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01/05/2014

En soutien aux familles violemment expulsées à Rio pour la FIFA

 

Avec une ordonnance du tribunal, la police de Rio a expulsé 2000 habitants dans la zone proche du Stade Maracaña : des "mesures de sécurité " et " travail de modernisation " en vue de la Coupe du Monde 2014. la plupart des personnes expulsées sont des familles avec de jeunes enfants.

Nous signons cette pétition pour montrer notre soutien aux familles expulsées. Nous demandons au maire de Rio, Eduardo Paes, le gouverneur Luiz Fernando de Souza , ( Pezão ) et le président de la FIFA Joseph S. Blatter de faire stopper cette honte :

http://brazilhomelesscup.wesign.it/en

 

 

 

03/02/2014

URGENT // PETITION pour libérer les semences paysannes !

Pourquoi cette pétition ?

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Le 4 février, l’Assemblée Nationale discutera une loi destinée à lutter contre la contrefaçon, qui pourrait conduire à criminaliser les paysans qui utilisent leurs ressources élémentaires (semences, levains, animaux…).

Si l’agriculture n’est pas explicitement exclue du périmètre de la loi, cela reviendrait à nier les droits ancestraux des paysans et à intensifier l’industrialisation de l’agriculture !

En renforçant les moyens accordés à des multinationales détentrices de Certificats d’Obtention Végétale, et au delà en incluant les brevets « sur le vivant », cette loi risque de faire condamner des paysans :

  • qui auront ressemé leur propre récolte,
  • dont la récolte aura été contaminée par des gènes issus de plantes brevetées et cultivées dans le voisinage,
  • qui utilisent et entretiennent depuis toujours des levains ou des ferments (pour la fabrication de pain, fromage ou vin) dont les souches auront été brevetées.

Pour que les gestes paysans ne soient pas criminalisés et pour que l’agriculture industrielle et standardisée ne devienne pas la norme imposée, les députés doivent impérativement inscrire une « exemption agricole » dans la loi sur la contrefaçon.

Ressemer sa récolte n’est pas un crime !

 

Signez la pétition : http://www.liberonslessemences.fr/

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02/01/2014

Un devoir

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http://jlmi.hautetfort.com/

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31/12/2013

Initiative Citoyenne Européenne : le revenu de base

Vos signatures et celles de vos proches sont toujours sollicitées ! 185 000 signatures ont été recueillies pour l'instant, et il ne reste que 15 jours pour aider à dépasser les 200 000. L’issue de cette initiative est sans illusion mais elle aura tout même permis de faire bouger les lignes. Trente parlementaires européens ont par exemple récemment soutenu la campagne et des groupes locaux se sont formés dans nombre de villes européennes. Prêts à repartir à la prochaine ICE avec une meilleure préparation et en même temps que le référendum suisse attendu d’ici deux ans ?
Vous pouvez vous tenir informé sur la plateforme francophone www.revenudebase.info.


+ d’informations sur le revenu de base : site du Mouvement français pour le Revenu de Base
+ d’informations sur les conférences gesticulées : SCOP Le Pavé
+ d’informations sur le crowdfunding (méthode de financement participatif que nous vous proposons)
+ d'informations sur l’ICE, Initiative Citoyenne Européenne pour le Revenu de Base

20/11/2013

Alerte : un sanctuaire gallo-romain cadurcien perdu pour un hôtel de luxe ?

 

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http://www.societedesetudesdulot.org/

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24/10/2013

Initiative Citoyenne Européenne pour le revenu de base

 

Une initiative citoyenne européenne (ICE) en faveur du revenu de base a été officiellement lancée en janvier 2013 conjointement avec les réseaux militants et associatifs de 21 autres pays.

Concrètement, nous avons un an pour rassembler 1.000.000 (un million) de signatures en Europe, dont au moins 54.000 en France, afin que le revenu de base devienne un sujet de débat officiel de la Commission Européenne et du Parlement, et que ceux-ci prennent des mesures en ce sens. Pour en savoir l’essentiel en 3 minutes, nous vous invitons à visionner cette vidéo :

=> Pour signer l’initiative merci de suivre ce lien : sign.basicincome2013.eu

Qu’est-ce qu’une initiative citoyenne ?

Il s’agit d’un dispositif prévu dans le cadre du Traité de Lisbonne et que la Commission européenne a formellement mis en application en avril 2012. Concrètement, l’initiative citoyenne européenne permet à 1 million de citoyens européens issus d’au moins sept pays de l’UE d’inviter la Commission européenne à proposer des mesures législatives dans un domaine relevant de sa compétence.

Comment ça marche ?

1. Validation de la commission européenne

Une initiative citoyenne doit inviter la Commission européenne à présenter une proposition législative dans un domaine relevant de sa compétence. Par conséquent, avant même de lancer une initiative citoyenne (= collecte des signatures), la commission doit valider en amont les propositions d’initiatives. Les citoyens doivent donc envoyer leur texte avant même de commencer la collecte des signatures, et la commission doit répondre sous deux mois.

2. Collecte des signatures

La Commission ayant accordé son feu vert, nous disposons de 12 mois pour collecter 1 million de signatures, dont plus que le quota minimum dans au moins 7 pays de l’Union Européenne. Ce quota est fixé à 55 500 signatures en France (cf. image ci-contre).

3. Présentation de l’initiative à la commission

Si nous obtenons suffisamment de signatures, et que celles-ci sont authentifiées par les autorités nationales compétentes, alors le comité de citoyens de l’ICE peut présenter son projet devant la Commission.

La Commission dispose ensuite  de trois mois pour émettre un avis sur l’ICE. S’il est positif, une procédure législative commence. En cas de rejet, la Commission doit motiver sa décision.

Quelle est la demande formulée par l’ICE ?

Dans le texte soumis (et accepté) à la Commission est écrit:

Titre de l’ICE :

Revenu de base inconditionnel - Explorer une voie vers des conditions sociales émancipatrices dans l’UE

Sujet :

Demander à la Commission d’encourager la coopération entre les états-membres (tel que spécifié par l’article 156 du TFEU) afin d’explorer le revenu de base inconditionnel comme un outil pour améliorer leurs systèmes de sécurité sociale respectifs.

Objectifs:

Dans le long terme, l’objectif est d’offrir à chaque personne dans l’UE le droit inconditionnel la sécurité de ses besoins matériels de base propre à lui assurer une vie en dignité selon les termes des traités de l’UE et à lui permettre la participation à la société, soutenue par l’introduction du RBI.

Dans le court terme, l’UE est demandée de promouvoir des initiatives telles que des études préliminaires (Art 156 TFEU), et d’examiner la faisabilité des differents modèles du RBI (résolution du PE 2010/2039(INI) §44).

Autrement dit, notre ICE ne demande pas à la Commission de mettre en place directement le revenu de base dans l’Union Européenne.

Ce choix a été longuement discuté entre les participants à l’organisation de l’ICE. Une proposition alternative avait été émise par certains organisateurs, qui tenaient à ce que nous demandions à la Commission d’écrire une directive européenne contraignant les gouvernements des états membres de l’Union Européenne à inscrire le revenu de base dans leur législation.

Mais cela n’était pas possible en vertu du fait que les politiques sociales sont encore du ressort des états-membres à ce jour (et non du Parlement ou de la Commission). D’où le premier rejet de notre ICE par la Commission. Par ailleurs, quelle serait la légitimité démocratique que la volonté d’un million de citoyens provoque l’instauration unilatérale d’un revenu de base dans toute l’Union Européenne (503 millions d’habitants) ?

De plus, en ne demandant pas directement la mise en place du revenu de base (mais l’étude de sa faisabilité), nous avons plus de chances de convaincre les « sceptiques » de signer l’ICE : pour qu’il y ait au moins un débat publique sur cette question.

Pourquoi le texte de l’ICE n’évoque-t-il que l’aspect social du revenu de base ?

Le texte de l’ICE vise à convaincre la Commission qu’il est de son ressort de s’intéresser au revenu de base, et non à la convaincre de la pertinence de l’idée sous tous ses différents aspects. C’est pourquoi le texte s’appuie sur les différents textes juridiques régissant l’UE et met en lumière la mission de l’Union de veiller à la lutte contre le chômage, l’exclusion, les discriminations, etc.

Pourquoi ne pas utiliser le site Avaaz?

Parce que les initiative citoyenne européenne (ICE) n’est pas une pétition normale. Il s’agit d’un processus officiel de l’union européenne extrèmement réglementé, qui exige un système de collecte des signatures très sécurisé, et, selon les règlementations nationales, des informations très sensibles comme des numéros de papiers d’identité. À ce jour, Avaaz ne propose pas ce genre de choses.

Quid d’une pétition pour la France ?

