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11/12/2016

Guillaume Meurice, "Que demande le peuple ?" - Allez le voir, c'est excellent !

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07/12/2016

Elle est vivante

 

 

01/12/2016

Nicole Ferroni - Nous sommes un sac de vieux vieux vieux atomes

 

*

 

 

 

 

18/11/2016

L'émission Oxymore rend hommage à Hamid Nacer Khodja

Abdelmadjid Kaouah, dans son émission de radio, Oxymore, du 29 septembre 2016, rend un hommage à Hamid Nacer Khodja, poète, écrivain, critique, chercheur, essayiste algérien, spécialiste de Jean Sénac, mort le 16 septembre dernier. On peut y entendre entre autre un poème hommage d'Hamid Tibouchi, lu par la comédienne Danielle Catala.

à écouter ici : http://www.canalsud.net/?HOMMAGE-A-HAMID-NACER-KHODJA-1953

 

 

09/11/2016

C'est lequel qui gagne ?

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25/10/2016

L'extraordinaire au quotidien par Sarah Roubato

Qu’est-ce que « L’extraordinaire au quotidien? »

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Au coin de la rue, il y a des gens qui cultivent l’extraordinaire au quotidien. Hors système, hors norme, ils mènent leur révolution. La nôtre aussi. Celle de demain. Ils ont accepté de me donner quelques heures, quelques jours de leur vie, dans un lieu qui leur parle. Pour ces gens démesurés, il fallait autre chose que des questions réponses et un récit biographie. Un portrait avec des ruptures, des diagonales, et des changements de perspective. 


Encore des portraits ? 

Et si le principal mal de la France était la représentation que les Français ont de leur société ? Quand on bourlingue hors des grands axes et hors des grands médias, on rencontre des gens extraordinaires et on se demande pourquoi personne n’en parle. Il était temps de poser un autre regard sur une France que l’on dit trop vite condamnée et pessimiste, en donnant la parole à des gens qui ont décidé de pratiquer autrement leur métier, ou tout simplement leur vie, là où ils sont et à leur échelle.

Un paysan qui travaille sans tracteur, uniquement par traction animale, un ancien champion du monde de boxe qui allie boxe et soutien scolaire pour les enfants de banlieue, une sculpteure qui part trois mois sur un paquebot pour sculpter des marins, des détenus en prison, des enfants en instituts psychiatriques, des religieuses dans un couvent. Un auteur compositeur interprète qui chante dans des lavomatics, dans des stations service, et qui écrit des chansons sur mesure pour les gens. Un boulanger qui fut chimiste et marin, et ne travaille qu’avec des blés anciens. Un homme qui travaille au Samu Social et fabrique des automates valant des milliers d’euros, refuse de travailler avec JP Gauthier, efface les œuvres qu’il peint sur les murs de son appartement chauffé au pétrole en plein Paris.

Ces inspirateurs impriment un geste à leur vie qui  résonne en chacun de nous. Avec eux, on parle de transmission, de la féminité, d’éducation, du regard qu’on pose sur soi, de résistance. Finalement, peu importe qu’on s’intéresse ou non à la boxe, à la sculpture ou aux chevaux. Ces personnes, essaimées dans toute la France, de toutes générations, exerçant dans des milieux très différents, nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre.

Comment ça se passe ? 

De bouche à oreille, des errances de la route à celles d’internet, j’atterris un beau matin chez quelqu’un que je ne connais pas. J’y reste quelque jours, le temps d’installer une confiance, un véritable échange, pour tirer autre chose que des récits de vie ou des informations. Je vis à son rythme. Je la laisse me parler de ce qu’elle veut, où elle veut. Pas d’interviews, seulement des conversations informelles où, finalement, c’est l’essentiel qui ressort.

Ça donne quoi ? 

Des portraits d’une vingtaine de minutes croisant la voix de la personne interrogée pendant ses activités, ma narration, et son choix de musiques. C’est le récit d’une rencontre, d’un véritable échange. Je déplie ce que ses paroles m’inspirent.

Comment les écouter ? 

Ces portraits sont réalisés et produits de façon totalement indépendante, sans aucune source de financement. Les dépenses incluent le matériel audio (1000 euros), les déplacements, et le temps de montage (3 semaines à temps plein par épisode). Dans un contexte où les médias se réinventent, les créateurs ne peuvent que faire appel aux auditeurs.

C’est pourquoi ces portraits sont en vente. Oui je sais, il n’est pas commun de payer pour écouter un podcast. Mais nous payons bien pour acheter une musique ou un film, pour ouvrir notre fichier à l’imprimerie, pour nous sécher les cheveux chez le coiffeur ou pour un sac plastique à l’épicerie. Le monde change. Ce qu’on ne payait pas hier, nous le payons aujourd’hui. D’autres choses qu’on payait hier sont accès gratuit aujourd’hui. À vous de décider ce que vous voulez payer pour ces créations sonores, car la bonne nouvelle, c’est que c’est vous qui fixez le prix, en sélectionnant un montant dans le bouton Paypal. Pour chaque portrait, un extrait est en écoute libre.

