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03/05/2013

TRANSHUMANISME : UN MONDE SANS HUMAINS

15/04/2013

Urgence, mutagénèse : la semence dans tous ses états

 

Une “ création de mutants ” : la mutagenèse


Mutagenèse... Qu'est-ce qui se cache derrière ce mot quelque peu ésotérique ? Beaucoup de choses, et en particulier un ensemble de techniques visant à faire muter artificiellement des organismes vivants. Cette manipulation génétique s'inscrit donc dans le champ général de la recherche sur les OGM. Mais avec certaines ambiguïtés qu'il est bon de débusquer...

Rappelons tout d'abord rapidement ce que sont les OGM. Le généticien Christian Vélot en donne une définition dans son excellent livre OGM, un choix de société (Editions de l'aube, 2011) : « La définition officielle dit qu'un OGM est un organisme vivant – quand on dit " organisme vivant " on pense tout de suite à un animal mais ça peut être un végétal, un microbe – dont on a modifié de façon non naturelle, c'est-à-dire par l'intervention de la main de l'homme, ses caractéristiques initiales. Comment les a-t-on modifiées ? Soit par addition d'un ou plusieurs gène(s) dit(s) " étranger(s) " (c'est-à-dire venant d'une autre espèce), soit par suppression, par remplacement ou modification d'au moins l'un des gènes de cet organisme. » Concernant la mutagenèse elle-même, l'article du site Inf'OGM (mars 2008) que nous citons, avec un glossaire, à la suite de cette introduction, explique que c'est un ensemble de méthodes « permettant de modifier le génome d'un organisme vivant ».

Ces " modifications " sont menées « par l'utilisation d'agents énergétiques (rayons gamma, rayons X...), chimiques, ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs – comme un herbicide. » On voit donc que la mutagenèse peut être considérée comme une des branches de la recherche fondamentale et appliquée sur les OGM.

C'est ce qui fait dire aux opposants aux manipulations de la mutagenèse que celles-ci sont destinées à produire des " OGM cachés ".

De nombreuses actions anti-mutagenèse sont menées régulièrement (l'une, récente, s'est déroulée le 2 septembre dernier, dans la Drôme, dans l'Isère et près de Lyon : fauchage de tournesol muté, débats...), au même titre que contre les parcelles de plantes OGM. Les Faucheurs volontaires sont bien sûr à la pointe de ce combat, comme la Confédération paysanne. Celle-ci expliquait, en mai 2009 : « Après les OGM, l'industrie semencière continue son combat pour s'accaparer le vivant, en misant sur la technologie de mutation (naturelle ou dirigée, par radiation par exemple). Après la phase de recherche, ces groupes sont passés en France aux essais de démonstrations pleins champs (pour le tournesol). Cette technique d'origine biotechnologique pose des problèmes de même ordre que ceux des OGM (agronomiques, environnementaux, sanitaires). Des risques importants de contamination et de résistances (déjà constatées sur le blé) sont d'ores et déjà prévisibles sur les tournesols, et de façon encore plus préoccupantes sur le colza ».

Il y a de nombreuses mutagenèses

Les laboratoires et les grandes firmes agro-industrielles qui travaillent sur ces mutations, de leur côté, ne désarment pas, malgré les oppositions citoyennes qui contestent ces recherches, en France comme partout dans le monde. Ainsi par exemple, BASF, prenant acte en janvier dernier du rejet des OGM par les européens, a annoncé que « le développement et la commercialisation de tous les projets OGM exclusivement destinés au marché européen sont arrêtés », tout en annonçant son intention de se concentrer sur les marchés nord et sud-américains...

