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14/10/2012

Indiens d'Amazonie en sursis

L'OMCT présente son 3e documentaire "Indiens d'Amazonie en sursis".

à voir ici : http://vimeo.com/49439269

Ce film, réalisé par Daniel Schweizer, s'inscrit dans le cadre du projet de parrainage de l'OMCT "Défendre les défenseurs".

Le film suit une mission de l'OMCT au Brésil, menée en compagnie de la marraine et actrice Noémie Kocher, à la rencontre des défenseurs des droits des populations autochtones, Megaron et Davi Kopenawa Yanomami.
Le documentaire illustre les défis et menaces auxquels sont aujourd'hui confrontés les populations autochtones Yanomami et Kayapo et leurs défenseurs face à la construction de la centrale hydroélectrique de Belo Monte et l'exploitation minière illégale.

Pour soutenir les populations autochtones et leurs défenseurs, signez nos pétitions en ligne: bit.ly/POk9Fp

Pour plus d'informations sur le projet de parrainage "Défendre les défenseurs", visitez le site de l'OMCT: bit.ly/Ujibhk

Crédits: OMCT/Horizons films

14/09/2012

Nations Unies, Conseil des Droits de l'Homme : droits des peuples autochtones et grands barrages – le cas du Brésil

 

Nations Unies, Conseil des Droits de l'Homme : droits des peuples autochtones et grands barrages – le cas du Brésil

Exposé écrit présenté conjointement par France Libertés: Fondation Danielle Mitterrand, le Society for Threatened Peoples, organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif spécial, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, organisation non gouvernementale inscrite sur la liste. Planète Amazone, Amazon Watch, ICRA (International Commission on the Rights of Aboriginal peoples), des ONG sans statut consultatif partagent également les opinions exprimées dans cet exposé.

 


 

Conseil des droits de l’homme
Vingt et unième session
Point 3 de l’ordre du jour
Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris
le droit au développement

 


 

 

Rappel du précédent état des lieux du respect des droits des peuples autochtones au Brésil
Lors de la dix-neuvième session du Conseil des Droits de l’Homme, nous avons alerté le Conseil sur le fait que l’Etat brésilien ne respectait pas les droits des peuples autochtones tels que garantis par la Convention n°169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en particulier dans la mise en oeuvre de sa stratégie énergétique en Amazonie. En effet, la construction de nombreux barrages hydroélectriques, dont l’emblématique Belo Monte, ainsi que l’assouplissement de son code forestier menacent les modes de vie de nombreuses populations autochtones qui dénoncent l’absence de consultation.

Le Brésil s’est vu rappelé ses obligations à maintes reprises: par l'Institut Brésilien de l'Environnement, puis par le Ministère Public Fédéral, par la Cour Suprême du Brésil, par James Anaya, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des populations autochtones, par la Commission interaméricaine des Droits de l’Homme,1 et enfin par la Justice fédérale de la région du Pará.

En réponses à ces actions, «la présidente du Brésil, Mme Dilma Rousseff, décida de suspendre les relations de son gouvernement avec la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) de l’Organisation des États américains (OÉA)»2 en rappelant son ambassadeur et ne participa pas à l’audience fixée par l’OEA à Washington le 27 octobre 2011. Sous la pression du Secrétaire Général de l'OEA, la Commission a modifié les mesures conservatoires dans cette affaire et n'a plus exigé du Brésil que le projet soit suspendu.3

Puis le Procureur Général de l'Union au Brésil déposa une procédure administrative contre les procureurs fédéraux et obtint le 9 novembre 2011 une révision du premier jugement fédéral du 27 septembre 2011 qui avait ordonné la suspension des travaux.

Aggravation en 2012 du non-respect des droits territoriaux des populations autochtones du Brésil

Deux évènements en 2012 ont laissé entrevoir l'espoir que le Brésil se soumettent à ses obligations constitutionnelles et internationales.

En mars 2012, l’OIT a prié le Brésil de «prendre les mesures nécessaires pour consulter les peuples autochtones concernés sur la construction de l'usine hydroélectrique de Belo Monte, celle-ci risquant d'avoir des effets irréversibles (articles 6 et 15 de la Convention)» puis «de transmettre les informations sur les résultats des procédures en cours devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme et devant le tribunal fédéral du Pará».

Parallèlement, au Brésil, le Tribunal régional fédéral de la première région (TRF1) a annoncé le 14 août 20124 avoir «ordonné l'arrêt des travaux parce que les indigènes n'avaient pas été consultés avant le début de la construction» lors d'un jugement tenu la veille sur la requête du Ministère Public Fédéral du Pará. «En 2005, quand le parlement brésilien5 a approuvé ce chantier, il a exigé une étude d'impact environnemental postérieure au lancement des travaux et non préalable comme l'ordonne la loi», a souligné le tribunal.

Mais les actes posés par le gouvernement brésilien ces derniers mois semblent démontrer une volonté de s'affranchir de toutes les contraintes liées aux droits territoriaux indigènes inscrits dans la Constitution de 1988, et il est attendu que le consortium public Norte Energia, en charge des travaux, fasse appel du dernier jugement fédéral.

En mai 2012, le gouvernement brésilien a donné son accord, après y avoir apposé 12 vetos et 31 amendements, à la loi visant à réformer le Code forestier de 1965. Cette loi a été approuvée par le Congrès en avril 2012 et doit encore être approuvée par le Sénat.

Si l'exigence de préserver intacts jusqu'à 80% des forêts dans les grandes propriétés en Amazonie et 20% en forêt tropicale a été conservée par le gouvernement, celui-ci a en revanche accepté plus de flexibilité pour les petits propriétaires, sans mettre de garde-fous pour surveiller toute déforestation. Or, cette mesure est ambiguë et dangereuse car des grandes entreprises agricoles peuvent acheter des terres, les revendre pièce par pièce aux petits propriétaires qui représentent le quart des exploitations agricoles. Ainsi le déboisement peut se faire au détriment de la Loi.

Ce déboisement affecte de plusieurs façons les populations autochtones. Couper la forêt au profit de cultures agricoles intensives détruit les lieux de vie et les ressources vivrières de ces peuples. Ils sont expulsés de leurs terres avec violence. L’exemple des Guarani de Laranjeira Nanderu ou d’Apyka’y est emblématique puisque qu’aujourd’hui nombre d’entre eux vivent dans des campements improvisés au bord des routes, après avoir vu leurs maisons incendiées et des hommes de mains armés tirer sur les membres de leur communauté pour pouvoir récupérer leurs terres.

Cette situation devient d’autant plus préoccupante qu’une ordonnance publiée le 17 juillet 2012 revient sur les droits territoriaux des populations autochtones du Brésil et met un coup d’arrêt à la démarcation des terres indigènes entamée en 1989 et pourtant loin d’être terminée. Cette démarcation, inscrite dans la Constitution de 1988, permet de reconnaître des droits inaliénables aux terres indigènes.

Une fois acquise, la démarcation accorde aux communautés autochtones l'usufruit exclusif des richesses du sol, des rivières et des lacs. Il est aussi expressément reconnu que les terres des peuples autochtones sont inaliénables, qu'on ne peut en disposer et qu'elles ne peuvent être assujetties au droit de prescription. Le territoire est déclaré propriété de l'Union. Et le gouvernement fédéral a la responsabilité de délimiter, protéger et respecter toutes leurs propriétés (art. 231). Cet article fait preuve d’une prise en considération des principes énoncés par la Convention 169 de l’OIT.

L’ordonnance 303 publiée au Journal Officiel le 17 juillet 2012 prévoit à l’inverse que «l’usufruit des richesses du sol, des rivières et des lacs existants sur les terres indigènes peut être relativisé chaque fois qu’il existe un intérêt relevant de l’intérêt public de l’Union».