Les soirées d’écoute collective

Aujourd’hui, on se réunit pour regarder un film ou aller voir un concert. L’expérience de l’écoute, du podcast ou de la musique, reste individuelle. Il est loin le temps où on se réunissait chez le voisin autour du poste de radio.

Pourtant beaucoup d’entre nous souhaitent retrouver du collectif et du partage, s’éloigner du matraquage de l’image et de l’information. Alors pourquoi ne pas se réunir, dans votre salon, dans une cave, dans un café, pour écouter collectivement ces portraits et en parler ? Si vous souhaitez organiser une soirée, rendez-vous sur la page contact.

 

Sarah Roubato

 

voir aussi :  http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2016/02/08/le...

 

 

 

05/10/2016

Hommage à Miguel Hernàndez dans l'émission de Christian Saint-Paul

"Trouver pour 3 € un livre de sélection des poèmes de Miguel Hernàndez dans la gare routière de Grenade m'avait réjoui. 

J'avais alors décidé de lire des poèmes de Miguel Hernàndez dans une prochaine émission.
 
 J'ai tenu à reprendre la publication des éditions hegipe qu'animait alors notre ami le jeune poète espagnol Pedro Heras
 
Je revois sa venue dans les studios de Radio Occitania, notre amitié immédiate, notre promenade sur les rives de l'étang de Bouzigues avec Claude Bretin, Michel Eckhard-Elial ; Pedro Heras était serein, splendide d'intelligence. Nous avons connu ce jour là, un arrêt sur la marche inexorable du temps et son lot de misère qui allait l'emporter très vite.
 
Ensuite, Claude et moi étions présents lors de la  Cérémonie hommage au poète Pedro HERAS le 18 février 2008 à Cazevielle Pic Saint-Loup.
Vous pouvez toujours consulter sur notre site un souvenir de ce jour en cliquant sur :  http://les-poetes.fr/pedro/Untitled-2.htm
 
Des douleurs, depuis 1981 où nous parlons des poètes, depuis 1983 à Radio Occitanie, nous en avons connues, fatalement.
 
 Gil Pressnitzer, avant lui Charles Dobzynski, pour les plus récents. Mais ceux qui sont foudroyés dans leur jeunesse, comme Pedro  Heras, comme Matiah Eckhard  auteur du prodigieux livre posthume "Lointains chants sacrés d'où je suis né", laissent une plaie inguérissable. Alors il est de de notre devoir de les faire vivre en puisant dans leurs écrits comme des traces indélébiles.
 
Miguel Hernàndez a été fauché par la tuberculose dans une sordide prison du régime franquiste en 1942. Pablo Neruda était parvenu à lui éviter le peloton d'exécution. Mais les terribles conditions de détention ont fait ce travail de mort, plus lentement, plus douloureusement. Il est mort, Miguel Hernàndez, comme Cadou, à l'âge de 31 ans. Et pourtant quelle oeuvre ! "
 
Christian Saint-Paul
 
 
Vous pouvez écouter l'émission qui lui a été consacrée en cliquant sur :

http://les-poetes.fr/son/2016/160929.wma

 

 

 
 
 
 

24/09/2016

Pie Tshibanda - Un Fou noir au pays des blancs (extrait)

 

 

19/09/2016

Parent pervers narcissique et conséquences sur l'enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

14/09/2016

La guerre et l'exil

 

Camp de Frakaport, près de Thessalonique
 

...

Nous sommes ici
depuis trois mois. –
Avant nous étions à Idomeni,
sous des tentes en plein vent. –
Les tentes ici sont installées
dans un ancien entrepôt. –
Nous regrettons Idomeni. –
Ici nous sommes totalement isolés,
sans contact avec le monde extérieur. –
Les Grecs sont aussi pauvres que nous. –
Il n’y a pas de travail, rien à faire. –
En face il y a une usine d’épuration d’eau
et l’air est irrespirable. –
Quand ils nous ont évacués d’Idomeni,
ils nous ont dit qu’on serait mieux dans ce camp. –
Pourquoi nous ont-ils menti ? –
Nous vivons au milieu des déchets. –
Les enfants ont la fièvre. –
Certaines personnes souffrent du paludisme. –
Nous sommes 550 réfugiés entassés sous ces tentes
où nous crevons de chaud jour et nuit. –
Qui pouvons-nous alerter ? –
Nous voudrions partir d’ici. –
Rejoindre des proches en Allemagne. –
Nous errons sur la route à l’entrée du camp. –
Sans jamais croiser personne. –
Nous sommes en Europe
et nous vivons comme des bêtes. –
Quand les camions-citernes arrivent,
tout le monde court
pour aller à la douche ou aux toilettes. –
Il n’y a de l’eau que quelques heures par jour. –
Pourquoi nous ont-ils menti ? –
Pourquoi nous ont-ils évacués
pour nous emmener dans ce camp loin de tout ? –
Nous regrettons Idomeni
et ses tentes en plein vent. –
Là-bas il y avait quelques commerces. –
Nos enfants ne vont pas à l’école,
nos enfants ont la fièvre. –
Nous vivons dans un ghetto. –
Nous avons rêvé de l’Europe,
et maintenant nous y sommes. –
L’hiver approche
et nous devrons rester ici,
dans la puanteur et la saleté. –


