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27/04/2008

Fripouille, bébé renarde

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Fripouille

 

23/04/2008

Contre la généralisation de l'enfermement des migrants en Europe

Plusieurs centaines d'associations européennes appellent à manifester le 7 mai à Bruxelles contre "la directive de la honte" qui sera soumise au Parlement Européen, le 20 mai prochain. Cette directive prévoit entre autre, la détention des mineurs étrangers et porte l'enfermement des migrants en situation irrégulière à 18 mois.


Rassemblement européen contre la "directive de la honte"

Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles (12h30, place Schuman)

Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.

Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.

S’il était adopté, ce texte permettrait :

►  l’enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;

la détention des mineurs, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ;

l’interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.

Au regard de ces violations des Droits de l’Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l’éloignement des personnes jugées indésirables.

Signataires de l’appel : AEDH, Anafé, APDHA, Arci, ASTI Luxembourg, ATMF, Cimade, Cire, Gisti, Ipam, Kerk in Actie, LDH Belgique, Migreurop, ProAsyl.

 

Des bus sont organisés pour aller à Bruxelles.

• Rendez-vous à 7h 45 à porte de la chapelle, angle de la rue de la chapelle et du boulevard Ney.

• Retour sur Paris vers 19h.
Tarif : 25 euros/personne.
Pour réserver, vous pouvez, soit envoyer un chèque à la Cimade, 64 Rue Clisson, 75013 Paris (indiquez Bruxelles au dos du chèque)

Source : http://www.cimade.org/nouvelles/771-Contre-la-generalisat...

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punaise de moinillon

Va-t-en lui disais-je gueule de flic, gueule de vache,
va-t-en, je déteste les larbins de l'ordre et les hannetons de
l'espérance. Va t'en mauvais grigri, punaise de moinillon
.

Aimé Césaire
ce sont les première phrases de Le Cahiers d'un retour au pays natal...

Lieu du larcin : mail de Gérard Schrack http://www.poesie.net

21/04/2008

La faim et les droits de l’homme

Texte de Jean Ziegler [1] à l'occasion du Forum Quelle agriculture pour  quelle alimentation ?
 
 
 I. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Plus de 6 millions en 2007. Toutes les quatre minutes, quelqu'un perd la vue à cause du manque de vitamines A. Ce sont 854 millions d'êtres qui sont gravement sous-alimentés, mutilés par la faim en  permanence. [2]
 
Cela se passe sur une planète qui regorge de richesses. La FAO est dirigée par un homme de courage et de grande compétence, Jacques Diouf. Il constate qu'au stade du développement actuel de ses forces de production agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème 12 milliards d'êtres humains, soit le double de l'actuelle population mondiale [3].
 
Conclusion : ce massacre quotidien par la faim n'obéit à aucune fatalité. Derrière chaque victime, il y a un assassin. L'actuel ordre du monde n'est pas seulement meurtrier. Il est aussi absurde. Le massacre a bien lieu dans une normalité glacée.
 
L'équation est simple : quiconque a de l'argent mange et vit. Qui n'en a pas souffre, devient invalide ou meurt. Il n'a pas de fatalité. Quiconque meurt de faim est assassiné.
 
 
II. Le plus grand nombre des personnes sous-alimentées, 515 millions, vivent en Asie où elles représentent 24 % de la population totale. Mais si l'on considère la proportion des victimes, c'est l'Afrique subsaharienne qui paie le plus lourd tribut : 186 millions d'êtres humains y sont en permanence gravement sous-alimentés, soit 34 % de la population totale de la région. La plupart d'entre eux souffrent de ce que la FAO appelle «la faim extrême», leur ration journalière se situant en moyenne à 300 calories au-dessous du régime de la survie dans des conditions supportables.
 
Un enfant manquant d'aliments adéquats en quantité suffisante, de sa naissance à l'âge de 5 ans, en supportera les séquelles à vie. Au moyen de thérapies délicates pratiquées sous surveillance médicale, on peut faire revenir à une existence normale un adulte qui a été temporairement sous-alimenté. Mais un enfant de moins de 5 ans, c'est impossible. Privées de nourriture, ses cellules cérébrales auront subi des dommages irréparables. Régis Debray nomme ces petits des «crucifiés de naissance»  [4].
 
La faim et la malnutrition chronique constituent une malédiction héréditaire: chaque année, des centaines de milliers de femmes africaines gravement sous-alimentées mettent au monde des centaines de milliers d'enfants irrémédiablement atteints. Toutes ces mères sous-alimentées et qui, pourtant, donnent la vie rappellent ces femmes damnées de Samuel Beckett, qui «accouchent à cheval sur une tombe ... Le jour brille un instant, puis c'est la nuit à nouveau» [5].
 
Une dimension de la souffrance humaine est absente de cette description : celle de l'angoisse lancinante et intolérable qui torture tout être affamé dès son réveil. Comment, au cours de la journée qui commence, va-t-il pouvoir assurer la subsistance des siens, s'alimenter lui-même ? Vivre dans cette angoisse est peut-être plus terrible encore qu'endurer les multiples maladies et douleurs physiques affectant ce corps sous-alimenté.
 
La destruction de millions d'Africains par la faim s'effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les jours, et sur une planète débordant de richesses. En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées a augmenté de 5,6 millions.
 
III. Jean-Jacques Rousseau écrit : « Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui libère ». Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de la privatisation à l'extrême pratiquée par les maîtres du monde et par leurs mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de  créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation.
 
Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d'achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie physique et psychique, individuelle et collective, libre d'angoisse, satisfaisante et digne.
 
Les droits de l'homme - hélas ! - ne relèvent pas du droit positif. Ce qui signifie qu'il n'existe encore aucun tribunal international qui rendrait justice à l'affamé, défendrait son droit à l'alimentation, sanctionnerait son droit de produire lui-même ses aliments ou de se les procurer au moyen d'achats monétaires, et protégerait son droit à la vie.
 
IV. Tout va bien aussi longtemps que des gouvernements comme celui du président Luis Inacio Lula da Silva à Brasilia ou du président Evo Morales à La Paz mobilisent par leur propre volonté les ressources de l'État, afin d'assurer à chaque citoyen son droit à l'alimentation. L'Afrique du Sud est un autre exemple. Le droit à l'alimentation est inscrit dans sa Constitution. Celle-ci crée une Commission nationale des droits de l'homme, composée en parité par des membres nommés ar les organisations de la société civile (Églises, syndicats et mouvements sociaux divers) et de membres désignés par le Parlement. Les compétences de la Commission sont étendues. Depuis son entrée en fonction, il y a cinq ans la Commission a déjà arraché des victoires importantes. Elle peut intervenir dans tous les domaines relevant du déni du droit à l'alimentation : éviction de paysans de leur terre; autorisation donnée par une municipalité à une société privée  pour la gestion de l'approvisionnement de l'eau potable, entraînant des taxes prohibitives pour les habitants les plus pauvres ; détournement par une société privée de l'eau d'irrigation au détriment des cultivateurs; manquement au contrôle de la qualité de l'alimentation vendue dans les bidonvilles; etc.
 
Mais combien existe-t-il de gouvernements, notamment dans le tiers-monde, dont la préoccupation quotidienne prioritaire est le respect du droit à l'alimentation de leurs citoyens ? Or, dans les 122 pays dits du tiers-monde vivent aujourd'hui 4,8 milliards des 6,2 milliards d'homme que nous sommes sur terre.
 
V. Les nouveaux maîtres du monde ont horreur des droits de l'homme. Ils les craignent comme le diable l'eau bénite. Car il est évident qu'une politique économique, sociale, financière réalisant à la lettre tous les droits de l'homme briserait net l'ordre absurde et meurtrier du monde actuel et produirait nécessairement une distribution plus équitable des biens, satisferait aux besoins vitaux des gens et les protégerait contre la faim et une bonne part de leurs angoisses.
 
Dans leur achèvement, les droits de l'homme incarnent donc un monde totalement autre, solidaire, libéré du mépris, plus favorable au bonheur.
 
Les droits de l'homme - politiques et civils, économiques, sociaux et culturels, individuels et collectifs [6] - sont universels, interdépendants et indivisibles. Ils sont aujourd'hui l'horizon de notre combat.



Notes

[1] Jean Ziegler est Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des  Nations Unies sur le droit à l'alimentation ; il vient de publier L'Empire  de la honte (2007) en livre de poche.
 
 [2] FAO, L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde, Rome, 2006.
 
 [3] Nourrir normalement veut dire procurer à chaque individu adulte, chaque  jour, 2 700 calories.
 
 [4] Régis Debray et Jean Ziegler, Il s'agit de ne pas se rendre, Paris,  Arléa, 1994.
 
 [5] Samuel Becket, En attendant Godot, Paris, Editions de Minuit, 1953.
 