De leur côté, certains professionnels jouent sur l'ambiguïté des protocoles des techniques de mutagenèse : celles-ci peuvent en effet être des manipulations ne faisant pas intervenir de transfert de gène(s) d'une espèce de plante à une autre. C'est la différence qui existe entre mutations spontanée et aléatoire (voir glossaire ci-dessous). Ainsi le CETIOM, Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains, peut-il affirmer (site reporterre.net, août 2009) que la mutagenèse est « une méthode ancienne de sélection », ce qui n'est pas faux. Mais cet argument passe sous silence les mutations volontaires effectuées en laboratoire – et en plein champ : « Un malentendu s'est introduit avec la technique de sélection variétale utilisée pour la création de nouveaux hybrides de tournesol : la mutagenèse », explique le CETIOM. « Celle-ci n'est pas une technologie de transfert de gène d'une autre espèce et elle est très utilisée en création variétale. De nombreux exemples : en horticulture le chèvrefeuille, la pastèque sans pépin, le riz, le tournesol... Toutes les agricultures bénéficient de la technique de la mutagénèse depuis plus de 50 ans. La plupart des variétés utilisées en agriculture conventionnelle et biologique en sont soit directement issues soit possèdent dans leurs ancêtres des variétés ayant bénéficié de cette technique. »

En fait, la mutagenèse qui intéresse les agro-industriels est bel et bien celle qui met en œuvre « toute production volontaire de variabilité génétique chez un organisme vivant, par l'utilisation d'agents énergétiques, chimiques, ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs », ainsi que le précise le court article du site Inf'OGM que voici, avec son glossaire (les intertitres sont de la rédaction de La Lettre du Larzac).

 

J.-F. Capelle

mutagenèse ogm

 

Une "production volontaire de variabilité génétique"


La mutagenèse, mot composé de « mutant » et « genèse », signifie : création de mutants. Elle regroupe l’ensemble des méthodes permettant de modifier le génome d’un organisme vivant. “ Mutagenèse ” fait référence à toute production volontaire de variabilité génétique chez un organisme vivant, par l’utilisation d’agents énergétiques (rayons gamma, rayons X...), chimiques, ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs – comme un herbicide. Bien sûr, parmi les mutants existent aussi des variétés de plantes apparues spontanément dans la nature.

Ces traitements, énergétiques, chimiques ou sélectifs, utilisent les mêmes protocoles scientifiques. Des semences, du pollen ou encore des cultures de cellules de la variété de plante à modifier sont exposés au traitement choisi. Dans le cas du traitement des semences et du pollen, on provoque spécifiquement la mutation. Dans le cas de l’exposition de cellules à l’herbicide, on révèle des mutants préexistants. Les chercheurs sélectionnent ensuite les individus viables : semences aptes à germer, pollen capable de féconder, cellules non tuées par l’herbicide.

Les plantes obtenues sont ensuite sélectionnées sur leurs caractéristiques agronomiques, selon les opportunités commerciales identifiées. Celles présentant des propriétés non désirées mais a priori intéressantes sont conservées pour faire l’objet de recherches plus poussées. Pour celles présentant une caractéristique recherchée, on poursuit leur mise au point, à savoir l’identification précise du gène muté.

 

Petit glossaire de la mutation

Mutant : se dit de cellules ou d’individus porteurs d’un ou plusieurs changements héréditaires (mutation) dans la séquence de l’ADN, à l’exception des échanges génétiques se produisant naturellement lors de croisement et/ou de recombinaisons naturelles. Ces changements affectent l’expression d’un ou plusieurs gènes.

Mutation spontanée : mutation survenant naturellement, sans intervention volontaire. La fréquence de ces mutations dépend des espèces et de leur environnement mais reste généralement faible.

Mutation aléatoire : c’est une mutation qui peut toucher n’importe quelle partie du génome et apportant une modification non définie. Elles peuvent être spontanées ou provoquées par des agents dits mutagènes (rayons X, produits chimiques...), ayant la propriété d’augmenter significativement la fréquence des mutations spontanées.

Plantes transgéniques : selon la directive européenne 2001/18, un OGM est “ un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été altéré d’une façon ne se produisant pas naturellement lors de croisement et/ou de recombinaisons naturelles ”.

http://www.larzac.org/informer/actualites/108-une-creatio...