Cela existe déjà, via le site appelpourlerevenudevie.org lancé en 2009 par un groupe de citoyens soucieux de ne pas mélanger la politique avec une idée aussi importante que le revenu de base. Le site continue de récolter tes signatures pendant l’ICE. Une pétition de plus grande ampleur est envisagée, mais le collectif réuni autour du site revenudebase.info juge pour le moment risqué de lancer deux initiatives parallèles : cela pourrait semer la confusion. Par ailleurs, même une “pétition classique”, pour être couronnée de succès, doit être préparée longtemps à l’avance. Il a donc été jugé plus pertinent de se concentrer sur l’initiative européenne pour le moment.

Qui est à l’origine de cette ICE ?

La préparation de l’ICE a réuni des membres des organisations pour le revenu de base de 14 pays européens. Néanmoins, selon les règles de la commission européenne, seulement 7 personnes peuvent figurer officiellement dans le “comité de citoyens » de l’ICE. Ces sept personnes ont été désignés par consensus lors d’une réunion de préparation qui a eu lieu à Paris en juillet 2012 :

  • Klaus Sambor, organisateur principal (Autriche)
  • Ronald Blaschke, co-organisateur (Allemagne)
  • Stanislas Jourdan (France)
  • Olympios Raptkis (Grèce)
  • Anne Miller (Royaume Uni)
  • Sepp Kusstatscher (Italie)
  • Branko Gerlic (Slovénie)

Après plusieurs réunions à Vienne, Bruxelles et Paris, un texte a été soumis à la Commission le 8 juillet 2012. La Commission européenne a rejeté ce texte en septembre.

Réunis à Munich lors du Congrès du BIEN, les membres du comité de citoyens de l’ICE ont décidé de soumettre un nouveau texte à la commission et de se réunir à Florence en novembre pour trouver un consensus sur cette nouvelle tentative. Un nouveau texte a été soumis à la commission lors de cette réunion.

Le 14 janvier 2013, la Commission Européenne a accepté cette nouvelle requête, lançant donc officiellement la campagne européenne.

Où peut-on signer l’initiative ?

Le lien le plus direct est celui-ci : http://sign.basicincome2013.eu

Vous trouverez davantage d’informations en vous rendant sur le site officiel de l’initiative.

Combien de signatures ont été déjà récoltée ?

Cliquer sur chaque pays pour connaître le nombre de signatures électroniques récoltées :

Un compteur plus détaillé est également disponible sur le site basicincome2013.eu.

Ne sont pas incluses les signatures sur papier, qui seront transmises à l’issue du processus aux autorités nationales à fin de validation.

Comment participer à la collecte des signatures ?

La récolte de plus d’un million de signatures en Europe implique un campagne importante et toutes les volontés sont donc les bienvenues. Bien que les différents réseaux européens aient étroitement collaborés pour préparer l’ICE, il a été convenu que chaque réseau national s’occuperait en premier lieu de mener la campagne dans son propre pays, avec l’organisation qui lui convient.

Pour apporter votre pierre à l’édifice, nous vous invitons :

Autres ressources:

15/10/2013

Prix Pinocchio du "développement durable" : votez !

En partenariat avecCRID Peuples Solidaires

Pourquoi les prix Pinocchio ?Pourquoi les prix Pinocchio ?

Pourquoi les prix Pinocchio ?
 
Les prix Pinocchio du développement durable, organisés par les Amis de la Terre France, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires, ont pour but d'illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines entreprises françaises, en totale contradiction avec le concept de développement durable qu'elles utilisent abondamment.

Depuis l'émergence au niveau international du concept de Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSEE), notamment lors du Sommet pour la Terre de Johannesburg en 2002, ce sont les approches volontaires qui prédominent : Pacte mondial des Nations unies, principes d'Equateur des banques, principes directeur de l'OCDE, chartes éthiques, etc.

Autant d'engagements juridiquement non-contraignants, et de ce fait inefficaces : tandis que les entreprises bénéficient de retombées positives en termes d'image auprès de leurs actionnaires, de leurs clients et des citoyens, elles ne s'engagent en contrepartie que sur des grands principes généraux peu opérationnels, et ne sont pas redevables de leurs actes en cas de non-respect de ces approches volontaires. Bien que soutenues au plus haut niveau par des pouvoirs publics qui privilégient souvent la compétitivité des multinationales aux droits de l'Homme et à la protection de l'environnement), ces approches volontaires ont aujourd'hui largement prouvé leur inefficacité.

Au niveau international, les multinationales profitent de vides législatifs pour mener leurs activités au détriment du respect des droits sociaux, sociétaux, ou de l'environnement dans les pays du Sud.
Des élus et de nombreux acteurs de la société civile, dont les Amis de la Terre, réclament désormais la mise en place d'un cadre juridique contraignant au niveau international, afin d'obliger les entreprises à assumer leurs responsabilités. La mise en place d'un cadre plus strict au niveau communautaire européen, et en France, est déjà une étape intermédiaire nécessaire.
 
 
Choisissez vos Pinocchios parmi trois catégories !

Afin de dénoncer publiquement ce décalage entre les "beaux discours" d'un côté, et la réalité des actes des entreprises de l'autre, les Amis de la Terre décerneront trois prix Pinocchio , en référence naturellement à la fameuse marionnette en bois et à sa très personnelle conception de la vérité :

cat 1- Catégorie « Plus vert que vert » : prix décerné à l'entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles. Les entreprises aiment surfer sur la vague du développement durable pour légitimer leurs activités. Mais la réalité est souvent bien moins verte !
 

cat 2- Catégorie « Une pour tous, tout pour moi ! » : prix décerné à l’entreprise ayant mené la politique la plus agressive en terme d’appropriation, de surexploitation ou de destruction des ressources naturelles. 1 planète/7 milliards d’êtres humains, l’équation paraît simple. Pourtant certaines entreprises s’approprient une part excessive du gâteau, et dévorent celle des autres. Leur but ? Gaver une minorité au détriment du plus grand nombre.

 

cat 3- Catégorie « Mains sales, poches pleines » : prix décerné à l’entreprise ayant mené la politique la plus opaque au niveau financier (corruption, évasion fiscale, etc.), en termes de lobbying, ou dans sa chaîne d'approvisionnement. Certaines entreprises déploient des trésors d’imagination pour affaiblir ou contourner les normes environnementales et sociales existantes. Leur objectif ? Toujours plus de profit bien sûr, au détriment de l’environnement et des droits humains.

 

Ces prix seront décernés par les internautes, sur la base de trois nominés par catégorie. Ils feront l'objet d'une cérémonie de remise publique le mardi 19 novembre 2013 à partir de 19h, à La Java, 105 rue du Faubourg du Temple, 75010 Paris : pour plus d'informations.

 

Vous souhaitez assister à la cérémonie de remise des prix ? Merci de remplir le formulaire d'inscription.
 
Vous êtes journaliste et souhaitez assister à la cérémonie de remise des Prix Pinocchio ?  Merci d'adresser un mail avec vos coordonnées complètes à Caroline Prak : caroline.prak@amisdelaterre.org / 06 86 41 53 43
 
Pour télécharger des visuels des Prix Pinocchiocliquez ici. 

 

Je Vote !

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26/09/2013

Damiana, un combat pour la vie

 


Chers amis,
 
La situation des Indiens dans le sud du Brésil est extrêmement préoccupante et nous avons, une fois encore, besoin de votre aide. Damiana, une femme guarani à la tête d'une petite communauté, vient de mener une courageuse 'retomada' (réoccupation) de son territoire ancestral. Sa communauté est encerclée par des hommes armés à la solde des propriétaires terriens.
 
Expulsée de son territoire sous la menace des armes il y a une dizaine d'années pour faire place à des plantations de canne à sucre, Damiana s'est vue contrainte de vivre, telle une réfugiée, dans un campement insalubre installé sur un minuscule terrain clôturé de barbelés à la limite de son territoire ancestral.
 
De son vivant, Damiana a connu une terrifiante épidémie de suicides qui a frappé son peuple. Elle a vu des enfants mourir de malnutrition, une de ses tantes empoisonnée par des pesticides pulvérisés d'avion ainsi que son mari et trois de ses fils écrasés et tués sur la route qui passe à quelques mètres de sa cabane. Le mois dernier, pour la deuxième fois en quatre ans, son campement a été incendié et ses maigres possessions perdues.
 
Et pourtant, malgré la crainte, l'humiliation et le deuil, elle tient bon, avec courage et dignité. Son espoir - vivre enfin en paix sur la petite parcelle de forêt qu'elle et sa communauté viennent de reconquérir. 'Nous le disons haut et fort, nous avons décidé de rester coûte que coûte sur cette parcelle de notre territoire ancestral que nous venons de réoccuper'.
 
