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26/09/2010

Soutenir la maison de la résistance à la poubelle nucléaire à Bure

Le Réseau "Sortir du nucléaire" et l'association Bure Zone Libre sont partenaires de la maison de résistance à la poubelle nucléaire de Bure dans la Meuse.

Les premiers déchets radioactifs pourraient arriver à Bure d'ici 2025 si nous ne continuons pas à nous mobiliser.

Cette ancienne ferme lorraine de 600 m2, située au coeur du village de Bure, fait l'objet de gros travaux de rénovation pour accueillir militants et sympathisants de la lutte antinucléaire.

Les travaux avancent à grands pas (salle multi-activités, dortoir, cuisine d'été, bibliothèque, cuisine...) *

Nous avons besoin de votre aide !

• Appel à don de matériels  :
- pelles, pioches, brouette, divers outillages de bricolage et de jardinage.
- cuisinière à gaz (si possible 6 feux)
- matelas 90 X 140 cm
- petites lampes de bureau et de chevet, petit bureau, petites commodes
- mini chaine hifi qui fonctionne, vélos en état

• Appel à bénévoles pour travaux :
- toiture de la salle multi-activités
- isolations intérieures (chanvre, fermacell)
- entretien, rénovation de Ginette, l'éolienne individuelle auto-construite.

Merci de préciser à l'avance ce que vous pouvez apporter à Bure ou quand vous pouvez apporter une aide bénévole.

Justine et Franck, permanents bénévoles de la maison de Bure, assurent un accueil fantastique !

=> Contactez sans tarder la maison de Bure :
Tel. 03 29 45 41 77
Mail : leherissonvengeur@gmail.com

* Pour en savoir plus sur les travaux et l'actualité de Bure Zone Libre : http://burezoneblog.over-blog.com/

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01/06/2010

POUR UNE REFONDATION DU RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE

Contribution du groupe Sortir du Nucléaire Lot

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Cahors, le 25 juillet 2008 : banderole "le nucléaire tue l'avenir !" dressée sur le pont Valentré - PHOTO Lucien Vayssié

Le problème interne au réseau Sortir du Nucléaire soulève une grande inquiétude au sein du groupe Sortir du Nucléaire Lot, et chacun ressent douloureusement les conflits internes et les choix politiques pris par la direction du réseau, qui ont abouti en particulier au licenciement d'un de ses porte parole historique, Stéphane Lhomme et à une plainte contre ce dernier et les anciens administrateurs débarqués lors de l'AG de février dernier. (Cf. les explications de l'actuelle gouvernance du réseau sur ce sujet)

Cette inquiétude est renforcée par la prophétie d’Anne Lauvergeon, pdg d’Aréva, qui déclarait le 9 décembre dernier à l’Assemblée Nationale : "Dans les années soixante-dix, le mouvement écolo s’est développé à partir de sa lutte antinucléaire, mais je pense qu’une scission interviendra sous peu entre les écolos "canal historique", qui resteront antinucléaires jusqu’à la fin des temps, et les écolos modernes qui vont finir par reconnaître que le nucléaire fait partie des solutions".

Nous ne pouvons que constater le nombre de témoignages sur les dysfonctionnements du réseau et partager leurs analyses (compilés par QV sur son site Internet et dont nous reprenons en annexe les éléments significatifs). Le réseau Sortir du Nucléaire est dans une crise grave mais cette crise, si nous connaissons un peu l'histoire du mouvement antinucléaire en France, n'est ni nouvelle ni originale même si elle est désolante (voir l’ouvrage Histoire des luttes anti nucléaires en France - 1958/2008 d’Henri Chevallier - le journal À Contre Courant a publié une suite d’articles qui présente des extraits de cette histoire du mouvement antinucléaire et de ses relations avec les partis de gauche).

Face à cette crise, il nous semble que la seule solution est d’engager une réflexion de fond, et que, pour ce faire, un congrès extraordinaire, que l'on peut appeler de refondation si on veut, soit décidé pour la fin de l'année (ou le début de l'année prochaine) pour débattre : 1 ) du fonctionnement du réseau, et 2) de notre position vis à vis de ceux qui nous proposeraient de mettre en veilleuse l'antinucléaire pour d'autres avancées 'écologistes'.

 

1) Le fonctionnement du réseau


Il nous faut être anti-nucléaire sur le fond et sur la forme. Si les partis de gauche ont toujours été pro-nucléaires, c’est qu’ils n’ont jamais engagé de réflexion sur le ‘dogme du progrès’. Le terme ‘progressiste’ est traditionnellement associé à la gauche, mais la droite se définit aussi comme progressiste ce qui rend très difficile une identité claire des combats à mener.

Derrière l’opposition classique gauche/droite, se profile une autre opposition, plus radicale entre gauche nucléaire et gauche anti-nucléaire, entre gauche progressiste et gauche écologiste. OUI, il nous faut le réaffirmer : une gauche écologiste ne partage pas le ‘mythe du progrès’ et considère que l’organisation politique qui a conduit l’humanité à l’âge nucléaire - et que l’on qualifie, depuis les Grecs de démocratie, c’est-à-dire de ‘pouvoir du peuple’ - est à réformer comme est à réformer l’idéologie progressiste.

« Si nous sommes opposés, écrit Günther Anders en 1986 après Tchernobyl, au mode de production du courant électrique à l’aide de l’énergie nucléaire, ce n’est pas seulement parce que les produits sont dangereux et mortels mais parce que leur mode de production est lui-même dangereux et mortel… » et il ajoute « Quand au reproche selon lequel nous ne serions pas progressistes, j’affirme (moi qui ai toujours, à juste titre, été classé parmi les radicaux) qu’on peut désormais jeter le terme de “progressiste“ dans le tas des petits mots déjà gâtés du siècle passé » (Günther Anders, La menace nucléaire. Considérations radicales sur l’âge atomique, p. 319-320)

Nous devons certes réformer le fonctionnement du réseau pour éviter que se répète le cycle décrit dans l’ouvrage d’Henri Chevallier, mais nous devons le réformer radicalement en remettant en cause aussi le dogme démocratique qui a conduit la société à l’impasse actuelle.

Si la démocratie est un mauvais système, c’est parce qu’il est progressiste et qu’il renforce le pouvoir. Pouvoir du Peuple certes, mais le peuple est une entité beaucoup trop floue pour ne pas lui faire endosser, au nom de la représentation et de la délégation des pouvoirs, toutes les dérives. En Grèce, le peuple représentait 10 % de la population, c’est-à-dire Les citoyens grecs ; jusqu’en 46 en France, le peuple c’était les hommes, et pas les femmes qui n’avaient pas le droit de vote ; aujourd’hui le peuple c’est le pouvoir des multinationales et des banques qui financent l’industrie nucléaire et que les partis de gauche ne remettent pas en cause.

Il nous faut donc engager cette réflexion même si elle est longue et difficile et même si nous rencontrerons certainement des des contradictions qu’il nous faudra résoudre. Nous pouvons pour cela nous appuyer sur l’histoire du mouvement ouvrier et notamment l’histoire de l’anarchisme qui, pendant tout le 19e siècle a dialogué avec les autres courants. L’anarchie, nous pouvons en donner une définition simple c’est : l’organisation mais pas la hiérarchie.

À partir de cette définition, la réflexion peut s’engager. Il faut éviter, notamment, qu’un petit groupe de personnes, salariés et/ou permanents puisse décider au nom de tous et donc, sans renoncer à une certaine centralisation des décisions, renforcer le pouvoir des groupes locaux et leur capacité de remettre en cause à tout moment des orientations qu’ils ne jugeraient pas conformes à leurs convictions.

