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27/01/2015

« Nous ne sommes jamais assez poète » (Esther Tellermann)

Source à citer impérativement : http://blogs.mediapart.fr/blog/patrice-beray/250115/nous-...

 

|  Par Patrice Beray

Tel est le titre d’un essai publié l’été dernier par Esther Tellermann, une des voix (discrète) de la poésie de langue française. Rien là dans ce titre de ce ton déclaratif dont on fait les mots d’ordre (intermittents) ou les généralités (écumantes). Il s’agit simplement de dire, pour celui qui s’y aventure, que le poème est une expérience.

Mais d’abord, avant même de situer un peu mieux cette expérience, à quoi la reconnaîtrait-on cette manière singulière du poème d’apparaître ? Autrement dit, à nos yeux de lecteurs, avant même de poser quoi que ce soit qui serait de l’ordre de la réflexion, du « retour » sur le poème, sur cette « expérience » particulière qu’il indique, qu’est-ce qui pourrait bien – comme à la dérobée – nous ravir encore, nous incliner toujours à percevoir comme telle une écriture poétique ?

Ainsi, contre toutes les archéologies du savoir (jusqu’aux strates les plus contemporaines), ce poème nous dirait qu’il est toujours temps au moment de le lire d’écarter les grilles de lecture, que l’on a tout le temps pour les apposer. Tant il s’imposerait d’abord de le laisser s’effiler, déborder, au moment de l’inventer comme au moment de le découvrir.

Pour éprouver ce « sentiment » que l'on aime un poème, sans avoir à se l'expliquer, ouvrir un livre de poèmes d’Esther Tellermann peut suffire. Ce sentiment, c’est le phrasé du poème qui le communique, dans son apparente solution de continuité, faite donc d’infimes sautes de sens, de directions, aux disjonctions pourtant comme étouffées dans sa rythmique, tant une vision le soutient, lui prête au bout du compte sa voix, comme ici dans le recueil Un point fixe :

Je m’étais disposée
     de face
dans le jardin et
le feuillage
cherchais
sommeils éteints
brouillards des
nostalgies
     lueurs afin que
deviennent
les horizons
j’ai vu les sables

dans les soleils.

Pétri de toute l’âpreté de certains poètes de la revue L’Éphémère (d’André du Bouchet, Paul Celan, notamment), requis par un égal souci d’épellation littérale de la langue (chez Claude Royet-Journoud par exemple), le poème d’Esther Tellermann est plus encore à rapprocher de ce « geste de la parole » qu’a voulu y joindre l’instigateur de la revue Argile, Claude Esteban, pour qui elle écrivit ces mots lors de sa disparition :

« Le poème [...] n’est “qu’un geste de la parole”. Un geste offert vers le dehors qui ne nous assure ni le salut d’un vocable neuf, ni une issue possible “au mirage du concept” [...]

« Alors les mots du poème tombent en pluie simple, impérieuse et laconique. Ce sont les mots du pauvre et du fou, les mots fredonnés sur la lande pour tous les morts, la marche de celui qui s’incline pour les entendre, défaire les certitudes, les rapporter à l’appel de la voix humaine » (in Europe, no 971, mars 2010).

C’est cette expérience d’une écriture que lacèrent les mots pour faire advenir une voix à travers les figures dévoilées par le geste d’écriture, une fois les images mises à nu, que donnent aussi à lire certains poèmes du recueil Un point fixe :

Nous avions vécu
la parole
comme un masque
       qui tombe
       tout éclatait
       au centre du
       signe.

*

Notre expérience
      fut
d’entendre
nous commencions
par le bruit
     de l’espace
sa fuite         hors
des règles du temps
une erreur
     calculée
de la distance
entre le mot
     et vous
ce qui l’efface
rétablit
le milieu
du regard.

Odile Savajols-Carle, aquarelle (1960)Odile Savajols-Carle, aquarelle (1960) © Tous droits réservés

Ce regard vers un « point fixe » est une vrille qui révèle le réel au poème :

Asphaltes baignées
à nouveau se
retirent
je voulais
    vos genoux
votre joue se creuse
c’est l’air que je
     respire
douleur interrompt
la cambrure     déplace
         l’instant
ce qui est
         perdu

une anse emporte

  le soleil.

Si l’on ne peut manquer d’être profondément intrigué par les traces à peine divulguées de différents récits du monde dans bien des livres d’Esther Tellermann, c’est la force de ses appels, incomparable aujourd’hui, pas même avec les prédécesseurs qu’elle s’est reconnus, qui magnétise ses poèmes. Où toujours une voix renaît des cendres de l’écriture :

Cieux avaient défait
     les liens
     aciers   la perle

orages enfouis
rafales ont inondé
ce que la terre
     allume
     une page
     au loin noircie
emporte le

     nuage.

_______________

Esther Tellermann, Nous ne sommes jamais assez poète, essai, éditions La Lettre volée, 21 €, 2014 ; Un point fixe, coll. “Cendrier du voyage”, éditions Fissile, 10 €, 2014. Esther Tellermann est aussi publiée dans la coll. “Poésie” des éditions Flammarion.

 

 

 

 

25/01/2015

J'me présente je m'appelle....

Source : http://www.lesurbainsdeminuit.fr/coups-de-coeur-et-autres...

PUBLIÉ LE 31/03/2014 à 16 PAR JACQUES SCHAELLER

Je m'appelle Jacques, mais vous pouvez m'appeler Mohamed, si ça vous fait plaisir !

Ceci est la réponse que je fais à qui me demande mon prénom et s'étonne de trouver un prénom si "français" sur ma gueule d’Arabe…

C'est à se dire que nous avons un problème profond avec la notion d'étranger dans notre pays. "Non mais sérieusement c'est quoi ton vrai prénom ?", " Tu as honte de tes origines ?"… Honte de mes origines ?? Lesquelles ? J'ai du sang français (alsacien, auvergnat), marocain, allemand, algérien (Algérie "française"), espagnol, italien… Et toi tu as honte d'être con ? Tes ancêtres se reproduisent entre frères et soeurs depuis plusieurs générations ?? 
Je suis las ! Las de devoir m'excuser de ne pas rentrer dans la petite case où certains regards obtus aimeraient me faire entrer. 
Las de devoir décliner mon identité comme à un contrôle de police… Ou comme un chien doit donner la patte… 
Je suis fier d'être un bâtard, tant pis si cela fait de moi un étranger dans mon pays.

Au vu des résultats des dernières élections municipales et de cette montée de l'extrême droite, je me questionne… À qui la faute ? À la politique du bonnet blanc, blanc bonnet ? Aux abstentionnistes ? À tous ceux qui n'ont pour opinion politique, que leur haine, leurs frustrations et ne militent que pour leurs propres petits intérêts ? À la "crise" ? Au Pôle emploi ? Au chansons de Khaled ? À la bêtise… (si on s'accorde à dire que la bêtise est humaine, les français semblent devenir de plus en plus humains…) Quel dommage qu'ils ne fassent pas front contre l'invasion extraterrestre, plutôt que de faire "Front National"…

Je n'ai pas honte de mes origines, j'ai honte d'être amalgamé à une bande de bas-du-front, qui donnent de mon pays une bien vilaine image.