 
Nombreux sont les leaders guarani qui ont été assassinés ces dernières années pour avoir osé dénoncer les spoliations dont ils sont victimes ou bien pour avoir tenté de réoccuper leur terre ancestrale. Damiana est consciente des risques qu'elle encourt : elle a déjà reçu de nombreuses menaces de mort.
 
Nous sommes convaincus que les Guarani ne devraient pas avoir à risquer leur vie pour ce qui leur appartient de droit. Grâce à votre don, Survival pourra employer les plus grands moyens pour porter le courageux combat de Damiana à la une des médias du monde entier et contraindre le gouvernement brésilien à agir. Avec votre soutien, nous aurons les moyens d'intensifier nos efforts pour mettre un terme aux expulsions, faire garantir que les droits des Guarani et d'autres peuples indigènes soient reconnus et que leurs terres leur soient restituées et protégées.
 
Votre soutien financier à ce stade de notre campagne est primordial. Donnez ce que vous pouvez, toute somme, même modeste, sera grandement appréciée.
 
Merci de votre générosité,
 
Très cordialement.
  
Stephen Corry
Directeur général de Survival International
 

14/08/2013

Hydro génial, coup de gueule salutaire !

 

Hydro-génial c’est vraiment pas banal ! C’est le nom d’un mouvement québécois œuvrant pour la propagation et l’appropriation des énergies libres. Imaginez un instant que vous puissiez faire rouler votre voiture avec  de l’eau ou encore que l’on puisse faire tourner des usines avec de l’électricité gratuitement…  Une pure utopie me direz vous ! Et bien Hydro-génial vous démontrera que tout cela est envisageable en présentant des solutions pouvant être mise en œuvre. En effet ce mouvement lancé par Yannick et Vanessa Fioramore rassemble des chercheurs, expérimentateurs du Québec qui mettent au point des solutions techniques révolutionnaires qui ont pour vocation de réduire la fracture énergétique.

Cette initiative permet à des individus de partager leur savoir et leurs expériences avec des confrères qui œuvrent dans la même direction et brisant ainsi la solitude du génie qui bricole dans son garage. L’idée du mouvement est de "créer une force de pression pour propager toutes les énergies gratuites et non polluantes, dans le but de rétablir l’équilibre mondial" avouons que le projet est ambitieux ! Mais compte tenu de la situation actuelle et de l’accroissement des inégalités en matière énergétique cette initiative est plus que salutaire pour ne pas dire indispensable. Je ne peux que vous inviter à découvrir le site internet  du mouvement dans lequel vous retrouverez les vidéos présentées dans ce post.

Sur le site web d’Hydro Génial vous découvrirez dans la rubrique Technologies tout ce qui concerne les énergies libres et non polluantes avec des vidéos glanées sur le net sur l’énergie magnétique, dans cette rubrique il y a même un lien vers une vidéo sur la voiture fonctionnant à l’eau de Daniel Dingle, ce dernier donne des informations sur son moteur, (la vidéo est en anglais et d’assez mauvaise qualité mais est très intéressante). Concernant la rubrique Reportages propose 2 vidéos passionnantes qui se complètent dans les concepts: la première concerne  le chargeur autonome puisant son énergie à partir du vide et la deuxième traite de l’autosuffisance énergétique pouvant mêler deux technologies. Autre rubrique à découvrir : Partage infos ou vous avez une liste de liens vous permettant d’accéder aux plans pour construire une éolienne, le mode d’emploi pour construire un moteur à eau ou encore de quoi pour construire le générateur Tesla…

Bien évidement la difficulté n’est pas tant de développer ou de valider leur utilité mais est plutôt associée au fait que se soit libre et que donc ne puisse pas générer de revenus à la hauteur de se que peut faire le pétrole, qui a en plus, l’énorme avantage de pouvoir être géré uniquement par des grosses compagnies. Reste ce gros aspect du monopole tenu par des trusts influents qui n’envisagent aucun partage des richesses et surtout pas des profits. Or il y aurait pourtant moyen  d’envisager avec les énergies libres une pléiade de services que se soit en génie en conseil, en installation, en entretien ou encore en formation ce qui bénéficierait aux  particuliers aux entreprises en passant par les institutions où tout le monde pourrait y retrouver grandement son compte; ne serait qu’en baissant le cout de la facture énergétique. Ainsi avec les économies générées on pourrait transférer l’argent sur d’autres postes comme l’éducation, la santé qui en ont grand besoin. Il est certain que tant que l’on considérera  la terre et ses habitants comme une vache à lait ou comme un mouton bon à tondre il n’y aura pas d’avancées significatives.

Les énergies libres sont la voie royale  pour envisager l’après pétrole ou le nucléaire et encore on a  pas mis en application toutes les inventions de Nicolas Tesla qui reste la référence absolue dans le domaine. Reste aux citoyens de s’ informer et de soutenir un organisme comme Hydro-Génial qui a un rôle crucial à jouer pour l’ensemble de la population sur le partage de l’information. la pression populaire, a également un rôle essentiel pour assurer une réussite significative à ce type de projet, Rappelons nous que l’enjeu est de taille puisqu’il concerne la planète, qu’ il s’agit d’autosuffisance énergétique mais aussi d’une certaine façon de prospérité pour tous !

Pour participer soutenir le mouvement c’est ICI

Pur découvrir le site Hydro génial c’est

 

SAUF qu'apparemment le site n'est plus accessible............ trop génial peut-être ? Gardez les yeux et les oreilles ouvertes.

 

Voir aussi ici : http://w41k.info/66036

22/07/2013

Nettoyer les océans de la pollution plastique par Boyan Slat

12:06 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2013

Ne vivons plus comme des esclaves, le film

 Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Bande annnonce etc. : http://nevivonspluscommedesesclaves.net/

 

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui souffrent – en Grèce, en France et ailleurs –, qui peinent non pas seulement à vivre, mais, de plus en plus, à survivre…
- Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte l’équivalent d’un repas, même le plus frugal.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui résistent, vivent à la marge, inventent d’autres modes d’existence moins absurdes, aliénés ou compromettants ; ceux dont la lutte courageuse est souvent au prix de sacrifices socio-professionnels et, par conséquent, budgétaires, par souci de cohérence ou, tout simplement, bannis par les dirigeants du monde du travail…
- Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte le moyen de réaliser une action de résistance, même la plus modeste.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent, doutent de plus en plus du système actuel et de son évolution, s’attristent de voir toujours plus de souffrance et de dévastation autour d’eux et ne peuvent se satisfaire de chercher un bonheur précaire et discutable dans un océan de malheur qui s’étend et nous submerge les uns après les autres.
- Nous voulons que l’accès gratuit à ce film participe à les faire réfléchir et contribue à étendre le débat sur la nécessité de rompre avec la marchandisation du monde et de l’humain ; marchandisation qui frappe jusqu’aux outils et matériaux essentiels à l’amplification de la lutte et à la création d’alternatives.

A l’inverse, pour ces derniers, notre souscription de soutien est l’occasion de contribuer authentiquement – et non sous la forme d’une charité quelconque – à nourrir la pensée et l’action de ceux qui précèdent : donner à celles et ceux qui souffrent la force de se lever ou – au moins – de se sentir vraiment soutenus, et à celles et ceux qui résistent un témoignage d’affection, d’estime et d’encouragement à persévérer dans l’adversité.

En Grèce, en France et ailleurs, quotidiennement, des milliers de personnes humbles et extraordinaires croient encore qu’un autre monde est possible et le prouvent. Par leurs actes, ils témoignent que l’être humain est capable de grandes choses : non pas de constructions technologiques rutilantes ni de coups d’éclats sportifs, financiers ou militaires salués dans la gabegie par le spectacle, mais tout simplement de persévérance, d’amour et de dignité.

Alors que le système distille, chaque jour toujours plus, la résignation, l’égoïsme et la peur, il ne tient qu’à nous, partout, selon nos moyens, de répandre leurs antidotes : la persévérance, même dans l’adversité, l’amour indéfectible de l’humanité – parce qu’elle est capable d’autre chose – et la dignité de résister au système qui la tyrannise et la rend méconnaissable.

Y.Y.

MISE EN LIGNE GRATUITE DU FILM
DANS SA VERSION DÉFINITIVE
MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2013



 

 

« La gratuité est l’arme absolue contre la dictature du profit. » Raoul VANEGEIM

 

Pour que le film NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES puisse circuler gratuitement, il est nécessaire que ceux qui le peuvent soutiennent cette démarche orginale.