Nous pouvons dans notre réflexion nous appuyer sur d’autres formes d’organisation, et notamment celles des peuples traditionnels qui, avec des formes différentes suivant les cultures, mettent en place des mécanismes d’équilibre des pouvoirs, compensent tout pouvoir excessif par un contre-pouvoir et, plus généralement limitent tout pouvoir central. En Afrique, on appelle cela : ‘manger le pouvoir du chef’ - quand un chef devient trop influent, on le ‘mange’. Aux îles Samoa, lorsqu’une loi est votée par la chambre des députés, pour qu’elle puisse s’appliquer à une communauté locale, il faut que celle-ci la vote à son tour. Voilà deux exemples, parmi d’autres, mais qui montrent que de tous temps, les hommes ont réfléchi à cette question du pouvoir et de sa limitation.

 

2) Le nucléaire et l’écologie

Que penser en particulier de la décision prise par la direction du réseau de co-signer l’Ultimatum climatique, avec de grosses ONG à l’occasion du Sommet de Copenhague, pour demander à Nicolas Sarkozy d’être le fer de lance de la lutte contre le changement climatique. Comment le réseau peut-il signer cet appel qui met le principal VRP du nucléaire à la tête du projet écologique, validant l’option du nucléaire propre, en contradiction avec son but même ?

Cette décision a été fermement dénoncée par Stéphane Lhomme. La prise de position du porte-parole du réseau est-elle la cause de son licenciement, exigé par son directeur administratif ?

Que pensent les groupes de voir le réseau Sortir du nucléaire qui les représente être co-signataire de l’Ultimatum climatique ? L’AG du réseau a démocratiquement tranché en février en validant (par 56 % de voix favorables, 19 % de voix contre, 6 % de refus de votes et 18 % d’abstention) la motion de Tchernoblaye « concernant le climat, le réseau ne signera aucun texte qui ne condamne pas explicitement le recours au nucléaire », qui confirme la position de 2009 « ni nucléaire ni effet de serre ».

Malgrè cette décision de l’AG souveraine, la signature du réseau est toujours accolée à l’Ultimatum climatique – sous prétexte que cette décision ne saurait être rétroactive... Il est donc des choix de la direction du réseau et de son nouveau CA qui ne se discuteraient pas.

Il faut donner tort à Nicolas Sarkozy et à Anne Lauvergeon, en prenant garde que le réseau n’opère la scission que le lobby nous promet.

L’AG qui se prépare en juin doit élire le nouveau CA du réseau, et, propose sa direction, poser les bases de sa ‘refondation’. Il appartiendra à tous d’y participer. Nul doute que le problème ne se résoudra que si les groupes qui le constituent amènent leur contribution dans un espace de débat et de construction positive.

Encore faudra-t-il que les décisions prises par cette AG soient respectées.

Le retrait de la signature du réseau à l’Ultimatum Climatique en serait le meilleur gage.


Le groupe Sortir du nucléaire Lot :


• dénonce les décisions de licenciement de Stéphane Lhomme et de plainte contre ce dernier et “contre X“ prises par la direction du réseau et son actuel CA, et soutenue par ses salariés.

• s’interroge sur le fonctionnement du réseau et le développement de sa culture d’entreprise, et en particulier sur le fait que le directeur administratif puisse se prévaloir du titre de “directeur“ et imposer par son autorité hiérarchique sa politique, renforçant le côté pyramidal du réseau, et demande à ce que cette fonction soit provisoire et puisse être remise en question.

• considère que les processus de prises de décision du réseau au vu de son fonctionnement pyramidal actuel mettent en péril son existence.

• affirme la nécessité de bâtir la refondation du réseau sur les avis des groupes adhérents afin que les liaisons horizontales puisse s’y déployer, et que s’y cultive la collégialité des choix dans le respect de la pluralité.

• affirme la nécessité de transparence du réseau dans son fonctionnement comme pendant à l’opacité du nucléaire, et à cet effet :

- demande que soit mis en place un nouveau fonctionnement pour que les positionnements du réseau émanent au maximum de la base et à cette fin, que les questions fondamentales soient au maximum posées aux groupes, au delà des AG, afin d’être débattues et conditionnées à l’acceptation du plus grand nombre.

- demande que les débats et les décisions du CA soient argumentées et transparentes, et communiquées aux groupes via le système Intranet.

- demande à ce que le fonctionnement et les prérogatives du CA et du personnel salarié soient redéfinies, et en particulier de veiller à ce qu'il n'y ait pas d'ingérence de la part des salariés du réseau dans les décisions du CA.

• se positionne pour le retrait argumenté de la signature du réseau à l'Ultimatum climatique.

• appelle à la tenue d’un congrès de refondation dans un délai raisonnable et propose que le nouveau CA soit mandaté pour préparer, avec les groupes adhérents au réseau, ce congrès dans le respect le plus large des positions et des orientations de chacun.

 

Bien au-delà des questions de personnes, ce sont des questions de fond qui sont posées et nous ne les résoudrons que par un débat de fond.

 

Le groupe Sortir du Nucléaire Lot, le 31 mai 2010

________________________________________

• annexes : éléments de réflexion

 

> "Histoire des luttes anti nucléaires en France" d'Henry Chevallier, Contre courant, mars/juin 2009
Série d’articles extraits de “Histoire des luttes anti nucléaires en France - 1958 / 2008“
à commander à SDN 32, “La Bertrande“ 32400 Fustérouau - ende.doman@wanadoo.fr / 8 euros l’ex. port inclus / chèques à l’ordre de Ende Doman.

> "Où en est la lutte pour la fermeture de Fessenheim après la manifestation organisée par le Réseau le 3 octobre 2009 à Colmar ?" par Nicole Roelens, Stop Fessenheim.

> Les explications en vidéo de Stéphane LHOMME :

Vidéo 1 : L'historique de SDN, en 4 mn 45.
Vidéo 2 :
L'histoire d'un licenciement, en 9 mn 50.
Vidéo 3 :
A qui profite le licenciement de Stéphane LHOMME, en 4 mn 20.

 

> Analyses de la situation, compilées par QV

Nucléaire de rien, un article du Canard Enchaîné, n° 115, 6 mai 2010, par Gérard BORVON.
Un excellent papier qui explicite la réalité. Prenez le temps de lire ce document. Tout y est !

La lettre de Didier ANGER du CRILAN, aux administrateurs et aux salariés, le 2 février.

La prise de position de Didier ANGER , le 9 mai. Il déclare combien les militants du CRILAN sont attérés par toutes ces procédures à l'encontre de militants antinucléaires !

Où va le réseau Sortir du Nucléaire par Vincent CHEYNET de La Décroissance.

Que se passe t'il au Réseau Sortir du Nucléaire par Marie-Christine Gamberini.

Le bilan par Frédéric BOUTET.

La lettre ouverte, de Pierre PEGUIN, aux administrateurs, le 10 avril

La réponse du 16 mai de Pierre PEGUIN :
au mail signé par le CA du réseau : Remettre les pendules à l'heure, et vite ! daté du 12 mai.

L'analyse de Henry Chevallier de SDN 32

L'analyse des Amis de la Terre France , en date du 27 mai, qui aborde notamment le contenu de la Charte.

Les propositions de Qualité de la Vie pour les bases d'une nécessaire refondation du réseau

21:00 Publié dans NUCLEAIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

29/04/2010

28 avril 2010 : Photos du blocage de l’Elysée par des antinucléaires

 

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Toutes les photos peuvent être téléchargées ci-dessous :

http://dl.free.fr/q4MjDgAp1

(© Martin LEERS - 2010)

12:15 Publié dans NUCLEAIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2010

Tchernobyl day

24 ans après... Tchernobyl tue toujours !

Plus de 210 actions prévues en France et dans 16 pays, du 24 au 26 avril 2010 : c'est le Chernobyl Day, coordonné par le Réseau « Sortir du nucléaire ».

Voir : http://chernobyl-day.org/


Le réacteur de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986. Chaque année, le Chernobyl Day met en lumière la catastrophe sanitaire toujours actuelle en Biélorussie, et soutient les milliers de  victimes du plus grave accident industriel de l’Histoire. Le Chernobyl Day 2010 se prolongera exceptionnellement, du 27 avril au 7 mai, en particulier à Paris, avec des actions contre le nucléaire militaire.