Sir cé j'y vous laisse j'y dois priparer li pigeot pour rentrer au bled, même si j'y connais pas li bled… Comme on dit chez moi : "couscous loukoum kebap kebab harissa harissa !!" 

Bonjour chez vous.
Ja… Mohamed

 

 

 

 

23/01/2015

L'Histoire, absente de la question antiraciste

Par Caroline Trouillet

Historien spécialiste des racismes et des antiracismes dans la France contemporaine, Emmanuel Debono tient un blog depuis juin 2014 "Au Cœur de l'antiracisme". Rencontre. -

 

Pourquoi, en tant qu'historien, avoir créé un blog sur l'antiracisme ?

E.D.B : C'est un domaine de réflexion où je m'efforce d'introduire un peu de complexité, le sujet étant trop souvent dominé par le manichéisme. Car l'Histoire semble absente de l'approche de la question de l'antiracisme, comme si tout avait commencé avec SOS Racisme dans les années 1980. Or des débats du XXe siècle, et parfois antérieurs, font étrangement écho aux tensions actuelles entres mouvements antiracistes.

 

Vous parlez de "fractures" historiques dans les mouvements antiracistes français. C'est-à-dire ?

E.D.B : Les mobilisations antiracistes naissent au début du XXe siècle. L'aspect dominant est alors le rejet du racisme antijuif avec, en références appuyées, les principes de la République et la laïcité. Le discours antiraciste s'est construit dans ce cadre où les différences, les particularismes, devaient s'estomper devant des valeurs communes à tous les Français. Les premières organisations antiracistes sont alors la LICA (1) et le MRAP (2). Elles s'intéressent surtout aux idées et aux agressions verbales : on combat le racisme sur le terrain de la presse, dans la rue, mais le principe de la discrimination n'est pas vraiment pris en compte. La République, avec son idéal assimilationniste, peine à reconnaître les différences de traitements qui touchent certaines personnes dans le quotidien, dans les services publics. Dès lors, dans les années 1970, des associations commencent à critiquer les vieilles centrales comme la LICRA et le MRAP, par exemple le Mouvement des Travailleurs Arabes. En effet, avec cet antiracisme universaliste et l'idée de l'unicité du racisme, on tend à ignorer la spécificité de certaines revendications et l'existence d'identités qui exigent de plus en plus leur reconnaissance. Des militants estiment aujourd'hui que celui qui n'est pas directement touché par le racisme ou les discriminations ne peut s'ériger en porteparole des victimes. Mais d'autres rejettent le fait de désigner d'emblée des groupes de victimes, notamment ceux qui s'estiment abusivement rattachés. Cette problématique existait déjà dans les années 1930, lorsque des militants juifs se mobilisaient contre l'antisémitisme tandis que d'autres, les "Israélites", ne ressentaient pas cette forme de racisme, s'estimant parfaitement assimilés. Les nouvelles organisations militantes actuelles, mais aussi, dans une certaine mesure, les vieilles centrales de l'antiracisme, contribuent à dessiner les contours de catégories de victimes et à fragmenter la communauté nationale en sous-groupes. On voit toute la complexité de la lutte antiraciste, les critiques et les contradictions internes qu'elles peuvent engendrer.

 

Qu'en est-il de l'enseignement du racisme et de l'antiracisme?

E.D.B : Très peu d'historiens étudient l'antiracisme. On manque cruellement d'éclairages à ce sujet. Quant au racisme, il n'est pas véritablement enseigné. C'est un paradoxe car figurent bien dans les programmes scolaires des sujets aussi variés que la traite des esclaves, la Shoah, le conflit israélo-palestinien, le génocide des Tutsi au Rwanda… Mais ce qui fait défaut, c'est une certaine exigence conceptuelle pour aller au-delà des représentations basiques.             

(1) Ligue Internationale contre l'Antisémisme, rebaptisée LICRA, Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémisme en 1979

(2) Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et pour la Paix puis Mouvement contreisme et pour l'Amitié entre les Peuples à partir de 1977

Source : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&...

 

Blog d'Emmanuel Debono : http://antiracisme.blog.lemonde.fr/

 

 

22/01/2015

(Enfin) Une vision positive de l’enfant

 

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Cet article est involontairement d’une actualité bouleversante.
Ce mercredi 7 janvier, le siège du journal satirique Charlie Hebdo a été attaqué à l’arme de guerre. La rédaction a été décimée.
Puisse cet article contribuer à la réflexion sur la violence et la haine en y apportant des propositions bienveillantes et altruistes.

Oui, la nature humaine est bonne ! d’Olivier Maurel est un livre qui (re)donne la gniaque !
Grand classique de l’éducation bienveillante, cet ouvrage se penche sur la source de la violence humaine et va à contre-courant de l’idée selon laquelle cette violence serait innée, gravée dans nos gènes, notre nature, notre espèce.

Olivier Maurel, admirateur et diffuseur des idées d’Alice Miller est président de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire. Tous ses livres (que je vous recommande !) portent sur la violence et ses causes.

La violence éducative ordinaire, origine et répercussions

Tout le monde en France s’accorde à dénoncer les châtiments corporels faits aux enfants. Mais étonnamment, cette mise au pilori est accompagnée d’une indifférence toute aussi généralisée concernant la violence éducative ordinaire.

La violence éducative ordinaire ce sont les gifles, les fessées, les « petites » tapes sur les mains, la tête, l’arrière-train… C’est aussi la violence psychologique : le mépris, la dévalorisation, l’exclusion, l’indifférence des adultes vis-à-vis des enfants.

«Un sondage SOFRES réalisé en France en janvier 1999 pour l’association Eduquer sans frapper nous apprend que 84% des personnes interrogées donnent des coups à leurs enfants (33% en donnent rarement, 51% en donnent souvent).»

Cette situation n’est pas spécifique à la France. Olivier Maurel nous apprend que 80 à 90% des enfants dans le monde ont reçu des coups de leurs parents ou de leurs enseignants, grands-parents, éducateurs… bref des adultes représentant la base de sécurité de l’enfant.

Nous avons donc (presque) tous subi une forme de violence dans notre éducation (et la moitié d’entre nous de façon régulière !), et ce, à une période de notre vie où notre cerveau est en plein développement et en construction.

Or, la violence éducative ordinaire est une forme de maltraitance. Et c’est un des objectifs de ce livre de démontrer pourquoi.

Effets de la violence éducative

«Il semble cependant qu’on puisse dire qu’appartiennent spécifiquement
aux conséquences de la violence éducative :

  • l’apprentissage des gestes de la violence ;
  • la valorisation de cette forme particulière de violence qu’est la violence éducative ;
  • l’indifférence au spectacle de la violence éducative considérée comme normale ;
  • l’ignorance, l’oubli, le silence, la cécité par rapport à la violence éducative ;
  • le stress provoqué par les coups ou la peur des coups ;
  • l’apprentissage du mépris des enfants, corollaire du fait qu’on a le droit de les frapper comme s’ils étaient des êtres inférieurs ;
  • et bien sûr, les effets physiologiques spécifiques de la violence éducative […] ;»

A partir de travaux de recherche en sociologie (Alice Miller), neurosciences (Antonio Damasio), philosophie (Emmanuel Todd) et même primatologie (le travail de Frans de Waal sur les grands singes), l’auteur établit les effets de la violence éducative sur les victimes et analyse ses conséquences politiques, économiques et sociales. C’est passionnant !