Trois possibilités très simples :

1) soit par PAYPAL

2) soit par CHÈQUE
à l’ordre de ANEPOS
à envoyer à : ANEPOS / soutien "Ne vivons plus comme des esclaves"
178, rue de la Plaine-Saint-Martin 81 000 ALBI

3) soit par VIREMENT
IBAN d’ANEPOS : FR46 2004 1010 1610 8545 7L03 730
BIC : PSSTFRPPTOU


Merci pour tous ceux qui, grâce à vous, auront prochainement l’accès gratuit au film NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES.


MISE EN LIGNE GRATUITE DU FILM
DANS SA VERSION DÉFINITIVE
MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2013

Y.Y. et l’équipe du film

PS : pour toute question concernant le budget ou le financement de NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES, n’hésitez pas à contacter Maud au 06 18 26 84 95 (administration du film) ou
courriel Maud.

Makis de l’usine autogérée VIO.ME, banlieue de Thessalonique

La souscription de soutien continue ici pour celles et ceux qui le souhaitent et le peuvent
(bilan final détaillé le 25 septembre 2013, ou avant si nous arrivons à l’équilibre)

 

27/06/2013

Via Campesina lance l’appel de Jakarta : construire une nouvelle société fondée sur le souveraineté alimentaire et la justice

 

(Djakarta, 12 Juin 2013) Nous, à La Vía Campesina, en appelons à toutes les organisations rurales et urbaines et aux mouvements sociaux à construire une nouvelle société fondée sur le souveraineté alimentaire et la justice. Nous sommes rassemblés ici, honorant la mémoire de nos ami(e)s et dirigeant(e)s et de celles et ceux dont le courage et l’engagement nous inspirent. La Via Campesina, mouvement paysan international rassemble plus de 200 millions de paysan(e)s, petits producteurs, paysan(e)s sans terre, femmes, jeunes, autochtones, les migrant(e)s et les travailleurs et travailleuses agricoles et alimentaires, de 183 organisations provenant de 88 pays. Nous sommes ici en Asie, terre de la majorité des paysan(e)s du monde pour célébrer nos deux premières décennies de luttes.

Depuis notre rencontre de Mons (Belgique) en 1993 et celle de Tlaxcala (Mexique) en 1996, où nous avons élaboré notre vision radicale sur la souveraineté alimentaire, nous avons réussi à replacer les paysannes et paysans au centre de la résistance au modèle du commerce néo-libéral ainsi que du processus de construction d’alternatives. Nous, peuples de la terre, sommes des acteurs essentiels dans la construction non seulement d’un modèle agricole différent, mais aussi d’un monde juste, diversifié et égalitaire. Nous sommes celles et ceux qui nourrissons l’humanité et prenons soin de la nature. Les générations futures dépendent de nous pour protéger notre terre.

Maintenant plus que jamais un autre monde est nécessaire. La destruction de notre terre, provoquée par la surexploitation et la dépossession des peuples et par l’appropriation des ressources naturelles a engendré la crise climatique actuelle, et de profondes inégalités mettant en danger l’humanité et la vie. La Via Campesina refuse catégoriquement cette destruction menée par les grandes entreprises.

Nous construisons de nouvelles relations entre les peuples et la nature, basées sur la solidarité, la coopération et la complémentarité. C’est une éthique de vie qui anime toutes nos luttes. La Via Campesina s’engage à donner une visibilité à toutes les luttes locales dans le monde entier, s’assurant qu’elles soient comprises dans une perspective internationale. Elle s’engage également à intégrer dans un mouvement global pour la souveraineté alimentaire, le changement social et l’autodétermination pour les peuples du monde.

Nous appelons nos organisations, nos alliés, amies, amis, et tous ceux et celles qui œuvrent à un avenir meilleur, à rejeter ’l’économie verte’ et à construire la souveraineté alimentaire.

NOTRE MANIERE D’ALLER DE L’AVANT

La souveraineté alimentaire maintenant – transformer notre monde

La Souveraineté Alimentaire est l’élément central de la lutte pour la justice sociale, rassemblant de nombreux secteurs tant ruraux qu’urbains. La souveraineté alimentaire est le droit fondamental pour que tous les peuples, nations et États puissent contrôler leurs propres systèmes et politiques alimentaires et agricoles, garantissant à chacun une alimentation adaptée, abordable, nutritive et culturellement appropriée. Elle requiert le droit des peuples à définir et contrôler leurs modes de production, de transformation et distribution aux niveaux locaux et internationaux.

Depuis bientôt deux décennies notre vision de souveraineté alimentaire a inspiré une génération d’activistes engagé(e)s dans le changement social. Notre vision du monde passe par une révolution agricole ainsi qu’une transformation socio-économique et politique.

La souveraineté alimentaire articule l’importance cruciale de la production locale et soutenable, le respect des droits humains pour tous, des prix équitables pour les aliments et les produits agricoles, des échanges équitables entre pays, et la sauvegarde des communs contre la privatisation.

Aujourd’hui, nous sommes confronté(e)s à une crise majeure de notre histoire, qui est systémique. Les systèmes alimentaires, d’emplois, énergétiques, économiques, climatiques, écologiques, éthiques, sociaux, politiques et institutionnels s’effondrent dans de nombreuses parties du monde. La crise énergétique amplifiée par la raréfaction des énergies fossiles est traitée avec de fausses solutions allant des agrocarburants à l’énergie nucléaire ; cette dernière constituant l’une des plus grandes menaces de la vie sur terre.

Nous rejetons le capitalisme caractérisé par des mouvements destructeurs de capitaux financiers et spéculatifs dans l’agriculture industrielle, la terre et la nature. Il génère de vastes accaparements de terres et des expulsions brutales de paysannes et paysans de leurs territoires, détruit communautés, cultures et écosystèmes. Il crée un grand nombre de migrant(e)s et de sans emplois, augmentant les inégalités existantes.

Les transnationales, en connivence avec les gouvernements et les institutions internationales, imposent - sous prétexte du concept d’économie verte - des monocultures d’OGM, des projets miniers, des barrages et des exploitations de gaz de schiste par fracturation à grande échelle, de grandes plantations forestières et d’agrocarburants, ainsi que la privatisation de nos mers, fleuves et lacs et de nos forêts. La Souveraineté Alimentaire remet le contrôle des communs dans les mains des populations.

L’Agro-écologie est notre option aujourd’hui et pour l’avenir

L’agriculture paysanne, la pêche artisanale et le pastoralisme produisent la plus grande partie de l’alimentation. L’agro-écologie paysanne est un système social et écologique qui comprend une grande variété de savoirs et de pratiques ancrées dans chaque culture et zone géographique. Elle élimine la dépendance aux agrotoxiques et la production animale industrielle hors sol, utilise des énergies alternatives et garantit une alimentation saine et abondante. Elle renforce la dignité, honore les savoirs paysans traditionnels et innovants. Elle restaure la fertilité et l’intégrité de la terre. La production alimentaire du futur doit être basée sur un nombre croissant de personnes produisant de manière plus résiliente et diversifiée.

L’agro-écologie vise à défendre la biodiversité, refroidit la planète et protège nos sols. Notre modèle agricole peut, non seulement nourrir l’ensemble de l’humanité mais c’est aussi le seul moyen d’arrêter l’avancée de la crise climatique grâce à une production locale en harmonie avec les forêts, les cours d’eau ; l’amélioration de la biodiversité et en replaçant les matières organiques dans les cycles naturels.

Justice sociale et climatique, et solidarité

En nous basant sur notre diversité géographique et culturelle, notre mouvement pour la souveraineté alimentaire s’est renforcé en intégrant la justice sociale et l’égalité. En pratiquant la solidarité plutôtque la compétition, en rejetant le patriarcat, le racisme, le colonialisme et l’impérialisme, nous nous battons pour des sociétés participatives et démocratiques, sans exploitations d’enfants, de femmes, d’hommes ni de la nature.

Nous exigeons la justice climatique et sociale. Ceux qui souffrent le plus du chaos climatique et environnemental ne sont pas ceux qui en sont responsables. Ceux qui poussent aux fausses solutions de l’économie verte empirent la situation. C’est pourquoi la dette climatique et écologique doit être réparée. Nous exigeons l’arrêt immédiat des mécanismes de marché de carbone, géo-ingénierie, REDD, agrocarburants.

Nous maintiendrons de manière permanente notre combat contre les entreprises transnationales en manifestant notre opposition par un boycott de leurs produits et en refusant toute coopération avec leur pratiques d’exploitations. Les accords de libre échange et d’investissements ont crée les conditions de vulnérabilité extrême et des injustices pour des millions d’entre nous. Leur mise en œuvre engendre violence, militarisation et criminalisation de la résistance. Un autre résultat tragique est le déplacement massif des populations qui migrent pour ne trouver que des emplois faiblement rémunérés, précaires et dangereux où sévissent des violations de droits humains et la discrimination.

