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08/11/2011

Jean Ziegler et l'ordre cannibal du monde

 

http://www.dailymotion.com/video/xm6tua_jean-ziegler-et-l...

J'accepte - Contrat tacite des gens qui dorment

 

http://www.youtube.com/watch?v=EnSEQ2W41Fk&feature=pl...



17/10/2011

17 octobre 1961, pour ne pas oublier

 

Vidéo en hommage aux victimes

http://www.raspouteam.org/1961/

 

5 OCTOBRE 1961, communiqué du préfet de police Maurice Papon

 

Dans le but de mettre un terme sans délai aux agissements criminels des terroristes, des mesures nouvelles viennent d'être décidées par la préfecture de police. En vue d'en faciliter l'exécution, il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s'abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20h30 à 5h30 du matin. (...)
D'autre part, il a été constaté que les attentats sont la plupart du temps le fait de groupes de trois ou quatre hommes. En conséquence, il est très vivement recommandé aux Français musulmans de circuler isolément, les petits groupes risquant de paraître suspects aux rondes et patrouilles de police. Enfin, le préfet de police a décidé que les débits de boissons tenus et fréquentés par les Français musulmans d'Algérie doivent fermer chaque jour à 19 heures .

 

Les événements du 17 octobre 1961 ont longtemps été frappés d'un oubli presque entier. Longtemps, nul ne semblait savoir qu'avait eu lieu en 1961 une manifestation de masse d'Algériens à Paris, ni qu'elle avait été réprimée avec une extrême violence. Il importe de déterminer les raisons de cet oubli, mais aussi de comprendre comment il a pu être, depuis les années 1980, progressivement et partiellement dissipé . Ce n'est qu'à cette condition qu'il sera possible de rendre raison de l'ambiguïté de la "mémoire officielle" du 17 octobre 1961 qui se construit actuellement.

 

http://17octobre1961.free.fr/

 

 

16/10/2011

Jean Ziegler : “Bruxelles est d’une hypocrisie sans nom”

ice-président du comité consultatif du conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler vient de publier Destruction massive. Géopolitique de la faim (éditions du Seuil). Dans cet essai, le sociologue suisse fait part de son expérience en tant que Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation (2000 à 2008) et analyse les raisons qui provoquent chaque année la mort de 36 millions de personnes à cause de la malnutrition.

Pourquoi meurt-t-on encore de faim de nos jours ?

Il y a cinq grandes raisons : premièrement, la spéculation financière sur les matières premières alimentaires qui a fait flamber leurs prix ces dernières années et rendu quasiment impossible aux agences d’aide, comme le Programme alimentaire mondial (PAM) de subvenir aux besoins des populations victimes de sous-alimentation. Il y a ensuite les agrocarburants, qui soustraient des terres fertiles et des plantes nourricières à l’alimentation humaine. Troisièmement, il y a la dette extérieure, qui étrangle les pays les plus pauvres et les empêche d’investir dans l’agriculture de subsistance. Après, il y a le dumping agricole, qui fait que, sur les marchés de Dakar ou de Cotonou, les fruits, les légumes et les poulets français, grecs, portugais, allemands etc. sont vendus au tiers ou à la moitié du prix du produit africain équivalent. Enfin, il a l’accaparement des terres par les fonds d’investissement ou les grandes multinationales, qui en chassent les paysans locaux pour y cultiver des produits destinés exclusivement aux marchés occidentaux.

L'UE a-t-elle une responsabilité ?

Elle a une responsabilité totale dans le dumping agricole. A commencer par la France : en 2005, lors des négociations de Hong Kong au sein de l'OMC, le secrétaire général de l'organisation, Pascal Lamy, avait proposé de baisser progressivement les aides à l'exportation jusqu'à les faire disparaître en cinq ans. Et la France s'y est farouchement opposée, car elle veut maintenir ses subsides à l'exportation, notamment à cause du poids des chambres de commerce agricoles. Et donc le dumping continue, alors que l'Afrique est sous-peuplée, qu'elle a une classe paysanne extraordinaire…et massacrée, car les paysans ne parviennent pas à écouler leur production. 