Autour de Tchernobyl, depuis 24 ans, des millions de personnes vivent dans les zones les plus touchées, et consomment des produits agricoles contaminés, en particulier par le césium-137. Cancers, malformations génétiques... les conséquences sanitaires de la catastrophe s'aggravent d'année en année, chez les adultes et les enfants. En Biélorussie, environ 4 enfants sur 5 sont contaminés. La radioactivité est invisible, mais reste mortelle pendant des millénaires. Depuis 24 ans, les autorités internationales, et en particulier l’OMS, n’apportent aucune véritable réponse aux populations touchées. La catastrophe continue.

Alors qu'un nuage de poussière venu d'Islande vient de paralyser le ciel français, souvenons-nous qu'en 1986, les autorités ont essayé de nous faire croire que nos frontières avaient arrêté le nuage radioactif. Aujourd'hui comme hier, le nucléaire nous est imposé par le mensonge et la manipulation. Tchernobyl tue toujours, et l'industrie nucléaire tente de cacher ses victimes actuelles. AREVA, champion français de la pollution nucléaire, lance actuellement une nouvelle campagne de publicité, et sponsorise honteusement certains sports (athlétisme, voile) pour s'acheter une respectabilité. Au Canada, AREVA organise même des courses pour d'anciens malades du cancer, afin de minimiser la  gravité de ce type de pathologie.

Cette année, le Chernobyl Day soutient l’Institut Belrad
, seul organisme scientifique indépendant de l’industrie nucléaire qui aide les enfants irradiés. Belrad, sans aucune aide publique, mesure la radioactivité du corps humain et prescrit des cures qui permettent, en 3 semaines, une élimination de 30 à 70% des substances contaminantes. Des « bons de pectine » sont vendus pour financer ces cures. Cette action vitale ne solutionne pas tout, et ne remplace pas une véritable prise en charge internationale des conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement, aujourd’hui et demain. Tchernobyl nous rappelle l'urgence de la sortie du nucléaire, civil et militaire.

Site du Chernobyl Day : http://chernobyl-day.org/
Liste des actions prévues : http://chernobyl-day.org/spip.php?rubrique41
L'institut Belrad : http://enfants-tchernobyl-belarus.org

Réseau « Sortir du nucléaire », fédération de 880 associations, agréée
pour la protection de l'environnement - contact@sortirdunucleaire.fr -
http://www.sortirdunucleaire.org/

Contact presse pour Chernobyl Day : Daniel Roussée : 06.61.97.83.28

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20/03/2010

"Déchets, le Cauchemar du Nucléaire"


Projection-Débat

Avec Cyril GIRAUD

Administrateur de la CRIIRAD

Samedi 27 Mars

20H 30 Salle de la Bourse à CAHORS

Mouvement Citoyen Lotois pour la Sortie du Nucléaire 06 09 71 64 03
mcnl@free.fr

Libraithèque Le Droit à la Paresse 05 65 22 01 51 - 06 79 89 13 18

 

 

Inconcevable, époustouflant, inconscience des gouvernements, mensonges, mise en danger d'autrui, prise en otage des citoyens, déficit démocratique, lobbying, risques planètaires, absence de solution, déchets envahissants, radioactivité en augmentation, sentiment d'impuissance, agressivité vis à vis des multinationales du nucléaire, suis-je contaminé ?... etc.

Telles seront peut-être quelques unes de vos pensées lorsque vous aurez vu et entendu le documentaire d'Eric Guéret et Laure Noualhat.

Devons-nous avoir peur des déchets nucléaires?

"L'obligation de subir nous donne le droit de savoir".

Les déchets le point faible du nucléaire, son talon d'Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet.

Mais, qu'en connaissons-nous exactement? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret?

France, Allemagne, Etats-Unis, Russie: cette enquête scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. En partant à la quête de "la vérité sur les déchets", ce film a l'ambition de donner pour la première fois les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l'avenir de l'humanité.

  --  Jocelyn Peyret  Coordination nationale actions & groupes Reseau Sortir du nucleaire 9 rue de la Birg 68000 Colmar Tel fixe : 03 89 41 80 95 Portable : 06 20 36 57 17 Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr Web : http://www.sortirdunucleaire.org  

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07/03/2010

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations

agréée pour la protection de l'environnement
http://sortirdunucleaire.org/

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée.
Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Le scénario accidentel en détail :

Selon les calculs d’EDF et d’Areva, le pilotage du réacteur en mode RIP (retour instantané en puissance) et la disposition des grappes de commande du réacteur peuvent provoquer un accident d’éjection des grappes de commande à faible puissance et entraîner la rupture de l’enveloppe du mécanisme de commande de la grappe (i). Cette rupture provoquerait le passage du réfrigérant en-dehors de la cuve du réacteur nucléaire. La perte de réfrigérant (un type d'accident nucléaire très grave) entraînerait la rupture d’un nombre important de crayons par échauffement du combustible et des gaines (ii) et donc le relâchement de vapeur extrêmement radioactive dans l’enceinte de confinement. Il y a alors un risque important d’excursion critique qui résulterait en une explosion (iii), la puissance du réacteur EPR étant démultipliée de façon extrêmement brutale.

Suite aux éjections des grappes de commande à faible puissance (EDG), le réacteur EPR pourrait ne pas se mettre en arrêt automatique (iv). Quelle que soit la configuration des grappes de commande, l’accident d’éjection de grappe de commande entraîne un taux important de rupture du combustible (NCE) et donc un risque élevé d’excursion critique (v).

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site :
http://www.sortirdunucleaire.org

> Contacts presse :
- Marc Saint-Aroman - 05 61 35 11 06
- Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20
- Monique et Raymond Sené (physiciens nucléaires) - 01 60 10 03 49
- Steven Mitchell (médias anglophone) : 09 52 49 50 22
- Jean-Yvon Landrac (médias germanophone) - 06 87 30 41 10

> Liste des documents :

1 - Synthèse - Une technologie explosive : l’EPR (non daté - non signé)

2 - Bilan de la phase préliminaire de l’étude d’EDG FA3 et perspectives (EDF SEPTEN 05.05.2009)

3 - EPR - Gestion combustible - Lot 1 -Revue de conception du schéma de grappes FA3 du 25/10/2007

4 - EPR FA3 Synthèse de l’étude de faisabilité de l’accident d’éjection de grappe (EDF SEPTEN 09.02.07)

5 - EPR FA3 Synthèse des voies de sortie de la problématique éjection de grappe (EDF SEPTEN 07.05.07)

6 - Note d’étude : Présentation synthétique de l’EPR (EDF SEPTEN 04.05.04)

7 - Note de présentation de la deuxième revue de projet radioprotection EPR (EDF, printemps 2004)

8- Marges disponibles pour les activités d'exploitation du REP par rapport aux risques de criticité (Hourtoulle Francis. Le 7 décembre 1999)


Notes :

i cf. paragraphe 6.1.6 du document n°4

ii cf. tableau 3, document n°4

iii cf. document n°4, document n°5 partie 2, Rapport Préliminaire de Sûreté EPR 15.2.4.e

iv cf. document n°2, note 9

v cf. document n°2, note 8.2.1

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17/02/2010

Non aux substances radioactives dans les biens de consommation !

La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009

Source : http://www.criirad.org/

 

- En 2002, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (CSP) :

o L’INTERDICTION D’AJOUTER délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction
(cf. article R.1333-2) ;

o L’INTERDICTION D’UTILISER des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont CONTAMINES ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction
(cf. article R.1333-3).

- Le 5 mai 2009, un ARRETE INTERMINISTERIEL a instauré une procédure de DEROGATION à ces interdictions, une procédure particulièrement laxiste. Cet arrêté a été publié en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et protégés des contaminations radioactives :
1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.

- Le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au Conseil d’Etat un RECOURS pour excès de pouvoir. La demande d’annulation de l’arrêté est basée sur des ARGUMENTS de légalité interne et externe.