La Via Campesina a réussi à mettre les droits des paysan(ne)s à l’ordre du jour du Conseil des Droits Humains des Nations Unies, nous demandons donc à tous les gouvernements nationaux d’appliquer ces droits. Notre combat pour les droits humains est au cœur de la solidarité et inclut les droits et la protection sociale des travailleurs/ses migrants et des travailleurs/ses du secteur alimentaire.

Un monde sans violence et sans discrimination contre les femmes

Notre lutte vise à construire une société basée sur la justice, l’égalité et la paix. Nous demandons le respect de tous les droits des femmes. En rejetant le capitalisme, le patriarcat, la xénophobie, l’homophobie et les discriminations basées sur le genre, les races ou l’ethnicité, nous réaffirmons notre engagement pour la totale égalité des femmes et des hommes. Ceci implique la fin de toutes les formes de violences domestiques, sociales et institutionnelles contre les femmes en zones rurales et urbaines. Notre campagne contre les violences faites aux femmes est au cœur de nos luttes.

Paix et démilitarisation

Les guerres et conflits d’appropriations, prolifération de bases militaires, criminalisation des résistances augmentent. Ces violences sont intrinsèques au système capitaliste mortifère basé sur la domination, l’exploitation et le pillage. Nos engagements sont ceux du respect, de la dignité, de la Paix.

Nous pleurons et honorons les centaines de paysannes et paysans qui ont été menacés, persécutés, incarcérés ou même assassinés dans leurs luttes. Nous exigeons que tous ceux qui violent les droits humains et les droits de la Nature et qui perpétuent ces crimes soient poursuivis et punis. Nous exigeons la libéralisation immédiate des prisonniers politiques.

La terre et les territoires

Nous défendons une Réforme Agraire intégrale. Elle sécurise l’ensemble des droits fonciers, reconnaît les droits des peuples autochtones à leurs territoires , garantit l’accès et le contrôle des zones de pêche et écosystèmes aux communautés de pêcheurs, reconnaît les routes pastorales. Seules ces réformes garantissent un avenir pour les jeunes des campagnes.

La réforme agraire intégrale se caractérise par une distribution massive de terre, de ressources productives, assurant des conditions de vie satisfaisantes et garantissant un accès permanent aux jeunes, femmes, aux sans-emplois, aux sans-terres, aux personnes déplacées et à tous ceux et celles qui veulent s’engager dans la production alimentaire agro-écologique à petite échelle. La terre n’est pas une marchandise. Les lois et régulations existantes doivent être renforcées et de nouvelles lois sont nécessaires pour la protéger des spéculations et des accaparements.

Les semences, les communs et l’eau

Les semences sont au cœur de la souveraineté alimentaire. Des centaines d’organisations à travers le monde se joignent à nous pour mettre en œuvre le principe des « Semences comme Patrimoine des Peuples au Service de l’Humanité ». Notre défi est maintenant de continuer à garder nos semences de vie dans les mains de nos communautés, en multipliant les semences dans nos fermes et nos territoires. Nous continuons à lutter contre l’appropriation abusive des semences due à diverses formes de propriété intellectuelle et contre la contamination des stocks par la technologie OGM. Nous nous opposons à la distribution de paquets technologiques combinant semences OGM avec l’utilisation massive de pesticides.

Nous allons continuer à partager les semences sachant que notre connaissance, notre science, nos pratiques de gardiens de la diversité des semences sont cruciales pour l’adaptation au changement climatique.

Les cycles de la vie coulent au travers de l’eau. L’eau est un élément essentiel des écosystèmes et de toute vie. L’eau est un commun et donc elle doit être préservée.

MISER SUR NOS FORCES

Notre force est la création et le maintien de l’unité dans la diversité. Nous présentons notre vision inclusive, large, pratique, radicale et pleine d’espoir comme une invitation à se joindre à nous dans la transformation de nos sociétés et la protection de la Terre Mère.

- La mobilisation populaire, la confrontation avec les puissants, la résistance active, l’internationalisme et l’engagement local sont des éléments nécessaires pour effectuer le changement social.

- Dans notre lutte courageuse pour la souveraineté alimentaire nous continuons à bâtir des alliances stratégiques essentielles avec les mouvements sociaux, y compris avec les travailleurs/ses, les organisations urbaines, les immigrant(e)s, les groupes résistants aux méga-barrages et à l’industrie minière.

- Nos principaux outils sont la formation, l’éducation et la communication. Nous encourageons l’échange des savoirs accumulés concernant les méthodes et contenus de formation culturelle, politique, idéologique et technique. Nous multiplions nos écoles et nos expériences d’enseignement et nos instruments de communication avec notre base.

- Nous sommes déterminé(e)s à créer des espaces qui vont favoriser l’ émancipation des jeunes en milieu rural. Notre plus grand espoir pour l’avenir, c’est la passion, l’énergie et l’engagement pris par la jeunesse dans notre mouvement.

Nous allons de l’avant à partir de cette VIème Conférence Internationale de La Via Campesina, accueillant de nouvelles organisations, confiant(e)s en nos forces et rempli(e)s d’espoir pour l’avenir.

Pour la terre et la souveraineté de nos peuples ! Dans la solidarité et dans la lutte !

08/06/2013

GAZ DE SCHISTE Permis de Brive - Manifestez-vous !!

 

Postée le 08/06/2013 à 00h05

Cyber Manifestation : Gaz de schiste

MANIF SUR PLACE OU DE CHEZ VOUS, LES DEUX SONT POSSIBLES !

 

Gaz de schiste - Gaz de houille

NON ce n'est pas fini !

GRAND RASSEMBLEMENT

A BRIVE Samedi 8 juin 2013, place du Civoire, à 15H

A SARLAT Dimanche 9 Juin, Jardin du Plantier à 15 H

 
Pour info ou rappel :

L'accord commercial entre le Canada et l'UE menace la possibilité même d'interdire la fracturation hydraulique !

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

La France doit exploiter ses gaz de schiste, selon un rapport parlementaire

 

Nous avons donc décidé de vous proposer cette cyber Manif du samedi 08/06/2013 à 09 h 00 au Dimanche 09/06/2013 à 18 h 00

 
Cyber manif

Originalité avec cyber acteurs : vous pouvez participer à une manifestation... de chez vous.

En même temps que la "vraie" manifestation, cette rubrique vous est ouverte pour manifester votre soutien.

Tout le temps de votre connexion sur la page de la manifestation, vous serez considéré comme manifestant-e. Vous pourrez laisser vos messages de soutien et 'chatter' avec les autres cyber manifestants.

Comment ça marche ?

Au jour et heure dite de la manifestation (en même temps que la vraie) les liens pour manifester seront actifs, pas avant.

On s'y connecte en donnant un pseudo, un slogan et un avatar soit à partir de son compte, soit en donnant en plus ses vraies coordonnées.

On est alors considéré comme manifestant, on peut laisser des commentaires pour les destinataires de la manifestation, lire plus d'info, voir des vidéos, des liens, et 'chatter' avec les autres manifestants.

A la fin de la manifestation (à l'heure de fin) on arrive automatiquement sur la page de fin avec un petit bilan.

On peut aussi ne pas participer à la manif (ne pas être manifestant) mais regarder simplement (si on est journaliste par exemple).

Rappel du lien

 
Gaz de schiste - Gaz de houille

NON ce n'est pas fini !

GRAND RASSEMBLEMENT

A BRIVE Samedi 8 juin 2013, place du Civoire, à 15H

A SARLAT Dimanche 9 Juin, Jardin du Plantier à 15 H

Organisé par : collectifs citoyens du Lot , de la Corrèze et de la Dordogne,

 

Le permis dit de Brive MENACE nos Territoires :

CORREZE, PERIGORD et LOT

Le préfet de Dordogne (en charge du dossier) remet son avis au Ministère au plus tard le 21 juin 2013

IL FAUT AGIR MAINTENANT :

* Montrons MAINTENANT notre volonté de préserver nos territoires, notre eau, nos grottes, notre patrimoine naturel, labellisés Réserve Mondiale de Biosphère par l'Unesco.

* Montrons MAINTENANT que la protection du tourisme et de l'agriculture est primordiale pour notre région

* Montrons MAINTENANT notre opposition et notre refus des forages dans la roche-mère

* Montrons MAINTENANT que les pétroliers ne sont pas bienvenus chez nous.

APRÈS IL SERA TROP TARD !

 
TOUS à BRIVE le 8 juin et à SARLAT le 9 juin

Il s'agit les 8 et 9 juin de montrer notre détermination.

La loi votée jusqu'à ce jour ne garantit pas l'arrêt de la fracturation hydraulique (contestation en cours des pétroliers en inconstitutionnalité). Pour rappel, la fracturation hydraulique est utilisée dans tous les pays, que ce soit pour le gaz de schiste ou de houille.

