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28/03/2013

PLANÉTE À VENDRE

 

 

Les crises alimentaire et financière qui ont secoué le monde en 2008 ont eu un effet méconnu du public. Elles ont provoqué une incroyable course pour la mainmise sur les terres cultivables partout dans le monde.

En deux ans, plus de cinquante millions d'hectares ont déjà changé de mains. Et des dizaines de millions d'autres sont en voie d'être cédés. À tel point que l'ONU s'en est alarmé : le patron de la FAO, Jacques Diouf, a dénoncé «le risque d'un néo-colonialisme agraire»...

Les acquéreurs : des investisseurs et des industriels des pays riches ou émergents (Japon, Chine, Inde, et de nombreux pays du Golfe), soutenus par leurs gouvernements, qui cherchent à garantir la sécurité alimentaire de leur pays. Mais aussi des acteurs purement financiers (Banques, fonds spéculatifs), qui ont compris que la terre sera le placement le plus juteux du XXIe siècle.

Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays sous-développés. Ces mêmes pays, comme le Soudan, le Sénégal, les Philippines ou le Pakistan, qui ont connu en 2008 des émeutes de la faim. Pire, certains d'entre eux, comme le Cambodge ou l'Ethiopie, doivent avoir recours à l'aide internationale pour nourrir leurs peuples...

L'homme qui arrêta le désert

Film documentaire de Mark Dodd (50 minutes) Production 1080 Film and Television Ltd. Yacouba est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel, où l'agriculture semble impossible. Il décide de stopper l'avancée du désert et de rendre le sol fertile pour permettre à la population qui a fui la famine de revenir. Patient et persévérant malgré la méfiance des villageois, Yacouba cultive sa terre en améliorant une ancienne technique nommée Zaï : il retient l'eau de pluie et utilise les termites pour enrichir la terre...

 

 

Rajout du 3 avril 2013 :

 

Modeste paysan burkinabè, Yacouba Sawadogo a réussi là où les organisations internationales ont failli : stopper l'avancée du désert dans l'un des pays les plus arides du monde, et transformer ainsi la vie de milliers de Sahéliens.

Au début, les voisins de Yacouba Sawadogo l'ont pris pour un fou. Comment planter des arbres allait sauver la terre craquelée de Gourga, village au nord-ouest du Burkina Faso, de l'avancée inexorable du désert ? Mais 30 ans plus tard, c'est bien une forêt d'une quinzaine d'hectares qui sert de rempart au sable rampant du Sahel. Depuis, les habitants qui avaient fui sont revenus cultiver leurs champs. Tandis que des experts du monde entier se bousculent à la porte du vieux paysan pour étudier sa méthode, qui consiste en l'amélioration d'une technique agricole traditionnelle appelée Zaï : retenir l'eau de pluie et utiliser les termites pour enrichir le sol.

Outre le président américain Obama et les médias internationaux qui lui consacré moult reportages, l'expérience atypique de Sawadogo a fasciné jusqu'au réalisateur Mark Dodd, qui a produit le film « L'homme qui a arrêté le désert », projeté fin octobre lors de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) à Changwon en Corée du Sud.

Plantes médicinale vitales

Il faut dire qu'au début, Sawadogo cherchait simplement un moyen pour cultiver dans une région semi-aride où la terre était devenue si stérile que nombre de paysans avaient migré vers les villes. « Il n'y avait pas de nourriture à cause de la sécheresse et l'eau était très rare », se rappelle l'agriculteur. Sawadogo s'est alors rendu compte qu'il ne suffisait pas de creuser des trous ordinaires pour planter, mais qu'il fallait les agrandir tant en largeur qu'en profondeur, pour retenir l'eau de pluie pendant une plus longue période.

Il a aussi utilisé du compost pour renforcer la croissance des graines de sésame et des céréales –sorgho et millet– qu'il produisait. « Avec la méthode ancestrale, les eaux de pluie s'évaporaient trop vite et les cultures se fanaient en un temps record. Il me fallait pallier à ce problème », observe celui que beaucoup surnomment le professeur malgré son illettrisme.