D’où vient la violence éducative ordinaire ?

Le plus gros problème de la violence éducative est qu’elle se nourrit d’elle-même.
Parce qu’on a facilement tendance à reproduire (au moins en partie) le modèle d’éducation que l’on a reçu, parce que l’on a tendance à minimiser la portée des coups reçus (le fameux « J’ai reçu des fessées et j’en suis pas mort-e »), parce qu’il est difficile de porter un regard critique sur ses parents, parce que aussi on ne sait pas comment faire autrement.

Ainsi les nombreuses études démontrant la nature intrinsèque de la violence humaine sont biaisées, car elles ne tiennent pas compte du fait que leur sujet d’étude (les Hommes) sont eux-mêmes conditionnés à cette violence de par leur éducation.

Nous sommes comparables à des sexologues qui vivraient dans une population composée uniquement de femmes excisées et infibulées, et qui considéreraient les conséquences de cette particularité comme naturelles. Quelle confiance pourrait-on faire à leur connaissance de la sexualité humaine ?

Réhabilitation de l’enfant

Olivier Maurel va à l’encontre de l’idée largement répandue selon laquelle l’Homme (et donc l’enfant) est fondamentalement mauvais et que c’est l’éducation/la société/la civilisation qui peut le rendre bon.
Il retrace l’historique de cette conception pessimiste, diffusée depuis des millénaires par les religions (le pêché originel), la psychanalyse (« l’enfant est un pervers polymorphe » et la théorie des pulsions) et la sagesse populaire (« Qui aime bien, châtie bien »).
Au contraire, l’empathie, la sociabilité et la solidarité sont des valeurs fortement ancrées en nous et qui nous ont permis de survivre et d’évoluer tout au long de notre histoire.

Et si on était tous bienveillants ?

L’exemple des 400 « Justes parmi les nations » est pour cela édifiant. Samuel et Pearl Oliner ont étudié l’enfance et l’éducation qu’ont reçu ces hommes et ces femmes qui, au péril de leur vie et sans l’espoir de la moindre récompense, ont sauvé la vie de leurs congénères désignés par la pensée dominante comme sous-hommes.
Il s’avère que tous ces Justes, absolument tous, ont vécu dans un climat familial aimant et respectueux, et ont eu une éducation non autoritaire et non répressive. Ils expliquent d’ailleurs leur choix comme « étant naturel », « allant de soi ». Leur altruisme est instinctif.

A l’inverse, tous les grands dictateurs de l’Histoire ont subi durant leur enfance des violences extrêmes de la part de leurs parents.

«L’enfant n’est pas partagé entre le bien et le mal. Il est tout entier positivité, volonté de vivre et de vivre avec. […] Avoir le choix entre respecter les autres et soi-même, ou leur nuire, c’est en fait avoir le choix entre être soi-même ou se renier.»

L’éducation bienveillante n’est donc pas seulement bénéfique dans la relation parent-enfant, elle est aussi LA solution à la violence de nos sociétés. Nous devons faire confiance à nos enfants et les laisser grandir en les accompagnant et en leur permettant de s’exprimer pleinement plutôt qu’en les contraignant et en les dirigeant. C’est à cette condition que nous aurons des sociétés plus justes, plus égalitaires et plus heureuses.

En conclusion

Malgré quelques redites et des citations parfois surprenantes (j’ai du mal avec les sources du type « un reportage de TF1 nous apprend que…. »), ce livre reste un document quasi exhaustif à lire absolument.
Olivier Maurel ne juge pas, n’accuse pas, mais dévoile les mécanismes historiques, sociologiques, culturels et sociétaux qui font que la violence éducative est malheureusement la norme pour l’immense majorité de l’humanité. Mais cela peut encore changer. Il faut pour cela que les adultes considèrent les enfants comme des êtres à part entière, dont la vulnérabilité ne doit pas être vue comme une faiblesse mais comme un investissement sur l’avenir.
Ce livre confirme bien ma conviction profonde : Les enfants d’aujourd’hui sont les citoyens de demain.

Alors quel monde voulons-nous pour demain ?

Source : http://lesvendredisintellos.com/2015/01/09/enfin-une-visi...

 

 

18/01/2015

Cabu, le côté ensoleillé de la rue

 

 

 

 

 

13/01/2015

Aimer

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08/01/2015

JE SUIS..........................

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Je suis aussi le sans nom qui meurt chaque seconde, assassiné par notre avidité, je suis le sans papier refoulé, ceux qui gisent au fond de la Méditerranée, je suis l'enfance massacrée, l'adolescence prise au piège, la femme battue, l'affamé, l'assoiffé, le muselé, le prisonnier torturé, l'innocence exécutée, la pauvreté incarcérée, je suis le rein, les yeux, les organes subtilisés, l'étranger humilié, l'humanité trahie, exploitée, violée, l'animal martyrisé, l'arbre abattu, la fleur écrasée, le grain détruit, les terres volées, les eaux empoisonnées, je suis la douleur et la souffrance de toutes et tous, mais aussi l'indifférence, l'égoïsme, le mensonge, l'aveuglement, l'injustice, le préjugé....................
etc etc etc......................

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Dessin de Lucille Clerc

 

 

mais encore :

 

Dans sa définition commune, la présomption d’innocence signifie qu’un individu, même suspecté de la commission d’une infraction, ne peut être considéré comme coupable avant d’en avoir été jugé tel par un tribunal.

Juridiquement, la présomption d’innocence est un principe fondamental qui fait reposer sur l’accusation (c’est-à-dire le procureur de la République) la charge de rapporter la preuve de la culpabilité d’un prévenu.

Le principe de la présomption d’innocence est garanti par de multiples textes : il apparaît notamment dans la Déclaration de droits de l’homme de 1789, dans la Convention européenne des droits de l’homme, et, depuis une loi de 2000, il est placé en tête du code de procédure pénale.

 

 

 

03/01/2015

Les vœux de courage de François Morel sur Mediapart

Merci à Bernard Stimbre !!

 

 

01/01/2015

Николас Кано - Sacred Mother Tree - Northern Mongolia

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2015

 

on change de cerveau

on a le cœur qui pousse

on se fait du sang neuf

 

Respect du vivant

sous toutes ses formes

Empathie

Progrès spirituel

Ouverture

Notre intelligence

au service

de toutes et tous

 

la paix en chacun de nous

pour qu'elle puisse venir au monde

et avec elle la justice

 

Arrêtons de craindre

de mentir

de mépriser

de haïr

de frapper

d'asservir

d'humilier

d'assassiner

d'affamer

de détruire

 

bref : on arrête les conneries !

