ans d'échec du combat en faveur de ce revenu social, nous ne devons pas davantage être dupes lorsque nos adversaires comme Alain Madelin, Christine Boutin ou Dominique de Villepin parlent de «dividende social».

Ce qui nous oppose à la droite ce n'est pas seulement le montant du revenu garanti, ce n'est pas uniquement son caractère universel ou pas, inconditionnel ou pas, c'est la place qu'occupe ce revenu garanti universel et inconditionnel comme instrument de sortie du capitalisme et du productivisme.

 

 

Pour le dire autrement : la Dotation Inconditionnelle d'Autonomie n'est en rien un simple revenu de survie ! Il est lié à la notion de don, de gratuité, donc à la construction de «communs»...

J'ai toujours dit ma préférence pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie qui prendrait plusieurs formes : une partie sous forme de monnaie nationale (en euros), une autre partie importante sous forme de monnaie locale à inventer (afin de faciliter notamment la relocalisation de biens socialement et écologiquement responsables) et une partie, essentielle à mes yeux, distribuée sous forme de droits d'accès aux biens communs (gratuité de l'eau vitale, des transports en commun, bouclier énergétique, etc.).

Je suis convaincu que notre combat pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie doit prendre avant tout la forme de la défense et de l'extension de la sphère de la gratuité (libre accès à certains biens et services).

Ce Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie (DIA) ouvre un grand chantier, celui d'une décroissance économique qui profite d'abord aux plus pauvres, celui d'une décroissance qui, se refusant à réclamer plus d'austérité encore à «Hollandréou», cherche à inventer ce que pourrait être une politique du Buen vivir à la française !

 

Un article de Paul Ariès, publié par projet-decroissance.net

01/02/2013

Niger: 1 600 t de ferrailles potentiellement radioactives en circulation

 

La pollution radioactive perdure au Niger affirme la CRIIRAD. Selon le laboratoire indépendant, environ 1 600 tonnes de ferrailles potentiellement radioactives provenant des sites d’extraction d’uranium d’Areva au Niger dans la région d'Arlit, auraient été remis dans le circuit du recyclage des ferrailles, en toute illégalité.

« La contamination des ferrailles par des métaux lourds radioactifs associés à l’uranium tels que uranium 238, thorium 230, radium 226, plomb 210, polonium 210 entraîne une exposition des populations par irradiation externe et des risques de contamination interne en fonction des modes d’utilisation des ferrailles recyclées » affirme Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et responsable de la CRIIRAD.


Le laboratoire demande qu’Areva fasse « toute la transparence » sur les conditions de cession des ferrailles issues des sites d’extraction d’uranium, revoie les procédures de contrôle de radioactivité des matériaux autorisés à quitter ses installations minières et s’engage à repérer et racheter les ferrailles contaminées déjà mises en vente dans le domaine public.
 
 
Source © Enviro2B

30/01/2013

Jean Pain, ça vous dit quelque chose ?

ou comment être autonome en gaz et électricité avec des broussailles...