 [6] Un
droit de l'homme collectif est par exemple le droit à  l'autodétermination ou le droit au développement.

***

Source : http://mondialisation.ca/index.php%20?context=va&aid=...

 

17:40 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (1)

Appel à participer à l’action internationale "Chernobyl Day"

Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 22 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.


Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a estimé que plus de sept millions de personnes avaient été gravement affectées par la catastrophe. Pourtant, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avance encore le chiffre ridicule de 50 victimes pour protéger les intérêts de l’industrie atomique.

Refusons absolument d’oublier Tchernobyl !

Nous ne pouvons permettre que soit oublié le sacrifice des quelques 800 000 liquidateurs qui ont lutté pour contenir l’ampleur du désastre, et qui, par centaines de milliers (selon les ambassades d’Ukraine et de Russie) l’ont déjà payé de leur santé ou de leur vie, pour nous sauver. 22 ans après, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation et le mensonge masquer les véritables conséquences sanitaires de cet accident. 500 000 enfants en Bélarus souffrent de l’exposition quotidienne à la radioactivité et sont abandonnés encore aujourd’hui à leur sort. Le mensonge et l’oubli, avec des complicités au sommet de divers Etats et institutions internationales, permettent à ce lobby d’envisager la construction de centrales nucléaires dans plusieurs pays à travers le monde.

CONTRE LE DÉNI ET L’OUBLI, PARTICIPEZ LE 26 AVRIL 2008 À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLÉAIRE.

Faisons de cette date symbolique le temps fort de nos agendas et relions-nous par la force de cette commémoration qui s’est imposée au niveau international. Mobilisons nos imaginations et multiplions les actions pour commémorer Tchernobyl et dénoncer le nucléaire, ce choix industriel criminel et insensé.

Cette année, le 26 avril tombe un samedi, l’occasion de mobiliser un plus grand nombre encore de citoyens.

MAINTENANT, À VOUS D’AGIR :

> ASSOCIATIONS DE TOUS LES PAYS : devenez partenaires de cette journée internationale. Votre association apparaîtra dans la rubrique “Partenaires” de ce site.

> À TOUS : organisez une action à l’occasion de cette journée (cliquer ici pour voir les actions déjà organisées et ici pour voir des idées d’actions)

Tous ensemble, lors de cette journée, nous interpellerons fortement l’opinion publique mondiale.

N’oublions JAMAIS Tchernobyl ! Exprimons notre détermination à sortir du nucléaire.

Manifestez votre soutien à cette action en écrivant à Jocelyn Peyret jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr

17:37 Publié dans NUCLEAIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

L’immeuble chauffé aux corps

Ecologie. A Stockholm, la chaleur humaine de la gare centrale sera récupérée.

Intérim à Stockholm SÉBASTIEN BUFFET

Et vous, comment vous faites pour vous chauffer ? Gaz, électricité, énergie solaire ? Terriblement has been tout ça. Du moins en Suède, où l’on prévoit de construire un immeuble de bureaux chauffé à la chaleur humaine. L’emplacement du projet, qui doit voir le jour à Stockholm à l’orée 2010, ne doit rien au hasard. Le futur bâtiment sera situé à proximité immédiate de la gare centrale de la ville, juste séparé par les rails. Et c’est la chaleur dégagée par les 250 000 personnes qui empruntent quotidiennement la gare qui servira, en partie, à chauffer l’édifice.

L’idée, d’une simplicité déconcertante selon ses promoteurs, a germé à la faveur d’une pause-café, assure Karl Sundholm, directeur de la construction au sein de Jernhusen, l’entreprise publique de gestion immobilière qui pilote le projet. «Il s’agit seulement d’avoir à disposition des tuyaux qui relient les deux bâtiments» , avance-t-il, avant de préciser, un brin déconcerté par cet heureux coup du sort, qu’ils s’y trouvent déjà.

Besoin mutuel. En fait, c’est un besoin mutuel qui va permettre de recourir à ce procédé, unique en son genre d’après Sundholm. Celui, d’une part, de chauffer le futur complexe de 28 000 m², qui accueillera des commerces, un hôtel et des bureaux. Et celui, d’autre part, de refroidir la gare centrale. Car outre la chaleur naturelle dégagée par ses usagers, la gare abrite également des cafés et des restaurants qui, tous, produisent de l’énergie. Et font grimper le niveau du mercure. L’air chaud ainsi en circulation dans la gare sera acheminé vers le nouveau bâtiment via des tuyaux remplis d’eau. Chauffée dans la gare, elle sera envoyée dans les radiateurs de l’immeuble grâce à des pompes. Puis l’eau, qui aura entre-temps refroidi, sera renvoyée vers la gare afin de la rafraîchir. Bref, la technique est simple et en aucun cas révolutionnaire, mais il fallait y penser.

«Très astucieux», se félicite simplement Sundholm. Et peu onéreux, le coût de ce système étant estimé à environ 300 000 couronnes (32 000 euros). Toutefois, la chaleur en provenance de la gare ne fournira environ que 15 % des besoins en énergie, le reste étant assuré par des pompes à chaleur qui puiseront l’énergie du sol. Labellisé écolo, l’immeuble qui n’est encore qu’un dessin sur les tables d’architectes, se veut l’expression d’une nouvelle façon de concevoir la construction immobilière, à l’aune de la prise en compte du changement climatique… et des attentes du consommateur.

«Nous pensons que les locataires vont à l’avenir exiger des habitations respectueuses de l’environnement.» Car selon Sundholm, l’homo ecologicus ne se satisfait pas de rouler en voiture écologique et de travailler dans une entreprise certifiée ISO-14 000 - une norme environnementale -, il veut aussi s’asseoir dans un bureau qui consomme aussi peu d’énergie que possible.

Gaspi. C’est donc une chasse au gaspi qui a présidé à la conception du futur bâtiment. Si la façade laissera passer la lumière du jour, elle refoulera l’énergie solaire, afin d’éviter d’inutiles dépenses de refroidissement. Et une commande unique devra permettre au dernier employé qui quitte un bureau d’éteindre à la fois ordinateurs, photocopieuses, lampes de bureau et recharges de portable. Le coût de ces innovations ? On saura juste que l’immeuble est de 5 à 8 % plus cher qu’un bâtiment normal. Une broutille en somme.

Source : http://www.liberation.fr/vous/321660.FR.php

 

Nouvelle loi chasse... Communiqué ASPAS

Les fumeurs vont armer les jeunes,
Les chasseurs vont entrer dans nos jardins !

Que reste-t-il du Grenelle de l’Environnement ? Après les autoroutes qui n’en finissent pas d’asphalter nos territoires, la spectaculaire reculade face au lobby des OGM, l’ASPAS, comme de très nombreux protecteurs de la nature, fait l’amer constat que ce très médiatique show ne sera malheureusement pas suivi de mesures concrètes. Le « Grenelle » s’annonce déjà comme une nouvelle Bérézina pour la protection de la nature, de l’environnement et du climat.

Avant même que la loi « Grenelle » ne soit présentée devant les assemblées, nombre de parlementaires s’en donnent à cœur joie pour défendre à contresens de l’urgence écologique quelques lobbies anti-environnementalistes.

Ladislas Poniatowski, chasseur invétéré et porte-parole du lobby cynégétique au Sénat, présentera le 13 mai prochain sa proposition de loi devant les sénateurs : une dixième loi chasse depuis 1994 !!!

Au rang des propositions de M. Poniatowski (et des chasseurs) quelques perles dignes d’un véritable bêtisier :

- Afin d’enrayer la chute du nombre de chasseurs, il est proposé d’alléger le coût du permis de chasse pour les très jeunes chasseurs de moins de 18 ans. Mais pour ne pas grever le budget de l’ONCFS le manque à gagner serait rattrapé par une nouvelle augmentation de la taxe sur les cigarettes !!! Les fumeurs vont ainsi financer des armes pour les jeunes.

- Les propriétaires fonciers se verraient obligés de faire réaliser un plan de tir sur leur terrain sur demande des fédérations départementales des chasseurs ! Soit la fin de la reconnaissance du droit de non-chasse qui avait valu, sur une plainte déposée par l’ASPAS, une condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

L’ASPAS en appelle au Président de la République et au ministre de l’Écologie pour qu’enfin de véritables mesures soient prises pour stopper l’érosion de la biodiversité, lutter contre le réchauffement de la planète et préserver notre environnement. Tous points qui nous ont été présentés avant et pendant le Grenelle de l’Environnement, et que nous voyons s’éloigner de plus en plus.
L’ASPAS en appelle également a un peu plus de réserve de la part des parlementaires vis-à-vis du très puissant lobby de la chasse.