 

Humains, il est trop tard moins une

pour grandir enfin

 

 

 

 

 

29/12/2014

Anne Betton, bipolaire et photographe : DONNONS UN VISAGE A LA MALADIE PSYCHIQUE

 

http://www.annebetton-photographe.com/

 

 

 

 

08/12/2014

Le Genepi : « ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent »

, par Franck Johannès

 

Mathilde R - copie

Le Genepi, une association d’étudiants qui se définit comme « passe-murailles » , travaille au « décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes incarcérées ». Chaque semaine, 1200 bénévoles entrent en prison, et 700 d’entre eux se sont réunis samedi 6 décembre dans les locaux de l’Ecole polytechnique, à Palaiseau (Essonne), pour leur 38e journée prison.

L’association a été créé en 1976 par Lionel Stoléru, ministre de Valéry Giscard-d’Estaing, qui vient tous les ans, avec Christiane Taubira, la ministre de la justice, parler devant les jeunes venus des quatre coins de France, avant une dense journée d’échanges avec une cinquantaine d’intervenants. Les génépistes ont, après une nuit blanche, des valises sous les yeux et un sac de couchage pour la prochaine nuit, mais pétillent d'enthousiasme.

L’association, à l’origine, sentait bon son patronage ; de gentils jeunes gens bien élevés qui allaient rencontrer les pauvres détenus. Les temps ont radicalement changé, le Genepi n’a plus rien d’une association de boy-scouts, il a mûri, réfléchi et a une approche infiniment plus politique. Témoin le remarquable discours de sa présidente, Mathilde Robert, 23 ans, en cinquième année de droit pénal et qui entend devenir avocate. Discours radical, adulte, sans concessions.

« Bonjour à toutes et tous,

Je tiens en premier lieu à adresser de sincères remerciements à l’ensemble de l’équipe des permanents, salariés et administrateurs du Genepi, sans les efforts de qui cette journée n’aurait pas pu voir le jour. Parmi eux, le travail d’Aurélie Dutour et d’Olivier Striffler est particulièrement remarquable.

Madame la Ministre, merci d’avoir cette année encore répondu positivement à notre invitation. M. l’Ingénieur général, merci de nous accueillir cette année encore à l’École Polytechnique. Je tiens également à remercier nos membres d’honneurs présents aujourd’hui. M. Stoleru, merci pour votre soutien indéfectible depuis 1976, il nous est précieux. Messieurs Lazarus [Antoine Lazarus, président de l’OIP, l’observatoire international des prisons] et Mouesca, [Gabi Mouesca, ancien président de l’OIP et militant basque] merci pour votre présence engagée à nos côtés : elle nous inspire.

La Journée prison-justice, c’est aussi la cinquantaine d’intervenants qui ont accepté de se joindre à nous pour cette journée d’échanges et de réflexion. Merci à eux de venir partager avec nous leurs connaissances et leurs expériences des questions carcérales. Je vous remercie enfin, vous, les quelques 700 Génépistes qui vous êtes déplacés de toute la France pour nous rejoindre aujourd’hui. Une forme de pèlerinage répété chaque année depuis 1981, et dont la magie l’excitation se renouvellent toujours.

Que reste-t-il du Genepi ?

L’association a fêté cette année ses 38 ans. Elle a, depuis sa création, profondément évolué, et certains, de l’extérieur, nous disent qu’ils ont du mal à la reconnaître. Alors, par delà les années, que reste-t-il du Genepi ?

Les militants du Genepi sont mus par une idée commune : on ne peut laisser enfermer des concitoyens trop loin du reste de la société. C’est pourquoi depuis 1976, ils franchissent les portes des institutions carcérales pour y faire entrer un regard critique. Un regard que beaucoup préfèrent pourtant détourner de ces lieux terribles. Une démarche inédite, donc, qui a immédiatement conféré un caractère politique à notre action.

Celui-ci s’est rapidement exprimé par la critique publique, énoncée en 1981, après cinq ans d’existence de l’association, à l’occasion de l’adoption de la loi dite « Sécurité et Liberté », de l’hypocrisie des politiques publiques de réinsertion. C’était en la matière le début d’une longue histoire. En 2011, le Genepi a changé d’objet social, abandonnant alors la « collaboration à l’effort public en faveur de la réinsertion ». Cette reconfiguration des buts assignés à l’association et de sa philosophie n'est pas un mouvement d’humeur, c’est au contraire le fruit d’une longue réflexion et d’une prise de conscience du milieu spécifique dans lequel nous évoluons : la prison.

De la prison à l’usine

Au fil des années, le vocable de « réinsertion » est devenu de plus en plus problématique, car à nos yeux de plus en plus vidé de son sens. D’une notion englobant pour nous l’ensemble des aspects de la vie en société, on ne retrouve plus dans les politiques publiques qu’une obsession pour le travail, le logement. On oublie l’humain, le citoyen, pour ne plus qu’entr’apercevoir l’agent économique. De la prison à l’usine, en somme.

La réinsertion apparaît également aujourd’hui comme profondément normalisatrice : le dispositif pénitentiaire cherche à faire intégrer, bon gré mal gré, les référentiels sociaux et moraux de la société aux personnes qu’il a sous sa garde. Un processus de formatage infantilisant, et non une démarche d’émancipation de la personne. L’ambition pénitentiaire est donc, en sus de la punition, la fabrique de corps « dociles et utiles », selon l’expression de Michel Foucault. En 2011, le Genepi a estimé que ce n’était pas un mouvement auquel il souhaitait participer. Nous écrivions alors « Le Genepi ne peut se considérer comme collaborateur d’un effort public dont il désapprouve les orientations fondamentales ».

M. Jean-Marie Delarue, alors Contrôleur général des lieux de privation de liberté, définissait la réinsertion comme le fait de mener une vie responsable, c’est-à-dire celle qui consiste à décider soi-même des orientations qu’on entend donner à son existence, et des modalités pour y parvenir. C’est une perspective dans laquelle nous nous reconnaissons, et c’est dans ce sens que souhaitons inscrire nos actions. Le nouvel objet social de l’association, nous l’avons nommé « décloisonnement des institutions carcérales ». Derrière ce terme, il y a la volonté de redonner aux personnes privées de liberté leur pleine place dans la vie collective. Alors que leur parole est déconsidérée, et leurs avis dédaignés, le Genepi réaffirme l’importance du dialogue constant de la collectivité avec ceux qui la rejoindront bientôt ou même un peu plus tard.

L’idée ridicule d’un Genepiste missionnaire

Nous avons constaté que les personnes détenues ont déjà souvent bien plus appris de la vie, et de la société dans laquelle nous vivons que nous en savons nous-mêmes. Dès lors, l’idée d’un Genepiste missionnaire apportant le savoir aux âmes déshéritées semble bien ridicule. Il est regrettable que certains continuent pourtant à nous inscrire dans cette perspective dépassée. Les ateliers du Genepi menés en détention sont des lieux de circulation du savoir, formation mutuelle et réciproque de l’ensemble des participants.