Mise en ligne le 4 septembre 2016

 

pour en lire et en savoir plus, allez sur le site de Laurent Margantin, Oeuvres ouvertes :

http://oeuvresouvertes.net/spip.php?rubrique182...

 

 

10/09/2016

Pascal Ulrich (1964-2009)

 

pascal ulrich les yeux rouges 2004.jpg

 

Pascal Ulrich est né le 23 février 1964 à Strasbourg dans le quartier Finkwiller. Sa sœur décède à l’âge de un an. Enfant, c’est un bon élève et c’est sa grand-mère qui l’élève jusqu’à son décès. Pascal a alors 9 ans. Vers 14 ans, il commence à rompre avec ses parents et quitte l’école. Deux ans plus tard, il fait une fugue avec une riche hollandaise de 21 ans. Ensemble, ils font le tour de l’Europe et avec elle, Pascal découvre sauvagement ses premiers ébats amoureux, la drogue, l’alcool, la poésie et écrit ses premiers poèmes. A 17 ans, il fait un coma éthylique et est interné durant 3 semaines. Il entre ensuite dans le monde du travail mais ne le supporte pas. A 23 ans, en 1987, il crée une petite revue de poésie « Dada 64 » et publie plusieurs recueils. A 25 ans, il fait une tentative de suicide et reste 6 mois en hôpital psychiatrique. A sa sortie, il obtient une pension d’invalidité et ne travaillera plus. 
 
Pascal se consacre alors exclusivement à l’écriture, au dessin, à la lecture et à la musique qu’il écoute jour et nuit. Ses œuvres sont régulièrement publiées dans de nombreuses revues de poésie. Certaines lui demandent même d’écrire des chroniques et des critiques. Sur France culture, dans plusieurs émissions, on peut entendre ses poèmes. Il participe à plusieurs expositions à Schiltigheim mais aussi au Mexique, au Brésil ou à Cuba même s’il n’est pas présent. Pascal entretient également une importante correspondance avec des écrivains et éditeurs en France, en Belgique mais également en Inde. A partir des années 1990, il commence à décorer ses enveloppes avec des feutres de couleur. Ainsi, l’Art postal deviendra chez Pascal une de ses principales occupations. 
 
       En janvier 1996, il devient micro éditeur en créant « Absurde crépuscule » et publie des recueils de poésie ainsi qu’une revue du même nom. En 1997, il fait une pancréatite aigue et après son hospitalisation, ne boira plus une goutte d’alcool pendant des années. Au cours de l’été 1998, il monte un atelier avec un sculpteur, dans le port de Khel, en Allemagne, avec de nombreux autres artistes, inspirés par Andy Warhol et la Factory de New York. Pascal prend alors le pseudonyme de « Bakou » et découvre la peinture acrylique. Durant les années 2000, Pascal dessine et peint énormément et son style va évoluer d’une manière spectaculaire. Il voyage à Marseille, Toulouse, Paris, Lyon ainsi qu’en Belgique. En 2004, il recommence à boire. Les années suivantes, il va enchaîner dépression, séjours en hôpital psychiatrique, délirium tremens, cure de sevrage alcoolique et nouvelle pancréatite. En janvier 2008, il publie « Epitaphes » un recueil de 105 aphorismes.
 
       Le 1er mars 2009, Pascal saute depuis la fenêtre de son appartement qui se trouve au 5ème étage. L’urne contenant ses cendres est déposée dans le caveau familial à Strasbourg.  
 
     Dans son testament, Pascal Ulrich lègue ses dessins, peintures et sculptures à la ville de Strasbourg et toute sa correspondance à la Bibliothèque Jacques Doucet à Paris.
       
        Après plusieurs mois de démarches auprès de la mairie et de la bibliothèque, personne ne semble désireux d'acquérir ce fond.
 
Ses textes ont été publiés et sont encore publiés ainsi qu'une conséquente bibliographie par son ami Robert Roman, Ed. du Contentieux, Toulouse

voir : http://pascalulrich.blogspot.fr/

 

 

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06/09/2016

Migrants, mi-hommes #DATAGUEULE 52

 

 

03/09/2016

Asli Erdogan, écrivaine turque, actuelement en prison...