Contact presse : Pierre Athanaze – Président de l’ASPAS
Tél. : 06 08 18 54 55

http://www.aspas-nature.org/

18/04/2008

Arménie - avril 2008

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http://www.yevrobatsi.org/st/item.php?r=4&id=4626

*Comment Nicolas Sarkozy écrit l'histoire de France*


                       "Passe & Present"
    Comite de Vigilance face aux Usages de l'Histoire
                          
Guy Moquet, Jaures, les colonies et tant d'autres. Nicolas Sarkozy en campagne, puis au debut de son mandat, n'a cesse d'utiliser et de brandir des references historiques. Cet usage immodere de l'histoire a alors mobilise autant de mises en scene grandiloquentes que de discours de filiation destines a dessiner les contours d'une France mythique du candidat puis du president.
   Comment voir clair dans tous ces personnages et evenements sans cesse melanges et associes les uns aux autres en dehors de tout contexte? Comment comprendre le brouillage de references qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu'a celles de la droite? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques?
    Une vingtaine d'historiens ont disseque les usages que fait de l'histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mecaniques a l'oeuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d'un roman national. Sous la forme d'un dictionnaire, un veritable parcours critique dans l'histoire de France revue et corrigee par une droite qui entend refabriquer de l'"identité nationale"...


SOMMAIRE
Affaire Dreyfus - Afrique - Maurice Barres - Marc Bloch - Léon Blum - Cascade du bois de Boulogne - Charlemagne - Choc des civilisations - Georges Clémenceau - Communautarisme - La Commune - Condorcet - Croisades  - De Gaulle, Sarkozy: une drôle d'histoire - Edit de Nantes - Esclavage dans les colonies francaises - Etat capétien - Féodalites - Jules Ferry  - Fille ainée de l'Eglise - Fin de l'histoire - La "France éternelle", un paysage de campagne? - Glieres - Victor Hugo - Jean Jaures - Jeanne d'Arc  - Claude Lévi-Strauss  - Litanie - Lumières - Lutte des classes - Lyautey - Mai 68, ou L'actualité de la mémoire - Georges Mandel - Guy Moquet - Jean Moulin - Napoléon Bonaparte - Napoléon III - Passé colonial - Pavillon de la lanterne - Repentance - Résistance - Rêve - Révolution française, révolution - Révolution française, ses "grands hommes" - Rois de France - La Terreur, terreur - Totalitarisme(s) - Verdun - Vichy


En librairie le 18 avril 2008
Collection "Passe et Present"
12*19 cm, 208 pages, 15 euros


Deja paru: Gerard Noiriel, * A quoi sert l'"identité nationale" *


http://atheles.org/editeurs/agone/


Lire le manifeste du CVUH: http://cvuh.free.fr/spip.php?article5


+++++++++++++++
Editions Agone
BP 70072
F-13192 Marseille cedex 20

11:50 Publié dans COPINAGE | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2008

Pour une société basée sur l’entraide, la coopération volontaire et la libération du désir par Bob Black

-Que sont « l’anarchisme » et « l’anarchie », qui sont les « anarchistes » ?
L’anarchisme est une idée à propos de la meilleure manière de vivre. L’anarchie est un mode de vie. L’anarchisme c’est penser que le gouvernement (l’Etat) est inutile et nuisible. L’anarchie, c’est la société sans gouvernement. Les anarchistes sont des gens qui croient en l’Anarchisme et espèrent vivre en anarchie ainsi que tout nos ancêtres l’ont fait un jour. Les personnes qui croient au gouvernement (comme les libéraux, les conservateurs, les socialistes et les fascistes) sont appelés « étatistes ».
L’anarchisme pourrait paraître négatif – mais c’est uniquement le cas contre quelque chose de précis. Les anarchistes ont en effet beaucoup d’idées positives à propos de la société sans état. Mais contrairement aux Marxistes, libéraux et conservateurs, ils ne présentent pas de plan pré-établi.

-Les anarchistes ne sont ils pas des poseurs de bombes ?

Non. Du moins pas si on les compare au gouvernement Etats-unien qui largue plus de bombe chaque jour en Irak que les anarchistes ne l’ont fait pendant les 150 années durant lesquelles ils ont été un mouvement politique. Pourquoi n’entend on jamais parler de « président terroriste » ? Quelle différence entre les bombes jetées horizontalement par les anarchistes et celles larguées verticalement par le gouvernement états-unien ?
Les anarchistes militent depuis de nombreuses années, dans beaucoup de pays, contre des gouvernements aussi bien démocratiques qu’autoritaires. Parfois, souvent dans des conditions de répression très sévères, les anarchistes ont posé des bombes. Il s’agit de situations exceptionnelles. Le cliché de « l’anarchiste poseur de bombe » a été créé de toute pièces par des journalistes et politiciens de la fin du XIXe siècle, ils n’en démordent pas aujourd’hui, alors qu’il ne s’agissait, même à l’époque, que de vulgaires exagérations.

-Est ce qu’il y a déjà eu une société anarchiste qui ait fonctionné ?

Oui, plusieurs milliers d’entre elles. Durant leurs premier million d’année, les êtres humains étaient des chasseurs-cueilleurs vivant en petits groupes égalitaires, sans hiérarchie ou autorité. Les sociétés anarchistes ont du être des réussites, sinon nous ne serions pas là. L’Etat n’a que quelques milliers d’années, c’est le temps qu’il lui aura fallu pour détruire les dernières sociétés anarchistes comme les aborigènes, les « Pygmées » ou les « San » (Bushmen).
Mais nous ne pouvons pas revenir à ce mode de vie. Presque tous les anarchistes le reconnaîtraient. Cela reste malgré tout très intéressant, même pour les anarchistes, d’étudier ces groupes, et peut être de récupérer des idées sur le fonctionnement de sociétés complètement volontaires, extrêmement individualistes et pourtant coopérative. Pour ne prendre qu’un exemple, les penseurs anarchistes et ces tribus ont souvent des méthodes très efficaces de résolution des conflits basée sur la médiation et l’arbitrage facultatif. Leurs méthodes fonctionnent mieux que notre système légal parce que la famille, les amis et les voisins des personnes en désaccord les encouragent à se réconcilier, les aident par de sympathiques et confiantes discussions à trouver une solution raisonnable au problème. Entres les années 70 et 80, de supposés experts ont essayé de transposer ces méthodes dans le système légal Etats-unien. Ces essais ont naturellement échoué et disparu, ils ne fonctionnent que dans une société libre.

Les anarchistes sont naïfs : ils pensent que la nature humaine est essentiellement bonne.

Pas vraiment. Il est vrai que les anarchistes rejettent les idées de dépravation innée et de péché originel. Ce sont des idées religieuses auxquelles plus personne ne croit. Mais les anarchistes ne pensent généralement pas non plus que la nature humaine soit bonne. Ils prennent les gens comme ils sont. Les êtres humains ne sont pas « essentiellement » quoique ce soit. Nous, qui vivons sous le capitalisme et son allié, l’Etat, ne sommes que des gens qui n’avons jamais eu la chance d’être ce que nous pourrions être.
Les anarchistes font cependant moralement appel au meilleur des gens, aussi souvent qu’ils soulignent l’intérêt personnel. L’anarchisme ne prêche pas le sacrifice, mais les anarchistes se sont bien des fois battus et ont péri pour ce en quoi ils croient. Ils croient que la propagation de leurs idées signifiera une meilleure vie pour presque tous.

Comment peut on faire confiance aux gens pour ne pas s’agresser sans l’Etat pour empêcher la criminalité ?

Si vous ne pouvez faire confiance aux gens ordinaires pour ne pas s’agresser les uns les autres, comment pouvez faire confiance à l’Etat de ne pas nous agresser tous ? Les hommes qui se retrouvent au pouvoir sont ils si généreux, si prévenants, si supérieurs à ceux qu’ils dirigent ? Moins vous serez confiant envers vos voisins, plus vous aurez de raison de devenir un anarchistes. Sous l’anarchie, le pouvoir est réduit et distribué. Tous le monde en a, mais personne n’en a beaucoup. Sous l’Etat, le pouvoir est concentré, la plupart des gens n’en ont pas du tout. Contre quelle forme de pouvoir aimeriez vous vous rebeller ?

Mais, soyons réalistes, qu’arriverait il s’il n’y avait pas de police ?

Comme l’observe l’anarchiste Allen Thornton, « Les policiers ne s’occupent pas de la protection, ils sont dans le business de la vengeance ». Oubliez Batman faisant des rondes et interrompant les criminels en pleine action. Les patrouilles de police n’empêchent pas les crimes d’être commis et ne capturent pas les criminels. Lorsque les policiers ont patrouillé secrètement et sélectivement dans les banlieues de Kansas city, le taux de criminalité est resté le même. D’autres recherches aussi intéressantes ont prouvé que les investigations, la police scientifique etc. n’avaient aucun effet sur le taux de criminalité. Mais lorsque les voisins s’organisent et surveillent leurs maisons chassant les criminels supposés, ceux ci essaient une autre banlieue surveillée uniquement par la police. Les criminels savent qu’il y a peu de danger ici.