Cette prise de conscience, elle explique le dernier mouvement de transformation du Genepi, à savoir l’abandon, lors de l’AG dernière, de l’appellation du « Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées », pour ne plus conserver que celle de « Genepi ». Ce vocable d’ « enseignement aux personnes incarcérées » ne nous semblait en effet ne plus correspondre à l’horizontalité que nous souhaitons dans les rapports établis en détention.

Alors, à ceux qui nous ont déclaré que le Genepi se « fourvoyait », qu’il « tournait le dos à sa grandeur », nous répondons que ces évolutions sont au contraire un témoin de bonne santé intellectuelle et de vigueur politique de l’association, et que nous nous en réjouissons. Ce renouvellement récent du Genepi est le signe d’une réflexion permanente sur nos buts et les moyens d’y parvenir. La continuité du Genepi se trouve dans le refus répété depuis 1976 du désintérêt collectif pour la chose carcérale. La société regarde avec une défiance mêlée de dégoût ces parias passés par la prison. Et pourtant, comme le rappelait la dernière campagne de l’Observatoire international des prisons : « Ils sont nous ».

Bac +5 et Fleury-Merogis +5

Beaucoup saluent la jeunesse des militants de notre association. Ils sont moins nombreux à s’attendrir de la jeunesse des personnes incarcérées. 45% d’entre elles ont moins de 30 ans, et 75 % moins de 40. D’un côté et de l’autre des barreaux, il s’agit pourtant d’une même génération, du même avenir en promesse. Et nous refusons d’être perçus comme deux faces de la jeunesse que l’on opposerait, l’une bonne élève, sage, policée et citoyenne, et l’autre méprisante de la loi, antisociale. Une telle opposition, qui se baserait sur le mérite respectif de celui qui achève son bac +5 et de celui qui entame son Fleury-Merogis +5, procède d’une vision parcellaire de la réalité, d’un aveuglement coupable.

Coupable, il faut l’être, car à tours de bras et sans complexe, la France incarcère les éléments les plus vulnérables de sa population. Tout le monde peut aller en prison, ou enfin presque. A une délinquance souvent déjà dictée par les conditions socio-économiques, il faut en effet rajouter une gestion différentielle de la délinquance selon la catégorie sociale des personnes qui se mettent en difficulté avec la loi. « L’amende est bourgeoise et petite-bourgeoise, l’emprisonnement avec sursis est populaire, l’emprisonnement ferme est sous-prolétarien », constate Loic Waquant dans les Prisons de la misère. Le résultat de ces deux biais cumulés, c’est la surreprésentation des franges laborieuses de la population au sein des personnes détenues. Cela s’appelle une justice de classe.

Pour des collectifs de détenus

Il n’est pas question ici de misérabilisme, car chacun reste en dernier lieu libre des choix qu’il effectue, et libre de s’astreindre des déterminismes. Nous sommes simplement conscients qu’au delà des responsabilités et choix individuels, nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile. Ainsi, on loue régulièrement l’engagement des jeunes. Des jeunes comme nous. Citoyens. Militants. Désireux de changer la société. Un brin idéalistes, souvent fougueux, un peu rebelles. Vous même, Madame la Ministre, vous nous félicitiez l’an dernier en ces lieux de notre « impatience », de notre intransigeance.

Cette impatience et cette intransigeance sont pourtant perçues différemment dès lors que celui qui les exprime est incarcéré – et sont alors sévèrement réprimées. Nous l’avons dit, nous ne concevons la réinsertion que comme une participation pleine et active à la vie publique et collective de la société. Il convient donc, si la prison doit réinsérer, de s’interroger sur l’état des libertés politiques derrière les murs.

La voix de nos concitoyens incarcérés devrait être aussi audible que celle de ceux de l’extérieur, et notamment dans les débats qui les concernent directement. Faire société, cela passe parle développement de conscience d’appartenance à la collectivité. Le Genepi revendique donc la possibilité pour les personnes privées de liberté, mais non de leurs droits sociaux, de s’ériger en collectif, par le biais de modalités satisfaisantes d’expression collective (ce que le décret d’application de l’article 29 [de la loi pénitentiaire de 2009] n’est pas), et par l’entrée en détention de la liberté d’association.

MR

« Un lieu où un grand nombre d’individus, placés dans une même situation, coupés du monde extérieur pour une période relativement longue, mènent ensemble une vie recluse dont les modalités sont explicitement et rigoureusement réglées » (Erving Goffman), voilà la définition d’une institution totale. Contrôle de l’information, mise sous tutelle des personnes, infantilisation, incitation à la délation, effacement de l’individualité, ambition de transformer l’homme - y compris contre son gré - autant d’éléments qui révèlent le fonctionnement totalitaire de la prison.

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ». Dans l’univers carcéral, les vers de Victor Hugo prennent leur pleine mesure. Au sein de ce dispositif, chaque jour, lutter pour rester fier, digne, homme. Cette réalité de la prison comme zone de non-droit, et notamment de non-droit politique, elle est notre fait à tous, en tant que société. Elle est le fruit de la construction minutieuse d’une image monstrueuse des personnes incarcérées, dont les pulsions prédites violentes doivent impérativement être réprimées. Elle est le fait de décennies de politiques sécuritaires contre lesquelles trop peu de gens se sont élevés, d'un monde pénitentiaire délaissé du débat public.

Madame la Ministre, votre prise de poste a cependant marqué une rupture dans ce discours sécuritaire, et le Genepi l’a salué. C’est la troisième Journée prison-justice à laquelle vous nous faites l’honneur de participer, et nous tenons à vous remercier de l’empressement avec lequel vous répondez toujours aux sollicitations d’échange et de discussion que vous adresse la société civile. Vous êtes comme toujours ici accueillie avec chaleur, un signe de votre image inoxydable de défenseuse des droits et libertés dans le paysage politique actuel.

Les timides avancées de la réforme pénale

Le 1er octobre dernier, la réforme pénale, fruit de deux ans d’efforts, est entrée en vigueur. Les timides avancées qu’elle contient ne répondent pas pleinement aux espoirs que nous y placions, et ne permettent pas d’y voir ce rendez-vous attendu des forces progressistes et de la politique pénale. Personne ici ne remet en cause l’énergie et la conviction que vous avez pourtant mis dans cette entreprise, et nous le savons, ce résultat en demi-teinte ne vous est principalement pas imputable. Alors plutôt que de répéter ici ces nombreux regrets, que d’autres ont déjà longuement exprimé avant nous, nous souhaitons aujourd’hui, à mi-mandat, nous intéresser aux projets futurs en matière de politique pénale et pénitentiaire, et j’aurais à ce titre deux questions à vous adresser au nom du Genepi.