«Inculpée pour incitation au désordre», La romancière Asli Erdogan a été emprisonnée par la Sécurité turque. Suliane Brahim de la Comédie-Française lit ce texte autobiographique. A retrouver en début d'émission La Compagnie des Auteurs http://bit.ly/2bAYXmE

 

 

02/09/2016

À Gourdon, dans le Lot, nous avions un C.A.O, un Centre d'Accueil et d'Orientation

Il avait pour mission d'accueillir des personnes réfugiées et leur permettre de prendre un temps de repos pour faire un choix sur leur devenir. En complément des conditions d'accueil mises en place par l'État et la municipalité, un collectif s'était organisé pour faire le lien entre les personnes réfugiées et la population locale.

Le doc date de quelques mois, mais savoir recevoir et accueillir dignement est plus que jamais d'actualité.

 

 

 

27/08/2016

Alep : l'histoire du marchand de fleurs

L'humanité.....il y en aura toujours un pour nous sauver des autres, de là l'espoir ténu, fragile mais puissant aussi comme le parfum des roses, ça finit mal mais l'essentiel ne meurt pas, prix nobel de la paix pour la mémoire de cet homme !

 

 

 

 

 

 

01/08/2016

Les initiatives citoyennes face aux attentats : la riposte de la société civile

par Sarah Roubato
 
Après les attentats de Nice, pendant que les politiciens nous disent qu’il va falloir vivre avec les attentats, de en plus de Français se demandent comment ré-agir autrement. J’interviens en fin de première partie de l’émission Une semaine en France diffusée sur France Culture samedi, à réécouter ci-dessous :
 
Que faire ? Dans un premier temps éteindre le poste d’information continue, pour avoir d’autres yeux que ceux qui se gargarisent du spectacle de l’horreur. Ne pas se contenter de l’image que les médias projettent de notre société.
 
Notre système politique ne nous permet pas d’infléchir la politique extérieure de notre pays et sa participation à des guerres, puisque nous remettons ce pouvoir entre les mains d’un seul homme qui n’a pas à nous consulter. Mais on peut agir sur l’autre versant des causes de ce qui nous arrive : les causes sociales qui font que la France est un terreau fertile pour que pousse le djihadisme. Car ces “monstres”, ces “barbares” sont bien les produits de notre société.
 
C’est dans le quotidien, là où chacun se trouve, que de petites initiatives voient le jour. Comment faire qu’un jeune va trouver un autre idéal auquel s’accrocher que celui que propose Daesh ? Ce basculement peut se faire en une une heure, une rencontre. Si on fait l’effort de sortir de son petit monde, de faire quelques stations de métro pour aller voir ces exclus dont les médias nous parlent – et tous ceux dont ils ne nous parlent pas. Leur partager ce qu’on sait faire – la cuisine, la randonnée, la pêche, la création de sites internet, le sort. Offrir ne serait-ce qu’à un seul jeune la possibilité d’exprimer sa frustration dans un art, lui faire rencontrer d’autres exclus sociaux aussi, des vieux qui vivent tout seuls, des jeunes qui vivent dans des villages complètement désertés, des gens avec des handicaps, des maladies, leur donner la possibilité à eux aussi d’aider et donc de retrouver une puissance et un sentiment d’appartenance à la société.
 
L’indifférence fait dégâts considérables. La société est comme la peau d’un tambour, chaque geste que l’on fait – et qu’on ne fait pas – résonne à l’autre bout.
 
 
 
 
 

un commentaire à l'article de Sarah, que je recopie ici, sans citer le nom de l'auteur par respect pour la vie privée :