Mais l’Etat moderne est profondément impliqué dans la régulation de la vie de tous les jours. Presque toutes les activités ont une liaison avec l’Etat.

C’est vrai. Mais quand vous y pensez, la vie de tous les jours est presque entièrement anarchiste. Personne ne rencontre jamais de policier, a moins qu’il ne vous dresse une contravention. Les arrangements et la compréhension prévalent presque partout. Comme l’écrivait l’anarchiste Rudolph Rocker : « le fait est que même sous le pire despotisme les relations entre la plupart des gens sont régies par l’arrangement libre et la coopération solidaire, sans lesquelles aucune vie sociale n’est possible ».
La vie familiale, acheter et vendre, l’amitié, la dévotion, le sexe et les loisirs sont anarchistes. Même sur leur lieu de travail, que la plupart des anarchistes considèrent comme aussi coercitive que l’Etat, les travailleurs coopèrent, indépendamment des patrons, pour réduire le travail et pour l’accomplir. Certaines personnes prétendent que l’anarchie ne fonctionne pas, mais c’est presque la seule chose qui fonctionne ! L’Etat repose, difficilement, sur des fondations anarchistes, et l’économie en fait de même.

Et la Culture?

L’anarchisme a toujours attiré de généreux et créatifs esprits qui ont su enrichir notre culture. On considère comme poètes anarchistes Percy Bysshe Shelley, William Blake, Arthur Rimbaud et Lawrence Ferlinghetti. Les plus connus des écrivains anarchistes sont Henry David Thoreau et, au 20eme siècle, l’anarchiste catholique Dorothy Day, Paul Goodman, et Alex Comfort (auteur de : la joie du sexe). Les enseignants anarchistes renommés comprennent : le linguiste Noam Chomsky, l’historien Howard Zinn, et les anthropologues A.R. Radcliffe-Brown et Pierre Clastres. En termes de littérature, les célébrités sont trop nombreuses pour être énumérées, mais on compte Léon Tolstoï, Oscar Wilde, et Mary Shelley (auteur de Frankenstein). Gustav Courbet, Georges Seurat, Camille Pissarro, and Jackson Pollock sont autant de peintres anarchistes. On trouve aussi beaucoup de musiciens : John Cage, John Lennon, le groupe CRASS, etc.

En supposant que vous ayez raison, que l’anarchie soit un meilleur mode de vie que celui que nous avons aujourd’hui, comment pourrions nous passer outre l’Etat s’il est aussi puissant et opprimant que vous le prétendez ?

Les Anarchistes ont toujours pensé à cette question. Ils n’existe pas de réponse facile. En Espagne, il y avait un million d’anarchistes en 1936 quand les militaires ont lancé leur coup d’Etat, ils ont combattu les fascistes en même temps qu’ils aidaient les ouvriers à prendre le contrôle des usines et les paysans à organiser des collectivités dans les campagnes. D’autres anarchistes ont fait de même en Ukraine, entre 1918 et 1920, où ils devaient combattre de concert les Tsaristes et les communistes. Mais ce n’est pas ainsi que nous détruirons le système mondial au 21eme siècle.
Prenons les révolutions qui ont débarrassé l’Europe de l’Est du communisme. Il y a eu beaucoup de violence et de morts, plus dans certains pays que dans d’autres. Mais ce qui a abattu les politiciens, les bureaucrates, les généraux- le même ennemi que le notre- fut le refus de travailler ou de faire quoique ce soit pour un système pourri, de la majorité de la population. Qu’auraient pu faire les commissaires du peuples à Moscou ou Varsovie ? Se lâcher eux-même des bombes H ? Exterminer les ouvriers qui les nourrissaient ?
La majorité des anarchistes croient fermement que ce qu’ils appellent la « grève générale » aurait un grand rôle à jouer dans l’effritement de l’Etat. Ce serait un refus collectif du travail.

Si vous êtes contre toute forme de gouvernement, vous devez être contre la démocratie ?

Si démocratie signifie que les gens contrôlent leurs propres vie, alors tous les anarchistes seraient, comme les appelait l’anarchiste Benjamin Tucker, « unterrified Jeffersonian democrats » : ils seraient les seuls vrais démocrates. Mais ce n’est pas ça, la démocratie. Dans la vie réelle, une partie des gens (en amerique, c’est toujours une minorité) élit une poignée de politiciens qui contrôlent nos vies en votant des lois et en utilisant des bureaucrates non-élus et la police pour se renforcer, que la majorité le veuille ou non.
Comme le philosophe Français JJ Rousseau (qui n’était pas anarchiste) l’écrivit un jour, en démocratie, les gens ne sont libre qu’au moment du vote, le reste du temps ils sont esclaves du gouvernement. Les politiques en place et les bureaucrates sont souvent sous l’influence d’énormes transactions et généralement de groupes de pression. Tous le monde sait ça. Mais certains restent silencieux car ils en tirent bénéfice. Beaucoup d’autres sont silencieux parce qu’ils savent qu’il n’y a rien de bon dans la protestation et qu’ils seraient appelés « extrémistes » ou pire, « anarchistes ! » s’ils parlaient des choses comme elles sont.

Mais si vous n’élisez pas d’officiels pour prendre les décisions, qui les prend? Vous ne me ferez pas croire que chacun ferait ce qu’il lui plait sans droit de regard des autres ?

Les anarchistes ont beaucoup d’idées à propos de la prise de décisions dans une société vraiment volontaire et coopérative. La plupart croient qu’une telle société devrait se baser sur des communautés suffisamment petites pour que les gens se connaissent, ou au moins partagent familles, amitié, opinions et intérêts avec tous les autres.
Et comme ce sont des communautés locales, les gens partageraient aussi une connaissance de leur groupe et de leur environnement. Ils savent qu’ils devront vivre avec les conséquences de leurs décisions. Contrairement aux politiciens ou bureaucrates qui décident pour les autres.
Les anarchistes croient que les décisions devraient toujours être prises au plus bas niveau possible. Tout choix, que les individus peuvent faire pour eux mêmes, sans interférer avec le choix de qui que ce soit d’autre, doit leur appartenir. Toute décision prise en petit groupe (famille, congrégations religieuse, collègues…) est la leur et ne devrait pas interférer avec celle des autres. Les décisions à l’impact important, si tous le monde est concerné par elles, donneraient lieu à une assemblée de la communauté.
Cette assemblée n’est cependant pas un pouvoir législatif. Personne n’est élu. Tous peuvent en faire partie. Les gens parlent pour eux même. Mais comme ils parlent de problèmes particuliers, les gens sont conscients que pour eux, gagner n’est pas « la seule chose qui compte ».
Ils veulent que tous gagnent. Ils apprécient l’amitié de leurs voisins. Ils commencent par essayer de réduire les incompréhensions et clarifier les problèmes. C’est souvent suffisant pour tomber d’accord. Sinon, ils cherchent un compromis, qui, en général, fonctionne. Si ce n’est pas le cas, l’assemblée reporterait le problème afin que toute la communauté puisse y réfléchir, si ce n’est pas quelque chose qui requiert une décision immédiate. Si cela échouait encore, la communauté chercherait comment la majorité et la minorité pourraient temporairement se séparer, chaque groupe vivant selon son choix.
Si les deux groupes étaient irréconciliables, la minorité aurait deux choix. Ils pourraient s’aligner sur la majorité car l’harmonie de la communauté serait plus importante que ce problème. Peut être la majorité peut elle être conciliante avec la minorité sur une autre décision. Si toutes ces méthodes échouent également, et si le problème est si important pour la minorité, elle peut alors former sa propre communauté, comme l’ont fait plusieurs états Etats-uniens (Connecticut, Rhode Island, Vermont, Kentucky, Maine, Utah, West Virginia, etc.).
Si leur sécession n’est pas un argument envers l’étatisme, alors c’est un argument contre l’anarchie. Ce n’est pas un échec pour l’anarchie car la nouvelle communauté recréerait sa propre anarchie. L’anarchie n’est pas un système parfait, il est juste meilleur que les autres.

Mais nous ne pouvons satisfaire tous nos besoins ou nos envies au niveau local.

Peut être pas tous, mais il existe des preuves archéologiques de commerce sur des longues distances, plusieurs milliers de kilomètres, à travers l’Europe préhistorique et anarchiste. Les sociétés anarchistes primitives étudiées par les anthropologues durant le 20eme siècle, comme les San chasseurs cueilleurs, ont montré ce genre de commerces, mais de façon individuelle. La pratique de l’anarchie n’a jamais dépendu de la capacité à se suffire à soi même. Mais beaucoup d’anarchistes récents ont soutenu que les communautés et régions devraient l’être le plus possible afin de ne pas dépendre de lointaines et impersonnels tractations.
Même avec notre technologie récente, qui a souvent été créée pour élargir les marchés et détruire l’autosuffisance, à un niveau local, l’autosuffisance est bien plus possible que ce que les gouvernements et compagnies ne le voudraient.