Suivant cette logique, l'agriculteur s'est naturellement préoccupé de l'avancée du désert qui allait engloutir les terres cultivables de Gourga. Alors, inlassablement et faisant fi des moqueries, il a commencé à planter des arbres. Et de façon inespérée, cette pratique a non seulement sauvé la terre de la dégradation, mais elle a aussi restauré l'eau souterraine à des niveaux jamais atteints. Les arbres sélectionnés sont devenus une épaisse forêt qui fournit aujourd'hui, outre le bois de chauffe, une palette de plantes médicinales vitales dans ces contrées reculées.

Droit de propriété contesté

Aujourd'hui, Sawadogo distribue gratuitement des semences à planter aux agriculteurs de la région sahélienne qui s'étend de l'Atlantique à la Mer rouge. Et selon le facilitateur des Initiatives de reverdissement en Afrique pour le Centre de la coopération internationale, Chris Reij, « c'est bien un petit agriculteur qui a trouvé, seul, un système qui marche là où des organismes mondiaux ont échoué ». Yacouba a probablement ouvert une voie : la plantation d'arbres, ainsi que l'utilisation d'engrais sur les champs et les pâturages ont déjà été adoptées par de nombreux agriculteurs africains et ont contribué au reverdissement de plus de six millions d'hectares de terres à travers le continent.

Mais cet élan est encore freiné par les politiques mises en place dans différentes zones touchées par la sécheresse. Selon le spécialiste de l'environnement pour la gestion durable des terres au Fonds pour l'environnement mondial (FEM), Mohamed Bakarr, « le fait que les dirigeants de certains pays empêchent la population de posséder des arbres ou d'accéder à la propriété foncière font que les gens négligent ces ressources ». Une épée de Damoclès à laquelle n'échappe d'ailleurs pas Yacouba Sawadogo : au nom du développement, le gouvernement burkinabè est en train de s'approprier la terre et surtout la forêt qu'il a planté. Sa seule solution serait de racheter au moins ses arbres à son propre Etat, solution à 120'000 francs qu'il estime injuste. Et surtout inabordable.

Un article publié par infosud.org

27/03/2013

Poudres et potions de l'industrie alimentaire

22/03/2013

Exceptionnellement, une pub....... belge

Regardez-la jusqu'au bout...

 

12/03/2013

L'esprit des plantes

 

Un reportage passionnant d'Arte (51:54)

 

Et si les plantes cachaient bien leur jeu ? De la mémoire des légumineuses à la sensibilité musicale du Desmodium girans, un aperçu renversant de l'intelligence végétale.

Selon les classifications naturalistes, il existe un véritable abîme entre le monde animal et le monde végétal. Pourtant, sur les traces de Charles Darwin, des biologistes réputés sont en train de montrer que l'intelligence des plantes est peut-être une réalité. Les plantes mettent en oeuvre des stratégies sophistiquées pour vivre leur sexualité, mais aussi pour voyager. Elles éprouveraient des sensations. Elles auraient même de la mémoire.

Jacques Mitsch met en scène avec humour la vraie vie des plantes pour nous révéler leurs talents cachés, sans jamais se départir de sa rigueur scientifique. Nous entraînant aux frontières mouvantes qui séparent les règnes animal et végétal, il nous tend au passage un miroir drolatique et passionnant.

 

09/03/2013

La bombe humaine, de Elsa Fayner

 

La catastrophe de Fukushima avait confronté les autorités françaises à la question du risque nucléaire mais l'audit engagé depuis dans les centrales du pays le plus nucléarisé du monde, par rapport au nombre d'habitants, omet un facteur majeur : l'utilisation massive de la sous-traitance.

Ce documentaire met en lumière un phénomène aux conséquences inquiétantes.

01/03/2013

Pauvres de nous - Ben Lewis 2012 - Documentaire ARTE

Du Néolithique à la crise actuelle du capitalisme, une histoire de la pauvreté éclairée par les propos d’experts renommés. merci à JL Millet pour l'avoir déniché !

 

 

26/02/2013

La sale guerre des terres rares

Une vidéo de G. Pitron et S. Turquier


 

24/02/2013

Médicaments : la mafia des laboratoires


Les infiltrés ont enquêté sur les dérives du marketing

 

Pendant près d'un an, une équipe de reporters a enquêté pour Les infiltrés sur les pratiques, très douteuses pour certaines, auxquelles se livrent les laboratoires pharmaceutiques afin de vendre de nouveaux médicaments. Édifiant !