Il faut donner quelque chose à perdre aux gens qui pourraient basculer par désespoir personnel dans la fabrique de l'horreur pour les autres.
Comment ?
Je parle en tant qu'ancien policier de la BAC mais aussi (encore plus loin dans le temps) ancien policier auxiliaire qui faisait de l'ilotage.
Ilotage : rôle moins répressif que les autres policiers, ce qui permettait d'aller discuter avec des jeunes, certains délinquants mais, qui auraient voulu choisir une autre voie.
La solution tient, je pense, dans l'idée d'utiliser la culture des cités, ses codes, l'identité que les jeunes se sont créée pour en faire une force d'avenir. De par la lâcheté des politiques qui prétendent hypocritement vouloir la liberté, la fraternité, et l'égalité pour tous n'ont fait que donner le sentiment inverse. Conséquence, ces jeunes de cités sensibles sont à ce jour les seuls à pouvoir cloisonner un endroit et en faire une zone de non droit. Tout le monde y perd. Eux entretiennent la ghettoïsation, la population a peur d'eux et les rejette à l'emploi. Les politiques d'aujourd'hui, faut-il encore le rappeler, n'ont aucune vision de terrain, ne voyant la société qu'à travers des graphiques et des camemberts et n'ont que leur carrière à la bouche, et ils sont entourés de conseillers qui par ambitions personnelles (aussi) leur font croire au monde des bisounours où ça n'irait pas encore si mal...
Si ! La société va mal ! Super mal même !
On a de la matière grise ghettoïsée dont on ne fait pas acquisition, vu que la corruption d'en haut de la pyramide ronge les fondations de notre vivre ensemble.
Les jeunes des cités sensibles, il faut leur donner les moyens d'avoir des choses à perdre.
Les voitures electriques high tech doivent être conçues dans les cités où rien ne se passe hormis le traffic de stups. Ils sont capables de faire une entreprise illegale et d'employer du monde ? Pourquoi ne seraient-ils pas capables de faire la même chose pour une entreprise licite ? Pas besoin de diplôme de l'energie et des idées et que ces jeunes collaborent avec les ingenieurs de bonne volonté qui souhaitent les aider. Des ingénieurs que des corrompus ont empêché des réaliser leur rêve, il y en a plein en France. Il suffit que les jeunes des cités sensibles intouchables leur offrent protection au coeur de leur zone de non droit. Là, des miracles vont apparaître !!!
Ces gens (des cités sensibles) doivent pouvoir exprimer leur style, mettre au défi cette société qui a peur d'eux ! La mettre au defi de faire mieux qu'eux en terme de vision d'avenir. Ce sont des cités sensibles françaises que doivent sortir la technologie verte, celle de l'avenir.
La police n'a pas le droit d'entrer ? Consigne venue de très haut ? Ok donc, elle n'aura pas non plus le droit d'entrer quand ces jeunes feront la promotion des générateurs à hydrogène individuels. Ces générateurs vont faire faire la tronche à certains gros groupes industriels français ! Ceux qui ne les embauchent pas !!! La police ne peut pas rentrer dans les cités ? Très bien elle ne rentrera pas non plus quand les jeunes feront la demonstration que leur hypercar électrique dessinée et construite sur place abat le 0 à 100 km/h plus vite qu'une ferrari sur le parking de supermarché du franprix du coin.
Notre cohésion nationale, nous devons maintenant refuser qu'elle vienne d'en haut, nous devons la construire de manière autonome, entre nous. Il suffit d'écouter les derniers titres de Kerry James pour comprendre que certains jeunes ont fait le bon constat. Entre force de l'ordre intelligentes et jeunes de la cité acceptant de franchir le pas, la reprise en main de la société par les forces vives de la Nation est désormais envisageable."

 

en savoir plus sur Sarah Roubato, voir : http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2016/02/08/le...

 

 

 

 

 

 

 

27 juillet 1982 : L’homosexualité n’est plus un délit en France (c'était hier)

 

Sur une proposition de ministre de la Justice, Robert Badinter, l’Assemblée Nationale vote la dépénalisation de l’homosexualité en France (D’après une proposition du candidat à la présidentielle François Mitterrand).

L’homosexualité sera retirée de la liste des maladies mentales de l’OMS. (Organisation Mondiale de la Santé) neuf ans plus tard (1991).

 

Lesbian & Gay Pride (144) - 28Jun08, Paris (France)

[Lesbian & Gay Pride – Paris, juin 2008]

 


Source : Que s’est-il passé aujourd’hui ?

http://www.1-jour.fr/

 

 

 

 

 

 

29/07/2016

Les crânes oubliés de la conquête de l’Algérie Abonnés

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LE TERRORISME A UNE HISTOIRE [REPORTAGE RADIO 40’41]

 

Le

 

« … Un plein baril d’oreilles… Les oreilles indigènes valurent longtemps dix francs la paire et leurs femmes, demeurèrent comme eux d’ailleurs, un gibier parfait… »  [1]

C’est en ces termes choisis qu’un général français racontait les exploits de ses troupes pendant la guerre de conquête de l’Algérie.

 

« … Tout ce qui vivait fut voué à la mort… On ne fit aucune distinction d’âge, ni de sexe… En revenant de cette funeste expédition plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances… »

REPORTAGE : Les crânes oubliés de la conquête d’Algérie (EXTRAIT)

 

Vous êtes sans doute déjà allé visiter le musée de l’Homme, place du Trocadéro à Paris… Mais les souterrains, avez-vous déjà pensé aux souterrains ? Dans les caves du musée de l’Homme, il y a des crânes, des murs de crânes !

18 000 crânes entreposés les uns à côté des autres, conservés, classés, répertoriés. Sur les étiquettes, on lit :

« Bou Amar Ben Kedida, crâne n°5 943. Boubaghla, crâne n°5 940. Mokhtar Al Titraoui, crâne n°5 944. Cheikh Bouziane, crâne n°5 941. Si Moussa Al Darkaoui, crâne n°5 942. Aïssa Al Hamadi, lieutenant de Boubaghla, tête momifiée n°5 939… »

Ils sont trente-sept Algériens au total.