On peut citer « le chaos » comme une définition de l’anarchie. N’est ce pas ce que serait justement l’anarchie ?

Pierre-Joseph Proudhon, qui fut le premier à se définir lui même comme anarchiste, a écrit que « la liberté est la mère et non la fille de l’ordre. » L’ordre anarchiste est supérieur à celui de l’Etat/de la force, car ce n’est pas un système de lois coercitives, c’est simplement expliquer comment des communautés de gens qui se connaissent peuvent vivre ensemble. Cet ordre est basé sur le consentement et le sens communs.

Quand a été formulé la philosophie de l’anarchisme ?

Certains anarchistes pensent que les idées anarchistes ont été exprimées par Diogène, le cynique en Grèce antique, par Lao Tseu en chine et par certain mystiques médiévaux ou encore durant la guerre civile anglaise du 17eme siècle. Mais l’anarchisme moderne commence avec « justice politique » de William Godwin, publié en Angleterre en 1793. Il fut ensuite ravivé en France avec Pierre-Joseph Proudhon autour de 1840 (qu’est ce que la propriété ?) qui a inspiré un mouvement anarchiste chez les ouvriers Français. Max Stirner mets en lumière l’individualisme, valeur basique de l’anarchisme, à travers « l’Ego » et « Le sien ». Un Etats-unien, Josiah Warren, est arrivé indépendamment aux mêmes conclusions au même moment et a ainsi influencé un mouvement sur une très grande échelle pour créer des communautés utopistes. Les idées anarchistes ont ensuite été développées par le brillant Michael Bakounine, révolutionnaire Russe, ainsi que par l’enseignant Russe Peter Kropotkine. Les anarchistes espèrent que leurs idées continuent de se développer dans un monde en plein changement.

Toutes ces histoires de révolution ressemblent beaucoup au communisme dont plus personne ne veux.

Les anarchistes et les Marxistes sont ennemis depuis les années 1860. Certes ils ont parfois coopéré face à des ennemis communs comme les tsaristes durant la révolution Russe ou les fascistes Espagnols pendant la guerre civile d’Espagne, mais les communistes ont toujours trahis les anarchistes. De Marx à Staline, les marxistes ont toujours dénoncé l’anarchisme.
Certains anarchistes, disciples de Kropotkine, s’appellent eux mêmes « communistes »- pas Communistes. Mais ils opposent un communisme libre venant de tous, fait d’un partage volontaire des terres, de travail dans des communautés locales où les gens se connaissent au Communisme imposé par la force par l’Etat, nationalisant les terres et les unités de production, reniant toute autonomie locale et réduisant les ouvriers à être employés de l’Etat. Comment ces deux systèmes pourraient ils être plus différent ?
Les anarchistes se sont félicités et ont en fait participé à la chute du Communisme Européen. Certains anarchiste étrangers ont aidé les dissidents du bloc de l’Est – alors que le gouvernement US ne le faisait pas- durant de nombreuses années. Les anarchistes sont maintenant actifs dans tous les anciens pays communistes.
La chute du communisme a sans aucun doute discrédité la plupart de la gauche états-unienne, mais pas les anarchistes, dont beaucoup ne se considèrent pas de gauche d’ailleurs. Les anarchistes ont existé bien avant le marxisme et nous sommes toujours là.

Les anarchistes ne revendiquent-ils pas le recours à la violence ?

Les anarchistes sont loin d’être aussi violent que les démocrates, les républicains, les libéraux ou les conservateurs. Ces gens là ne semblent pas violents uniquement parce qu’ils se servent de l’Etat pour faire le sale boulot – pour être violent pour eux. Mais la violence reste la violence. Porter un uniforme ou agiter un drapeau ne change rien. L’Etat est violent par définition. Sans usage de violence à l’encontre de tous nos ancêtres, il n’y aurait aucun Etat aujourd’hui. Certains anarchistes recommandent le recours à la violence, mais l’Etat lui y a recours tous les jours.
Certains anarchistes, dans la mouvance de Tolstoï, sont pacifistes et non violents par principe. Un petit nombre d’anarchistes croient en une offensive armée contre l’Etat. La plupart des anarchistes croient en l’autodéfense et accepteraient un certain niveau de violence dans un contexte révolutionnaire.
Le problème n’est pas vraiment violence contre non-violence. Le problème c’est l’action directe. Les anarchistes croient que les gens, tous les gens, devraient tenir leur destin dans leurs mains, individuellement ou collectivement, que ce soit légal ou non et que cela implique l’usage de la force ou non.

Quelle est exactement la structure sociale d’une société anarchiste ?

La plupart des anarchistes n’en sont pas « exactement » surs. Le monde sera un endroit extrêmement différent quand les gouvernement auront été abolis. Les anarchistes ne font généralement pas de « mode d’emploi » mais ils proposent quelques principes destinés à nous guider. Ils disent que l’entraide mutuelle- coopération plutôt que compétition- est la base de la vie sociale.
Ils sont des individus dans le sens où ils pensent que la société existe pour le bien des individus, pas l’inverse. Ils encouragent la décentralisation, ce qui signifie que les fondations des communautés seraient faites au niveau local, des communautés « face à face ». Elles pourraient ensuite se fédérer- à travers des relations d’entraide- mais seulement pour coordonner des activités qui ne peuvent être exécutées au niveau local. La décentralisation anarchiste inverse la hiérarchie existante. De nos jours, plus le gouvernement est situé à un haut niveau, plus il en tire du pouvoir. Sous l’anarchie les hauts niveaux ne sont absolument pas des gouvernements. Ils n’ont aucun pouvoir coercitif, et plus on monte, moins on leur délègue de responsabilités.
Les anarchistes sont cependant conscient du risque que ces fédérations ne deviennent bureaucratiques et étatiques. Nous sommes des utopistes mais nous sommes aussi réalistes. Nous devrons surveiller de près ces fédérations. Comme l’écrit Thomas Jefferson, « l’éternelle vigilance est le prix de la liberté »

Un dernier mot ?

Winston Churchill, un politicien alcoolique et criminel de guerre anglais a écrit un jour que « la démocratie est le pire des systèmes de gouvernements, excepté tous les autres. » L’anarchie est le pire système social, excepté tous les autres. Toutes les civilisations (à société étatique) se sont effondrées et ont été remplacée par des sociétés anarchistes. L’étatisme social est naturellement instable. Tôt ou tard, nos sociétés s’effondreront aussi. Il n’est pas trop tôt pour réfléchir à ce qui pourrait les remplacer. Les anarchistes y pensent depuis 200 ans. Nous avons un départ. Nous vous invitons à explorer nos idées et de nous rejoindre pour essayer de construire un monde meilleur.

Bob Black

Texte publié en anglais par Anarchy, traduit par Flugute.

Mis en ligne par Flugute, le Samedi 8 Décembre 2007, 22:52 dans la rubrique "Pour comprendre".
ça mérite réflexion non ?

15/04/2008

mgversion2>datura n°61

vous allez pouvoir découvrir le 61ème opus de mgversion2>datura à avec de nombreux auteurs dont Jan
Oskar Hansen, Cathy Garcia, Pierre Guéry et d'autres, dont un nouveau venu dans la maison: Christophe Siébert.
Rendez-vous dès maintenant sur  http://mgversion2.free.fr/mg61/mgv2_61index.html

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14/04/2008

Le dernier livre de Marc Sastre est sorti

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Vous trouverez des extraits sur le site:
http://marcsastre.wordpress.com/1-a-defaut-de-martyrs/
Pour ceux que ça intéresse, et je vous conseille fortement de vous y intéresser, c'est disponible sur Toulouse aux 
librairies Ombre Blanche, La Renaissance.
Peut se commander également dans n'importe quelle librairie. (prix 12 e)

13:32 Publié dans COPINAGE | Lien permanent | Commentaires (0)

Un poème de CE Andersen

Après 15 mois d'inactivité forcée par sa maladie, Christian Erwin Andersen reprend du poil de sa plume :




Je ponds
les dernières larves noires de ma vie
dans la pestilence d’un asile urbain
et forme le vœux qu’elles y prolifèrent
 
si je vous les annonce
c'est que je suis bon bougre
un facteur triste pourrait vous les porter
franco de port et sans préavis
 
par le crachoir pour tuberculeux
qui me tient lieu ici de portevoix
j’en dis l’interminable litanie
elles remuent dans ma gorge
se bousculent dans ma bouche
et piétinent mes lèvres

nées les fers aux pieds
elles ont traversé ma vie
laissant pour seule trace
une traînée sanglante

comprenant leur impatience
je les libère enfin
la noire marée moutonnante
va fondre sur la ville
 
 
 
 
2.               Faut pas rêver
 
 
A marée montante
les rêves
ont les poches pleines
 
à l'étalle
ils ont du sang
sous les ongles
 
les rêves sont dangereux
pour un nuage qui passe
ils vous égorgeraient
 
ils ont
la folie furieuse
 


 
3.
 