A-t-elle un rôle à jouer dans la lutte contre la faim dans le monde ? 

La Commission européenne actuelle est formée de purs mercenaires au service des pieuvres du commerce agro-alimentaire. C'est incroyable la puissance des lobbies sur Bruxelles. S'ils le voulaient, ils pourraient arrêter demain le dumping agricole. 

Bruxelles est aussi d'une hypocrisie sans nom : alors que l'Europe parle de justice planétaire et de développement, les 87 pays ACP [Afrique-Caraïbe-Pacifique, essentiellement des anciennes colonies européennes] sont maintenus dans des conditions d'infériorité inacceptables. Imaginez qu'on les a obligé à accepter des accords d'investissement qui les obligent à mettre sur le même plan les entreprises locales et les multinationales occidentales. 

La Commission européenne dit à ces pays : "vous contestez notre politique de subventions agricoles et à l'exportation ? ok, mais nous devrons reconsidérer nos opérations d'aide au développement". C'est pire que du colonialisme : c'est du fascisme extérieur. Les droits de l'homme s'arrêtent à la frontière de l'Europe ; au-delà, c'est la loi de la jungle, de la violence, de l'ordre cannibale.

A quoi peut-on attribuer la crise qui frappe l’Europe ? 

Elle est le fait d'une énorme dette qui s'est accumulée, parce que les gouvernements ont sauvé à deux reprises les banques. Une première fois en 2008, puis à présent, en les recapitalisant avec de l'argent public qu'ils n'ont pas et pour obtenir lequel ils sont obligés de s'endetter et de couper dans leurs budgets. Résultat : le pouvoir d'achat des travailleurs diminue, de même que les prestations sociales. Et ces mêmes Etats sont incapables d'imposer une norme de risque à leurs banques ! Rien n'a changé dans ce domaine depuis 2008.

Quelles sont les solutions ?

Il faut faire deux choses : premièrement désosser les banques, en séparant la branche "investissements" de la branche "dépôts". Une banque ne devrait pas pouvoir faire les deux activités. Ensuite, il faut les nationaliser. Ce n'est pas une question idéologique – De Gaulle a bien nationalisé le crédit dans l'après-guerre. Aujourd'hui, l'incapacité des dirigeants occidentaux d'imposer des décisions et des règles aux oligarchies bancaires au nom du bien public est invraisemblable.

Que pensez-vous du mouvement des “indignés” ?

On est proche de l'insurrection des consciences : ce samedi [le 15 octobre], les indignés du monde entier vont manifester. Difficile toutefois de dire où cela peut nous mener. Les processus révolutionnaires dans l'histoire sont archi-mystérieux. On ne peut pas les anticiper  : "Caminante no hay camino, se hace camino al andar", disait le poète espagnol Antonio Machado. La conscience collective sait ce qu'elle ne veut pas : on ne veut pas cet ordre cannibale du monde, où des hommes sont directement responsables du massacre par la faim de 35 millions de personnes par an. Et il ne faut pas avoir peur de ne pas faire le poids : il n'y a pas d'impuissance en démocratie et dans la diplomatie multilatérale.

Les droits de l'homme, la presse libre, la mobilisation populaire, les élections, la grève générale…on a les outils pour battre les mécanismes de la faim. La bourse est soumise à la loi : on peut interdire du jour au lendemain toute spéculation sur les denrées alimentaires. On peut imposer des tarifs prohibitifs à l'importation de bioéthanol. Les ministres de l'Agriculture européens peuvent exiger la fin du dumping agricole. Les ministres des finances des pays membres du FMI pourraient voter l'effacement de la dette des pays les plus endettés. 

 

Propos recueillis par Gian Paolo Accardo

Source :

http://www.presseurop.eu/fr/content/blog/1057651-jean-zie...