09/04/2013

Hommage à Bobby Sands de Lu Pélieu

" Le 5 mai 1981, après un jeûne de soixante-six jours, Bobby Sands s’éteignait dans la prison* de haute sécurité de Long Kesh, Irlande. Il fut le premier des dix «martyrs» républicains qui se laissèrent mourir de faim afin d’obtenir le statut de prisonniers politiques. Condamné à quatorze ans de détention, pour la possession d’une seule arme, Sands écrit dans Republic News. Durant les dix-sept premiers jours de sa grève de la faim, il tint un journal intime. Un mois avant de mourir, à vingt-six ans, il avait été élu député de Fermanagh et Tyrone du Sud. Sands fut inhumé dans le Carré républicain de Milltown, ainsi que ses neuf compagnons de grève: Francis Hugues (25 ans) mort le 12 mai 1981, Raymond McCreesh (24 ans) et Patsy O’Hara (23 ans), décédés le 21 mai, Joe McDonnell (30 ans), le 8 juillet, Martin Hurson (27 ans), le 13 juillet, Kevin Lynch (25 ans), le 1er août, Kieran Doherty (25 ans), le 2 août, Thomas McElwee (23 ans), le 8 août et Michael Devine (23 ans), le 20 août."

 

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Merci à Lu Pélieu qui m'a fait passer ce poème de Bobby Sands,  elle-même l'a eu d'un de ses camarades :

"Aujourd'hui, le gouvernement anglais présente ses excuses à propos du "Bloody Sunday" si bien clamé par le Bono de U2 - Les clampins applaudissent, 30 ans après les parents des victimes défilent comme chaque année...de 1978 à 1985 j'ai milité activement aux côtés de l'IRA - c'est ainsi que me fût transmis par l'un de ses camarades le Testament de Bobby Sands, un long poème sans haine. "

 

 

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LE RYTHME DU TEMPS - Poème-Testament de Bobby Sands.

 

Il est une chose inhérente à chaque être humain

Connais-tu cette chose mon ami ?

Elle a enduré les coups durant des millions d'années

et résistera jusqu'à la fin des temps.

 

Elle est apparue quand le temps n'avait pas de nom

Elle a pris vie et grandeur

tranchant les liens du mal

d'un couteau à la lame acérée, impitoyable.

 

Depuis le début des temps

Elle a allumé des feux quand le feu n'existait pas

brulant les esprit des hommes

et trempant en acier leurs coeurs lourds comme le plomb.

 

Elle a versé des larmes sur les rives de Babylone

et poussé un cri d'agonie et de colère

quand tous les hommes furent perdus.

Elle a saigné sur la Croix.

 

Par le lion et l'épée

elle périt à Rome

sur la Voie Appienne,

revêtue d'une armure de cruauté et de défi ,

aux côtés de Sprtacus

quand le mot d'ordre était la mort.

 

Elle marcha avec les plus miséreux

gravée dans leurs regards

où étincelait la mort comme vivante,

effrayant Seigneurs et Rois.

 

Elle a souri en toute innocence

face aux anciens conquistadors

docile, soumise et si inconsciente

du pouvoir mortel de l'or.

 

Elle explosa dans les rues misérables de Paris

et prit d'assaut la vieille Bastille.

Elle écrasa à coups de talons la tête des serpents.

 

Elle est morte dans le sang des plaines de Buffalo

Elle est morte de faim sous la lune et la pluie

son Coeur fut enterré à Wounded Knee

mais un beau jour elle renaîtra.

 

Genoux à terre elle a hurlé de toutes ses forces

près des lacs de Kerry.

Elle est morte fièrement, emplie de défi

alors qu'ils l'assassinaient froidement.

 

On la trouve dans chaque lueur d'espoir

Elle ne connaît ni entraves ni limites

Elle a grandi dans le coeur des rouges, des noirs et des blancs

Elle est dans toutes les races.