Cette ordonnance est l’aboutissement d’un lobby de l’agrobusiness appuyé par des parlementaires et des sénateurs qui demandaient la mise en votation de la proposition d'amendement constitutionnel6 prévoyant un transfert de compétence du Gouvernement au Congrès national.

L’ordonnance 303 répond ainsi aux souhaits chers à la Confédération Nationale de l’Agriculture et à la Fédération de l’Agriculture et de l’Élevage du Mato Grosso do Sul. Mais aussi, elle répond à l’attente de l’administration brésilienne qui cherche à extraire de nombreux minerais présents en Amazonie. Les barrages construits sur les rivières d'Amazonie fourniront l'électricité nécessaire à l’exploitation de ces mines. 21 barrages sont planifiés d’ici 2020. Et la transformation des rivières en voies d'eau d'expédition réduira les coûts de transport vers des ports d'escale. Seulement ces gisements et ces rivières se trouvent en grande partie sur des territoires indigènes.

En conséquence, le procureur de l’Etat du Mato Grosso do Sul a déclaré que les études de démarcation de terres indigènes devaient être refaites, avec la participation du gouvernement local, qu’il «est nécessaire d’annuler ce qui a déjà été fait et recommencer au début, en modifiant les groupes techniques.»7

Si l’on met en perspective le travail incessant de revendication et les campagnes internationales menées depuis plus de 20 ans par les leaders autochtones comme le cacique Raoni Metuktire-Kayapo ou les porte-parole Guarani-Kaiowá, pour obtenir la démarcation et l’homologation de leurs terres ancestrales, nous pouvons imaginer le désarroi que cette ordonnance va susciter au sein des populations. La démarcation du territoire des Kayapo entamée en 1994 est encore incomplète: la zone de Kapot Nhinore, identifiée en 2010 seulement, étant toujours en suspens concernant son homologation. A l’aulne de cette nouvelle ordonnance, le peuple Kayapo découvre aujourd’hui que tout est à refaire. Et cette situation n’est qu’un exemple parmi les revendications territoriales des populations autochtones du Brésil.

Ainsi les populations autochtones d’Amazonie brésilienne voient leur droit à la terre et leur droit de réserve sur son usage, par une consultation libre et informée, particulièrement bafoués par l’Etat brésilien.

Recommandations

Les peuples autochtones du Brésil, dont les droits sont menacés par les activités économiques (industrie minière, hydroélectrique, pétrolière) et par la nouvelle législation brésilienne, relayés par nos organisations, demandent:

• que l’Etat brésilien respecte les recommandations de l’OIT concernant le droit à un consentement libre, préalable et éclairé des populations autochtones affectées par des projets industriels ou agricoles, puis transmette les informations sur les résultats des procédures en cours devant la CIDH et devant le tribunal fédéral de Pará;
• que l’Etat brésilien renonce à adopter un nouveau Code forestier qui ouvre la porte à une appropriation illégitime des terres indigènes et menace l’écosystème amazonien;
• que l’Etat brésilien abroge l’ordonnance 303 qui va à l’encontre des droits territoriaux inaliénables des populations autochtones acquis par la Constitution de 1988;
• que l’Etat brésilien reprenne et termine la démarcation des territoires indigènes débutée en 1989.

 


 

1 Mesure préventive de la CIDH: MC 382/10.
2 «Le Brésil suspend ses relations avec la Commission interaméricaine des droits de l’Homme», Centre d’Etudes interaméricaines (05 mai 2011).
3 Amnesty International-Rapport 2012.
4 Dépêche AFP, 14 août 2012 à 23:59.
5 Décret législatif 788/2005.
6 (PEC 215/2000).
7 «Quase três décadas após queda do regime militar povos indígenas ganham o seu AI-5, denuncia indigenista», Segunda, 23 de julho de 2012, Instituto Humanitas Unisinos.

Date de l'article : 12/09/2012

22/09/2011

Nous sommes ici pour nos enfants

Des forêts luxuriantes du bassin amazonien aux confins glacés de la toundra arctique en passant par les déserts arides d’Afrique australe ou les hauts plateaux du Pérou, sur tous les continents, les enfants élevés dans les communautés indigènes acquièrent les connaissances, les savoir-faire et les valeurs qui ont assuré la survie de leurs groupes pendant des générations.

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Voir la suite : http://www.survivalfrance.org/galeries/enfants

et pensez à soutenir Survival, merci pour eux, merci pour nous.

12/08/2011

Cent ans après : le mystère irrésolu des esclaves du caoutchouc 1 Août

Source : http://www.survivalfrance.org/actu/7543

 

Omarino et Ricudo, deux esclaves witoto amenés au Royaume-Uni en 1911.
Omarino et Ricudo, deux esclaves witoto amenés au Royaume-Uni en 1911.
© Cambridge University MAA

Une Indienne d’Amazonie a lancé un appel pour lever le voile sur la destinée de deux esclaves indiens amenés en Grande-Bretagne il y a un siècle.

Cent ans après la publication d’un article du Daily News sur ses ancêtres Omarino et Ricudo, Fany Kuiru, une Indienne witoto de Colombie, a appelé l’opinion publique ‘à l’aider à connaître le sort qui a été réservé à [ses] frères indiens… afin que [leurs] esprits puissent reposer en paix’.

Le consul britannique Roger Casement avait rencontré ces Indiens en 1910 dans le Putumayo, au sud de la Colombie. Omarino avait été échangé contre un pantalon et une chemise. Ricudo avait été ‘gagné’ lors d’une partie de cartes.

Roger Casement avait été envoyé par le gouvernement britannique pour enquêter sur les atrocités commises en Amazonie durant le boom du caoutchouc par une compagnie anglo-péruvienne, il avait ramené les deux Indiens au Royaume-Uni pour dénoncer publiquement les horreurs dont il avait été témoin.

La demande exponentielle de caoutchouc amazonien a commencé après la découverte, par Charles Goodyear, de la vulcanisation qui est à la base de nombreuses applications industrielles du caoutchouc, dont les pneus d’automobiles. Cette découverte a été à l’origine de la première production industrielle à grande échelle des célèbres voitures Ford.

Casement avait estimé qu’en l’espace d’une douzaine d’années, 30 000 Indiens avaient été réduits à l’esclavage, torturés et tués pour répondre à la demande croissante de caoutchouc de l’Europe et des Etats-Unis.

‘Nous devons aller de plus en plus loin dans la forêt pour récolter le caoutchouc et si nous n’en rapportons pas, ou pas assez rapidement, ils nous tirent dessus’, avait dénoncé Omarino au Daily News.

De nombreux Indiens isolés contemporains sont les descendants des survivants des atrocités de l’époque du caoutchouc qui ont fui vers des régions reculées pour échapper aux massacres, aux tortures et aux épidémies qui décimaient la population indigène.

Lorsqu’elle a vu les photographies de ses ancêtres, Fany a déclaré à un représentant de Survival : ‘Toutes les nations ont participé à l’extermination des Indiens : la Colombie les a délaissés, le Pérou a été le cerveau et le complice de cet holocauste, l’Angleterre l’a financé et le Brésil a déraciné des tribus entières pour les faire travailler dans les plantations de caoutchouc’.

Nul ne sait ce que sont devenus les deux esclaves, dont les derniers propos qu’ils adressèrent au Daily News furent : ‘Londres est une ville magnifique, mais notre grande rivière et notre forêt remplie d’oiseaux sont encore bien plus belles. Un jour nous y retournerons’. Y sont-ils jamais retournés?

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le boom du caoutchouc peut être perçu comme une histoire lointaine, mais ses conséquences sont toujours présentes. Lorsque l’Occident a commencé à s’éprendre de l’automobile, leurs lettres d’amour étaient écrites avec le sang des Indiens. Un crime massif contre l’humanité a été perpétré par une compagnie britannique dans la région du Putumayo. Sans exagérer le parallèle, il existe toujours des compagnies britanniques comme Vedanta, mais cette fois-ci en Inde, qui convoitent les territoires indigènes pour en exploiter à outrance leurs ressources. Il est temps de mettre un terme définitif à de tels crimes et à commencer à traiter les peuples indigènes comme des êtres humains’.