Tu ne pouvais deviner qu'elle vivait là
cachée sous ton coude
dans l'angle mort du jeu
ni imaginer
qu'à deux doigts à peine de la main
elle te narguerait
présentant à tes lèvres
en même temps qu'à tes yeux
l'absinthe et le sucre qui les exaltent
la flamme bleue et sa banquise d'ouate
qui font nos masques sembler au néant
 
Cela
tu n'aurais pu le croire
que parfois se faufilant
entre deux portes la nuit
de grands yeux aux longs cils d'or
te  visitent viennent et reviennent
elle est nue venue pour te séduire
elle pose un doigt impérieux
sur tes lèvres
t'intime l'ordre de te taire
de la suivre
et tu trébuches tu obéis c'est l'erreur



dieudeux@yahoo.fr

 

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10/04/2008

Urgence pour Melissa Patiño, Pérou

Melissa Patiño accusée de « terrorisme » pour le « péché » de Poésie

Demande urgente de signatures pour sa liberté
(En bas, lettre au Président du Pérou et signatures)
 
La poète Melissa Patiño Hinostroza (20 ans) a été arrêtée et accusée de « terrorisme »
au Pérou.
Son « péché » : avoir participé en tant que promoteur culturel à une rencontre politique de Coordinatrice Continentale Bolivarienne, qui a eu lieu à Quito, Équateur.
Elle appartient au groupe culturel « Cercle du Sud », dont la tâche est d'organiser récitals de poésie à Lima. Melissa prend part aussi à la production d'une émission de radio ; Elle étudie à l'Université.
Son « péché » : être poète, aimer la vie, aimer autrui, aimer un monde juste.
Melissa fut arrêtée par la police péruvienne, lors de son retour au Pérou. La télévision l'a montré ainsi qu'une « terroriste » qui « voulait saboter les sommets de chefs d'État que prépare le Pérou »
Le Président du Pérou, Alan García, ne fait rien d'autre qu'être à genoux face à George W. Bush et sa politique perverse du « terrorisme préventif ».
Melissa est poète, innocente de toute innocence. Elle n'a pas même fait acte de militantisme. 
Elle écrit.
Amis, la vie de Melissa est en sérieux danger !
Il faut agir sur-le-champ.

http://fr.search.yahoo.com/search?p=Melissa+Pati%C3%B1o&ei=UTF-8&fr=moz2
 
Le P.E.N. Club du Pérou, toutes les personnes concernées par les droits de l'homme et ce, d'où qu'ils soient, de même que la famille Patiño, essayent d'aider  notre poète.
Mais elle a besoin de nous ! L'aide internationale est indispensable.
Je vous prie de bien vouloir signer cette lettre aussi vite que possible.
Pour adhérer à la liberté de Melissa Patiño, emprisonnée par le Régime du Pérou, vous devez me faire parvenir un mail à :
 
castello.cristina@gmail.com en complétant les données suivantes :
Prénom, Nom
Activité
Ville
Pays
 
Merci,
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com
-------------------------------------------
Lima, Perú,  2 abril del 2008

Docteur
ALAN GARCÍA PEREZ,
Président constitutionnel de la République du Pérou,
 
Affaire : Nous demandons la liberté immédiate de Melissa Patiño Hinostroza, emprisonnée injustement dans le pénitencier de Sainte Mónica.
De par notre plus grande considération, Monsieur le Président :
Il est très probable qu'étant donné vos multiples tâches et préoccupations en tant que dirigeant, l'affaire qui motive la présente lettre ne soit pas arrivée à votre connaissance, jusqu'à présent, et, peut-être est-ce pour cela aussi, que vous n'y aurez pas accordé plus de signification ou d'importance que cette situation impose.
 Pour nous, Monsieur le Président, elle est d'une urgence suprême. C'est pour cette raison qu'avec tout le respect que nous vous portons, nous nous permettons de nous adresser à vous.
 
Une jeune femme, âgée d’à peine vingt ans, étudiante d'administration de l'Université Nationale, la plus grande de San Cadre, membre d'un groupe culturel qui, entre autres activités, organise des récitals dans le cône sud Lima, et, pour excédent de « malheurs », poète ;
C'était il y a quelques semaines, arrêtée et, aujourd'hui, elle se trouve internée dans ce centre pénitentiaire de sûreté maximale (la Sainte Mónica de Chorrillos), non comme s'il s'agissait d'une délinquante commune, qu'elle n'est seulement pas, mais sous le soupçon infâme d'une chose totalement étrangère à elle, celui de « terroriste » !
Son « péché » : avoir assisté à une activité publique et légitime effectuée dans le voisin pays de l'Équateur.
. Pour avoir dans une représentation de son cercle culturel, en remplaçant — à la dernière heure — le directeur du programme radial qu'elle transmet dans son quartier.
Son délit : être revenu dans un véhicule de transport public, dans lequel voyageaient aussi des personnes auxquelles les policiers « attribuent des liens avec un groupe subversif ». La situation de la poète Melissa est kafkaïenne, c'est-à-dire absurde, insolite, injuste, ironique.
 
Non seulement nous préoccupe ce fait, Monsieur le Président, mais plus encore, il nous répugne.
Melissa Patiño Hinostroza (on appelle ainsi l'étudiant, presque adolescente encore, qui pourrait être une de ses filles), nous allons le dire avec clarté :
Elle n'est pas impliquée dans quelque chose qui pourrait engendrer un souci et, plus encore, un danger pour l'état. Est-ce un impair blâmable et réprouvable : elle étudie, écrit, favorise culture et rêve.
Rien de plus. Tout ceci est-il estimé comme dangereux Monsieur le Président ?
Nous ne considérons pas raisonnable et encore moins admissible que dans un pays démocratique et civilisé l'exercice de ce qui serait persécution mue par une sorte de paranoïa, puisse acquérir un droit de citoyenneté et de légitimité.
 
Ce qui arrive à Melissa nous blesse comme poètes, artistes, intellectuels, professionnels, êtres pensants et critiques. Cette situation nous frappe comme des Péruviens, comme personnes. Nous sentons et sommes sûrs qu'il s'agit d'un attentat flagrant des droits de l'homme. Mais, de plus, nous comprenons qu'elle fait mal à la dignité des créateurs, qui pensent, à ce dont ils rêvent ; qu’ils aspirent à un meilleur monde pour tous.
 
Par cette raison, Monsieur le Président, nous osons exprimer ici notre solidarité absolue avec cette jeune poète, étudiante et promotrice culturelle Melissa Patiño Hinostroza, injustement enfermée dans une prison de notre pays. Non seulement par le droit que les lois peuvent nous octroyer, nous le faisons par la faculté et l'arbitre que le sens commun et l'intelligence nous prodiguent.
 
Il faut lui s'engager sur notre patrie, monsieur le Président - nous l'invoquons respectueusement — Une raison de plus pour penser qu'il y a encore de l'espoir ; que des erreurs soient commises, mais qu'à temps puisse s'appliquer l'équité ; que la raison, que le bon jugement régit l'exercice du pouvoir sans les émouvoir. Convenons, Monsieur le Président, que la liberté est sacrée et que la jeunesse — de Melissa Patiño et de tous — nous inspire de bons sentiments et non de la perversion.
Que ce mois, qui est celui des Lettres, soit aussi celui de l'intelligence, de la beauté et la liberté.
 
Nous sollicitons de votre part, de mettre une attention à ce cas, qu’il n'est ni minuscule ni peu important. Et, s'il vous plaît, indiquez à ceux avec qui elle communique, que les autorités et les fonctionnaires qui ont à voir avec le sujet de sa liberté, évalueront au plus tôt avec pondération, lucidité, justice et célérité, la situation du poète citée. Et que sans perte de temps, soit ordonnée sa libération, qui la délivre, parce que c'est son droit et qu'elle ne mérite pas ce déshonneur traumatique.
 
 
Le plus grave délit est d'avoir retiré la liberté à Melissa Patiño Hinostroza, une jeune poète une Péruvienne, une citoyenne de notre patrie.
 
Une geôlière tend des clefs innombrables, / si tu étais ici,
si tu voyais même/ quelle heure ce sont ces quatre murs. / Avec celles-ci nous serions avec celui-là, les deux, / plus deux que jamais. Et ni tu ne pleureras, / dis, libératrice !  (César Vallejo).
 