Les crânes de ces Algériens décapités pendant la conquête coloniale furent longtemps exhibés comme des trophées de guerre. Ils témoignent de la résistance tenace opposée, dès 1830, à la colonisation. Comme à Zaatcha, une oasis du sud-est algérien, théâtre, en 1849, d’un massacre colonial d’une rare barbarie…

Remisés dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle, jamais réclamés par l’Algérie, ces restes mortuaires sont tombés dans l’oubli. L’historien et anthropologue Ali Belkadi en a retrouvé la trace en 2011 et depuis, une pétition réclame leur retour au pays natal… Retour sur une histoire peu transmise et mal connue…

« Et je dis que de la colonisation à la civilisation, la distance est infinie ; que, de toutes les expéditions coloniales accumulées, de tous les statuts coloniaux élaborés, de toutes les circulaires ministérielles expédiées, on ne saurait réussir à extirper une seule valeur humaine. » Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme

Les différentes séquences du reportage :


Programmation musicale :
- Souad Massi : Raoui
- Serge Reggiani : Le Zouave Du Pont De L’Alma
- Gesky : Abd El-Kader
- Tramel : Qu’est-ce que t’attends pour aller aux colonies ?

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

reportage : Anaëlle VERZAUX et Rosa MOUSSAOUI
réalisation : Sylvain RICHARD

(


En savoir plus :

« Les crânes de résistants algériens » n’ont rien à faire au Musée de l’homme

LE MONDE | 09.07.2016 à 13h30 | Par collectif

En mai 2011, l’archéologue et historien algérien Ali Farid Belkadi lançait une pétition « pour le rapatriement des restes mortuaires algériens conservés dans les musées français », en particulier les crânes de résistants algériens tués par le corps expéditionnaire français dans les années 1840 et 1850, qu’il venait de retrouver dans les réserves du Musée de l’homme à Paris.
Alors que cet appel était lancé un an après le vote, par le Parlement français, d’une loi exigeant la « restitution [à la Nouvelle-Zélande] de toutes les têtes maories détenues en France », il n’a eu malheureusement que très peu d’écho. En mai dernier, l’universitaire et écrivain algérien Brahim Senouci a lancé un nouvel appel pour que soient restituées les « têtes des résistants algériens détenues par le Musée de l’homme », afin que leur pays les honore, avec cette fois un écho nettement plus large.
Il nous a paru important de le relayer en rappelant la raison de la présence dans un musée parisien de ces restes mortuaires, à partir de l’histoire de l’un d’entre eux : le crâne du cheikh Bouziane, chef de la révolte de Zaâtcha en 1849, écrasée par une terrible répression, emblématique de la violence coloniale.

Un siège de quatre mois
En 1847, après la reddition d’Abd-el- Kader, les militaires français croient que c’en est fini des combats en Algérie après plus de dix ans d’une guerre de conquête d’une sauvagerie inouïe. Mais, alors que le danger était surtout à l’ouest, il réapparaît à l’est début 1849, dans le Sud-Constantinois, près de Biskra, où le cheikh Bouziane reprend le flambeau de la résistance. Après des affrontements, il se retranche dans l’« oasis » de Zaâtcha, une véritable cité fortifiée où, outre des combattants retranchés, vivent des centaines d’habitants, toutes générations confondues.

« Le cheikh Bouziane reprend le flambeau de la résistance. Après des affrontements, il se retranche dans l’« oasis » de Zaâtcha, une véritable cité fortifiée où, outre des combattants retranchés, vivent des centaines d’habitants, toutes générations confondues ».
Le 17 juillet 1849, les troupes françaises envoyées en hâte entament un siège, qui durera quatre mois. Après un premier assaut infructueux, l’état-major prend la mesure de la résistance et envoie une colonne de renfort de plus de 5 000 hommes, commandée par le général Émile Herbillon (1794-1866), commandant de la province de Constantine, suivie d’une autre, des zouaves dirigés par le colonel François Canrobert (1809-1895). Deux officiers supérieurs, plusieurs milliers d’hommes contre une localité du grand sud algérien, deux décennies après la prise d’Alger : la résistance algérienne était d’une ampleur et d’une efficacité exceptionnelles.
Le 26 novembre, les assiégeants, exaspérés par la longueur du siège, voyant beaucoup de leurs camarades mourir (des combats et du choléra), informés du sort que les quelques Français prisonniers avaient subi (tortures, décapitations, émasculations…), s’élancent à l’assaut de la ville. Chaque maison devient un fortin, chaque terrasse un lieu d’embuscade contre les assaillants. Après d’âpres combats, au cours desquels les Français subissent de lourdes pertes, le drapeau tricolore flotte sur le point culminant de l’oasis.
Deux ans plus tard, Charles Bourseul, un « ancien officier de l’armée d’Afrique » ayant participé à l’assaut, publiera son témoignage : « Les maisons, les terrasses sont partout envahies. Des feux de peloton couchent sur le sol tous les groupes d’Arabes que l’on rencontre. Tout ce qui reste debout dans ces groupes tombe immédiatement sous la baïonnette. Ce qui n’est pas atteint par le feu périt par le fer. Pas un seul des défenseurs de Zaâtcha ne cherche son salut dans la fuite, pas un seul n’implore la pitié du vainqueur, tous succombent les armes à la main, en vendant chèrement leur vie, et leurs bras ne cessent de combattre que lorsque la mort les a rendus immobiles. ». Il s’agissait là des combattants.