 

Elle repose dans les coeurs des Héros morts

Elle brille dans les yeux des tyrans

Elle a atteint des sommets aussi élevés que les plus hautes montagnes.

Tel l'éclair elle déchire les cieux.

ELLE ILLUMINE LES MURS DE CETTE CELLULE

Elle exprime sa puissance en tonnant.

 

Cette chose est un sentiment inébranlable mon ami

qui te fait dire "JE SUIS DANS LE VRAI"

 

(traduction Lu Pélieu)

  

(Écrit sur du papier de toilette dans l'isolement de sa cellule de prison et passé, dissimulé à l'intérieur de son corps, aux camarades à l’extérieur de la prison, 1980)

 

 

A voir aussi, Hunger, le film de Steve Mc Queen avec Michael Fassbender, sorti en 2008 :

 

 

 

 

 

30/03/2013

Dans le cratère du Marum...

Il n'existe que quatre lacs de lave dans le monde. L'un d'entre eux se situe dans le cratère du Marum, au Vanuatu. Le paysage est surprenant depuis le sommet du cratère, mais Geoff Mackley a osé s'approcher au bord. La température y avoisine les 1.200°C, un être humain ne peut tenir que six secondes. Pourtant, il a tenu presque une heure... Retour sur cette aventure au bord d'un des lacs les plus étonnants au monde.

Le Vanuatu est un archipel d'îles hors du temps. L'intense activité volcanique donne à nombre d'îles un aspect noir, au paysage lunaire, où rien ne semble changer au fil du temps.

L'île d'Ambrym est rythmée par l'activité de deux volcans : le mont Benbow (1.160 m) et le mont Marum (1.270 m).

 

28/03/2013

PLANÉTE À VENDRE

 

 

Les crises alimentaire et financière qui ont secoué le monde en 2008 ont eu un effet méconnu du public. Elles ont provoqué une incroyable course pour la mainmise sur les terres cultivables partout dans le monde.

En deux ans, plus de cinquante millions d'hectares ont déjà changé de mains. Et des dizaines de millions d'autres sont en voie d'être cédés. À tel point que l'ONU s'en est alarmé : le patron de la FAO, Jacques Diouf, a dénoncé «le risque d'un néo-colonialisme agraire»...

Les acquéreurs : des investisseurs et des industriels des pays riches ou émergents (Japon, Chine, Inde, et de nombreux pays du Golfe), soutenus par leurs gouvernements, qui cherchent à garantir la sécurité alimentaire de leur pays. Mais aussi des acteurs purement financiers (Banques, fonds spéculatifs), qui ont compris que la terre sera le placement le plus juteux du XXIe siècle.

Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays sous-développés. Ces mêmes pays, comme le Soudan, le Sénégal, les Philippines ou le Pakistan, qui ont connu en 2008 des émeutes de la faim. Pire, certains d'entre eux, comme le Cambodge ou l'Ethiopie, doivent avoir recours à l'aide internationale pour nourrir leurs peuples...

L'homme qui arrêta le désert

Film documentaire de Mark Dodd (50 minutes) Production 1080 Film and Television Ltd. Yacouba est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel, où l'agriculture semble impossible. Il décide de stopper l'avancée du désert et de rendre le sol fertile pour permettre à la population qui a fui la famine de revenir. Patient et persévérant malgré la méfiance des villageois, Yacouba cultive sa terre en améliorant une ancienne technique nommée Zaï : il retient l'eau de pluie et utilise les termites pour enrichir la terre...

 

 

Rajout du 3 avril 2013 :

 

Modeste paysan burkinabè, Yacouba Sawadogo a réussi là où les organisations internationales ont failli : stopper l'avancée du désert dans l'un des pays les plus arides du monde, et transformer ainsi la vie de milliers de Sahéliens.