La première concerne les laissés pour compte de la réforme pénale : celle-ci concernait les courtes peines, la délinquance du quotidien – la plus nombreuse il est vrai. Si l’abolition de la peine de mort a marqué un indéniable progrès, elle s’est aussi accompagnée d’un contrecoup terrible : l’extrême allongement des peines de privatives de liberté. Cette abolition, elle signifiait que tout homme, en dépit de ce qu’il a pu commettre, a justement vocation à retrouver cette liberté. Dans cette perspective, quel est le sens d’enfermer un homme quinze, vingt, trente ans ? Comment espérer qu’un jour, à l’issue de cette période, il puisse retrouver sa place apaisée au sein de la société ? Ces longues peines, certains les nomment « peine de mort sociale », car elle traduisent une vocation principalement éliminatrice de la prison, et réduisent à néant la vocation ré-intégratrice.

Crever à petit feu

Le 16 janvier 2006, dix « longues peines » de Clairvaux rédigeaient l’appel suivant : « Nous, les emmurés vivants à perpétuité du centre pénitentiaire le plus sécuritaire de France, nous en appelons au rétablissement effectif de la peine de mort pour nous. Nous préférons encore en finir une bonne fois pour toutes que de nous voir crever à petit feu ». Cet écrit glaçant doit nous rappeler l’urgence de se saisir de cette question. Vous y êtes attendue.

Notre seconde question, Madame la ministre, concerne une promesse. Il y a deux ans, interpellée sur cette même scène, vous nous promettiez l’abolition prochaine de la rétention de sûreté. Cette mesure qui, rappelons-le, permet de l’enfermement de personnes à l’issue de l’exécution de leur peine en raison de leur dangerosité - concept flou que personne, encore aujourd’hui, ne sait définir avec précision ni encore moins évaluer.

Cette privation de liberté hors de toute infraction marque une rupture fondamentale avec les principes directeurs de notre droit pénal. L’ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, avait ainsi dénoncé lors de son adoption le 25 février 2008 « une période sombre » pour la justice, estimant que ses fondements en étaient atteints. Vous même jugiez cette disposition, le 8 décembre 2012, « non concevable ». Cette suppression était un engagement de campagne du candidat Hollande. Lors de la réforme pénale, vous avez estimez que puisque celle-ci concernait les courtes peines, il était inapproprié d’y joindre la suppression de la rétention de sûreté. Soit. Mais alors quand ?

Mes derniers mots s’adresseront aux 700 bénévoles présents aujourd’hui, et qui pour beaucoup connaissent leurs premiers moments au Genepi. Je vous souhaite à tous, au nom de l'équipe, une journée pleine d’apprentissages, de découvertes, de questionnements. Plus largement, je vous souhaite une belle et heureuse année militante au sein de l’association. Des deux côtés des murs, ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent. »

Source : http://libertes.blog.lemonde.fr/2014/12/08/le-genepi-ceux...

 

 

 

01/12/2014

Aubade à Rémi Fraysse

Ecrite et composée par un proche de la famille, partagez-la en hommage à Rémi.

 

 

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21/11/2014

26 images pour remettre les choses à leur place !


1. Ça, c'est la Terre. Notre maison, c'est ici que nous vivons. 
2. Et voila où nous nous situons par rapport à notre quartier, le système solaire. 
3. Voila la distance (à l'échelle et toute proportion gardée) de la terre à la lune. Nous avons fait l'aller-retour en 1969. Ça n'a pas l'air si loin, vu comme ça, pas vrai ?  
4. Eh bien DÉTROMPEZ VOUS ! Car dans cet espace, on pourrait faire tenir toutes les planètes du système solaire sans problème.
5. Mais parlons-en, des planètes. Ce petit truc vert, c'est l'Amérique du Nord, si on la mettait sur Jupiter...
6. Et voici la taille de la Terre, comparée à Saturne. 
7. Pour vous donner une idée, voici à quoi ressembleraient les anneaux de Saturne si ils se trouvaient autour de la Terre. 
8. Imaginez une comète, comme la comète Choury sur laquelle la sonde Philae s'est posée dernièrement. Voila à quoi elle ressemblerait si on la posait à côté de la ville de Los Angeles.
9. Mais tout ça, ce n'est rien si on le compare à notre soleil. Souvenez vous de cela: Vous êtes ici.
10. Voici votre maison, vue de la Lune. 
11. La même chose, vue de Mars. 
12. Le même cliché, pris depuis les alentours de Saturne.  
13. Et voilà ce qu'on voit de la Terre au delà de Neptune, à plus de 6 milliards de kilomètres. (C'est zoomé.) 
 Tous les gens, toutes les choses que vous connaissez, et toutes les choses que vous connaîtrez au cours de votre vie se trouvent sur cette minuscule tête d'épingle. 

14. Mais prenons encore un peu de recul. Déjà, voici la Terre comparée au Soleil. Ça calme, n'est-ce pas ?
Le Soleil ne rentre même pas dans cette image... 
15. Le même Soleil, vu depuis la surface de Mars.
16. Mais tout cela, ce n'est rien. Souvenez vous qu'on dit qu'il y a bien plus d'étoiles dans l'espace, que de grains de sable dans toutes les plages que nous avons sur terre...

17. Ce qui veut dire que certaines d'entre elles sont beaucoup, BEAUCOUP plus imposantes que notre pauvre petit Soleil. Regardez à quel point il est en réalité minuscule et insignifiant, le pauvre ! On dirait que notre Soleil est en train de se faire racketter son argent de poche...

18. Voici un autre point de vue. La plus grosse étoile que nous connaissons à ce jour, VY Canis Majoris, est 1, 000, 000, 000 fois plus grande que le Soleil.
Et nous dans tout ça, on est où déjà ?

19. Mais n'essayez même pas de comparer cela avec la taille de notre galaxie. En fait, si on réduisait le soleil à la taille d'un globule blanc, la Voie Lactée aurait la taille des États-Unis.

20. C'est parce que notre galaxie, la Voie Lactée, est tout simplement GIGANTESQUE. Et nous, nous sommes ici :

21. Mais de toute façon, vous n'en verrez jamais que ce qui se trouve à l'intérieur de ce petit cercle jaune.

22. Mais même notre galaxie est minuscule, si on la compare à d'autres. Le petit point tout à gauche, c'est la Voie Lactée. Le gros truc, c'est IC1011, situé à 350 millions d'années-lumières de la Terre.
Essayez juste d'IMAGINER tout ce qu'il peut y avoir là dedans. Ça fait peur, hein ?
 
23. Mais voyons les choses en grand. Dans cette SEULE image, prise par le télescope Hubble, il y a en réalité des milliers et des milliers de galaxies. Chacune d'entre elle contient des millions d'étoiles... Et chacune de ces étoiles ont leurs propres planètes. 

24. Voici l'une de ces galaxies, UDF 423. Cette galaxie se trouve à 10 MILLIARDS d'années-lumières ! Cela veut dire qu'en regardant cette simple image, vous êtes en train de regarder plusieurs milliards d'années dans le passé !   Certaines des autres galaxies se sont probablement formées quelques centaines de milliards d'années seulement APRÈS le Big Bang.

25. Et gardez en tête qu'il s'agit d'une petite, toute petite partie de l'Univers ! C'est juste une fraction insignifiante et minuscule de ce que vous voyez le soir, dans le ciel.