A ce stade de l'instruction des permis, en l'absence de consultation des citoyens pourtant concernés en premier lieu, c'est le SEUL moyen à votre disposition pour montrer votre OPPOSITION.

Venez nombreux samedi 8 juin à Brive à 15H Rv place du Civoire (suivre les flèches à partir du parking souterrain de la Guierle), c'est le moment de se rassembler pour défendre notre cadre de vie.

- Il est prévu un défilé empruntant les boulevards (en passant par la Collégiale et la rue de l'Hôtel de Ville)

- Les habits noirs (charbon) ou blancs (combinaison, masques, tee shirts...) sont recommandés : couleurs du CAB !

- N'hésitez pas à venir avec vos amis et voisins, vos pancartes et ou panneaux, votre bonne humeur, un peu de musique, un gâteau (ou autre) à partager...

- Les élus sont invités à venir avec leur écharpe tricolore

- Pour tout renseignement complémentaire : nongazdeschistebrive@melomanis.com ou 06.13.88.27.31 ou 05.55.25.70.75

- Pensez au co voiturage, proposez le autour de vous ou signalez-vous sur le mail (de préférence), sinon par tél.

Pour ceux qui le peuvent : RdV pour finir l'organisation samedi à 11H devant l'office de tourisme

 

04/06/2013

Que faire ? Les réponses de Vandana Shiva

 

Vandana Shiva explique la situation agricole actuelle et ce qu'il est possible de faire en respectant la biodiversité. La vidéo date un peu mais le problème est toujours plus actuel !

Rappel : La révolte des silencieux

2ème Appel à la Révolution des Silencieux

Il est temps d’agir !

Nous paraissons bien petits face à la puissance démesurée de l’économie et des puissants de ce monde !

Et pourtant…
qui d’autres que nous, simples consommateurs, leur donnons ce pouvoir extraordinaire ?

Imaginez :
- 100 millions de personnes qui dépensent 1,2 € par mois pour acheter un produit vendu par une multinationale… et c’est 1 milliard 200 millions d'€/an de pouvoir donné et concentré en quelques mains !
- 10 € par mois, et c’est 12 milliards qui sont ainsi donnés !
- Avec 300 millions de personnes et 1 000 € dépensés par an, c’est 300 milliards qui sont ainsi concentrés en 1 seul pouvoir.

Alors qui sont les vrais puissants : les quelques centaines d’individus qui concentrent tous ce pouvoir ou les centaines de millions de simples gens qui le leur donnent ?

Si nous sommes si puissants tous ensemble, comment retrouver notre véritable pouvoir individuel ?

COMMENT CELA MARCHE-T-IL ?

Pour que ce monde marche ainsi, les puissants de ce monde utilisent 2 leviers parfaitement connus, et développés consciemment : la peur et l’intérêt personnel !

1/ La peur rend les individus et les masses manipulables ;

2/ L’intérêt personnel rend les gens individualistes, égoïstes, séparés les uns des autres… et donc manipulables !

Concrètement, pour que cela fonctionne, il est important que les milliards de citoyens du monde soient :
- dans la peur de l’insécurité tout en croyant que tout est fait pour leur sécurité,
- dans la peur de la maladie tout en croyant que tout est fait pour une meilleure santé,
- dans la peur du manque tout en croyant qu’il faut toujours avoir plus pour être heureux,
- dans la peur de la mort tout en croyant à l’urgence de vivre et surtout qu’il faut en profiter le plus possible et le plus vite possible
- dans la peur de l’autre tout en croyant que tout est fait pour un monde meilleur, etc.

Ainsi, il devient facile de rendre les milliards d’habitants dépendants et manipulés, au service d’un système qui donne toujours plus de pouvoir à quelques familles et multinationales influentes auxquelles même les gouvernements sont soumis !

PLUS EN DÉTAIL

C’est ainsi que tout est fait pour accroître la mauvaise santé générale des individus et donc leur recours à des remèdes toujours plus nombreux, variés et de plus en plus onéreux.
Ce résultat est obtenu :

1. en favorisant une présence de plus en plus grande des polluants à long terme dans l’environnement quotidien des gens - alimentation, air, eau, médicaments :
- Présence de plus en plus développée et ‘raffinée’ de composants synthétiques, chimiques et industriels dans tous les secteurs de la vie.
- Développement des brevets et des titres de propriété sur des éléments naturels afin de les remplacer par des produits de synthèse

2. en minimisant, voire éliminant, les connaissances, les informations et les études concernant ces polluants… et les gêneurs : experts au service des multinationales, lois réduisant le plus possible l’accès aux médecines naturelles et aux semences naturelles, désinformation organisée, campagne de dénigrement des alternatifs et des alternatives, etc.

3. en dépensant des fortunes dans des recherches orientées qui nourrissent le système, au détriment de ceux qui cherchent vraiment et trouvent des procédés en contradiction avec la logique économique du plus grand profit à plus court terme.

4. en augmentant le nombre officiel de maladies et de risques.

C’est ainsi que tout est fait pour développer une alimentation pauvre et créatrice de déséquilibres :

1. en favorisant l’agriculture intensive qui appauvrit la terre et les aliments tout en développant la présence des produits chimiques (pour traiter contre les maladies ou les parasites, accroître les rendements, etc.)

2. en développant une distribution de masse et la circulation de plus en plus grande des marchandises afin de faire croire que l’on peut acheter plus avec moins… surtout si l’on est fidèle… et consommateur de crédit…

3. en minimisant les bienfaits d’une alimentation fraîche, saine et de proximité et son impact sur la santé,

4. en favorisant le moins possible l’agriculture biologique, en petite unité et de proximité,

5. en réduisant le plus possible l’accès aux semences naturelles et reproductibles pour les agriculteurs et les jardiniers.

C’est ainsi que tout est fait pour rendre le monde insécure tout en faisant croire que tout est fait pour la tranquillité des gens. Cela se réalise tout simplement :

1. en favorisant une information des catastrophes et des malheurs qui guettent,

2. en favorisant le commerce, la création et le développement des armes,

3. en favorisant dans l’ombre les dictatures et les dictateurs qui permettent d’un autre côté que soient pillées les ressources de leurs pays,

4. en favorisant dans le même temps, toujours dans l’ombre, les opposants et les rebelles qui luttent pour leurs libertés…

5. tout cela dans le but caché d’entretenir un climat de guerres et de conflits,

6. en favorisant les provocateurs, ceux qui mettent de l’huile sur le feu et attisent les conflits au nom de la sécurité des peuples et du monde,

7. en favorisant tout ce qui accroît les possibilités individuelles de protection,

8. en accentuant la dépendance économique des individus, des peuples et des pays grâce aux drogues légales (excitants, tabac, alcool) et illégales (en apparence), à l’endettement, aux besoins illusoires et créés, aux modes, à l’information orientée, aux faux rêves, etc.

Et c’est ainsi que tout est fait pour faire croire que le bonheur est dans ‘Avoir toujours plus’:

1. en favorisant les jeux et le rêve d’une fortune possible, facile et rapide,

2. en favorisant le vedettariat accessible (artistique, sportif ou autre),

3. en favorisant la publicité et son message subliminal qui dit que pour être heureux il faut telle lessive parce qu’elle lave mieux, la dernière nouveauté de téléphone portable, la dernière marque en vogue, aller en vacances dans les îles, etc. etc.

4. en favorisant l’accès aux crédits,

5. en éliminant, mettant de côté ou diabolisant ceux qui proposent un autre message : développement de la peur des sectes, de la peur des charlatans, de la peur d’être manipulé, de la peur de la différence, etc.
6. en développant des lois qui encadrent de plus en plus et réduisent de plus en plus la possibilité de vivre autrement que selon ce modèle-là.

Tout ce système est parfaitement pensé, anticipé, étudié et coordonné dans les sphères cachées de ceux qui tirent les ficelles !

LA SOLUTION EST INDIVIDUEL !

Cette compréhension des leviers est nécessaire pour agir avec SAGESSE : elle permet de se rendre compte que la seule solution viable à long terme est individuelle… et surtout intérieure !

1/ Elle demande à chacun d’abandonner le fait de croire que la faute est chez l’autre, chez nos gouvernants ou dans le capitalisme : nous sommes TOUS responsables !

2/Elle demande une présence et une attitude réfléchie et responsable de ses dépenses, de ses choix de vie, de son alimentation et de sa consommation.

3/ Elle demande d’être autonome et de ne pas suivre le troupeau, d’oser être différent, et de l’assumer.