08/04/2008

Salines, par Nathalie Riera

Au cœur de La Grande Saline

 

avec Cathy Garcia

 

 

Quand les longs doigts du rêve

 

pénètrent le réel

 

le frottement crée

 

des étincelles

 

des jouissances qui flambent

 

comme des allumettes

 

 

(…)

 

 

profite, profite

 

des souffles ultimes

 

petite sœur

 

et ne joue pas avec les allumettes

 

 

mais il fait froid aujourd’hui

 

le monde est froid

 

 

 

 

Avec Cathy Garcia la poésie se passe de fioritures, mais pas des plaies de l’animal et de l’humain dont nous sommes investis. Dans le recueil Salines, qui précède Ombromanies, pas de discours dans les poèmes, mais plutôt l’énergie féroce, le désir intense à vouloir nous écorcher vif, et nous dépouiller à la manière d’un peintre qui dépossède ses modèles, les spolie de leurs faux-semblants. Alors le poème ne nous est plus étranger, parce qu’il nous ressemble, profondément, activement, et parfois monstrueusement. En poésie, la férocité est indispensable, et chez Cathy Garcia cela semble être de première nécessité.

 

 

 

Dans le désordonné de nos amours se mêlent les fleurs du cœur aux fortes exhalaisons. C’est le printemps et l’été des corps, l’amour acclamé dans son éclat de sel, sa portée musicale en fièvre, mais les saisons se refroidissent vite, et lorsque tout pourrait nous sembler paisible, il en est absolument rien : pour Cathy Garcia, il s’agit plutôt de « balafrer la plénitude », « laisser jaillir//la fontaine de vivre », et ne cesser d’épargner à l’amour des odeurs de parjure, ainsi que

 

 

le sinistre sérieux

 

de nos serments théâtraux

 

la camisole du manque

 

nos angoisses toxiques

 

 

 

Chez la Grande Saline , l’amour nous invite à ses danses et ses rythmes de nomades, mais tôt ou tard l’amour s’en va sans regret rejoindre les eaux profondes et  leurs « algues amnésiques » ; s’en va  naviguer l’amour comme pour retrouver son feu, l’entretenir, et nous ravir des jouissances qu’il procure, comme pour recommencer « le geste toujours neuf», la grande fraîcheur d’aimer.

 

Chez la Grande Saline , ce qui est mot, ce qui est geste, ce qui est avoir peur, ce qui est rire « sans savoir pourquoi », ce qui est sel, épice, sang, langue, sève … ne cessent de cafouiller des « je t’aime », profondément, activement, et parfois sauvagement. 

 

Jean-Marie Magnan, au sujet de Picasso, écrivait : « C’est un lieu commun assez mesquin que d’affirmer qu’un créateur ne ressemble pas à sa création ». Dans le débordement de l’amour, Cathy Garcia nous dit le désastre qui est le sien qui est le nôtre, sa hantise qui est la sienne qui est la nôtre, sa démesure de femme « Unique Multiple », et en même temps sa grande déception à errer à la même rive maligne, où l’horrible et le minable nous serrent la gorge :

 

 

Se mettre à l’abri

 

en hauteur

 

ne pas se prendre

 

le plein fouet

 

le versant nu de nos extrêmes

 

fragilités

 

 

Chercher l’autre rive

 

des yeux seulement

 

paysages projetés

 

crachés au visage

 

 

Chez elle, le crépuscule n’est pas en chute libre, mais « en chute froide ».  Et que peut le poète contre ça ? à part ne pas l’ignorer, à part ne rien attendre. C’est le crépuscule qui floue la soie de l’âme, la soif des chiennes, et leur extirpe le soleil.

 

La solitude lui est-elle « un feu//à la langue exaspérante », la solitude est action, où écrire nous enracine, nous déterre, arrache, sarcle, déporte, éloigne. Gratitude de la solitude. Ingratitude de l’aveu. Peu importe. Il n’y a pas forcément de l’altruisme dans la lumière. Seulement de la buée sur les mots. Et puis de l’écume et du sel. Et puis du venin et de la lie comme excrétions contre toutes les mascarades, les violations, les reniements.

 

 

 

Le futur recommence au ras du sol

Claude Esteban

 

 

Nathalie Riera

Une étape dans la clairière du 8 avril

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com

 

Survie Info n° 31. Spécial "Moi(s) contre la Françafrique"(7 Avril - 13 Mai 2008)

Survie lance aujourd'hui son "Moi(s) contre la Françafrique" qui se déroulera du 7 avril au 13 mai.

En 1958, l’instauration de la Vème République par le général de Gaulle (rappelé au pouvoir en pleine guerre d’Algérie) coïncide avec la mise en place de la Françafrique, devenue en quelque sorte consubstantielle d’une République qui s’attachera, jusqu’aujourd’hui encore, à garder une haute main sur les pays africains et leurs ressources naturelles.
La stigmatisation des 50 ans de cette politique, non démocratique, est pour nous l’occasion d’appeler à un changement réel et à une véritable rupture dans ces pratiques par un assainissement des relations franco-africaines. C
onférences-débat, projections, manifestations, concerts, sont organisés un peu partout en France au cours du "Mois contre la Françafrique" grâce à la vingtaine de groupes locaux de Survie, mobilisant ainsi plusieurs centaines de militants et interpellant quelques milliers de citoyens.

Pour retrouvez les évènements consultez l’agenda ci dessous et sur http://survie-france.org/article.php3?id_article=1142

Téléchargez le dossier de presse : http://survie-france.org/IMG/pdf/DossPresse_Moi_s_Francaf...

1958-2008 : 50 ans de République Françafricaine. Communiqué de Survie du 7 avril 2008
Aujourd’hui, 7 avril 2008, on commémore le douloureux 14ème anniversaire du début du génocide des Tutsi au Rwanda qui, du 7 avril au 4 juillet 1994 a fait environ 1 million de victimes. Ce plan machiavélique d’extermination d’individus pour le simple fait d’être « tutsi » (ou pour s’être opposés à cette extermination) a été mis en œuvre grâce au soutien politique, diplomatique, militaire et financier que la France a apporté au régime d’apartheid de Juvénal Habyarimana dans un premier temps, puis aux génocidaires pendant et après le génocide lui-même. Lire le communiqué : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1147 

Découvrez POMP'AFRIC le nouveau t-shirt de l'association : http://survie-france.org/article.php3?id_article=671

A l'occasion de "Mois", Survie lance une campagne promotionnelle d'adhésion : "1 adhésion à partir de 25 euros = 1 Livre blanc offert". Alors profitez-en. Offre valable jusqu'au 1er juin : Téléchargez le bulletin d'adhésion : http://survie-france.org/article.php3?id_article=13
Présentation du Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente sur : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1062

Actualité

21 mars 2008. Eviction de J.M. Bockel. La Françafrique, on l’aime ou on la ferme. Communiqué de Survie
Le dessaisissement de Jean-Marie Bockel du portefeuille de Secrétaire d’Etat à la Coopération, dans le cadre du remaniement ministériel post-municipales, est une véritable sanction à l’encontre de celui qui avait annoncé en janvier dernier vouloir « signer l’acte de décès de la Françafrique ». Dans une dépêche de l’AFP du 19 mars, un ministre affirmait qu’il n’excluait pas « qu’il y ait eu des pressions, notamment d’Omar Bongo (président du Gabon), pour faire partir Bockel du Quai d’Orsay », ce que confirmait une source proche du pouvoir gabonais : « Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération ». Lire le communiquéhttp://survie-france.org/article.php3?id_article=1132

11 mars 2008. Demande de création d’une Commission d’enquête parlementaire sur le rôle de la France au Tchad. Courrier de Acat-France, Survie, Secours catholique, Réseau Foi et Justice, groupe Afrique d’ATTAC, Cédétim/Ipam, Peuples solidaires, Mouvement de la paix.
Téléchargez le courrier : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1121

A lire
Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 168 (Avril 2008)
Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
Edito : L’homme africain et les Droits de l’homme
Du 24 au 28 février, plusieurs villes du Cameroun, notamment Douala et la capitale Yaoundé, ont été le théâtre d’émeutes généralisées, réprimées de façon brutale et sanglante, faisant au bas mot une centaine de morts, selon l’Association des chrétiens contre la torture (ACAT) à Douala. Un dirigeant associatif connu, Jacques Tiwa, a été froidement abattu. En France, il y a eu quelques articles dans la presse écrite et sur le net mais rien sur les grandes chaînes de la télé, aucun commentaire de la classe politique. Une manifestation des Camerounais de la diaspora à Paris a été ignorée des médias. Une déclaration de l’opposition en exil réclamant une commission d’enquête de l’ONU n’est relayée nulle part.
Lire la suite : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1143
S’abonner à Billets d'Afrique : http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=65

Agenda du "Mois"

Retrouvez le programme complet du "Moi(s) contre la Françafrique" ville par ville : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1142