26. Et, vous savez, il y a probablement quelques trous noirs dans le tas. Voici la taille d'un trou noir de petite taille, comparé aux orbites de la Terre et de Neptune... Juste pour vous effrayer un peu.

Alors, si un jour vous êtes un peu énervé parce qu'ils ont annulé votre série préférée, ou bien à cause des musiques de noël qui arrivent chaque année de plus en plus tôt- souvenez-vous de ceci :


Ceci est votre maison. 

Voila ce qui arrive quand on prend un peu de recul pour voir le système solaire. Et quand on recule encore...

Et encore...

Et qu'on continue...

Courage, c'est bientôt la fin....

On y est presque...

Ah, ça y est ! Voici les limites de l'Univers Observable, et votre place dans tout cela... Juste un petit grain de poussière parmi des milliards d'étoiles. 
 
 ...Voilà qui remet les choses en place.
 
Traduit de l'Anglais. Source: Buzzfeed

14/11/2014

Hommage : Alexander Grothendieck, sur les routes d'un génie.

Bande annonce du documentaire réalisé par Catherine Aira et Yves Le Pestipon.

 

 

12/11/2014

La vibration est à l'origine de toute forme

 

Documentaire « Mondes intérieurs, Mondes extérieurs - Partie 1 - Akasha »

11/11/2014

EN MEMORIA DE AYOTZINAPA (un poema de José Manuel Torres Funes traduit en français par Laurent Bouisset)

    


Asesino
Por José Manuel Torres Funes
En memoria de Ayotzinapa

El sacrificio fueron ellos
que se desprendían de los brazos de los otros
como cenizas de papel al viento
solo para regresar una y otra vez al fuego

Y sus ojos, rojos de llamas
eran los suyos
de la arena que había sustituido su sangre
del estiércol que había sustituido su carne


La muerte era bien su madre
su cuerpo con el de los otros seres que observaban
el desenlace del horror
se religó dentro la gruesa espesura
mezcolanza suprema y singular que hace de todos,
Uno
se introdujo en el fuego
se inclinó y lo tomó entre sus manos
el fuego como si fuera un pájaro herido
y encendió las antorchas que se siembran
en la patria arada sobre la tierra de los huesos

(Marsella, 2014)






Il furent le sacrifice, eux qui
se détachaient des bras amis
en cendres de papier au vent
qui n'avaient trêve de venir
affronter la fournaise aveugle

Et ces yeux rougeoyants de flammes
étaient les leurs et ceux du sable
en quoi s'était changé leur sang
les leurs et ceux des fanges
à quoi se résumait leur chair

La mort était leur mère
son corps et celui des perdus qui contemplaient
cet épilogue de l'horreur
s’aggloméra dans la forte épaisseur
mixture suprême et singulière ayant fait des atomes
Un seul
elle s'introduisit dans l'ardeur
s'agenouilla et sentit sous ses doigts le feu
palpitant comme un simple oiseau blessé
puis elle incendia ces flambeaux que l'on essaime
au gré de la grande patrie labourée
sur une terre emplie d'os

 
(Marseille, 2014)



Texte de José Manuel Torres Funes
Traduction de Laurent Bouisset
Tableaux de Vladimir Veličković
 
 
http://fuegodelfuego.blogspot.fr/

10/11/2014

André Bucher, interview : "Déplacer le curseur des luttes"

 

André Bucher vient de participer à la 31e foire bio de Montfroc début octobre, événement qu'il a co-créé dans la Drôme provençale avec sa femme Marie Claude. Ce "paysan-écrivain-bucheron", auteur de nombreux romans, cultive son jardin de la vallée du Jarbon, en agriculture bio depuis 40 ans.

André Bucher se livre à Provence Durable dans une interview sonore dont voici la première partie. Retrouvez aussi son portrait dans le premier numéro du magazine Provence Durable

https://soundcloud.com/grandsagne01/entretien-avec-andre-...

https://soundcloud.com/grandsagne01/interview-andre-buche...

 

 

BARRAGE DE SIVENS : lettre de l'adjointe au maire de Penne

Je viens de recevoir dans ma boite cette lettre que des personnes bien intentionnées font très justement tourner, et donc je la partage ici pour témoigner de mon respect et de ma gratitude pour le courage de l'adjointe au maire de ce beau village de Penne, pas très loin de la forêt de Sivens, dans le Tarn, courage qui est cependant la plus légitime des réactions et qu'on aimerait voir bien plus souvent chez les élu-e-s :

 

Elisabeth Coutou
Adjointe au maire de Penne


A Penne le 7/11/2014


Monsieur le président de l’Association des Maires et des Elus du Tarn,


Je viens de lire votre courrier Mr le président, qui appelle à soutenir, en votre qualité, une manifestation d’associations favorables à la construction du barrage de SIVENS. Vous demandez au Préfet de mettre en oeuvre ce qu’est votre conception de l’Etat de Droit.
C’est d’abord l’impudence de votre appel qui m’a frappée. Alors que des efforts s’entreprennent pour mettre autour d’une table des personnes aux opinions contradictoires sur l’opportunité de construire ou non ce barrage, vous vous placez délibérément dans une logique d’affrontement, comme si le drame qui nous a tous endeuillés n’avait pas eu lieu.
L’Etat de droit se définit comme un Etat dans lequel chaque citoyen exerce à tout moment son pouvoir de décision. Penser qu’une fois élue, une personne puisse s’affranchir de tout ce qui fait la République : l’association des citoyens aux projets, est un contre sens absolu de l'Etat de droit républicain.
Nous ne devons pas oublier comment est née la République de France et de quelle magnifique, et parfois tragique désobéissance, elle s’est constituée.
Quand des élus prennent des décisions, proposent des projets qui ne
conviennent pas à une forte partie du peuple, à quel moment ce désaccord peut-il se manifester ? A quel moment les citoyens sont-ils autorisés à donner leur avis ?
Dans le cas de ce barrage, il est évident que des divergences profondes sont apparues. L’attitude républicaine eût été de réunir les citoyens et d’organiser un débat contradictoire d’où aurait émergé l’intérêt général.
Ce qui s'est passé à SIVENS m'apparaît fortement antidémocratique et anti républicain comme si les élus étaient affranchis de leur relation au peuple ( les électeurs) dès l'élection terminée. Un élu rend des comptes en permanence à ses électeurs et non une fois à chaque élection. Nous ne sommes pas citoyens un jour tous les 6 ans mais chaque jour de ces 6 ans.
S’ajoute à cela la méconnaissance du dossier par un grand nombre d’élus qui autorise le président du Conseil Général à lire ses décisions, sans débat, et d’avoir blanc seing , sans vote mais par hochement de tête.
Je ne conteste pas la légalité des Sociétés d’Economie Mixte, composées d’élus.
Mais je m’interroge quand un même élu est vice-président de la CACG qui a fait l’étude d’impact ( dénoncée incomplète par tous les experts), est aussi vice président de la société qui réalise le projet …. la CACG, et encore vice président du Conseil Général du Tarn (le maitre d’oeuvre),
et débordant d'énergie, siège à l’Agence de l’eau qui finance la moitié du projet.
La légalité ne peut se résumer au cachet mis dans la bonne case. Une série de décisions légales peuvent avoir été tronquées à l’origine. Et tout l’édifice n’a plus qu’une façade légale. L’exemple du barrage de FOUROGUE est le plus cruel exemple du contournement de la démocratie. Le Conseil Général du Tarn est passé outre un arrêté préfectoral demandant la suspension du projet. Deux ans plus tard, celui-ci est devenu illégal, et pour finir laisse une ardoise : un déficit
chronique que la collectivité publique endosse !
Des actions légales devenues illégales par le fait de l’Etat de droit (décisions de justice) mais maintenues en dépit de tout.