4/ Elle demande de ne pas juger, ni condamner, ni renier, ni exclure, mais d’agir en connaissance de cause, dans la sagesse et le respect de tous et de tout, y compris de tout ce système tel qu’il est… afin de ne pas continuer à générer, par ses pensées et ses attitudes, les exclusions, les conflits et les guerres.

5/ Elle ne demande pas de combattre ce système, mais d’agir tout simplement, à son petit niveau, pour ne plus continuer à faire vivre ce système, ni par ses façons d’être et d’agir, ni par son argent !

Notre argent peut nourrir ou non ce système !
Nos attitudes peuvent alimenter ou non
la peur et l’intérêt personnel !
Notre vie peut servir l’être… ou l’avoir !

Ensemble, chacun dans son coin, sans tambour ni trompette,
sans fourche ni canon, faisons


LA RÉVOLUTION DES SILENCIEUX
 :


1. si nous voulons une terre saine et dépolluée,
donnons notre argent-pouvoir à ceux qui respectent la planète
et voient les choses à long terme,
dans une dynamique de développement durable,
à ceux dont on sait ce qu’ils font et comment ils le font…

et soyons le respect de la Terre que nous souhaitons voir dans le monde.


2. si nous ne voulons plus d’argent sale,
donnons notre argent-pouvoir aux gens,
aux entreprises, aux banques et aux institutions financières
qui fonctionnent avec des choix éthiques,
* dans la transparence et le respect reconnus…

et incarnons l’éthique que nous souhaitons voir dans le monde.


3. si nous ne voulons plus de guerres,
cessons de juger, critiquer, dénigrer, ou exclure, etc.
Donnons notre argent-pouvoir à ceux qui nourrissent
la transparence, la solidarité, le respect, l'éthique…

et soyons la Paix que nous souhaitons voir dans le monde.


4. etc.


Chaque centime compte, chaque pensée compte, chaque attitude compte !

Choisissons d'encourager les paysans, les artisans ou les entreprises
qui respectent les Hommes et la Nature… à tous les niveaux.

La moindre lumière, le moindre don ou choix conscient est important
pour nourrir cette nouvelle conscience sur la Terre

Ensemble, comme les gouttes qui, se réunissant,
finissent par faire les rivières et les fleuves, puis les océans,
faisons la RÉVOLUTION DES SILENCIEUX !

Cette révolution appartient à chacun, dans son quotidien !
C’est pourquoi cet appel n’est pas signé !
Car si cette révolution appartient à tous, elle est avant tout affaire de RESPONSABILITÉ et D’ENGAGEMENT INDIVIDUELS : N’attendons personne pour agir ! Comme les mousquetaires, mobilisons-nous chaque Un pour Tous et Tous pour chaque Un !

 

 

Automne 2005

11:27 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

30/05/2013

Agir vite, abeilles en danger : Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles

Madame, Monsieur,

Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles, aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d'abeilles » en Europe et dans le monde !

Nous devons la stopper net, avant qu'elle n'ait des conséquences dramatiques sur nos cultures et notre alimentation à l'avenir. Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne ci-jointe et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez.

Il n'y a pas un instant à perdre.

Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s'est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles (1).

Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Pourtant...

Le compromis que devrait adopter Bruxelles est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui mènent depuis des mois un lobbying effrené et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat (2).

Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l'interdiction REELLE des pesticides tueurs-d'abeilles – malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes (3)... Pour sécuriser les centaines de millions d'euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !

Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l'issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l'interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s'il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.

Or, cette soi-disant interdiction n'aura aucun effet sur la santé des abeilles !

En fait, les 3 pesticides tueurs-d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».

De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à trois ans après le traitement (4), et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)

A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !

C'est un plan diabolique, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.

Nous pouvons encore empêcher ça. MAIS IL FAUT AGIR VITE : d'ici quelques jours, la Commission européenne se prononcera sur sa version définitive du règlement européen concernant ces 3 pesticides tueurs d'abeilles.

Nous devons agir avant, pour exiger l'interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !

Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :

- les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d'hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l'eau...

- les cultures de printemps et d'été "non traitées" seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...

- la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant "interdiction" des néonicotinoïdes

- Syngenta, Monsanto, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n'ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.

Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer…

Il faut tuer dans l'œuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu'elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d'abeilles, comme elle prétend le faire d'ailleurs !

Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Si l'on doit faire un test de 2 ans pour évaluer réellement l'impact de ces pesticides sur les pollinisateurs, alors allons-y franchement !

Les agriculteurs eux-mêmes n'auraient pas à y perdre :

d'après l'INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % – sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs – en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l'usage des traitements chimiques (6).

Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !

En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d'affaires des géants de l'agrochimie... Mais la Nature n'a que faire de leurs profits !

Alors s'il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l'Europe toute entière, pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l'avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.

Signez la pétition, et transmettez cet email à un maximum de personnes autour de vous.

D'avance, merci !

 

Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature

10:14 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

25/05/2013

MONSANTO, ANONYMOUS NE T'OUBLIE PAS

 

 

Citoyens du monde Bonjour

Monsanto

Votre siège est situé à Saint-Louis, Etats-Unis, et au 21ème siècle vous êtes spécialisés dans les biotechnologies végétales.

Vous avez été fondé en 1901 par John Francis QUEENY.

Originellement entreprise de produits chimiques, votre nom est associé à celui des P.C.B et de l'agent orange, massivement utilisé par l'armée américaine lors de la guerre du Vietnam.

Monsanto, vous êtes détenteur d'un brevet, aujourd'hui périmé, sur le glyphosate et vous êtes l'un des principaux producteurs de semences génétiquement modifiées...

Comme nous pouvions nous y attendre, les études récentes sur les OGM et sur le roundup sont contestées par vos soins, et ce, sans doute, sans aucune pression de l'agrochimie.

Parce que cela ne doit pas permettre de clore les débats, Anonymous vous met en garde !

Le Centre National de Recherche Scientifique, l'Institut National de la Recherche Agronomique sont-ils dénués à ce point de biologistes et d'expérimentateurs qu'il faille toujours s'en remettre à vos études, toujours pilotées par vous-même? Syngetal, Pioneer et dont les données restent secrètes ! Au nom du secret industriel !

 

 

Votre entreprise a fait et continue de faire l'objet d'enquêtes et d'actions en justice concernant à la fois les produits chimiques ou issus du génie génétique que vous mettez sur le marché, ainsi que pour vos méthodes de lobbying.

Pour ces faits Monsanto, nous vous observons.

Nous vous demandons de communiquer la vérité.

Parce que les discours les plus courts sont les meilleurs.

Parce que nous n'oublions pas.

Redoutez nous

 

 

 

 

12:06 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2013

LA PÉTITION POUR LE RETRAIT DU PESTICIDE ROUND'UP

La pétition pour le retrait du pesticide Round'up prend de l'ampleur

 

Castorama, leader européen et plus grande enseigne du bricolage en France propose du Roundup aux jardiniers amateurs, alors que plusieurs études scientifiques ont démontré la toxicité de ce produit. Une pétition demande à Castorama de montrer l'exemple en arrêtant de vendre ce produit dangereux.

Le Roundup est un herbicide très populaire chez les agriculteurs et les jardiniers amateurs qui croient souvent avoir à faire à un produit biodégradable et sans dangers. En effet, les utilisateurs peuvent lire sur les bidons de Roundup vendus en grande surface et chez les enseignes de bricolage comme Castorama, qu' “utilisé selon le mode d'emploi, Roundup ne présente pas de risque pour l'homme, les animaux et leur environnement”.

Pourtant, le Roundup est loin d'être inoffensif : Monsanto, qui commercialise ce produit, a été condamné pour publicité mensongère concernant une annonce qui montrait un chien couvrant une plante de Roundup afin de déterrer un os enseveli pour le manger en toute sécurité, sans se préoccuper d'éventuels résidus toxiques sur sa nourriture.

Depuis, plusieurs études scientifiques ont montré la toxicité de ce produit, notamment l'étude du professeur Gilles Eric Séralini de l'université de Caen, qui a révélé que le produit avait un caractère cancérigène sur des rats en ayant consommé pendant 2 ans. En plus de développer les cancers, le Roundup est notamment accusé d'être à l'origine de troubles de la reproduction.

D'ici décembre, le sort de ce pesticide doit être discuté au Parlement français et à la Commission européenne. Seulement, sans pression populaire, le pesticide le plus vendu au monde, et sans doute l'un des plus dangereux aussi, risque de passer une fois de plus entre les gouttes... Il est donc indispensable d'en appeler à la responsabilité des grands distributeurs face à leurs clients.

Castorama s'est déjà engagé à fournir à ses clients une alternative écologique dans tous les rayons de l'enseigne en signant un partenariat avec le WWF. Demandons au leader du bricolage d'aller plus loin et de montrer l'exemple aux autres enseignes en stoppant la distribution du Roundup dans ses rayons.