Destruction méthodique
Or, l’oasis abritait aussi des femmes, des vieillards, des enfants, des adolescents. La destruction de la ville fut totale, méthodique. Les maisons encore debout furent minées, toute la végétation arrachée. Les « indigènes » qui n’étaient pas ensevelis furent passés au fil de la baïonnette.
Dans son livre La Guerre et le gouvernement de l’Algérie, le journaliste Louis de Baudicour racontera en 1853 avoir vu les zouaves « se précipiter avec fureur sur les malheureuses créatures qui n’avaient pu fuir », puis s’acharner : « Ici un soldat amputait, en plaisantant, le sein d’une pauvre femme qui demandait comme une grâce d’être achevée, et expirait quelques instants après dans les souffrances ; là, un autre soldat prenait par les jambes un petit enfant et lui brisait la cervelle contre une muraille ; ailleurs, c’étaient d’autres scènes qu’un être dégradé peut seul comprendre et qu’une bouche honnête ne peut raconter. Des procédés aussi barbares n’étaient pas nécessaires, et il est très fâcheux que nos officiers ne soient pas plus maîtres en expédition de leurs troupes d’élite, qu’un chasseur ne l’est d’une meute de chiens courants quand elle arrive avant lui sur sa proie. »
D’après les estimations les plus basses, il y eut ce jour-là huit cents Algériens massacrés. Tous les habitants tués ? Non. Le général Herbillon se crut obligé de fournir cette précision : « Un aveugle et quelques femmes furent seuls épargnés ». Le pire est que la presse française d’alors reprit ce rapport cynique.

Fusillés puis décapités
Il y eut trois autres « épargnés »… provisoirement. Les Français voulurent capturer vivant – dans le but de faire un exemple – le chef de la résistance, le cheikh Bouziane. Au terme des combats, il fut fait prisonnier. Son fils, âgé de quinze ans, l’accompagna, ainsi que Si-Moussa, présenté comme un marabout. Que faire d’eux ? Ces « sauvages » n’eurent pas droit aux honneurs dus aux combattants.
Le général Herbillon ordonna qu’ils soient fusillés sur place, puis décapités. Leurs têtes, au bout de piques, furent emmenées jusqu’à Biskra et exposées sur la place du marché, afin d’augmenter l’effroi de la population. Un observateur, le docteur Ferdinand Quesnoy, qui accompagnait la colonne, dessina cette macabre mise en scène qu’il publia en 1888 dans un livre, témoignage promis à un certain avenir…
Que devinrent les têtes détachées des corps des combattants algériens ? Qui a eu l’idée de les conserver, pratique alors courante ? Où le furent-elles et dans quelles conditions ? Quand a eu lieu leur sordide transfert en « métropole » ? Cela reste à établir, même si certaines sources indiquent la date de 1874, d’autres la décennie 1880. Il semble certaines d’elles aient été d’abord exposées à la Société d’anthropologie de Paris, puis transférées au Musée de l’homme. Elles y sont encore aujourd’hui.
Soutenir les appels de citoyens algériens à rapatrier ces dépouilles dans leur pays, pour leur donner une sépulture digne comme cela fut fait pour les rebelles maori ou les résistants kanak Ataï et ses compagnons (en 2014), ne revient aucunement pour nous à céder à un quelconque tropisme de « repentance » ou d’une supposée « guerre des mémoires », ce qui n’aurait strictement aucun sens. Il s’agit seulement de contribuer à sortir de l’oubli l’une des pages sombres de l’histoire de France, celles dont l’effacement participe aujourd’hui aux dérives xénophobes qui gangrènent la société française.

Les signataires : Pascal Blanchard historien ; Raphaëlle Branche, historienne ; Christiane Chaulet Achour, universitaire ; Didier Daeninckx, écrivain ; René Gallissot, historien ; François Gèze, éditeur ; Mohammed Harbi, historien ; Aïssa Kadri, sociologue ; Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ; Gilles Manceron, historien ; Gilbert Meynier, historien ; François Nadiras, Ligue des droits de l’homme ; Tramor Quemeneur, historien ; Malika Rahal, historienne ; Alain Ruscio, historien ; Benjamin Stora, historien ; Mohamed Tayeb Achour, universitaire.

 

 

 

24/07/2016

Les Deschiens - le bénévole

 

 

 

04/07/2016

Auteur : un métier difficile ?

 (et alors, si en plus c'est un poète....)