Télécharger des visuels :

Omarino et Ricudo, deux esclaves witoto amenés au Royaume-Uni en 1911. Omarino et Ricudo, deux esclaves witoto amenés au Royaume-Uni en 1911.
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Crédit : © Cambridge University MAA
 
Des milliers d'Indiens d'Amazonie ont été réduits à l'esclavage et tués lors du boom du caoutchouc. Des milliers d'Indiens d'Amazonie ont été réduits à l'esclavage et tués lors du boom du caoutchouc.
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Crédit : © W Hardenburg
 
Esclaves witoto à Putumayo, Colombie. Esclaves witoto à Putumayo, Colombie.
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Crédit : © Anon
 
Un jeune Indien d'Amazonie dont le corps est couvert de cicatrices en raison des atrocités commises lors du boom du caoutchouc. Un jeune Indien d'Amazonie dont le corps est couvert de cicatrices en raison des atrocités commises lors du boom du caoutchouc.
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Crédit : © R Casement
 
Omarino et Ricudo, deux esclaves witoto amenés au Royaume-Uni en 1911. Omarino et Ricudo, deux esclaves witoto amenés au Royaume-Uni en 1911.
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Crédit : © Cambridge University MAA

03/06/2011

La tension monte alors que des Indiens du Brésil récupèrent leur terre 27 Mai

La plupart des terres des Guarani leur ont été volées pour faire place à l'élevage de bétail.
La plupart des terres des Guarani leur ont été volées pour faire place à l'élevage de bétail.
© F. Watson/Survival

Dans un acte désespéré, après avoir vécu au bord d’une route pendant un an et demi, une communauté d’Indiens guarani du Brésil a récupéré une partie de sa terre ancestrale.

Les Guarani sont retournés sur leur terre la semaine dernière, ne voulant plus supporter les conditions de vie déplorables qu’ils enduraient au bord de la route.

Les terres des Indiens de la communauté de Laranjeira Nanderu leur ont été volées dans les années 1960 pour faire place aux fermes d’élevage. Ils y sont retournés en 2008, mais en ont été à nouveau expulsés en septembre 2009 – peu de temps après, leur village était brutalement attaqué et incendié.

Depuis lors, les Guarani vivaient sous des bâches au bord d’une route, ayant peu accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins médicaux, exposés aux vagues de chaleur et aux inondations, dans un vacarme assourdissant de camions et de voitures circulant jour et nuit. Un Guarani a même été renversé et est décédé.

Faride, porte-parole de la communauté, a confié aux chargés de campagne de Survival avant la réoccupation : ‘Laranjeira Nanderu était la terre de mon père, la terre de mon grand-père, la terre de mon arrière grand-père… Nous devons y retourner, alors nous pourrons travailler et vivre en paix… C’est notre rêve’.

Voir le témoignage de Faride évoquant la terre de sa communauté

Terres ancestrales

Après avoir vécu au bord d’une route pendant près de deux ans, cette communauté d’Indiens guarani du Brésil a récupéré une partie de sa terre ancestrale.

Aujourd’hui, la communauté exhorte le gouvernement à protéger officiellement sa terre afin de ne plus en être expulsée.

Les Guarani ont un lien spirituel profond avec leur terre dont ils dépendent pour leur bien-être mental et physique.

Suite à la perte de la plupart de leurs terres au profit de fermes, de plantations de soja et de canne à sucre, des milliers de Guarani vivent dans des réserves surpeuplées, d’autres campent au bord des routes.

Les Guarani de la communauté de Laranjeira Nanderu ont vécu en campant au bord d'une route pendant un an et demi
Les Guarani de la communauté de Laranjeira Nanderu ont vécu en campant au bord d'une route pendant un an et demi
© Sarah Shenker/Survival

Plusieurs leaders guarani qui ont conduit la réoccupation des terres de leurs communautés, comme le leader de renommée internationale Marcos Veron, ont été assassinés.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Il n’est pas surprenant qu’après avoir enduré si longtemps des conditions de vie aussi précaires, les Guarani aient pris les choses en main et soient rentrés chez eux. Cela devrait être un signal d’alarme pour les autorités afin qu’elles protègent leurs terres et écartent toute menace d’une nouvelle expulsion. C’est le minimum auquel les Guarani ont droit.

Télécharger le rapport que Survival a adressé l’année dernière aux Nations Unies sur la situation des Guarani (en anglais).

Ecrivez une lettre en soutien aux Peuples affectés par le barrage de Belo Monte

Une série de méga barrages est planifiée dans le cadre du ‘Programme de croissance accélérée’ du Brésil, qui tend à stimuler la croissance économique du pays par la construction de gigantesques infrastructures telles que routes et barrages, principalement en Amazonie.

L’ampleur de ces projets menace de détruire d’immenses territoires dont de nombreux groupes indiens, y compris des Indiens isolés extrêmement vulnérables, dépendent pour leur survie.

Le barrage de Belo Monte sur le Xingu en est un exemple.

 

Agissez, c'est important :

 

http://www.survivalfrance.org/agir/lettres/belo-monte

09/04/2011

Vivre dans une bulle? Un nouveau film sur les Indiens zo'é du Brésil

 

Les Zo'é sont l'un des peuples les plus isolés parmi les peuples contactés au Brésil. Mais les autorités les maintiennent-elles dans une bulle, loin du reste de la société?

Après un premier contact dévastateur dans les années 1980, les Zo'é vivent maintenant dans une relative prospérité. Le gouvernement brésilien a pris des mesures exceptionnelles pour les protéger des maladies. Mais les Zo'é sont-ils aujourd'hui condamnés à vivre dans une bulle, à l'écart du monde extérieur? Fiona Watson, de Survival, mène son enquête.
Voir la vidéo : http://www.survivalfrance.org/videos/zoe-isolement

 

 


12/02/2011

Leonard Peltier : Le plus ancien prisonnier politique est … aux Etats-Unis

Grégory Mauzé
11 février 2011

Après 35 ans de détention, justice n’est toujours pas rendue à Leonard Peltier, militant amérindien des droits de l'homme. Victime d’un complot du FBI ? Aujourd'hui, ONG et défenseurs des droits de l’homme réclament toujours sa libération. Et le renouveau de la politique indienne, anoncé par Obama, ne semble pas modifier cette affaire.


Les prisonniers politiques ont souvent ceci de commun qu’ils voient la raison de leur détention occultée par les autorités. Ainsi en va-t-il pour Leonard Peltier : selon la justice américaine, il s’agit d’un détenu de droit commun coupable d’un double homicide, et condamné à ce titre à la prison à perpétuité. Pour ses soutiens, en revanche, la condamnation du militant amérindien est politique.

 

C’est le 6 février 1976 que Leonard Peltier fut arrêté au Canada, puis transféré aux Etats-Unis, et condamné pour le meurtre de deux agents du FBI, au terme d’un procès contesté. Avec 35 années derrière les barreaux, il aura passé plus de la moitié de sa vie en prison. Membre de la tribu des Lakotas, ces fiers guerriers des plaines que la culture populaire associe à la conquête de l’Ouest, celui qui a été surnommé le « Mandela Américain » (dont il bat de huit ans le triste record de détention politique) a toujours plaidé son innocence. Sans succès, jusqu’à présent. En dépit des révélations qui, au fil des années, ont peu à peu discrédité la version officielle du FBI.