15/10/2011

L’apothéose d'Arthur Bispo do Rosario

Un documentaire de Maione de Queiroz Silva

http://www.open-media-productions.com/Bispo.html

Vie et œuvre d’Arthur Bispo do Rosario (1911-1989), noir brésilien, pauvre, ex-marin, ex-boxeur, patient d’hôpital psychiatrique 50 ans durant jusqu’à sa mort. Il a créé, contre les misères d’un système psychiatrique abandonné et obsolète, une œuvre majeure acclamée par les critiques de l’art contemporain. Ce film conçu sous forme d’une lettre adressé à l’auteur évoque sa vie et  visite son œuvre dans les lieux de l’hôpital psychiatrique.

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Exposition au Musée Art)&(Marge à Bruxelles

du 21/10/2011 au 15/01/2012

bispo canecas.JPG

http://www.artetmarges.be/

Marie Espalieu, l'esprit des branches

l'inauguration de l'exposition des oeuvres de Marie ESPALIEU

organisée par Laurent GUILLAUT conservateur en chef du Musée de Cahors

et Jean-François MAURICE président de l'Association "Les Amis de Gazogène".

 

Espalieu_Nelly Blaya.jpg

(c)Photo Nelly Blaya

 

le vendredi 14 OCTOBRE à partir de 18h

Musée Henri-Martin

46000 CAHORS

 

Un catalogue de l'exposition a été coédité par le musée et l'Association "Les Amis de Gazogène":

 

Marie Espalieu, l'esprit des branches,

textes de Benoît Decron, Savine Faupin, Laurent Guillaut, Jean-François Maurice, Charles Soubeyran, (à partir du numéro spécial de la revue Gazogène augmentée),

tout en couleur, 134 pages, au prix de 20 euros.

 

Si vous souhaitez soutenir l'association vous pouvez acheter directement le catalogue de l'expo. Réservez-le par mail et venez le chercher à la Librairie Ancienne, 1 place de la libération à Cahors.Tél. : 05 65 35 71 30ou portable : 06 88 47 98 63

Expédition par la poste : ajouter frais de port de 4 euros

.

Une rencontre aura lieu avec Jean-Marie DROT le samedi 15 octobre à 16h00.

Vous pourrez assister à 17h à la projection de "l'Enchanteur Robert TATIN" suivi d'un débat avec Jean-Marie DROT artisan d'une télévision citoyenne.

 

Projections tous les jours

L'enchanteur Aristide Caillaud, de Jean-Marie Drot, 1980, 55 mn.

L'enchanteur Robert Tatin de Jean-Marie Drot, 1980, 55 mn.

Marie Espalieu de Giovanni Lifraine, 1992, 12 mn.

 

L'exposition est visible jusqu'au 31 janvier 2012

http://www.mairie-cahors.fr/musee/espalieu/Espalieu01.html

L'IMPÉRATRICE ET L'HOMME PERDU

L’impératrice a accroché son aigle
au vieil auvent des étables dorées

L’homme rampe désert de lui-même
découragé découronné perdu

Elle hausse sa ceinture
d’où s’échappent mille oiseaux
rompant le cercle du vide

L’homme de toutes les directions
et de tous les symboles
se relèvera-t-il ?

La jeune femme aux cheveux blancs
lui indique un point diffus et tendre
où danse le premier soleil…

Qui sait si son esprit n’est pas dans cette femme ?*

 

*Aurélia, Nerval.

 

Jean Jacques Dorio

http://www.lieux-dits.eu/Correspondances/tarot_dorio.htm


11/10/2011

Voyageurs de l’absolu de Jacques Coly

 

VIENT DE PARAÎTRE

aux Éditions Les Deux-Siciles

une galerie de portraits de 55 poètes français ou d’expression française, en dérive vers l’absolu __ pour reprendre le titre d’un des recueils de Jacques Prevel __, qui ont choisi de disparaître envers et contre tous. Le livre de Jacques Coly est un témoignage unique sur la destinée tragique de ces poètes, fauchés le plus souvent en pleine jeunesse.