- Le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD adressait une LETTRE OUVERTE aux 3 ministres compétents : Mme BACHELOT, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, ministre en charge de la consommation et M. BORLOO, ministre en charge de la construction, leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009 sans attendre l’issue de la procédure contentieuse.

- En complément de ces démarches, la CRIIRAD appelle les consommateurs et les associations à se mobiliser et à demander aux autorités le maintien des interdictions et l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009. Des MODELES DE LETTRES sont à la disposition de tous ceux qui souhaitent participer à la campagne. Le recyclage des matériaux radioactifs doit rester confiné dans les filières nucléaires (CENTRACO et D’HUART INDUSTRIE), sans possibilité de diffusion dans le domaine public.

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30/12/2009

Déchets nucléaires : on risque de les avoir (encore plus) chez soi

Source : Que choisir janvier 2010 p4
" C'est un arrêté qui était passé inaperçu, remercions la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) de l'avoir dénoncé et attaqué devant le Conseil d'Etat, car il pourrait entraîner une augmentation sensible de notre exposition à la radioactivité. En mai dernier, le gouvernement a publié un arrêté autorisant l'ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction. Depuis les craintes exprimées par Que Choisir sur la question en 2000, lorsque la directive Euratom était en cours de transposition (QC n° 371), on croyait pourtant le risque d'introduction de déchets nucléaires dans les produits grand public écarté. En 2002, en effet, le code de la santé publique a réaffirmé l'interdiction d'ajouter des substances radioactives ou des déchets provenant d'une activité nucléaire dans les aliments, biens de consommation et produits de construction. Mais l'arrêté de mai 2009 autorise des dérogations pouvant conduire à une dissémination de déchets radioactifs. Consultée sur ce texte, l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a d'ailleurs émis un avis défavorable, rappelant que la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs "confirme l'absence de seuils de libération des radionucléides et interdit la dilution comme mécanisme d'élimination". Le gouvernement est passé outre.

 

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12/10/2009

Déchets, le cauchemar du nucléaire.

A voir absolument : ce mardi 13 octobre à 20 h 40 sur ARTE.

Rediffusion le jeudi 15 octobre 2009 à 9 h 55 sur ARTE

Déchets, le cauchemar du nucléaire.


Un film évènement, une enquête coup de poing de 98 mn.

Voir des extraits vidéos et plus d'infos sur ce reportage en cliquant sur :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cau...

La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs.

En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ».

Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?

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04/10/2009

Manifestation antinucléaire à Colmar

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333
Belle réussite avec plus
de 10 000 manifestants
mais la police perturbe gravement le rassemblement

- Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville
- Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
- Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
- La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée


Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation aninucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…
Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manoeuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.

Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.

Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses (cf annexe A) et le risque nucléaire est plus élevé que jamais (cf annexe B). Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.

Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !

Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.

Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.

ANNEXE A :

Pourquoi il faut fermer la

centrale nucléaire de Fessenheim

Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est toute neuve. Mais les risques augmentent avec le temps. A plusieurs reprises, une catastrophe nucléaire a été frôlée en France. Au lieu de continuer à compter sur la chance, il faut profiter de ce que les centrales nucléaires arrivent à 30 ans de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.

Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer à fonctionner.

Mais le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des décisions favorables imposées à l'avance par EDF et par les autorités françaises. Ainsi :

- Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.

- Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)

Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée malgré l'accumulation des incidents à Fessenheim et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe B).

C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement.

EDF ayant prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé, il est donc possible d'économiser ces sommes très importantes et de les investir dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.


Annexe B - Risque nucléaire :

- Le vieillissement des installations nucléaires

- De graves situations accidentelles en France

- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

- Le vieillissement des installations nucléaires

Le quotidien Les Echos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

Et pourtant les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :

- "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)

- "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du coeur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)

- "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)

Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :

- "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité."' (AFP, 18 juin 2009)

- "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;

- "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site" (AFP, 1er octobre 2008)"


- De graves situations accidentelles en France

EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :

- deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.

- une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.

- un autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.

- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remis à niveau des centrales :

- "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par «Sortir du nucléaire» de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)

- "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003). Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation"par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)


Merci beaucoup pour votre soutien financier : http://www.fermons-fessenheim.org/Soutien-Financier

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18/09/2009

Manifestation européenne à Colmar le samedi 3 octobre : le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité.

Communiqué de presse du 17 septembre 2009

Voir la vidéo du 19/20 de France 3 Alsace sur : http://www.fermons-fessenheim.org/

Pour tenter de perturber le rassemblement européen antinucléaire qui aura le samedi 3 octobre (à 14 h – Place Rapp) à Colmar, le préfet du Haut-Rhin a invoqué hier les "éventuels groupes qui se mêleraient … pour casser et saccager".

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler les points suivants :
- Que ce soit à Colmar en septembre 2002, à Strasbourg en septembre 2005 et en mars 2007, de même qu’à Cherbourg (30 000 manifestants le 15 avril 2006) et à Rennes (40 000 manifestants le 17 mars 2007) les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du Nucléaire" n'ont jamais donné lieu au moindre débordement.
- Plus proche de nous, la manifestation internationale anti-nucléaire de Berlin a rassemblé ce 5 septembre 2009 plus de 50 000 européens sans aucun incident.
- La Préfecture du Haut-Rhin a elle-même proposé aux organisateurs du rassemblement de Colmar, par courrier du 18 mai 2009, un itinéraire qui démarre et s'acheve rue Bruat, jouxtant la Place Rapp.

Les autorités qui savent parfaitement que toutes les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du nucléaire" sont pacifiques, font preuve d’irresponsabilité en évoquant des casseurs qui sont totalement imaginaires.

A ce sujet, le Réseau "Sortir du nucléaire" s’étonne vivement que le Préfet ait convoqué les médias (L’Alsace, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, France 3…), le mercredi 16 septembre, pour couvrir un entrainement de la police à la « guérilla urbaine » en faisant explicitement référence à la manifestation antinucléaire du 3 octobre. Il s’agit clairement d’une tentative d’instrumentalisation de la presse.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité et renouvelle son appel aux européens à se rassembler pacifiquement Place Rapp à Colmar le 3 octobre à 14h00 pour exiger l'arrêt définitif de la centrale de Fessenheim et la sortie du nucléaire ainsi qu'à participer à l'ensemble des débats, concerts, animations prévus durant le week-end des 3-4 octobre.

=> Toutes les infos sur le rassemblement de Colmar :
http://www.fermons-fessenheim.org/

=> Voir la revue de presse :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique34

Contacts presse :
Rémi Verdet : 06 13 36 71 89
Jean-Marie Brom : 06 08 98 79 40
Stéphane Lhomme : 06 64 100 333

10:02 Publié dans NUCLEAIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

04/09/2009

Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire !


Partout en France, mobilisons-nous pour le rassemblement européen
à Colmar (Alsace), les 4 et 5 octobre 2009

 

=> Découvrez le programme (concerts, spectacles, conférences...) : CI-JOINT.

=> Organisez un départ groupé dans votre ville.

=> Commandez gratuitement des tracts et affiches.


Cliquez maintenant sur  : http://www.fermons-fessenheim.org/

 

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POUR EN SAVOIR PLUS :


Exigeons la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire française en activité.

Les centrales nucléaires françaises ont été prévues à l'origine pour durer 30 ans.
La centrale de Fessenheim fonctionne depuis maintenant 32 ans. En octobre 2009 commencera la 3em visite décennale qui devrait décider du prolongement ou pas de la centrale.
Un réacteur nucléaire qui vieillit, ce sont des matériaux fragilisés et des composants qui tombent plus souvent en panne, donc des risques d’accident démultipliés.
Au mépris de ces risques, l’industrie nucléaire, Areva et EDF en tête, cherche à obtenir l’autorisation d’exploiter les réacteurs pendant 40 voire 60 ans ?