Témoin et victime de l’Histoire

Au début des années 1970, les tribus amérindiennes des Etats-Unis sont en effervescence : alors qu’elles ont vécu, depuis la fin des guerres indiennes, dans le déni de leurs traditions, elles renouent peu à peu avec leur fierté ancestrale. La politique d’assimilation mise en place à partir de 1949, qui visait à encourager les Indiens à quitter les réserves pour s’installer en ville, n’a pas eu l’effet escompté : loin de couper les Indiens de leur culture, elle a au contraire contribué à favoriser les contacts entre individus de différentes tribus. Créant ainsi une identité commune, propice à un renouveau culturel. Mais leur situation sociale reste catastrophique, et ils demeurent victimes de discriminations quotidiennes, en particulier aux alentours des réserves.

C’est dans ce contexte qu’est créé l’American Indian Movement (AIM), défenseur radical des autochtones. Avec d’autres groupes, il lance des actions symboliques destinées à attirer l’attention sur leur condition : occupation de la prison d’Alcatraz, participation à la « piste des traités violés », gigantesque marche partant des réserves pour arriver à Washington, qui aboutit à l’occupation du Bureau des Affaires Indiennes... L’action la plus fameuse sera l’occupation en 1973 du village de Wounded Knee, dans la réserve Lakota de Pine Ridge (Dakota du sud)
le site de l’ultime massacre perpétré par l’armée américaine sur 300 civils lakotas par plusieurs centaines de sympathisants de l'AIM.


Cette action spectaculaire propulsera pour un temps les Amérindiens sur le devant de la scène médiatique. Le village occupé est rapidement bouclé par le FBI, malgré le soutien des habitants à la cause des autochtones. Les échanges de tir causeront la mort de deux activistes de l’AIM. Outre les revendications socio-économiques et culturelles, les militants réclamaient la démission de Dick Wilson, président corrompu du Conseil Tribal de la réserve, qui faisait régner la terreur à l’encontre des sympathisants traditionnalistes. La répression qui suivit cet incident de Wounded Knee fut impitoyable : en trois ans, plus de soixante militants de l’AIM furent assassinés par les milices indiennes pro gouvernementales de Wilson (les « Goons »), soutenues par le FBI.


C’est dans ce contexte violent que se produit en juin 1975 la fusillade qui conduit à la mort d’un activiste de l’AIM et à celle de deux agents du FBI, qui sera attribuée à Peltier. Arrêté au Canada, puis extradé aux Etats-Unis, il sera condamné en 1977 à la détention à perpétuité, par un juge connu pour ses positions hostiles aux Amérindiens.

Si le rôle de Peltier dans la fusillade reste flou, l’examen du dossier jette le doute sur sa culpabilité. D’abord, plusieurs déclarations de témoins, déterminantes dans l’inculpation de Peltier, ont été plus tard reconnues fausses. Ensuite, des preuves à décharge ont été dissimulées au Jury. Quant aux trois personnes impliquées dans la fusillade, elles ont été acquittées suite à leur témoignage contre Peltier, alors que des preuves existaient à leur encontre. De plus, l’expertise balistique a confirmé que l’arme attribuée à Peltier ne correspondait pas à celle qui a tué les agents. Enfin, les avocats de Peltier se sont vus refuser l’accès à six mille pages du dossier d’accusation, classées « secret défensee. Peltier a très vraisemblablement été condamné pour une raison politique.

Depuis quelques années, le militant amérindien était en effet devenu l’homme à abattre. Acteur de moments forts du réveil de la conscience indienne, il jouait un rôle essentiel au sein de l’AIM. Il était à ce titre placé sur la liste du COINTELPRO (Counter Intelligence Program), réseau crée par le FBI visant à "exposer, perturber, discréditer, ou neutraliser les activités des mouvements dissidents et leurs chefs "[1] , et notoirement connu pour l’usage de méthodes extra légales. Il avait par ailleurs été victime de plusieurs tentatives d’intimidation de la part des forces de police fédérales et locales, et avait été acquitté suite à une affaire de meurtre montée de toutes pièces. Tout ceci expliquant sa réticence à se livrer à la Justice après la fusillade de 1975. En attribuant ces meurtres à Peltier, le FBI espérait porter un coup fatal à la résistance indienne, tout en trouvant un bouc émissaire pour la mort des agents du FBI.

Soutien international, intransigeance judiciaire

Face aux nombreuses zones d’ombre du dossier et à la nature politique de son incarcération, un vaste mouvement de soutien s’est créé en faveur de la libération de Léonard Peltier. Aux Etats-Unis, le mouvement dépasse clairement les communautés autochtones : outre de nombreuses personnalités du paysage audiovisuel américain, plusieurs députés et sénateurs ont réclamé une révision du procès. Le président Bill Clinton lui-même reconnut en 1996 que le procès devait être revu, même si cette déclaration ne fut pas suivie d’effet.

 

Des figures internationales de poids ont également défendu Peltier, notamment les prix Nobel de la paix Rigoberta Menchú, Desmond Tutu, et Nelson Mandela. Des ONG comme Amnesty International le considèrent comme un prisonnier politique, et réclament à ce titre sa libération. Même l’Union Européenne s’est prononcée, à travers plusieurs votes du Parlement de Strasbourg, pour une révision de ce procès. Un exemple suivi par plusieurs parlements nationaux, notamment en Belgique et en France. Ces prises de positions s’assortissent souvent de considérations humanitaires, compte tenu des conditions de détention déplorables qui ont contribué à aggraver l’état de santé de M. Peltier. Depuis 2004, il fut nominé six fois pour le prix Nobel de la paix.
  
Même au sein de l’appareil judiciaire américain, des voix se sont élevées pour reconnaître le caractère inéquitable du procès. Déjà en 1985, le procureur Lynn Crooks admit devant la 8ème Cour d’Appel 
"ne pas savoir qui a tué ces agents "[2]. L’année suivante, la Cour, bien que rejetant l’appel de Peltier, reconnut que le juge en charge du dossier s’était égaré dans son jugement de 1977, et souligna la pression sur des témoins, les faux témoignages et la dissimulation des preuves à décharge. En 1995 enfin, l’officier chargé d’instruire le dossier Peltier devant la commission de libération sur parole précisa dans son rapport qu’il n’existait aucune preuve directe contre Peltier, et qu’il était impossible d’imputer les meurtres à qui que ce soit. Autant d’arguments qui laissèrent de marbre la commission, qui a jusqu’à présent systématiquement refusé de rouvrir le dossier.


Face à l’ampleur des soutiens et aux controverses entourant son procès, on peut s’interroger sur les raisons de l’intransigeance des autorités judiciaires. La plus évidente semble être la volonté de préserver leur crédibilité. En 1993, la commission de libération sur parole motiva son verdict négatif par le refus de Peltier d’avouer les faits reprochés. Argumentaire curieux, puisqu’assimilant l’innocence à un statut juridique plutôt que reposant sur des faits matériels. "Se proclamer innocent, c'est suggérer que le gouvernement a tort", affirme Léonard Peltier dans une lettre ouverte. "Une telle insolence est invariablement punie par des réquisitions du ministère public en faveur de peines maximales".
[3].


A cet argument juridique s’ajoute le malaise évident que constituerait pour les autorités américaines l’aveu d’un jugement purement politique. 
" Aux USA, il ne peut par définition pas y avoir de prisonniers politiques. (…) Il est jugé trop controversé ne serait-ce que d’envisager publiquement que le gouvernement fédéral pourrait fabriquer et supprimer des preuves pour provoquer la défaite de ceux qu’il considère comme ennemis politiques", ajoute Peltier.


Autre souci : éviter de remuer les fantômes d’un passé peu glorieux pour les autorités américaines. Une révision du cas Peltier forcerait en effet ces dernières à se pencher sur leur répression menée à l’encontre des Indiens traditionnalistes des réserves. Et sur les actions peu avouables des services de sécurité intérieure dans le cadre du COINTELPRO.