Le reportage est clair : les médicaments font l'objet d'un marketing inouï. Les laboratoires en lancent des centaines de nouveaux chaque année et peu importe les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) sur leurs effets secondaires mal connus, voire dangereux. Peu importe aussi s'ils ne présentent que peu ou pas de progrès par rapport aux traitements déjà sur le marché. C'est le cas par exemple d'un médicament contre le diabète, dont le reportage tait le nom : vendu six fois plus cher que les traitements existants il n'apporte pas d'innovations notoires et ses effets secondaires sont suspectés d'être dangereux...

Mais un labo pharmaceutique est avant tout une société commerciale. Et la concurrence est rude. Les visiteurs médicaux, que Sophie Bonnet, réalisatrice à l'agence Capa, a rencontrés en caméra cachée, placent les produits auprès des praticiens. Ils sont donc en première ligne et subissent une pression énorme de leurs employeurs. « Certains nous ont confié qu'un labo fait du marketing et qu'eux sont là pour se prendre une part du gâteau, raconte la réalisatrice. Ils nouent des relations amicales avec les médecins, les invitent au restaurant ou à des séminaires tous frais payés dans les îles. Là, ces derniers parlent de tel ou tel sujet médical, certains se faisant même passer pour des professeurs de médecine vantant le nouveau médicament en question. »

Sophie Bonnet a aussi enquêté sur les « marges arrière », ces bénéfices réalisés par les ristournes sur le prix des génériques vendus par les labos. Si ces pratiques sont légales jusqu'à un certain point, les « génériqueurs » n'hésitent pas à casser les prix pour être sûrs de placer leurs produits, permettant à des pharmaciens peu scrupuleux de réaliser jusqu'à 70 % de marge ! Résultat, un médicament coûtant 5 eur, après ristourne légale de 15 %, est en fait acheté 1,50 eur par une officine, qui le revend 6 eur. L'assuré se fait rembourser un médicament à un prix bien supérieur au prix réel d'achat. Ce qui creuse un peu plus le déficit de la Sécurité sociale...

À savoir

En 2011, le chiffre d'affaires généré par l'industrie du médicament s'est élevé à 49,521 milliards d'euros. 44 % de ce chiffre est réalisé par l'exportation de médicaments. En 2011, le marché des génériques représente 4,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit 25 % du marché remboursable.

Source : Médicaments : la mafia des laboratoires

 

Pour voir l'émission en replay (Nombreuses caméras cachées implacables !)

 

Quelques chiffres à avoir en tête : l'industrie pharmaceutique française réalise près de 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, elle emploie plus de 110 000 salariés et quelque 150 nouveaux médicaments arrivent sur le marché chaque année.

Source

23/02/2013

5 Caméras Brisées, le film

21/02/2013

Les intouchables de Wall Street


Dans un documentaire décapant, « The Untouchables », la chaîne publique américaine PBS pose la question à 1.000 milliards de dollars : comment expliquer qu'aucun grand dirigeant de Wall Street n'ait été poursuivi en justice après la crise financière de 2008 ?

17/02/2013

Histoire des Océans

14/02/2013

La grande invasion : produits chimiques...

Note de moi-même : on en est AUSSI arrivé là, parce que malgré que tout cela soit connu depuis 20, 30 ou plus années, nous avons continué à acheter et consommer sans nous poser de questions... Si quasi tout le monde, depuis tout ce temps, s'était mis à privilégier les fabricants et producteurs de produits naturels, recyclables, non toxiques, non testés sur animaux etc. etc,  si quasi tout le monde s'était intéressé de près aux alternatives, y compris les alternatives à la consommation, les avait soutenues, encouragées par leur "pouvoir d'achat", dans autant de domaines que possible, ce fameux "bio" qui fait encore ricaner, tout simplement parce qu'on confond tout... - et bien là oui, on pourrait effectivement parler de POUVOIR d'achat, et bien des problèmes ne se poseraient plus aujourd'hui, car BEAUCOUP de choses sont liées, nous n'imaginons pas à quel point, nous avons perdu un temps fou à être sceptiques quand il aurait fallut être curieux et inventifs, incroyablement naïfs quand il aurait fallut se poser les bonnes questions, alors maintenant, oui, on en est arrivé là, la question est : comment va t-on en sortir ? Il y a urgence, mais il y a aussi foison de réponses, suffit de passer à la pratique... dès aujourd'hui. Réfléchissons avant d'acheter... Où, quoi, pourquoi ?