Il est urgent de changer de politique énergétique :
- fermons progressivement les centrales nucléaires, à commencer par les plus vieilles (Fessenheim, Tricastin, etc.)
- développons les énergies renouvelables et les économies d’énergie
- refusons tout projet de nouveau réacteur et réclamons l’arrêt des travaux du réacteur EPR à Flamanville (50)

Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009, des citoyens venus de la France entière,
mais aussi de l'étranger (Allemagne, Suisse, Autriche, etc)
se rassembleront pour agir lors d’une
GRANDE MANIFESTATION
LE SAMEDI 3 OCTOBRE À 14H


La soirée du 3 et la journée du 4 octobre seront consacrées à des conférences, débats, concerts, ateliers etc.

Aidez nous à mobiliser le plus grand nombre :
- organisez des départs groupés (co-voiturage, car, train, vélo, etc.),
- diffusez des affiches et tracts,
- diffusez le plus largement possible le programme ci-joint,
- etc.

Nous comptons sur vous pour que ce rassemblement soit une réussite et que l’on obtienne la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Je me tiens à votre disposition pour toute question, organisation de départs groupés…

Informations, programme, départs groupés, etc. :
http://www.fermons-fessenheim.org

D’avance merci pour votre mobilisation.

--
Jocelyn Peyret

Coordination nationale actions & groupes
Reseau Sortir du nucleaire
30 rue du Nord
68000 Colmar
Tel fixe : 03 89 41 80 95
Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
Web : http://www.sortirdunucleaire.org

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10/04/2009

Les retombées du bombardement de la Serbie tuent toujours

Vesna Peric Zimonjic   
Dix ans après les bombardements de l’OTAN sur la Serbie, l'appréhension monte devant l’accroissement du nombre de cas de cancer signalés.

 6 avril 2009

Quelques 15 tonnes d’uranium appauvri, renforçant plus de 50.000 bombes et missiles, ont été larguées durant les 11 semaines de bombardements de la Serbie en 1999. Les cibles des bombardements de l'Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN) consistaient en 116 sites, surtout au sud de la Serbie et dans la région du Kosovo.

L'uranium appauvri est mis au bout des bombes pour percer le blindage des chars et des véhicules militaires lourds. Bien que sa radioactivité soit affaiblie dans le procédé de production, l'uranium demeure hautement toxique.

Les experts sont en désaccord sur les impacts pour la santé de l'uranium appauvri. Quelques-uns disent que les aérosols produits par l'impact et la combustion de l'uranium appauvri des munitions peut provoquer le cancer et affecter les reins, le cerveau, le foie et le cœur. Mais certaines études n’ont trouvé aucune impact significatif sur la santé ou l'environnement.

Le Programme Environnemental des Nations Unies (UNEP) a envoyé une mission seulement en 2000. Elle s’est focalisée sur 11 sites du Kosovo, et a conclu qu'il n'y avait « pas de contamination importante détectable de la surface du sol par de l'uranium appauvri. Un certain nombre de points de contamination ont été identifiés par la mission, mais la plupart d'entre eux n’ont été jugés que légèrement contaminés. »

En 2001, un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) aboutissait à une conclusion similaire. Toutefois, l’expert britannique Keith Bavestock, qui faisait partie de l'équipe de l'OMS, a déclaré au quotidien de Belgrade Politika que « toutes les données dont disposait l'OMS n’avaient pas été incluses dans le rapport. Ça ne signifie pas que le rapport est faux ; il est incomplet. »

Les médecins locaux ont leurs propres données.

Nebojsa Srbljak, un médecin de la ville de Mitrovica au Kosovo, qui a toujours une grande population serbe, a parlé d'une multiplication par dix des cas de leucémie. Il a déclaré aux envoyés des médias : « Le taux des leucémies chez l’enfant au Kosovo était de un pour mille avant 1999. Depuis 1999, il est passé à un pour cent. »

Le Dr. Srbljak, qui aide dans une clinique de cancérologie de Pristina, la capitale du Kosovo, a déclaré que les médecins albanais lui ont dit aussi qu'il y avait « une augmentation importante » du nombre de patients atteints de cancers depuis 1999. Dans l'ensemble du Kosovo, a-t-il dit, le taux de cancer avant 1999 était de 10 pour 300.000, et « aujourd'hui, il s'élève à 20 pour 60.000. »

« C'est désormais une tumeur par jour que nous découvrons, » a dit le radiologue Vlastimir Cvetkovic à Inter Press Service. « Avant 1999, c’était une tous les trois mois. Et ce n'est pas juste dû à l’amélioration des diagnostics, car nos moyens de travail sont restés modestes. En outre, c’est maintenant chez les plus jeunes et les enfants que nous trouvons nos patients. »

Une augmentation alarmante des cas de cancer a aussi été enregistrée en Bosnie-Herzégovine voisine, où, en début 1995, de l’uranium appauvri a été utilisé par l'OTAN contre les forces serbes de Bosnie. Selon les chiffres officiels, plus de 300 personnes de Hadzici et Han Pijesak, dans le voisinage de Sarajevo à l'est de la Bosnie, sont mortes du cancer de 1996 à 2000. Hadzici était habitée et tenue par les Serbes de Bosnie pendant la guerre. Elle est passée plus tard sous la juridiction gouvernementale croato-musulmane centrale de Sarajevo.

« C'est un très grand nombre, » a déclaré à Inter Press Service le médecin local Slavica Jovanovic. « Mais il semble que ce soit un sujet que personne ne veuille aborder. La population de Hadzici devrait être réinstallée ailleurs, et, au niveau de la Bosnie-Herzégovine, il n'y a pas la volonté de s’embarquer là-dedans. »

Des problèmes de santé liés à l’uranium appauvri ont été signalés chez les soldats italiens qui ont servi au maintien de la paix en Bosnie et au Kosovo. Plusieurs sont morts du cancer et leurs familles se démènent aujourd'hui pour prouver que travailler et vivre à côté de zones contaminées par de l’uranium appauvri a été démontré fatal.

Pour les autorités serbes, les problèmes de l’uranium appauvri semblent aussi loin que le Kosovo, malgré le fait que quelque 100.000 Serbes vivent encore là-bas, près de la ville divisée de Mitrovica pour la plupart d'entre eux.

Milan Mišović, chef du Département de la Médecine du Travail de l'Académie de Médecine Militaire, a déclaré à des médias serbes : « Quelque 4.000 anciens combattants font l'objet d'une surveillance constante car ils se sont trouvés à 50 mètres du point d'impact de munitions à l'uranium appauvri. Jusqu'à présent, le cancer ne progresse pas parmi eux. Mais on peut s’attendre à certains changements dans les prochains 10 à 15 ans. »

Traduction: Pétrus Lombard.

Source: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

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26/03/2009

Exigeons un MORATOIRE sur l’enfouissement des déchets nucléaires

Avec le soutien de : Réseau "Sortir du nucléaire", CRIIRAD, Greenpeace, Amis de la Terre, Agir pour l’environnement.

POUR SIGNER LA PETITION : http://www.dechets-nucleaires-ne-pas-enfouir.org/

Considérant

Que les projets d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux, imposés sans débat démocratique ni concertation citoyenne, suscitent depuis 30 ans de multiples inquiétudes et oppositions non-prises en compte,

Que le stockage géologique de ces déchets n’est pas une solution responsable vu l’impasse scientifique et technologique qu’il représente, vu son impact insoutenable pour les populations actuelles (en particulier en région Lorraine/Champagne-Ardenne pressentie pour accueillir l’ensemble des projets d’enfouissement) et pour les générations à venir, sur l’environnement et sur les activités économiques, touristiques, agricoles, immobilières...