S’ajoute un facteur purement politicien. Dans une Amérique du « Midwest » conservatrice et marquée par le mythe de la Frontière, la réputation de chasseur d’Indien peut servir une carrière politique. Ainsi, l’ancien gouverneur du Dakota du Sud se vanta-t-il d’avoir su convaincre le président Clinton, réputé proche des Amérindiens, de renoncer à grâcier Peltier. Cette présence de forces politiques hostiles aux autochtones est un élément non négligeable dans l’obstination sur le cas Peltier.

Devant l’impasse juridique, le comité de soutien de Leonard Peltier s’est concentré sur la demande d’une grâce présidentielle. Grâce jusqu’à présent rejetée par tous les présidents. Les regards sont maintenant braqués sur l’attitude du président Obama.

La politique indienne d’Obama : Changement ou continuité ?

 
Lors de la campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama était allé le plus loin dans ses propositions visant à améliorer le sort des Amérindiens. "Je sais ce que c'est que de lutter […] combien de fois on vous a oubliés, tout comme les Noirs ou d'autres groupes dans ce pays. Parce que j'ai vécu cela, je ne vous oublierai pas", affirmait-il lors d’une réunion avec des chefs tribaux dans le Dakota du Sud[4]. La candidature de celui qui sera surnommé « aigle noir » par la tribu des Crows du Montana va bientôt susciter un enthousiasme inédit chez les nations indiennes, pourtant habituées aux discours creux de campagnes électorales et aux promesses non tenues.

De fait, des évolutions notables ont été constatées depuis l’entrée en fonction de la nouvelle administration américaine. Ainsi, deux promesses de campagnes symboliquement fortes furent tenues : l’organisation d’une réunion annuelle des chefs tribaux avec le président des Etats-Unis, et la création d’un poste de conseiller spécial aux affaires indiennes. Des propositions accueillies plutôt favorablement par les autochtones, car elles permettent de contourner l’impopulaire Bureau des Affaires Indiennes. De même, le nouveau président a mis fin à un contentieux de plus d’un siècle : la gestion des ressources naturelles dans les territoires indiens, pour lesquelles les tribus n’avaient jamais perçu de redevances. Si d’énormes progrès restent à faire pour améliorer la situation sociale et économique des réserves, force est de constater que le volontarisme du nouvel occupant de la Maison Blanche tranche avec l’attitude minimaliste de ses prédécesseurs.
 

Pourtant, ceux qui espéraient un changement d’attitude de la Justice à l’égard de Peltier, ont été vite déçus : le 20 aout 2009, la Commission des mises en liberté conditionnelles rejeta la dernière demande de libération, arguant que celle-ci "diminuerait la gravité de son crime". Pour en finir, selon ses propres mots, " avec deux siècles de promesses non tenues par le gouvernement américain", le président Obama ne pourra pas faire l’économie d’une prise de position courageuse sur le dossier Peltier. Un dossier éminemment sensible – comme dans tous les cas où Justice et politique s’entremêlent – mais dont la réouverture semble nécessaire pour établir une nouvelle relation de confiance entre les tribus et la nation qui les a conquises.
 
La situation sociale et économique des Amérindiens dans les réserves demeure préoccupante. Et force est de constater que le cas Leonard Peltier reste un symbole d’une dignité dont ils ont été trop longtemps privés.

Gregory Mauzé

Source : michelcollon.info


[3] Leonard Peltier, “ I Am Barack Obama's Political Prisoner Now”, www.counterpunch.org
[5] « Un an de Barack Obama : le 44e président, vrai ou faux ami des Indiens-Américains ? », http://alterjournalisme.blogs.courr...

10/02/2011

Des photos uniques d'Indiens isolés du Brésil

 

 

 

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De nouvelles photos obtenues par Survival montrent des Indiens isolés avec une précision sans précédent. Ces Indiens qui vivent au Brésil, près de la frontière péruvienne, apparaîtront le 3 février à 20 heures dans un épisode de la série 'Human Planet' de la chaîne britannique BBC1.

Les photos ont été prises par une équipe de la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, qui a autorisé Survival à les utiliser dans le cadre de sa campagne en faveur des Indiens isolés. Elles montrent une communauté d'Indiens prospères et en parfaite santé, leurs paniers remplis de racines de manioc et de papayes fraîchement récoltées dans leurs jardins.

La survie de ces Indiens est gravement menacée par l'invasion massive de bûcherons illégaux du côté péruvien de la frontière. Selon les autorités brésiliennes, l'afflux de bûcherons fait fuir un groupe d'Indiens isolés du Pérou vers le Brésil et il y a fort à craindre que les deux groupes entrent en conflit.

la suite ici :

http://www.uncontactedtribes.org/photosbresil

la vidéo : http://www.uncontactedtribes.org/videobresil

 

Ne pas diffuser sans la source MERCI !!!

 

 

12/10/2010

Il faut sauver les 1.500 derniers Amérindiens Wayana !


 
Depuis plusieurs décennies, ce peuple souffre de l'isolement dans lequel il se trouve et cela ne lui permet pas de se défendre contre l'acharnement des mafias des exploitants de l'or qui causent des ravages écologiques et sanitaires irréparables. 

Voir "Quand la France est montrée du doigt" 

On dénombre dans ce département français, plus de 10.000 chercheurs d'or pour 1.000 Amérindiens Wayana et les affrontements continuels, dont les récents de septembre 2010, confirment l'aspect prédateurs de tous ces chercheurs d'or qui viennent piller l'Amazonie.

Etat de siège à Twenké, où les Amérindiens sont excédés
 par les dégâts collatéraux de l'orpaillage clandestin

Au moment de son départ, l’ancienne procureure Claire Lanet signalait qu’elle aurait eu besoin de dix officiers de police judiciaire pour poursuivre la lutte contre les donneurs d’ordre de l’orpaillage illégal.

 Elle a bien disposé de dix OPJ, dans le cadre de l’opération annoncée par Nicolas Sarkozy pour « le temps qu’il faudra », mais cela n’a duré que deux mois.

C’est pourquoi nous désirons  attirer l'attention du président de la République française afin qu'il agisse efficacement pour :

1 - Que l'espace appelé "réserve naturelle de Guyane" par l'état français, d’où sont pourtant originaires depuis des millénaires, avec leurs cousins Apalaï (côté Brésil) et Trio (côté Surinam), les peuples Wayana, soit une région interdite de toute exploitation minière comme le demande le peuple Wayana depuis de nombreuses années. ( Voir "Des Indiens en France ?" 

2 - Que la France ratifie la législation internationale sur les peuples indigènes (la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail) comme le recommande à nouveau les Nations Unies. En effet, selon un récent rapport de la Ligue des droits de l’Homme, "En refusant d’inscrire les droits des peuples indigènes au rang de ses principes constitutionnels, la France maintient ces peuples dans une véritable impasse sociale, économique et culturelle" et "continue à éluder toute la question de [leurs] droits fondamentaux indispensables à leur survie, à savoir, la propriété et l’usage des terres ancestrales et des ressources, libertés civiles et politiques, transmission aux générations futures de la culture et d’une identité propre".

3 - Que la France fasse preuve de transparence sur ce département de la Guyane française où de nombreux témoignages semblent montrer que des liens étroits seraient établis entre les mafias de l'or et des responsables de la gestion de ce territoire

Nous vous proposons de nous associer à cette campagne en interpellant le Président de la République Française  en partenariat avec : L'association des Amérindiens de Guyane française "Oka.mag", Pierre Sarramagnan-Souchier, des députés européens d'Europe écologie : Michèle Rivasi, Yannick Jadot, de leurs attachés parlementaires David Drui et Jean-Michel Braud Du soutien appuyé de : députées européennes d'Europe écologie : Nicole Kiil-Nielsen et Catherine Grèze ; de Béatrice Croche militante de la cause Wayana,

Alain Uguen Association Cyber @cteurs

COMMENT AGIR ?