Changeons nos mode de vie, changeons, changeons le monde ! Sachons dire non pour découvrir là où c'est bon de dire oui !

CG

 

07/02/2013

Microbiote : ces bactéries qui nous gouvernent - Aux frontières de la conscience

03/02/2013

Conclusion du film Sous Les Pavés, La Terre (2009)

31/01/2013

La malédiction du gaz de schiste

Zamosc, en Pologne orientale : au hasard d'un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations... Les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n'a rien d'anecdotique et témoigne d'un phénomène qui menace aujourd'hui toute la planète. Bradford County, aux États-Unis, est au gaz de schiste ce que l'Arabie Saoudite est au pétrole. Mais on est loin de l'image idyllique d'une "énergie non conventionnelle" propre et d'exploitation aisée que veulent donner les industriels. Dans ce petit comté du nord-est des États-Unis, le réalisateur filme des paysages dévastés et l'épuisement physique et psychologique des habitants...

 

"Just The Wind", de Bence Fliegauf

Ours d'argent, Grand Prix du Jury

Avec Lajos Sárkány, Katalin Toldi, Gyöngyi Lendvai, György Toldi
Hongrie, Allemagne, France, 2012, 91 minutes

Synopsis. Hongrie, 2012. Des familles entières de la communauté tsigane sont littéralement traquées et assassinées par des milices, la nuit. Une de ces familles décide de partir vivre au Canada. En attendant, chaque membre : la mère, la fille et le jeune fils, font tout pour ne pas se faire remarquer. Mais où qu'ils aillent, ils se trouvent face à la menace, au danger.

Avec Just the wind, le cinéaste hongrois Bence Fliegauf réalise un film politique fort parce qu'effroyable et, hélas, réel. Les assassinats de familles tsiganes lors d'expéditions nocturnes par des milices font en effet l'actualité de la Hongrie actuelle. La cause principale de ces actes barbares : le ressentiment d'une partie de la population hongroise sans ressource, contre une communauté jugée assistée.

Pour relater ce sentiment exarcerbé, tendu, délétère, Flieghauf filme pratiquement en permanence à quelques centimètres de chaque personnage comme une menace sans fin et plaquée, une impossibilité de s'échapper. Tournée en été, la sensation de chaleur ne peut exhaler que de l'étouffement, comme une métaphore des tsiganes qui s'accordent à peine le droit de respirer tant leur peur de se faire remarquer et assassiner est palpable. Mais ce qui intéresse surtout Fliegauf est de montrer l'état de délitement, la déliquescence intense de son pays, où personne ne tente plus de construire quoi que ce soit : la police ne fait que constater, la communauté tsigane semble s'enfoncer dans des endroits de survivance démolis, les Hongrois restent dans l'envie. De ce constat a priori sans espoir, il émane cependant une certaine puissance : celle de la dénonciation, de la prise de conscience indispensable pour mettre un terme à cette barbarie.


Date de première diffusion sur ARTE :Ven., 17 févr. 2012, 14h48

26/01/2013

Des abeilles et des hommes (More than honey)

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25/01/2013

Argentine : cobayes médicaux


Les médicaments sont devenus des produits de grande consommation, les laboratoires n'échappent pas aux règles de la mondialisation. Produire plus, à moindre coût. Aujourd'hui, la moitié des essais cliniques conduits pour le compte de laboratoires occidentaux sont réalisés dans des pays émergents. L'Argentine est devenue le nouvel eldorado de la sous-traitance clinique. Avec ses nombreuses infrastructures hospitalières, ses 12 millions d'habitants sans couverture médicale attirés par les traitementsgratuits, le manque de contrôle éthique et le flou juridique nourris par le fédéralisme argentin, le pays attire les plus grands laboratoires mondiaux

Les enfants et les psychotropes

 

 

Depuis dix ans, la prescription de psychotropes à des enfants a augmenté de 250 % aux USA...