Au début, les voisins de Yacouba Sawadogo l'ont pris pour un fou. Comment planter des arbres allait sauver la terre craquelée de Gourga, village au nord-ouest du Burkina Faso, de l'avancée inexorable du désert ? Mais 30 ans plus tard, c'est bien une forêt d'une quinzaine d'hectares qui sert de rempart au sable rampant du Sahel. Depuis, les habitants qui avaient fui sont revenus cultiver leurs champs. Tandis que des experts du monde entier se bousculent à la porte du vieux paysan pour étudier sa méthode, qui consiste en l'amélioration d'une technique agricole traditionnelle appelée Zaï : retenir l'eau de pluie et utiliser les termites pour enrichir le sol.

Outre le président américain Obama et les médias internationaux qui lui consacré moult reportages, l'expérience atypique de Sawadogo a fasciné jusqu'au réalisateur Mark Dodd, qui a produit le film « L'homme qui a arrêté le désert », projeté fin octobre lors de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) à Changwon en Corée du Sud.

Plantes médicinale vitales

Il faut dire qu'au début, Sawadogo cherchait simplement un moyen pour cultiver dans une région semi-aride où la terre était devenue si stérile que nombre de paysans avaient migré vers les villes. « Il n'y avait pas de nourriture à cause de la sécheresse et l'eau était très rare », se rappelle l'agriculteur. Sawadogo s'est alors rendu compte qu'il ne suffisait pas de creuser des trous ordinaires pour planter, mais qu'il fallait les agrandir tant en largeur qu'en profondeur, pour retenir l'eau de pluie pendant une plus longue période.

Il a aussi utilisé du compost pour renforcer la croissance des graines de sésame et des céréales –sorgho et millet– qu'il produisait. « Avec la méthode ancestrale, les eaux de pluie s'évaporaient trop vite et les cultures se fanaient en un temps record. Il me fallait pallier à ce problème », observe celui que beaucoup surnomment le professeur malgré son illettrisme.

Suivant cette logique, l'agriculteur s'est naturellement préoccupé de l'avancée du désert qui allait engloutir les terres cultivables de Gourga. Alors, inlassablement et faisant fi des moqueries, il a commencé à planter des arbres. Et de façon inespérée, cette pratique a non seulement sauvé la terre de la dégradation, mais elle a aussi restauré l'eau souterraine à des niveaux jamais atteints. Les arbres sélectionnés sont devenus une épaisse forêt qui fournit aujourd'hui, outre le bois de chauffe, une palette de plantes médicinales vitales dans ces contrées reculées.

Droit de propriété contesté

Aujourd'hui, Sawadogo distribue gratuitement des semences à planter aux agriculteurs de la région sahélienne qui s'étend de l'Atlantique à la Mer rouge. Et selon le facilitateur des Initiatives de reverdissement en Afrique pour le Centre de la coopération internationale, Chris Reij, « c'est bien un petit agriculteur qui a trouvé, seul, un système qui marche là où des organismes mondiaux ont échoué ». Yacouba a probablement ouvert une voie : la plantation d'arbres, ainsi que l'utilisation d'engrais sur les champs et les pâturages ont déjà été adoptées par de nombreux agriculteurs africains et ont contribué au reverdissement de plus de six millions d'hectares de terres à travers le continent.

Mais cet élan est encore freiné par les politiques mises en place dans différentes zones touchées par la sécheresse. Selon le spécialiste de l'environnement pour la gestion durable des terres au Fonds pour l'environnement mondial (FEM), Mohamed Bakarr, « le fait que les dirigeants de certains pays empêchent la population de posséder des arbres ou d'accéder à la propriété foncière font que les gens négligent ces ressources ». Une épée de Damoclès à laquelle n'échappe d'ailleurs pas Yacouba Sawadogo : au nom du développement, le gouvernement burkinabè est en train de s'approprier la terre et surtout la forêt qu'il a planté. Sa seule solution serait de racheter au moins ses arbres à son propre Etat, solution à 120'000 francs qu'il estime injuste. Et surtout inabordable.