Sur le site

Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre  choix :    Sauver les derniers Wayana !

5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :

Cliquer ici :


Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien 

rajoutez le député de votre circonscription dont vous trouverez l'adresse

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président de la République et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.


############

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :


Monsieur le Président,

Nous vous interpelons afin que vous nous aidiez à sauver les derniers Amérindiens Wayana qui survivent dans le département de la Guyane française.
1 - Que l'espace dit de "réserve naturelle" par l'état français d’où sont pourtant originaires depuis des millénaires, avec leurs cousins Apalaï (côté Brésil) et Trio (côté Surinam) au peuple Wayana, soit une région interdite de toute exploitation minière comme le demande le peuple Wayana depuis de nombreuses années.

2 - Que la France ratifie la législation internationale sur les peuples indigènes (la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail) comme le recommande à nouveau les Nations Unies.

3 - Que la France fasse preuve de transparence sur ce département de la Guyane française où de nombreux témoignages semblent montrer que des liens étroits seraient établis entre les mafias de l'or et des responsables de la gestion de ce territoire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

############

Convention 169

03/08/2010

Des Awas nomades émergent de la forêt pour prouver leur existence

Source : http://www.survivalfrance.org/actu/6278

Karapiru, un Awá qui a survécu au massacre de sa famille.
Karapiru, un Awá qui a survécu au massacre de sa famille.
© Fiona Watson/Survival

Des Indiens de la tribu awá manifesteront durant trois jours en Amazonie brésilienne, du 1er au 3 août, afin de démontrer qu’ils existent et d’exiger que leurs terres soient protégées contre les invasions.

L’événement, intitulé ‘Nous existons: terre et vie pour les chasseurs-cueilleurs awá’, est coordonné par le CIMI, organisation brésilienne des droits des peuples indigènes, l’Eglise catholique locale et plusieurs groupes autochtones.

Une centaine d’Indiens awá sont attendus pour participer à la manifestation. Pour la plupart, ce sera la première fois qu’ils quitteront leur forêt.

La manifestation, qui aura lieu à Ze Doca, une ville proche du territoire awá, dans l’État de Maranhão en Amazonie orientale, est organisée en réponse aux affirmations de la mairie de la localité selon lesquelles les Awá n’existeraient pas.

Les Awá sont l’un des deux groupes de chasseurs-cueilleurs nomades restants au Brésil. Plus de 60 d’entre eux n’ont aucun contact avec le monde extérieur et sont gravement menacés par les exploitants forestiers illégaux.

Bien que les terres Awá aient été légalement reconnues, les Indiens sont la cible des bûcherons qui percent des routes au bulldozer dans les forêts et des colons qui chassent le gibier dont ils dépendent, les exposant à la maladie et à la violence.

Un juge fédéral avait statué en juin 2009 que tous les envahisseurs devaient quitter le territoire awá dans les six mois à venir. Toutefois, cette décision ayant depuis été suspendue, la déforestation et les invasions sont en forte progression.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Nier l’existence des peuples indigènes est une absurdité qui appartient au passé colonial. C’est également un crime : refuser qu’ils existent et ils n’existeront pas, ils disparaîtront comme tant d’autres tribus brésiliennes avant eux. Si le Brésil veut être considéré comme une nation de premier plan, il ne doit plus tolérer de tels outrages’.

Fiona Watson, la directrice des campagnes et de la recherche de Survival qui a récemment visité les Awá, est disponible pour interview.

Cyber action N° 368 : Le Botswana assoiffe une tribu pour la chasser de ses terres

Cyber action mise en ligne le 02/08/2010 , en partenariat avec : Survival International
Elle sera envoyée à : Président du Botswana

signer en ligne : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=143


Elle prendra fin le : 31/12/2010

Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.

 

explicatif

Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.

Le 21 juillet 2010, la Haute Cour botswanaise délibérait sur le sort de la tribu indigène des Bushmen du Kalahari, suite à une audience tenue le 9 juin dernier. Sonnant comme un couperet, le verdict du juge a finalement interdit l'accès des Bushmen au puits d'eau situé sur leur territoire, dans la réserve du Kalahari central, considéré comme l'une des régions les plus arides du monde. Plus grave encore, leur est également proscrit tout forage d'un nouveau puits. La justice semble donc avoir pris parti pour le gouvernement botswanais, lequel n'avait pas hésité à sceller le puits des Bushmen en 2002, les expulsant de leur territoire par la même occasion.

En 2006, la Haute Cour avait pourtant décrété que l'expulsion des Bushmen par les autorités était « illégale et anticonstitutionnelle », autorisant ainsi des centaines de Bushmen à revenir sur leurs terres, avec le libre droit de pratiquer cueillette et chasse au sein de la réserve. Malgré ce verdict, le gouvernement s'obstina à interdire aux Bushmen le rétablissement de leur puits, les contraignant à parcourir une distance de 480 km aller-retour pour s'approvisionner en eau, à l'extérieur de la réserve. Illustrant l'acharnement du gouvernement, des gardes forestiers interdirent à des Bushmen d'apporter de l'eau à leurs familles dans la réserve du Kalahari central, prétextant qu'ils n'étaient désormais plus autorisés à utiliser des ânes pour transporter l'eau. Dans la mesure où les Bushmen ne disposent pas de véhicules motorisés, cela équivaut purement et simplement à leur ôter tout moyen de transport. Victime de cette pénurie d'eau, Xoroxloo Duxee, un Bushman, mourut de déshydratation en 2005.

Or, comble de l'ignominie, pendant ce temps, l'entreprise Wilderness Safaris ouvrait un lodge de luxe, avec bar et piscine sur le territoire bushman. Parallèlement, avec l'appui financier de la fondation Tiffany & Co, le gouvernement fit forer de nouveaux puits au sein de la réserve.

Contredisant l'avancée réalisée en 2006, cette nouvelle décision de la Haute Cour laisse transparaître les intérêts du gouvernement botswanais, ainsi que son souhait réaffirmé de chasser les Bushmen, sans pour autant s'attirer les foudres de la communauté et du droit internationaux. Partageant l'indignation générale, Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : « Depuis ces dix dernières années, le Botswana est devenu l'un des endroits du monde les plus hostiles envers les peuples indigènes. Si les Bushmen ne peuvent avoir accès à l'eau sur leurs propres terres alors que les touristes, la faune sauvage et les mines de diamants peuvent s'approvisionner librement, alors il faut demander aux étrangers s'ils veulent réellement soutenir ce régime en se rendant dans ce pays et chez les bijoutiers ». Le gouvernement serait effectivement sur le point d'attribuer une licence d'exploitation diamantifère sur le territoire bushman, laquelle nécessitera le forage de nouveaux puits.

Plus d'infos :

http://www.survivalfrance.org/actu/6265

 

09/06/2010

Soutien à la lutte du peuple kichwa de Sarayaku (Amazonie équatorienne)

Une première série de pétitions ont été remises les 10 mai et 31 mai à l’ambassade d’Equateur en Belgique, une rencontre a lieu mercredi 2 juin à l’ambassade d’Equateur en France.

Les dernières nouvelles reçues de Sarayaku ne sont pas trés bonnes et ils ont plus que jamais besoin de votre soutien.

Les trois blessés vont mieux, ils récupèrent peu à peu. Les habitants de Sarayaku sont très touchés psychologiquement par la violence des événements et par le manque d’appui de la part des autorités locales.

Le risque actuel est grand, en effet les communautés indigènes favorables aux compagnies pétrolières se rallient au groupe qui a été chassé de Kutukachi et profèrent actuellement des menaces à la radio contre les dirigeants de Sarayaku. Le gouvernement équatorien, a qui profite la confusion, réduit ces événements à un simple conflit entre populations indigènes niant ainsi la discorde causée par la pression de l’exploitation pétroliére sur les communautés indiennes.