Avignon

Mercredi 16 avril projection-débat sur la situation au Niger autour du film Arlit deuxième Paris avec Moussa Tchangari d’Alternative Niger à la Maison Alternative et Solidaire

Besançon

mardi 8 avril Conférence-débat "Paradis fiscaux, enfer mondial"
mardi 6 mai Conférence "Nicolas Sarkozy : la Françafrique décomplexée ?"
mardi 13 mai Projection débat "L’or du Mali"

Drôme (26)

samedi 12 avril à Montélimar Stand Survie sur un forum d’association de solidarité international organisé par le Collectif Mozaïque
samedi 19 avril à Romans (salle à préciser) Résistances Africaines au Niger avec Moussa Tchangari et Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (Commission de recherche independante sur la radioactivité) qui a fait des analyses sur le site d’extraction d’AREVA au Nord Niger, en partenariat avec une association locale (Aghir In man)
vendredi 25 avril à Dieulefit Soirée sur le génocide du Rwanda, organisée par le collectif citoyen de Dieulefit. Projection du film Tuez-les tous et témoignage de rescapés rwandais du génocide

Grenoble

du mardi 18 mars au jeudi 17 avril Exposition : le génocide rwandais et les responsabilités françaises
lundi 7 avril Conférence "La France au Rwanda"
mardi 8 avril Conférence "Sarkozy ou la Françafrique décomplexée"

Ile de France

lundi 7 avril 14ème Commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda
jeudi 10 avril Soirée de lancement du Moi(s) contre la Françafrique à Paris
samedi 12 avril Après midi conférences et concerts "Les pilleurs de l’Afrique"
Samedi 12 avril de 17h - 18h dans le cadre de "l’Afrique à Bezons" du 11 au 13 avril, Conférence débat "Relations France Afrique : rupture ou pas rupture ?" avec Odile Biyidi présidente de l’association Survie France et Kofi Yamgnane homme politique franco-togolais
lundi 14 avril Conférence "Djibouti entre tourmente et Françafrique"
mercredi 16 avril Conférence "Du racisme français"
jeudi 17 avril Jeudis Africains. Soirée autour de la situation au Niger
jeudi 24 avril Jeudis Africains. Soirée Noir Canada

Lille

mercredi 23 avril Conférence-débat "Tchad, Darfour, Centrafrique. Quelle politique pour la France ?"

Lyon

mercredi 9 avril Conférence "Bolloré, un pouvoir africain..." à Lyon

Midi Pyrénées

Montauban

mardi 6 mai Concert Tiken Jah Kakoly

Toulouse

samedi 19 avril à partir de 17H00 14ème commémoration du génocide des Tutsi
mercredi 30 avril Conférence "Nicolas Sarkozy : la Françafrique décomplexée ?"
mardi 6 mai Projection-débat autour du film "La voie est libre" de Vincent Munié
mercredi 13 mai à la librairie Terra Nova, projection de « Génocidé » de S. Valentin en compagnie du réalisateur puis témoignages et rencontre avec des rwandais autour du témoignage de Révérien Rurangwa

Perpignan

mardi 22 avril Projection débat "Du pillage au pilonnage" et sur la situation au Niger

Rennes

vendredi 25 avril Conférence débat "l’exploitation de l’uranium du Niger par Areva"

Saint Brieuc (lieu à confirmer)

jeudi 24 avril Conférence "les médias et la liberté de la presse" au Niger

Saint Julien en Genevois(74)

mercredi 23 avril Conférence "Du racisme Français"


_________
Survie est une association (loi 1901) qui milite pour l'assainissement des relations franco-africaines et contre la banalisation du génocide. Elle est aussi engagée en faveur de l'accès de tous aux biens fondamentaux, au Nord comme au Sud. www.survie-france.org

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05/04/2008

Think TIBET par JL Millet

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http://www.zen-evasion.com/

 

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tableau de JL Millet

1637208532.jpg

Un grand Torii bleu  

posé sur fond de couchant  

est-ce bien normal ?

profitez-en pour aller voir son site et tout particulièrement là :

http://www.zen-evasion.com/vers%20libres/crimes.htm

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04/04/2008

non à l'expulsion d'Elisabeth

Refusons l'expulsion d'Elisabeth!!


Une ressortissante béninoise en voie d'expulsion après le décès de son conjoint français.


Elisabeth, resssortissante béninoise, se marie avec Claude, ressortissant français le 16 octobre 2005 et obtient un titre de séjour temporaire « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français. 

Ce titre de séjour est renouvelé une première fois au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007. 

Elisabeth, qui vient de déposer une nouvelle demande de renouvellement de son titre de séjour, informe l'administration de ce décès. Trois semaines plus tard, elle reçoit un refus de séjour accompagné d'une mesure d'éloignement. Le préfet de l'Indre-et-Loire lui écrit que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ». 

Elisabeth est parfaitement intégrée en France. Elle est titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom. 

Jeudi 3 avril, elle a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.

Elisabeth a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi du 3 par le Juge des Libertés. Mais son expulsion, qui reste en vigueur, doit intervenir dans les prochains jours.

Nous, signataires de la présente pétition, nous associons aux Amoureux au ban public :

  • pour refuser que des étrangers mariés à des ressortissants français soient expulsés après le décès de leur conjoint au mépris des principes élémentaires d'humanité et de justice.

  • pour exiger la libération immédiate d'Elisabeth et le renouvellement de son titre de séjour

  • pour dénoncer la politique d'éloignement aveugle et inhumaine du gouvernement


Signez la pétition (ICI), diffusez-la et écrivez au Préfet (voir ci-dessous)


Urgent!!
 Ecrivez au Préfet de l'Indre-et-Loire

 pour demander la libération et la régularisation d'Elisabeth
et pour exprimer votre indignation!!!

patrick.subremon@indre-et-loire.pref.gouv.fr

etrangers@indre-et-loire.pref.gouv.fr

Fax Préfecture  : 02 47 64 0405

Modèle de lettre

Monsieur le Préfet,

Je me permets d'attirer votre attention sur la situation de Mme Elisabeth GUERIN, une ressortissante Béninoise dont vous avez décidé l'éloignement au mois de novembre 2007 à la suite du décès de son conjoint français, M. Claude GUERIN.

Elisabeth et Claude se sont mariés en France le 16 octobre 2005. A la suite de ce mariage, Elisabeth a obtenu un titre de séjour « vie privée et familiale » qui a été renouvelé au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude GUERIN découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007. Après avoir été informé par Elisabeth de ce décès, vous avez pris la décision de ne pas renouveler son titre de séjour et de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français au mois de novembre 2007. Dans le courrier que vous lui avez adressé, vous soutenez que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ». Jeudi 3 avril, Elisabeth a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention. Elle a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi par le Juge des Libertés.

Nous vous demandons par le présent courrier de revenir sur vos décisions et de permettre à Elisabeth de poursuivre légalement sa vie en France. Et il nous paraît inhumain de l'obliger à quitter le pays dans lequel est enterré son époux et dans lequel elle a reconstruit sa vie. Elisabeth est en effet titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.

En attendant une réponse positive de votre part, veuillez agréer,  Monsieur le préfet, mes salutations respectueuses.

 


Le Mouvement des Amoureux au Ban Public

Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme. 
En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage.... 
A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie familiale...



Visitez le site des amoureux au ban public http://amoureuxauban.net

  

Contact  : coordination@amoureuxauban.net

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03/04/2008

Bulletin Survival International du 3 avril 2008

FRANCE : Visite du président du Botswana à Paris
A l'occasion de la visite en France du président du Botswana M. Festus Mogae, la section française de Survival International lui a rappelé le sort tragique des Bushmen du Kalahari et a appelé le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3162
Agissez ! http://www.survivalfrance.org/agir/lettres/bushmen


BRESIL : Les Enawene Nawe obtiennent le droit de pêcher
Un juge brésilien a estimé que les Enawene Nawe avaient le droit de pratiquer la pêche sur le rio Preto, leur plus importante source de poissons. Ce jugement clôt la procédure entamée l'année dernière par des propriétaires terriens locaux qui avaient obtenu une injonction interdisant aux Indiens de construire des campements et des barrages de pêche sur la rivière.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3183


INTERNATIONAL : Survival remet le prix de "l'article de presse le plus raciste de l'année"
Un article assimilant les Indiens du Paraguay au cancer et les décrivant comme des gens "néolithiques", "attardés" et "crasseux" a été désigné par Survival comme "l'article le plus raciste" publié l'année passée dans les principaux médias.
Pour en savoir plus et lire l'article : http://www.survivalfrance.org/actu/3156


AGENDA
Le cinéma est à l'honneur dans l'agenda de Survival avec le lancement à Paris du cycle "ciné-débat" avec la Filmothèque du Quartier Latin ainsi que la Retrospective Filmeurs du Grand Nord :
http://www.survivalfrance.org/agir/agenda

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