Un article publié par infosud.org

27/03/2013

Poudres et potions de l'industrie alimentaire

22/03/2013

Exceptionnellement, une pub....... belge

Regardez-la jusqu'au bout...

 

12/03/2013

L'esprit des plantes

 

Un reportage passionnant d'Arte (51:54)

 

Et si les plantes cachaient bien leur jeu ? De la mémoire des légumineuses à la sensibilité musicale du Desmodium girans, un aperçu renversant de l'intelligence végétale.

Selon les classifications naturalistes, il existe un véritable abîme entre le monde animal et le monde végétal. Pourtant, sur les traces de Charles Darwin, des biologistes réputés sont en train de montrer que l'intelligence des plantes est peut-être une réalité. Les plantes mettent en oeuvre des stratégies sophistiquées pour vivre leur sexualité, mais aussi pour voyager. Elles éprouveraient des sensations. Elles auraient même de la mémoire.

Jacques Mitsch met en scène avec humour la vraie vie des plantes pour nous révéler leurs talents cachés, sans jamais se départir de sa rigueur scientifique. Nous entraînant aux frontières mouvantes qui séparent les règnes animal et végétal, il nous tend au passage un miroir drolatique et passionnant.

 

09/03/2013

La bombe humaine, de Elsa Fayner

 

La catastrophe de Fukushima avait confronté les autorités françaises à la question du risque nucléaire mais l'audit engagé depuis dans les centrales du pays le plus nucléarisé du monde, par rapport au nombre d'habitants, omet un facteur majeur : l'utilisation massive de la sous-traitance.

Ce documentaire met en lumière un phénomène aux conséquences inquiétantes.

01/03/2013

Pauvres de nous - Ben Lewis 2012 - Documentaire ARTE

Du Néolithique à la crise actuelle du capitalisme, une histoire de la pauvreté éclairée par les propos d’experts renommés. merci à JL Millet pour l'avoir déniché !

 

 

26/02/2013

La sale guerre des terres rares

Une vidéo de G. Pitron et S. Turquier


 

24/02/2013

Médicaments : la mafia des laboratoires


Les infiltrés ont enquêté sur les dérives du marketing

 

Pendant près d'un an, une équipe de reporters a enquêté pour Les infiltrés sur les pratiques, très douteuses pour certaines, auxquelles se livrent les laboratoires pharmaceutiques afin de vendre de nouveaux médicaments. Édifiant !

Le reportage est clair : les médicaments font l'objet d'un marketing inouï. Les laboratoires en lancent des centaines de nouveaux chaque année et peu importe les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) sur leurs effets secondaires mal connus, voire dangereux. Peu importe aussi s'ils ne présentent que peu ou pas de progrès par rapport aux traitements déjà sur le marché. C'est le cas par exemple d'un médicament contre le diabète, dont le reportage tait le nom : vendu six fois plus cher que les traitements existants il n'apporte pas d'innovations notoires et ses effets secondaires sont suspectés d'être dangereux...

Mais un labo pharmaceutique est avant tout une société commerciale. Et la concurrence est rude. Les visiteurs médicaux, que Sophie Bonnet, réalisatrice à l'agence Capa, a rencontrés en caméra cachée, placent les produits auprès des praticiens. Ils sont donc en première ligne et subissent une pression énorme de leurs employeurs. « Certains nous ont confié qu'un labo fait du marketing et qu'eux sont là pour se prendre une part du gâteau, raconte la réalisatrice. Ils nouent des relations amicales avec les médecins, les invitent au restaurant ou à des séminaires tous frais payés dans les îles. Là, ces derniers parlent de tel ou tel sujet médical, certains se faisant même passer pour des professeurs de médecine vantant le nouveau médicament en question. »

Sophie Bonnet a aussi enquêté sur les « marges arrière », ces bénéfices réalisés par les ristournes sur le prix des génériques vendus par les labos. Si ces pratiques sont légales jusqu'à un certain point, les « génériqueurs » n'hésitent pas à casser les prix pour être sûrs de placer leurs produits, permettant à des pharmaciens peu scrupuleux de réaliser jusqu'à 70 % de marge ! Résultat, un médicament coûtant 5 eur, après ristourne légale de 15 %, est en fait acheté 1,50 eur par une officine, qui le revend 6 eur. L'assuré se fait rembourser un médicament à un prix bien supérieur au prix réel d'achat. Ce qui creuse un peu plus le déficit de la Sécurité sociale...