Depuis plus de cinq ans Sarayaku dénonce l’installation illégale de ce groupe sur la zone de Chuyayaku réservée à la chasse et au repos. D’un commun accord avec les autorités légale de Puyo, la date d’expulsion de cette communauté illégale avait été fixée et devait se faire avec la présence de policiers venus de Puyo. A la dernière minute, ceux-ci ne sont pas venus, abandonnant Sarayaku dans cette situation delicate et aboutissant à des heurts et trois blessés graves du côté de Sarayaku.

Le 26 mai une délégation de Sarayaku a rencontré le parlementaire équatorien Marco Murillo qui a promis de transmettre toutes les informations rélatives à ces événements auprès de la Cour interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) afin d’établir toute la vérité.

Pour pouvoir soigner les blessés, accompagner leur convalescence, renforcer la mobilisation nécessaire face aux attaques multiples, rassembler tous les éléments légaux afin de constituer un dossier auprès de la  CIDH, le peuple Kichwa de Sarayaku a besoin d’être soutenu financièrement. Ils estiment leur besoin urgent à 6 000 euros.

Pour envoyer au plus vite vos dons ou proposer votre soutien, merci de contacter :

info@frontieredevie.net (Belgique) ou sarayaku@parolesdenature.org (France)

 

Pour parrainer un arbre de la Frontière de Vie http://www.frontieredevie.net/fr/parrainez.htm

Continuer à diffuser la pétition : http://7111.lapetition.be/

01/06/2010

Ecrivez une lettre en soutien aux Peuples de la rivière Madeira

lusieurs méga-barrages sont planifiés dans le cadre du ‘Programme de croissance accélérée’ du Brésil visant à stimuler la croissance économique du pays par la construction de gigantesques infrastructures telles que routes et barrages, principalement en Amazonie.

L’ampleur de ces projets menace de détruire d’immenses territoires sur lesquels de nombreux groupes indiens, y compris des Indiens isolés extrêmement vulnérables, dépendent pour leur survie.

Les barrages de Santo Antônio et Jirau en sont des exemples frappants.

Comment aider

Ecrivez au président Lula pour lui exprimer votre préoccupation quant aux barrages et à leurs effets sur les communautés indigènes qui vivent à proximité.

 

Plus d'infos et modèle de lettre à envoyer :

http://www.survivalfrance.org/agir/lettres/barrages-madeira

 

25/03/2010

Prochain ciné-débat Survival : lundi 5 avril à 20h

PARIS

DIRTY PARADISE

Un film de Daniel Schweizer
Coul. 72 mn, 2009
En présence du réalisateur

Une incroyable catastrophe sanitaire et écologique se déroule aujourd’hui au coeur de l’Amazonie sur un territoire européen d’outre-mer, la Guyane française. Dirty Paradise nous fait partager l’histoire d’un millier d’Indiens qui tentent de survivre face à plus de 10 000 chercheurs d’or clandestins qui se cachent dans la forêt. Pour la première fois, les Indiens Wayana prennent la parole dans un film et dénoncent les conséquences de l’exploitation incontrôlée d’un or “sale”.

Dirty Paradise a reçu le premier prix du Festival 2010 du Film et Forum International sur les Droits Humains qui s’est tenu à Genève du 5 au 14 mars 2010.

Tous les autres rendez-vous sont sur http://survivalfrance.org/agir/agenda

 

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La Filmothèque du Quartier Latin
9 rue Champollion
75005 PARIS

Tarif : 8 euros
Tarif réduit : 6 euros

01/03/2010

Boa Sr n'est plus

L’extermination d’une tribu andamanaise s’achève après la disparition de son dernier représentant 4 Février

 http://survivalfrance.org/actu/5513

Boa Sr était la dernière représentante de la tribu bo.
Boa Sr était la dernière représentante de la tribu bo.
© Alok Das/Survival

Le dernier membre d’une tribu des îles Andaman, en Inde, vient de disparaître.

Boa Sr, qui est décédée la semaine dernière avait environ 85 ans, elle était la dernière locutrice de bo, l’une des dix langues andamanaises. On considère que les Bo, qui vivaient dans les îles Andaman depuis 65 000 ans, étaient les descendants de l’une des plus anciennes cultures humaines de la planète.

Boa Sr était la plus âgée des Grands Andamanais, qui ne sont plus que 52 aujourd’hui. A l’origine, divisés en dix tribus distinctes, les Grands Andamanais représentaient une population de 5 000 personnes avant la colonisation britannique des îles Andaman en 1858. La plupart ont été tués ou ont succombé aux maladies transmises par les colonisateurs.

N’étant pas parvenus à ‘pacifier’ la tribu par la violence, les Britanniques tentèrent de les ‘civiliser’ en les capturant et en les enfermant dans un ‘home andamanais’. Sur les 150 enfants nés dans le home, aucun n’atteignit l’âge de deux ans.

Les Grands Andamanais qui ont survécu jusqu’à nos jours dépendent étroitement du gouvernement indien pour leur subsistance et nombre d’entre eux ont sombré dans l’alcoolisme.

Boa Sr qui avait survécu au tsunami de décembre 2004 avait témoigné devant des linguistes : ‘Nous étions tous là au moment du tremblement de terre. Le plus âgé d’entre nous, nous avait avertis: “la Terre va s’ouvrir, ne fuyez pas, ne bougez pas”. Les anciens nous l’avaient dit, c’est comme ça que nous savons les choses’.

Anvita Abbi, linguiste, qui connaissait Boa Sr depuis de nombreuses années, se souvient : ‘Etant l’unique locutrice de bo, elle se sentait très seule et n’avait personne avec qui parler… Boa Sr avait un grand sens de l’humour, sa gaieté et son rire à gorge déployée étaient très contagieux.

‘Vous ne pouvez imaginer la douleur et l’angoisse que j’éprouve chaque jour en étant le témoin muet de la disparition d’une culture remarquable et d’une langue unique’.

Boa Sr avait confié à Abbi qu’elle était heureuse que la tribu voisine des Jarawa, qui n’a pas été décimée, puisse continuer à vivre dans sa forêt loin des colons qui ont envahi une grande partie des îles.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Grands Andamanais ont tout d’abord été massacrés puis ils ont été détruits par des politiques paternalistes qui les ont exposés à de terribles épidémies, les ont spoliés de leurs terres et privés de leur indépendance.

‘Avec la mort de Boa Sr et l’extinction de la langue bo, une part unique de la société humaine n’est plus qu’un souvenir. La disparition de Boa est le triste rappel que nous ne devons pas permettre que cela arrive aux autres tribus des îles Andaman’.

Ecouter le chant de Boa Sr en bo

30/12/2009

Survival International : prochain ciné-débat : lundi 4 janvier à 20h

ISHI, LE DERNIER DES YAHIS

de A. Makepace, J. Riffe et P. Roberts, USA, 1993, 57’
En présence de Matthieu Charle, ethnologue, et Daniel Meyers, cinéaste.

Dans les années 1860-1870, la nation indienne des Yahis qui vivait dans le nord de la Californie a été exterminée par les colons venus de l’Est. Pendant plus de 40 ans, Ishi, rescapé du massacre de son groupe, a survécu caché dans les montagnes avec quelques compagnons. Sa réapparition en 1911 stupéfia la société américaine de l’époque.

La Filmothèque du Quartier Latin
9 rue Champollion
75005 PARIS

Tarif : 8 euros
Tarif réduit : 6 euros

18/12/2009

Peuple Kichwa de Sarayaku

Le projet « FRONTIERE de VIE »

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Depuis plus de 20 ans, le peuple originaire Kichwa de Sarayaku, en Amazonie équatorienne, lutte pour défendre son territoire, sa biodiversité et son patrimoine immatériel, contre l’intrusion des exploitants pétroliers.