Signez la pétition et diffusez-là autour de vous.

 

Un article de reporterre.net,

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01/05/2013

Wanted ! Alerte à la vigilance : plathelminthe (ver plat) terrestre, prédateur de lombrics

WANTED - Appel à témoins !

 

Un plathelminthe (ver plat) terrestre, prédateur de lombrics (ver de terre), vient d'être détecté cet hiver dans trois localités françaises (Finistère, Alpes-Maritimes, Corse).

Ce genre de ver n'existe pas naturellement en Europe. Dans les quelques pays où des espèces proches ont été récemment détectées, comme en Angleterre, on observe une quasi disparition de sa proie (les lombrics), causant des pertes agronomiques et des déséquilibres majeurs sur les milieux naturels.

Son origine serait l'hémisphère sud, le plus probablement la Nouvelle-Zélande. Dans son aire de répartition naturelle, les lombrics ont développé des stratégies d'évitement qui leur permettent de se maintenir malgré ce prédateur.

Mais en Europe, les lombrics ne sont pas préparés à cette menace. Or les lombrics sont des «espèces ingénieurs» : ils creusent des galeries qui aèrent le sol et permettent la circulation de l'eau, elles ré-assimilent la matière organique du sol, la rendant disponible et exploitable par les végétaux.

L'impact de leur disparition, autant pour les systèmes agricoles que naturels, serait un désastre.

Les lombrics sont par ailleurs considérés dans beaucoup d'écosystèmes comme la biomasse animale la plus importante. Ils sont donc une ressource déterminante dans les chaines alimentaires, permettant à de nombreux prédateurs naturels d'exister (insectes, oiseaux, mammifères, amphibiens...). Leur disparition pourrait provoquer la disparition de ces autres espèces.

 

Plathelminthes vus de dessus
 

Le ver plat invasif est assez facile à reconnaître. Il est un peu aplati, noir avec deux vagues bandes dorées. Il arrive qu'on le rencontre en amas emmêlé. C'est un organisme d'apparence anodine, mais d'un impact majeur pour l'environnement. Il n'est pas venimeux, mais peut être toxique si on l'ingère (et ne peut donc se substituer au lombric dans la chaîne alimentaire).

 

Nous lançons donc un appel à témoins afin de réaliser une cartographie de son implantation.

Si vous avez observé un tel animal, contactez le Professeur Jean-Lou JUSTINE :

Téléphone : 01 71 21 46 47

Adresse courriel : jean-lou.justine@mnhn.fr

 

 

Plathelminthe vu de dessous
 

Un article publié par inpn.mnhn.fr

10:37 Publié dans AGIR | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2013

PIERRE RABHI : LA SOCIÉTÉ CIVILE EST PORTEUSE DU CHANGEMENT

 

Pierre Rabhi : la société civile est porteuse du changement

 

Écologiste convaincu, expert international pour la sécurité et la salubrité alimentaires des populations et la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est agriculteur, philosophe, écrivain et conférencier. Il m'a été proposé de réaliser cette interview par téléphone dans le contexte de l'affaire Cahuzac.

* Homme singulier dans le paysage politique français, le scandale Cahuzac vous a-t-il sidéré comme beaucoup de citoyens ?

- Non, pas du tout. Tout est possible dans le contexte d'un monde glauque, d'une complexité infinie. Si ce genre de scandale est possible, c'est que la société le permet. Toute l'histoire de l'humanité est jalonnée d'exactions. L'être humain reste égal à lui-même. Les hommes politiques sont l'émanation de la conscience collective. Il y a une forme d'acharnement thérapeutique des politiques dans une logique d'enrichissement et de prédation de la terre et des hommes. La planète est devenue un supermarché et l'humanité se prétend avancée en consacrant bien plus d'argent à des activités destructrices comme la vente d'armes qu'à celles qui permettraient d'assurer la paix ou combattre la faim dans le monde.

* Toute votre vie vous vous êtes attaché à dénoncer la corruption qui affame l'Afrique et l'ensemble des continents et de souligner «qu'une grande partie de la dette du Tiers Monde se trouve dans les coffres des banques suisses ou des sociétés d'investissement» (Pierre Rabhi Le chant de la Terre, Rachel et Jean-Pierre Cartier, La table Ronde, oct 2012). Déjà, vous proposiez de faire le procès de la corruption. Comment sortir selon vous de la crise politique et morale que traverse notre pays ?

- Des mesures comme celles annoncées par le chef de l'État aujourd'hui sont sans doute nécessaires, mais non suffisantes. Ce n'est pas en changeant seulement la périphérie qu'on changera les choses. Le changement de société ne se fera pas par des éléments factuels mais par un être humain modifié. La grande indignité de notre société, c'est d'avoir réduit la vie au lucre. D'ailleurs, on entend peu les religions sur ces questions de corruption, de financiarisation du monde.

Infléchir les comportements en réaffirmant les règles du vivre ensemble, en passant par des actions judiciaires et des lois, est indispensable, mais le mal est beaucoup plus profond.

Pour résister, Il faut s'attacher à l'éducation. Les enfants sont formatés pour s'adapter à un système de compétitivité, de sélectivité, de recherche du bonheur à travers l'accumulation de biens matériels. Il y a une injonction permanente à posséder indéfiniment, entretenue par des médias qui manipulent les consciences notamment par la publicité.

On doit apprendre très tôt ce qu'est la vertu.

Par ailleurs, les citoyens sont souvent peu conscients de la puissance qu'ils ont face aux dérives de notre monde. Ils ont le pouvoir mais n'en usent pas. Il y a bien des façons de protester, de résister au diktat économique, le boycott en est une. Il faut identifier quelles sont nos contradictions et faire le choix de ce à quoi on peut renoncer, cibler ce sur quoi on peut agir. Bien parler, bien agir et apprendre. Il faut incarner la parole.

* Edwy Plenel rappelait dans un article du 25/02/2013 cette citation de Marc Bloch au sujet de "L'étrange défaite" de 1940 et des élites dirigeantes : «Faiblesse collective n'a peut-être été souvent, que la somme de beaucoup de faiblesses individuelles». Croyez-vous qu'elle s'applique au contexte français actuel ?

- Je ne juge pas les hommes, ils auront rendez-vous avec leur conscience. Mais je serais plus radical avec le système qui prédispose à la corruption. Les paradis fiscaux devraient être supprimés, c'est là où se concentrent les transgressions les plus préjudiciables à l'espèce humaine.

* Les affaires actuelles accroissent-elles selon vous le risque Front National ?

- Ce triste spectacle du monde, cette corruption, la décrédibilisation de la politique peuvent amener les gens vers les extrêmes dans un mouvement irrationnel pour se venger. Il faut combattre l'humiliation, le miroir aux alouettes que constitue le recours à l'ordre brutal par l'amour du prochain et la pleine conscience de l'unité du genre humain. L'humanité doit se réconcilier avec elle-même au-delà des frontières.

* Quel doit-être selon vous le rôle des médias dans la révolution de l'esprit que vous appelez de vos voeux ?

- Tout changement appelle un niveau de conscience collective important. Les médias peuvent participer à cette prise de conscience à condition qu'ils ne soient pas trustés. Beaucoup participent à la manipulation de l'opinion en exerçant une censure de l'information.

* «Le vrai courage c'est, au-dedans de soi, de ne pas céder, de ne pas plier, de ne pas renoncer» comme le disait Jean-Pierre Vernant cité récemment par Edwy Plenel dans un hommage à ce résistant ?

- Le vrai courage c'est de parvenir à associer l'amour, la bienveillance avec la nécessaire résistance contre tout ce qui dénature l'humanité. L'engagement est épuisant. Parfois je dis avec malice que j'aimerais bien pouvoir donner ma démission, mais à qui ?

 

 

* Quel espoir avez-vous ?

- Partout autour de nous, des gens inventent le futur en prenant des initiatives originales dans tous les domaines que ce soit l'éducation, le soin, l'agriculture, la solidarité, le crédit, le commerce... Les femmes forcent mon respect dans bien des circonstances par leur courage, c'est l'énergie des femmes qui sauve bien souvent, qui fait que la vie l'emporte. Il est possible que toutes ces initiatives conjuguées fassent prévaloir une société qui affirme toute la noblesse de la puissance absolue de la modération face au modèle actuel.

La société civile est porteuse du changement auquel nous aspirons. Nous ne devons pas renoncer ne serait-ce que pour les générations qui vont prendre la relève. On transgresse : il faudra qu'elles corrigent. Ce n'est pas juste.

Entretien réalisé le 10 avril 2013

Un article de nadja, publié par blogs.mediapart.fr