Qu’il n’existe aucune solution véritable et exempte de risques au problème des déchets radioactifs, et que cela nécessite une réelle remise en question de la poursuite de leur production,

Que la gestion des déchets radioactifs pose de vraies questions à la société actuelle sur les plans scientifique, technique, moral, éthique et social qui ne doivent plus être reportées, mais soumises impérativement à la collectivité dans son ensemble,

Conformément

Au souhait de nombreux citoyens, exprimé depuis 1978, en France et sur tous les sites pressentis ou retenus pour l’accueil de sites de stockage souterrain de déchets nucléaires,

Au Principe de précaution inscrit dans la Constitution au travers de la Charte de l’Environnement,

À l’article 7 de la Charte de l’Environnement, loi constitutionnelle N° 2005-205, intégré en préambule de la Constitution française et qui stipule : Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement,

Aux objectifs du paquet législatif européen "énergie-climat" (déc. 2008) et des 3 objectifs de 20% : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% de l’efficacité énergétique et une part de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie de l’UE,

NOUS EXIGEONS :

Que le gouvernement adopte immédiatement un moratoire sur tous les projets d’enfouissement de déchets radioactifs, en cours ou à venir, et ne lance pas les travaux de reconnaissance prévus en 2010 pour l’enfouissement des déchets de graphite et des déchets radifères (dits FAVL), sur les communes candidates et désignées par le gouvernement

Que le gouvernement stoppe le programme de recherche en vue du stockage géologique dans la zone de 250 km² (dite zone de transposition), autour du Laboratoire de BURE,

Que le gouvernement organise un débat national sur la politique énergétique actuelle et future, ses enjeux et sur les choix d’orientations comportant :
- un audit indépendant sur la filière électronucléaire dans son ensemble,
- un programme ambitieux d’économies d’énergie et d’efficacité énergétique
- un programme ambitieux de développement des énergies renouvelables
- l’affectation des fonds de recherches technologiques et scientifiques à ces solutions énergétiques

Ce véritable débat national sur la politique énergétique est un préalable indispensable à ce qu’un programme de gestion des déchets nucléaires déjà produits puisse être élaboré indépendamment de tout intérêt industriel.

Consultez la lettre de demande de moratoire adressée au président Nicolas Sarkozy, au premier ministre François Fillon, et aux ministres concernés.

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14/03/2009

Kazakhstan / Essais nucléaires - Une « population mutante »

Berick, la trentaine, veut vivre et pouvoir un jour voir le visage de sa mère. Aveugle et difforme depuis sa naissance, il dépend totalement d'elle pour manger, se déplacer, s'habiller ou se laver. Il a du mal à parler. Il communique grâce à la musique et quant il nous a accueilli chez lui, à Semipalatinsk dans le nord-est du Kazakhstan, il a voulu jouer de la Dombura, l'instrument national.


Berick est le seul des dix enfants de la famille avec cette malformation. Quant elle était enceinte, sa mère travaillait dans une ferme à quelque 30 kilomètres du champ de tir du Polygone. Un espace de 18 500 m², plus grand que l'Ile-de-France ou Israël, où pendant quarante ans les Soviétiques on fait exploser une bombe atomique par mois à titre expérimental : 116 à ciel ouvert, les 340 autres sous terre.

Un passeport d'irradié et une pension de 120 euros par mois.
Elle n'a pas vu le champignon atomique, mais elle a vu une lumière s'élever dans le ciel. « Les docteurs m'ont dit que c'est pour cela qu'il est malade », dit-elle d'une voix basse, « mais je voudrais qu'il se fasse opérer pour qu'il puisse au moins voir ».  Comme toutes les victimes de l'atome au Kazakhstan, Berick a un passeport d'irradié qui lui donne accès à des soins gratuits et à 120 euros de pension par mois, mais cela ne lui permet pas d'être opéré. « On doit trouver nous-mêmes un financement », soupire sa mère. « Quand il était petit, à l'âge de treize ans, des médecins italiens l'ont opéré, maintenant il faudrait recommencer, mais je ne sais pas à qui demander ».

Ils étaient 1 600 000 à vivre et à servir de cobayes humains dans des villages éparpillés autour du Polygone. Quatre générations plus tard, tous sont encore malades sous différentes formes. Il y a par rapport au reste du pays 40 % d'augmentation des taux de cancers, quinze années d'espérance de vie perdues, des suicides deux fois plus nombreux dans cette région qu'ailleurs, de! s naissances prématurées de plus en plus fréquentes à cinq mois, et des bébés monstrueux comme Berick.
Berick, difforme depuis sa naissance, communique grace à la musique.jpg

Il n'empêche, pour Zhanbolat Gilmanov, haut fonctionnaire du ministère kazakh de l'énergie, le lien entre ces maladies et les explosions atomiques reste à démontrer. « Même si humainement c'est une tragédie », souligne-t-il, « il était nécessaire pour la science de connaître les effets de l'atome. Ce n'était pas qu'une question de guerre froide, l'humanité se devait de passer par là ».

« Les gènes sont touchés et c'est irrémédiable »

Le docteur Nailya Chaijunova n'est pas d'accord. C'est elle qui a découvert Berick lorsqu'elle a commencé à faire, une fois le Polygone fermé avec le départ des Soviétiques, une étude systématique des villageois aux alentours du champ de tir. Son constat est terrible : « Les gènes sont touchés et c'est irrémédiable. Cette population est génétiquement modifiée, elle est mutante ».

Les autorités kazakhs sont prévenues, mais n'agissent pas. « Il faudrait clôturer le Polygone qui reste libre d'accès », martèle le docteur, « fermer les fermes d'élevages qui sont à proximité et qui affectent la chaîne alimentaire, et informer la population des dangers de la radiation ». Pour l'instant, la seule préoccupation du gouvernement kazakh est de rendre dans environ deux ans 95 % des terres du Polygone à l'agriculture bien qu'encore radioactives.

Un non-sens absolu selon Toleukhan Normagambetov, chef de la maternité de Semipalatinsk, lui-même gravement touché par la radiation : « Nous avons muté en même temps que ces terres, on peut donc manger de ses produits, le mal est fait, mais pourquoi contaminer les autres ? »  Bonne question. Courant 2009, le Kazakhstan doit rejoindre l'Organisation mondiale du commerce et inonder le monde de ses produits agricoles.
Source : Dernières Nouvelles d'Alsace - 1.2.2009 - Angélique Kourounis 

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18/02/2009

Carte et liste des anciens sites d'extractions d'uranium en France

http://www.irsn.fr/index.php?position=mines_uranium_mimau...

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07/02/2009

le scandale de la France contaminée

La CRIIRAD a apporté son appui scientifique à la réalisation de reportages pour un numéro de « Pièces à conviction » consacré aux déchets et pollutions laissées par l’exploitation des mines d’uranium.

Sous le titre « le scandale de la France contaminée », il doit être diffusé mercredi 11 février à 20h35 sur France 3.

Nous espérons que vous pourrez le regarder car il s’annonce passionnant. Vous y retrouverez plusieurs des études réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD : à Saint-Priest-La-Prugne dans la Loire, La Crouzille en Haute-Vienne, Gueugnon en Saône-et-Loire, Saint-Pierre dans le Cantal….

Encore faut-il que l’émission soit diffusée !

Areva vient en effet de saisir le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (cf. ci-dessous) et fera son possible pour empêcher la diffusion d’informations susceptibles d’écorner son image de marque.

Réponse le 11 février prochain.

N’hésitez pas à faire circuler cette info et à avertir vos parents et amis.

Plus d’info sur le dossier des mines d’uranium : www.criirad.org

1. Site internet d’Europe 1

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Environnement/Controverse-autour-de-l-emission-Le-scandale-de-la-France-contaminee-sur-France-3/(gid)/198578

Controverse autour de l'émission "Le scandale de la France contaminée" sur France 3

Créé le 29/01/09 - Dernière mise à jour à 12h35

Le 11 février, le nouveau numéro du magazine "Pièces à conviction" sur France 3 évoquera "le scandale de la France contaminée". Pour défendre la thèse que des millions de tonnes d’uranium sont dispersées dans toute la France. Ce sujet fait polémique, le groupe Areva a fait appel au CSA car il juge que l'enquête est "contraire à la déontologie".