Face à la gravité de la situation qui menace leur survie tous les jours un peu plus : des protagonistes peu décidés à renoncer à leur acquis, la croissance démographique mondiale, l’épuisement annoncé des ressources des énergies fossiles, l’endettement de l’état équatorien... Sarayaku a décidé de concrétiser un projet à vocation internationale et de portée universelle. Ce projet est inspiré de la vision des anciens, sera mis en place par les hommes et femmes dans la force de l’age et laissé en héritage aux jeunes générations.

Il s’agit de planter, sur tout le pourtour de leur territoire, soit sur plus de 300 km de long, de vastes cercles d’arbres à fleurs de couleurs. Ces cercles, au fil du temps, deviendront visibles du ciel. Ils marqueront ainsi la présence de l’homme dans la forêt, la volonté des peuples autochtones de préserver leurs territoires et de maintenir la forêt intacte.

C’est un symbole de Paix offert à l’humanité, auquel Sarayaku espère que de très nombreuses personnes issues de tous les peuples de la terre se joindront.

Ce projet est déjà démarré. 5000 plants sont en pépinière et la première expédition a eu lieu en novembre 2006 pour planter le premier cercle à environ 30 km de Sarayaku. Cinq autres cercles ont étés plantés en 2007 dans toutes les directions. Les plantations suivantes doivent ensuite avoir lieu à un rythme soutenu. Nous vous tiendrons régulièrement au courant de son avancée dans la page «actualité de la Frontière» de ce site et par l’envoi d’une lettre d’information. N’hésitez pas à vous inscrire.

Cette Frontière, que les indiens kichwas appellent dans leur langue : Le Grand Chemin Vivant de Fleurs (Sisa Nambi), protégera en outre la communauté du Sarayaku et divers projets de maintien et récupération de la Tradition.



Parmi ceux-ci :

1. SASI WASI

Sasi Wasi est le lieu privilégié de la médecine autochtone et du maintien de savoirs traditionnels. Ici sont collectés et mis en pratique les savoirs des Yachaks. Sasi Wasi comprendra deux lieux : le premier sera consacré aux soins de guérison et sera situé à l’intérieur du village. Le deuxième, à l’écart sur une colline, sera le haut lieu de l’échange et du partage de savoirs traditionnels.

La fondation « France-Liberté » (France) finance la première phase de construction du projet. Nous sommes à la recherche de fonds pour financer les autres phases du projet.

2. SACHA RUNA

Sacha Runa sera un jardin botanique d’environ 10 hectares, reprenant l’essentiel des plantes utilisées tant pour la médecine traditionnelle que pour l’alimentation, les cosmétiques, la construction, etc…On le traversera pour monter au centre des savoirs SASI WASI. Un hectare a déjà été planté.

3. TAYAK WASI

Ecole maternelle et primaire où les cours sont donnés en deux langues : kichwa et espagnol.
Les cours intègrent le savoir traditionnels : les contes, la cosmovision, les connaissances, etc…

Un lien sera créé avec le jardin botanique et le centre des savoirs traditionnels. TAYAK WASI est déjà en fonctionnement depuis plusieurs années.

D’autres projets sont en gestation, comme l’archivage vidéo des connaissances ancestrales. Sarayaku possède déjà un cinéaste et espère pouvoir développer son œuvre vidéo. Sa première œuvre « SOY DEFENSOR DE LA SELVA » sera prochainement accessible en DVD.

On peut se relier à tous ces projets en devenant parrain d’un arbre de la Frontière de vie

http://www.frontieredevie.net/fr/parrainez.htm

 

30/11/2009

'Les mesures pour combattre le réchauffement climatique détruisent les peuples indigènes' annonce un nouveau rapport

Source : 23 Novembre 2009 http://www.survivalfrance.org/actu/5294

Selon un nouveau rapport publié par Survival International, les mesures prises pour faire face au réchauffement de la planète risquent d’être aussi dangereuses que le changement climatique lui-même.

Le rapport intitulé ‘La plus dérangeante des vérités : changement climatique et peuples indigènes’ fait état des quatre ‘mesures d’atténuation’ qui menacent les peuples indigènes:

1. Les agrocarburants : promus comme une alternative ‘écologique’ à l’énergie fossile, la plupart des terres allouées à leur production sont les territoires ancestraux de peuples indigènes. Si la production d’agrocarburants s’intensifie comme prévu, des millions d’autochtones du monde entier perdront leurs terres et leurs modes de vie.

2. l’énergie hydroélectrique : le nouvel essor des barrages, censé remédier au changement climatique, expulse des milliers d’autochtones de leurs terres.

3. la conservation des forêts : les chasseurs-cueilleurs ogiek du Kenya ont été forcés de quitter les forêts où ils vivent depuis des siècles pour ‘inverser les ravages’ du réchauffement climatique.

4. la compensation des émissions carbone : avec l’instauration de la taxe carbone, les forêts des peuples indigènes représentent désormais une immense valeur marchande. Les peuples indigènes affirment que cette mesure mènera à des évictions forcées et à la ‘spoliation de leurs terres’.

Ce rapport recommande que les peuples indigènes soient pleinement inclus dans toutes décisions les concernant et que leurs droits territoriaux soient dûment respectés et garantis.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ce rapport met en lumière ‘la plus dérangeante des vérités’ — il révèle que les peuples indigènes qui sont les moins responsables du changement climatique sont les plus affectés par celui-ci et que leurs droits sont violés et leurs terres dévastées au nom des mesures prises le stopper. S’abritant derrière l’effort planétaire pour stopper les effets du changement climatique, les gouvernements et les compagnies sont en train de planifier un gigantesque vol de terres. Et comme d’habitude, lorsqu’il y a des enjeux financiers et de juteux profits en perspective, les peuples indigènes n’ont pas voix au chapitre’.

Lire le rapport

Dossier de presse disponible en anglais

Pour plus d’informations
Sophie Baillon
00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org

La forêt des Indiens isolés rasée pour produire de la viande

Source : 9 novembre 2009 http://www.survivalfrance.org/actu/5253

Les derniers Indiens isolés d’Amérique du Sud en dehors du bassin amazonien voient leur forêt disparaître à grande allure sous les bulldozers.

Les Ayoreo-Totobiegosode sont la seule tribu isolée du monde à perdre sa terre au profit de la production de viande.

Les opérations des éleveurs ont été repérées à l’aide de photos prises par satellite le 1er novembre. Un spot publicitaire de Survival dénonçant la déforestation passe régulièrement depuis le 2 novembre sur Radio Nanduti, l’une des principales stations radio du Paraguay.

Les éleveurs, de la compagnie brésilienne Yaguarete Pora SA opèrent au Paraguay sur le territoire des Indiens isolés, en dépit du fait que le ministère de l’Environnement ait suspendu leur autorisation en août dernier pour de précédentes déforestations illégales.

Ils défrichent la forêt des Ayoreo-Totobiegosode à l’aide de bulldozers présumés appartenir à Jacobo Kauenhowen, propriétaire d’une grande entreprise d’engins de chantier dans une colonie mennonite voisine.

‘Il s’agit d’une grave menace pour les Totobiegosode. La déforestation illégale menée par Yaguarete au Paraguay se poursuit sans aucun contrôle’, a déclaré un porte parole du GAT, une ONG paraguayenne de défense des droits territoraux des Ayoreo.

L’an dernier, Yaguarete et une autre entreprise brésilienne, River Plate SA, avaient détruit des milliers d’hectares de terres appartenant à la tribu.

Quelques Totobiegosode ont déjà été contactés et ont des parents parmi ceux qui sont restés isolés.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Totobiegosode sont le peuple isolé le plus vulnérable du monde. Une tragédie se déroule sous nos yeux – et sous l’objectif du satellite. Le président Lugo ne devrait pas rester inactif devant la destruction de la forêt et des moyens de subsistance des citoyens les plus vulnérables du Paraguay’.

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Sophie Baillon
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