PAR STÉPHANIE ATEN

  

Écrire à longueur de journée, tranquillement installé chez soi, libre de ses horaires, de son rendement, de ses mouvements.

Pas de patron démoralisant ni de collègue envahissant.

On travaille pour soi, à son rythme, selon ses envies, et dans la passion...

Auteur : le métier idéal !...

Détrompez-vous...

Être auteur, c'est aussi passer son temps à travailler gratuitement, sans garantie de retour sur investissement. C'est galérer financièrement, et ne bénéficier d'aucune considération, ni d'un point de vue juridique, ni d'un point de vue social.

Un auteur, même lorsqu'il est scénariste, n'a aucun statut. Il n'a pas droit aux allocations chômage, en revanche, il cotise. Auprès des "Agessa", qui le ponctionnent sur toutes les sommes touchées, même minimes. Il n'a pas de "congés payés", ni d'assurance maladie avantageuse, ni de "13ème mois". L'auteur n'est protégé par aucune convention collective, et doit se soumettre à ce qu'on tolèrera de lui donner en cas de contrat. Et c'est, le plus souvent, maigre... très, maigre.

L'auteur est un être isolé, auquel on demande d'être "professionnel", tout en considérant, dès qu'il s'agit de le payer, qu'il pratique en fait un hobby. Un romancier se doit de "savoir écrire", de maîtriser parfaitement sa langue, de connaître la construction dramatique sur le bout des doigts, et de travailler son talent pour produire des ouvrages dignes de ce nom. Un scénariste se doit d'être à l'aise avec le cahier des charges de l'écriture scénaristique, de travailler vite, de savoir s'adapter, "il s'agit d'un métier", répètent avec sévérité les producteurs.

Par contre, quand il s'agit de le payer... de considérer le travail accompli, de lui donner toute sa valeur, non seulement en termes quantitatifs, mais aussi qualitatifs, là, tout à coup... être auteur devient un "hobby".

"Après tout, il fait ça parce que ça lui plaît, ce n'est pas une profession à proprement parler"...

On me demande souvent pourquoi la création (particulièrement audiovisuelle) est si peu dynamique ou de mauvaise qualité en France.

Je pense que la réponse se trouve dans les phrases précédentes.

Il est psychologiquement et nerveusement extrême, de travailler dans des conditions financières catastrophiques, une reconnaissance quasi-inexistante, une précarité perpétuelle, et un taux d'échecs épuisant.

Car être auteur, c'est aussi accepter de beaucoup travailler sur des écrits, tout en sachant pertinemment que les éditeurs ou les producteurs, 95 fois sur 100, vous diront non, même si votre travail est de qualité. Ce n'est "pas le moment", "pas ce qu'on cherche", "pas la tendance", sont des arguments qu'on vous renvoie en plein visage sans ciller, sans ambages, sans aucune considération pour les semaines de travail fourni en amont, visant à répondre aux demandes d'idées nouvelles et de créativité sans cesse renouvelées.

Quand vous allez voir un architecte pour qu'il vous construise une maison, même si, au final, vous ne tombez pas d'accord sur ses propositions, vous le payez pour le travail fourni.

Lorsqu'un technicien du cinéma travaille sur un tournage, même si le film ne se fait pas pour X raisons, le technicien sera payé.

L'auteur, lui, travaille sans filets, sans garantie, et la plupart du temps, sans être rémunéré.

Être auteur, en France, c'est donc vivre dans le paradoxe.

Notre culture adore la création, l'imagination, les arts. Elle les encense, les vénère, leur reconnaît tous les mérites, et se targue de briller dans le monde entier. Et pourtant, l'auteur n'a pas d'existence tangible. Il n'a pas de factures à payer, pas d'estomac à remplir, et pas de vie à gérer. Il "ne travaille pas", il s'amuse, des heures durant, pour parvenir au résultat final qui vous enthousiasme tant.

Les lecteurs réclament sans cesse de nouveaux livres,

les spectateurs de nouveaux films et programmes télévisés,

toujours et encore, toujours et encore...

Comment pensez-vous que ces œuvres se font pour répondre à vos attentes ?...

Les auteurs travaillent. Beaucoup.

Mais ne sont pas autorisés à vivre de leurs compétences.

Alors oui...

être auteur est un métier difficile.

Mieux vaut être conscient de cet état de fait avant de se lancer à corps perdu dans un métier qu'on fantasme souvent, sans réellement en connaître les tenants et aboutissants.

Être auteur est un sacerdoce, un Everest qu'on gravit en tongs et sans oxygène. Il faut  aimer les défis, et à vrai dire... il ne faut même aimer que cela.

 

Stéphanie Aten

 

Scénariste et romancière "engagée", parce qu'être auteur, c'est alimenter l'inconscient collectif et participer à l'élaboration de la société. Voir la page de l'auteur

 

Source : https://www.skop.io/a/auteur-un-metier-difficile...