Le groupe Areva a annoncé jeudi son intention de saisir le Conseil supérieur de l'audiovisuel à propos de l'émission de France 3, "Picèes à conviction". Dans un communiqué, Areva, qui a eu connaissance par la presse de la teneur des reportages proposés, estime "pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu'il ne se soit exprimé". Les producteurs de l'émission ont cependant prévu un entretien avec le porte-parole du groupe, qui doit être enregistré vendredi et inséré dans l'émission. Se référant aux informations de presse, Areva exprime "le sentiment que le magazine est d'ores et déjà bouclé, à charge contre le groupe Areva". Lionel de Coninck, rédacteur en chef de "Pièces à conviction", a assuré qu'il ne s'agissait "en aucun cas de présupposer ce qui va être dit dans l'émission". Selon lui, ce qui a été dit dans le reportage de la position d'Areva est "basé sur ce que dit Areva depuis des dizaines d'années sur le sujet".

Le sujet de la controverse : l'émission qui défend l'idée selon laquelle, en toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines d'années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants, sans aucune mise en garde sur les risques encourus. C'est cette situation que France 3 évoquera dans son magazine "Pièces à conviction" le 11 février prochain. Avec une édition intitulée "Le scandale de la France contaminée".

Le magazine s’ouvrira sur un reportage à Gueugnon, en Saône-et-Loire. Sur le parking d'un stade, le détecteur de radiation d'un spécialiste de la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant. Ironie du sort, ce terrain a même accueilli un "parcours de santé". Gueugnon est "la toute dernière ville ayant découvert qu'elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs", selon Elise Lucet, présentatrice du magazine.

Au total, selon les enquêteurs du magazine, entre 1945 et 2001 plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière. L'enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs. Négligence ou véritable "omerta" des pouvoirs publics ? Une pierre radioactive à la main en guise d'argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui sera interrogé séparément.

Malgré le fait que les mines d'uranium françaises ne soient plus en activité depuis plusieurs années, cette pollution qu'il s'agisse de minerais "stériles" (trop pauvre en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d'autres résidus de l'activité minière, peut s'avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs du magazine. Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l'hypothèse d'une exposition prolongée évoquée par l'émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n'a pas souhaité apparaître dans l'émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau. Anne Lauvergeon, d'autre part, sera récompensée par le trophée des "Créateurs sans frontières" pour son action en faveur du rayonnement de la France à l'étranger. Ironique pour quelqu'un qui participe à l'irradiation intérieure de la France.

2. Dépêche AFP

Déchets d'uranium : le cri d'alarme de "Pièces à conviction"

PARIS - Par centaines de millions de tonnes dispersées dans toute la France, les déchets d'uranium contaminent le territoire dans l'indifférence et la négligence générales : c'est la thèse défendue par le magazine télévisé "Pièces à conviction".

Pour son numéro du 11 février, le magazine d'information de France 3 évoque "le scandale de la France contaminée" par les déchets radioactifs, résidus des mines d'uranium.

Un reportage à Gueugnon, localité tranquille de Saône-et-Loire, ouvre le magazine. Sur le parking d'un stade, le détecteur de radiation d'un spécialiste de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant, qui a même accueilli un temps un "parcours de santé".

Gueugnon est "la toute dernière ville ayant découvert qu'elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs", selon Elise Lucet, présentatrice de ce magazine que France 3 a réalisé en coopération avec la société de production Ligne de Mire. La ville, qui avait abrité une usine de traitement d'uranium, n'a découvert qu'en mars 2007 qu'elle était victime de cette contamination.

Les mines d'uranium françaises ne sont plus en activité depuis plusieurs années. Mais cette pollution, qu'il s'agisse de "stériles" (minerai trop pauvre en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d'autres résidus de l'activité minière, peut s'avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs de "Pièces à conviction".

Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l'hypothèse d'une exposition prolongée évoquée par l'émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n'a pas souhaité apparaître dans l'émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau.

Au total, selon les enquêteurs du magazine, plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière.

L'enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs.

Négligence ou véritable "omerta" des pouvoirs publics ?

Une pierre radioactive à la main en guise d'argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui sera interrogé séparément.

(©AFP / 29 janvier 2009 08h23)

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30/01/2009

Déchets nucléaires

France 3 :
Controverse autour de l'émission
Pièces à conviction d’Elise LUCET,
"Le scandale de la France contaminée"


Le 11 février, le nouveau numéro du magazine "Pièces à conviction" sur France 3 évoquera "le scandale de la France contaminée". Pour défendre la thèse que des millions de tonnes d’uranium sont dispersées dans toute la France. Ce sujet fait polémique, le groupe Areva a fait appel au CSA car il juge que l'enquête est "contraire à la déontologie".

Le groupe Areva a annoncé jeudi son intention de saisir le Conseil supérieur de l'audiovisuel à propos de l'émission de France 3, "Picèes à conviction". Dans un communiqué, Areva, qui a eu connaissance par la presse de la teneur des reportages proposés, estime "pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu'il ne se soit exprimé". Les producteurs de l'émission ont cependant prévu un entretien avec le porte-parole du groupe, qui doit être enregistré vendredi et inséré dans l'émission. Se référant aux informations de presse, Areva exprime "le sentiment que le magazine est d'ores et déjà bouclé, à charge contre le groupe Areva". Lionel de Coninck, rédacteur en chef de "Pièces à conviction", a assuré qu'il ne s'agissait "en aucun cas de présupposer ce qui va être dit dans l'émission". Selon lui, ce qui a été dit dans le reportage de la position d'Areva est "basé sur ce que dit Areva depuis des dizaines d'années sur le sujet".

Le sujet de la controverse : l'émission qui défend l'idée selon laquelle, en toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines d'années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants, sans aucune mise en garde sur les risques encourus. C'est cette situation que France 3 évoquera dans son magazine "Pièces à conviction" le 11 février prochain. Avec une édition intitulée "Le scandale de la France contaminée".

Le magazine s’ouvrira sur un reportage à Gueugnon, en Saône-et-Loire. Sur le parking d'un stade, le détecteur de radiation d'un spécialiste de la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant. Ironie du sort, ce terrain a même accueilli un "parcours de santé". Gueugnon est "la toute dernière ville ayant découvert qu'elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs", selon Elise Lucet, présentatrice du magazine.

Au total, selon les enquêteurs du magazine, entre 1945 et 2001 plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière. L'enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs. Négligence ou véritable "omerta" des pouvoirs publics ? Une pierre radioactive à la main en guise d'argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui sera interrogé séparément.

Malgré le fait que les mines d'uranium françaises ne soient plus en activité depuis plusieurs années, cette pollution qu'il s'agisse de minerais "stériles" (trop pauvre en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d'autres résidus de l'activité minière, peut s'avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs du magazine. Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l'hypothèse d'une exposition prolongée évoquée par l'émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n'a pas souhaité apparaître dans l'émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau. Anne Lauvergeon, d'autre part, sera récompensée par le trophée des "Créateurs sans frontières" pour son action en faveur du rayonnement de la France à l'étranger. Ironique pour quelqu'un qui participe à l'irradiation intérieure de la France.

10:44 Publié dans NUCLEAIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

12/01/2009

URGENT - Scandale de très grande ampleur dans le nucléaire français

- Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement :
les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments !

- Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à M Borloo des explications immédiates


Le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publique aujourd'hui une information de la plus grande importance et qui doit interpeller la totalité des citoyens français, menacés de façon chronique par les rejets radioactifs liquides et gazeux opérés dans l'environnement par les installations nucléaires.

Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008. (Voir liens ci-dessous)

On ne peut d'ailleurs qu'être stupéfait du silence total de l'ASN à propos de ses propres décisions qui, de par leur importance, méritent au contraire la plus grande publicité. Et ce d'autant que des questions graves se posent. Les autorités françaises doivent y répondre de toute urgence et le Réseau "Sortir du nucléaire" interpelle aujourd'hui même par courrier à M Borloo (voir ci-dessous), ministre en charge de l'énergie :
- alors que les laboratoires des centrales nucléaires EDF ne sont plus agréés, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés autorisant EDF à exploiter ces centrales ? Si ces mesures ne sont pas faites, les centrales doivent être immédiatement arrêtées.

- quelles sont précisément les défaillances des laboratoires des centrales nucléaires EDF, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?

- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?

- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses et qui s'avèrent incapables de mesurer leurs rejets radioactifs opérés l'environnement ?
Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs installations nucléaires : il est légitime de se méfier de l'industrie nucléaire qui est habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles opérés par EDF sont défaillants et permettent très probablement des rejets radioactifs supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions.

Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle est très loin d'être irréprochable alors que les conséquences et les risques qu'elle fait peser sur l'environnement et la santé des populations sont incommensurables et incomparables à tous les autres. Il est plus que temps de sortir du nucléaire.


LISTE DES REFUS ET SUSPENSIONS D'AGREMENTS :


Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 12 janvier 2009 Contact : 06.64.100.333


Liste des suspensions et refus d'agréments des
laboratoires des centrales nucléaires françaises



1) Refus d'agrément pour les mesures de l'indice d'activité bêta global des eaux

Toutes les centrales nucléaires françaises (!), y compris l'ex-surgénérateur Superphénix (toujours en cours de démantèlement à Creys-Malville) :

Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Bugey (Ain), Civaux (Vienne), Chinon (Indre-et Loire), Chooz (Ardennes), Cruas (Ardèche), Dampierre en Burly (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme), ainsi que Creys-Malville (Isère)


2) Refus d'agrément pour les mesures de l'activité du tritium dans les eaux

Toutes les centrales nucléaires françaises (!), y compris l'ex-surgénérateur Superphénix :

Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Bugey (Ain), Civaux (Vienne), Chinon (Indre-et Loire), Chooz (Ardennes), Cruas (Ardèche), Dampierre en Burly (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme), ainsi que Creys-Malville (Isère)


3) Refus d'agrément pour les mesures de l'activité du tritium dans l'air

Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Civaux (Vienne), Chinon (Indre-et Loire), Cruas (Ardèche), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme), ainsi que Creys-Malville (Isère).

Seules les centrales de Bugey (Ain), Chooz (Ardennes), Dampierre en Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) échappent à la sanction sur ce critère.


4) Suspension et refus d'agrément pour les mesures de l'indice d’activité bêta global des aérosols sur filtre

Toutes les centrales nucléaires sont concernées :

- Suspension d'agrément :  Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Chinon (Indre-et Loire), Chooz (Ardennes), Cruas (Ardèche), Dampierre en Burly (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme).
- Refus d'agrément : Bugey (Ain), Civaux (Vienne) et Creys-Malville (Isère).

Liens vers les quatre décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) :
Attention : par une recherche appropriée, on peut trouver ces Décisions sur le site web de l'ASN. Mais... encore faut-il être au courant de leur existence. Or, aucune annonce ne figure sur la page d'accueil du site web, et aucune information n'a été faite par l'ASN qui semble vouloir garder confidentielles ces informations pourtant si sensibles. C'est une forme de "transparence invisible" : les informations sont disponibles... mais personne n'en a connaissance. Heureusement, le Réseau "Sortir du nucléaire veille...


Lundi 12 janvier 2009
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex
à M Borloo, ministre de l’Ecologie, de
l’Energie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire

Objet : Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs par les centrales nucléaires EDF

Monsieur le Ministre,

Nous attirons votre attention sur une situation absolument injustifiable qui concerne une nouvelle fois l'industrie nucléaire française qui, plus que jamais, met en danger les citoyens.

En effet, nous rendons publique une information qui est à ce jour restée cachée aux citoyens malgré sa gravité : les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants, et leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008.

On ne peut d'ailleurs qu'être stupéfait du silence total de l'ASN à propos de ses propres décisions qui, du fait de leur importance, méritent au contraire la plus grande publicité. Et ce d'autant que des questions graves se posent, auxquelles nous vous demandons de répondre au plus vite et publiquement.

- alors que les laboratoires des centrales nucléaires EDF ne sont plus agréés, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés autorisant EDF à exploiter ces centrales ? Si ces mesures ne sont pas faites, les centrales doivent être immédiatement arrêtées.

- quelles sont précisément les défaillances des laboratoires des centrales nucléaires EDF, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?

- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?

- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses, qui montrent leur incompétence et leur incapacité à mesurer les rejets radioactifs opérés dans l'environnement ?

Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs propres installations nucléaires : il est légitime de ne pas faire confiance à une industrie nucléaire habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles opérés par EDF sont défaillants et permettent très probablement des rejets supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous rappelle que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions. Les mêmes conséquences sont très probables autour des centrales nucléaires françaises, et ce d'autant plus du fait des défaillances de mesure par EDF des rejets radioactifs.

Avec les évènements graves survenus cet été au Tricastin, cette nouvelle affaire confirme que l'interdiction de parler du nucléaire lors du Grenelle de l'environnement, décision ubuesque que nous avons condamnée, était irresponsable. Nous vous proposons à nouveau de vous rencontrer pour vous présenter divers scénarios de sortie du nucléaire, option incontournable et urgente pour protéger l'environnement et les êtres vivants.

Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"

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05/12/2008

L’Institut BELRAD a besoin de vous !

"Nous vous en avions déjà parlé : Vassili Nesterenko, directeur et fondateur de l’institut BELRAD, est décédé l’été dernier, après avoir consacré son temps depuis 1990 a mesurer le taux de radioactivité interne et à distribuer de quoi traiter les populations, notamment les enfants, vivant dans les territoires contaminés par les retombées de la catastrophe de Tchernobyl au Belarus. Ce malgré d’innombrables tracasseries administratives visant à entraver son action, que Vassili Nesterenko a toujours pu surmonter mais qui ont fini par avoir raison de sa santé déjà fortement affectée depuis son survol du réacteur au lendemain de l’explosion du 26 avril 1986.
Son fils Alexeï a fort heureusement repris le flambeau.
Mais l’avenir de BELRAD reste précaire, son financement n’étant assuré qu’à très court terme. Ses travaux sont pourtant fondamentaux et les résultats très concrets : des actions de prévention et d’information auprès des populations, des milliers d’enfants traités, des centaines de milliers de données ayant abouti à la réalisation d’un atlas de la contamination du vivant, qui constitue une première dans ce domaine. Ce travail ne peut se poursuivre sans l’aide des ONG européennes. L’arrêt des travaux de l’Institut BELRAD constituerait la négation des conséquences de l’accident de Tchernobyl, notamment l’effet des faibles doses de radiations internes qui affectent le santé de plusieurs millions de personnes dans les territoires contaminés, par le biais de l’alimentation. Des enfants âgés seulement de
quelques années meurent ainsi des suites de pathologies habituellement observés chez les adultes (maladies cardio-vasculaires, entre autres). Le lobby nucléaire, Agence internationale de l’énergie atomique en tête, ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé, entièrement soumise à l’AIEA dans cette affaire, continuent à nier ces effets afin de préserver leurs intérêts, interdisant ainsi l’accès aux soins à de nombreuses personnes. Vous pouvez aider l’Institut BELRAD en envoyant vos dons à « Enfants de Tchernobyl Belarus » (dont Alexeï Nesterenko est vice-président) qui est le principal soutien en France de l’Institut. Une cure de trois semaines de pectine de pomme, chélateur naturel, sans effet secondaire et peu coûteux, permet d’éliminer jusqu’à 70% du Césium radioactif incorporé. Trois cures par an reviennent à 120 euros. Par avance merci !"


Enfants de Tchernobyl Belarus
20 rue principale - 68 480 BIEDERTHAL
http://enfantsdetchernobylbelarus.doubleclic.asso.fr/

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