À savoir

En 2011, le chiffre d'affaires généré par l'industrie du médicament s'est élevé à 49,521 milliards d'euros. 44 % de ce chiffre est réalisé par l'exportation de médicaments. En 2011, le marché des génériques représente 4,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit 25 % du marché remboursable.

Source : Médicaments : la mafia des laboratoires

 

Pour voir l'émission en replay (Nombreuses caméras cachées implacables !)

 

Quelques chiffres à avoir en tête : l'industrie pharmaceutique française réalise près de 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, elle emploie plus de 110 000 salariés et quelque 150 nouveaux médicaments arrivent sur le marché chaque année.

Source

23/02/2013

5 Caméras Brisées, le film

21/02/2013

Les intouchables de Wall Street


Dans un documentaire décapant, « The Untouchables », la chaîne publique américaine PBS pose la question à 1.000 milliards de dollars : comment expliquer qu'aucun grand dirigeant de Wall Street n'ait été poursuivi en justice après la crise financière de 2008 ?

17/02/2013

Histoire des Océans

14/02/2013

La grande invasion : produits chimiques...

Note de moi-même : on en est AUSSI arrivé là, parce que malgré que tout cela soit connu depuis 20, 30 ou plus années, nous avons continué à acheter et consommer sans nous poser de questions... Si quasi tout le monde, depuis tout ce temps, s'était mis à privilégier les fabricants et producteurs de produits naturels, recyclables, non toxiques, non testés sur animaux etc. etc,  si quasi tout le monde s'était intéressé de près aux alternatives, y compris les alternatives à la consommation, les avait soutenues, encouragées par leur "pouvoir d'achat", dans autant de domaines que possible, ce fameux "bio" qui fait encore ricaner, tout simplement parce qu'on confond tout... - et bien là oui, on pourrait effectivement parler de POUVOIR d'achat, et bien des problèmes ne se poseraient plus aujourd'hui, car BEAUCOUP de choses sont liées, nous n'imaginons pas à quel point, nous avons perdu un temps fou à être sceptiques quand il aurait fallut être curieux et inventifs, incroyablement naïfs quand il aurait fallut se poser les bonnes questions, alors maintenant, oui, on en est arrivé là, la question est : comment va t-on en sortir ? Il y a urgence, mais il y a aussi foison de réponses, suffit de passer à la pratique... dès aujourd'hui. Réfléchissons avant d'acheter... Où, quoi, pourquoi ?

Changeons nos mode de vie, changeons, changeons le monde ! Sachons dire non pour découvrir là où c'est bon de dire oui !

CG

 

07/02/2013

Microbiote : ces bactéries qui nous gouvernent - Aux frontières de la conscience

03/02/2013

Conclusion du film Sous Les Pavés, La Terre (2009)

31/01/2013

La malédiction du gaz de schiste

Zamosc, en Pologne orientale : au hasard d'un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations... Les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n'a rien d'anecdotique et témoigne d'un phénomène qui menace aujourd'hui toute la planète. Bradford County, aux États-Unis, est au gaz de schiste ce que l'Arabie Saoudite est au pétrole. Mais on est loin de l'image idyllique d'une "énergie non conventionnelle" propre et d'exploitation aisée que veulent donner les industriels. Dans ce petit comté du nord-est des États-Unis, le réalisateur filme des paysages dévastés et l'épuisement physique et psychologique des habitants...