Voila pourquoi, Mr le président je ne manifesterai pas ce samedi 15 novembre. Parce que je n'oublie pas qu'une enquête criminelle est en cours, par souci d'apaisement, par respect du débat démocratique et républicain. Quant à Mr le préfet et Mr Carcenac il faudrait donc les remercier d’avoir imposé un climat de violence par une présence policière et militaire depuis début septembre, d’avoir ignoré les mises en garde de différents élus sur la dangerosité de la situation, d’avoir fait du Tarn le département où l’incurie des dossiers n’a d’égale que la troublante consanguinité des instances départementales, sociétés d’économie mixte agences etc. Quelle indécence.


Pour ma part, ma gratitude ira aux citoyens qui tous les jours se mêlent de ce qui les regarde, prennent le temps de lire les dossiers, de mettre en place une véritable expertise et permettent aux élus démocrates d’essayer de porter leur voix.


Pour que plus jamais une « décision » aboutisse à la mort d’un jeune botaniste de 21 ans.


Je vous prie de recevoir, Monsieur le président, mes salutations distinguées.


Elisabeth Coutou
Adjointe au maire de Penne

 

 

16/10/2014

How Wolves Change Rivers

 

 

05/10/2014

L'Indignation, mais ensuite ...

Arrêtons de dire et de démontrer à l’infini qu’il y a des « méchants » qui nous oppressent, de les dénoncer à n’en plus finir, on a compris. Ca ne changera rien parce que la posture de soumission se trouve de manière ostentatoire dans celle de « l’opposition systématique ».
N’être qu’« opposé » ou résistant à un pouvoir que je vis comme oppressant, n’est finalement qu’une manière d’accepter que l’autre a le pouvoir sur moi. Je suis impuissant et je ne peux rien faire d’autre que d’attendre qu’il entende mes plaintes et mes revendications. Or, un pouvoir lié à un système, est par construction sourd à ce qui va à l’encontre de l’application de sa logique. Donc, la revendication, l’interpellation et l’imprécation morale sont totalement non productives

Les soi-disant « méchants » sont des humains pris dans des aliénations morales verrouillées, liées à un système qui les avantage, et le problème est que tout humain né et élevé dans le même contexte s’engouffrerait de même.
C’est nous-mêmes et le système qu’il faut altérer, pour ne plus reproduire. C’est montrer qu’un embryon de contre système peut déjà fonctionner, en l’éprouvant, en l’expérimentant et en l’insérant dans le grand « jeu » du système en cours. C’est le principe du procédé viral actif.

Il n’y a qu’une posture qui amène à un résultat sans se jeter dans la violence et le sang, signes de volonté de puissance et de domination au bout du compte :
si je considère que la vie sociale (la vie en société) est une sorte de « jeu », cela a déjà l’avantage considérable de dépassionner mon désir de changement, d’y ôter l’émotion de l’indignation qui paralyse ma capacité de stratégie.
Si je « joue » plutôt que simplement résister ou m’opposer, je vais chercher la « faille » de l’adversaire (ici le système), je vais développer une stratégie qui fera bouger des « lignes », qui altéreront les règles de ce « jeu ». Je vais amener un jeu à l’intérieur du grand « jeu » tout en respectant les « grandes » règles, en tenant compte des contraintes non pas comme des contraintes psychologiquement oppressantes mais comme des règles du jeu imposées avec lesquelles je vais pouvoir « jouer » (contourner, dévier, insérer …).
Pour altérer un jeu avec ses règles préétablies, il faut engager de nouvelles propositions de jeu, rallier des « équipiers », participer au jeu en amenant une nouvelle façon de jouer, une manière qui amène adhésions et participations.
Après, c’est le principe « d’occupation de terrain » qui renverse le jeu initial avec ses lignes et ses règles. Il s’agit d’une stratégie « maquisarde » ou celle de « fourberie éclairée » : nous avons un but (changer de système) et des objectifs intermédiaires. Nous « jouons le jeu », en respectons les règles et contraintes, puis le dévions en proposant d’autres formules de jeu qui amènent à d’autres règles, progressivement.

Donc, c’est le principe d’alternatives expérimentées et éprouvées, qui amènera l’altération puis l’oblitération du jeu en cours.
Nous sommes des cellules englobées et entraînées dans un organisme dont on sait qu’il nous entraîne à notre perte ou à une souffrance perpétuelle. Cet organisme ne changera pas de lui-même mais les cellules peuvent s’organiser autrement en son sein, sans l’alerter, sans le mettre ouvertement en danger, sans déclencher trop tôt son système « anticorps ».
L’organisme étant par essence constitué des cellules qui le compose, à partir d’un certain seuil, si elles sont assez nombreuses à se modifier, elles peuvent le modifier.

Léo Mihaï

 

MANIFESTE POUR TOUS ...

 
 

A ceux dont la vie sociale actuelle ne satisfait pas

Créons la société civile souveraine à travers le « maquis de la pensée ». Ce manifeste se rapproche de celui du « convivialisme » mais il part d’une méthode de pensée qui est celle du Réel et de la chasse aux mythes. Ne cherchons pas à appliquer une Idée à tout prix à nouveau (qui deviendrait encore un mythe), cherchons les modèles qui fonctionnent à petites échelles : micro territoriales, micro économiques, miro sociales. Soyons les plus proches du réel. Optons pour la stratégie maquisarde : prendre le maquis de l’économie, le maquis du territoire de proximité, le maquis du culturel de proximité et du social, le maquis du spirituel et de l’artistique, …

Il n’y a que le « maquis » qui résiste, le maquis qui dure, le maquis qui parvient à ses fins sans massacres, sans « purges », et surtout sans reproduction des grands « ismes ». Au final, il n’y a que le « maquis » qui entraîne l’adhésion d’une population à contrario de tous les grands « ismes » qui ne sont que des cauchemars vécus à partir d’une « grande beauté » des mythes.

Classes moyennes de tous les pays, vous avez les armes totales et efficaces, les outils et capacités (Education, connaissances, technologies, sciences sociales …) pour prendre le maquis du réel. Les Etats ne peuvent plus rien pour nous, ils sont dépassés et entraînés même malgré eux (social-démocratie). A nous de nous prendre en main.

Unissons-nous (aujourd’hui les technologies le permettent) pour nous entendre, pour échanger nos expériences et pour trouver des alternatives à tous les « ismes », au nom du Réel.

 


http://www.indignezvous-et-existence.fr/