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Format : 15 x 21 cm

298 pages sur papier bouffant 90 g

Couverture quadri pelliculée

Finition dos carré collé PUR

Nombreuses illustrations

Prix public : 18,50 €

(frais de port : 4,00 €)

Éditions Les Deux-Siciles

ISBN : 978-2-84991-027-6


On peut se procurer cet ouvrage en adressant un

chèque bancaire ou postal de 22,50 € à :

Daniel Martinez

8, avenue Hoche

77330 Ozoir-la-Ferrière

30/09/2011

Hommage à Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et militante écologiste

Wangari Maathai.jpgWangari Maathai rêvait "qu'en replantant des millions d'arbres, on oriente l'Afrique vers la paix"

La Kényane Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l'environnement, est morte, dimanche 25 septembre, des suites d'un cancer.

Le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement), qu'elle avait fondé en 1977, a annoncé ce lundi sa mort sur son site Internet: "C'est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès, survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer."

Auteure de nombreux ouvrages, cette biologiste et vétérinaire de formation était âgée de 71 ans. Elle était une figure du combat écologiste dans son pays dès les années 1970. En 2004, lorsqu'elle s'est vu décerner le prix Nobel, le jury avait alors motivé son choix en louant son "approche holistique du développement durable, qui englobe la démocratie, les droits humains et en particulier ceux de la femme".


DES ARBRES POUR LA BIODIVERSITÉ ET LE DROIT DES FEMMES

Le Green Belt Movement œuvre, grâce à des projets de plantations d'arbres en Afrique, à promouvoir la biodiversité tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. Depuis sa création, il y a bientôt quinze ans, l'organisation a permis de planter près de 40 millions d'arbres sur le continent.

Dans son autobiographie publiée en 2006, Unbowed: A Memoir ("Insoumise : Mémoires", Celle qui plante des arbres, éditions EHO), Wangari Maathai racontait comment, sous l'effet du changement climatique notamment, l'environnement s'était dégradé dans sa région du mont Kenya. "A l'époque de ma naissance, les paysages autour d'Ihithe (Centre) étaient riches, verts et fertiles, (...) les saisons étaient si régulières", raconte-t-elle. "Aujourd'hui, le climat et l'environnement ont changé" et sont devenus "imprévisibles".

Au-delà de son pays natal, Wangari Maathai avait étendu son combat pour l'environnement à toute l'Afrique. Ces dernières années, la militante s'était investie dans la sauvegarde de la forêt du bassin du Congo, en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde.

CARRIÈRE POLITIQUE

Wangari Maathai a été la première lauréate d'un doctorat en Afrique centrale et de l'Est. Elle a dirigé la Croix-Rouge kényane dans les années 1970, s'impliquant surtout dans le combat contre le régime autoritaire du président de l'époque, Daniel Arap Moi.

Plusieurs fois blessée par les forces de sécurité lors de manifestations, elle a connu à plusieurs reprises la prison.

Après l'avènement du multipartisme et l'élection de Mwai Kibaki, en 2002, Wangari Maathaï devient secrétaire d'Etat à l'environnement entre 2003 et 2005. Elle sera vite déçue de cette expérience et, quand le Kenya se retrouve au bord du chaos dans la foulée de la réélection contestée de Kibaki en 2007, elle accuse ce dernier d'avoir "échoué à protéger ses citoyens et leurs biens". Ce qui lui vaudra, dira-t-elle, des menaces de mort.

Certaines de ses déclarations controversées sur le sida en 2003 – sur lesquelles elle est revenue – avaient cependant suscité des réserves à son égard, notamment de Washington.

Mme Maathai a été mariée un temps à un politicien, qui a divorcé d'elle, la laissant avec trois enfants – Waweru, Wanjira et Muta – et une petite-fille, Ruth Wangari. Son ex-mari lui reprochait d'être "trop instruite, trop forte, trop brillante, trop têtue et trop difficile à contrôler".

Source: © Le monde

 

Voir :

http://www.youtube.com/watch?v=p5GX6JktJZg&feature=pl...

 

02/06/2011

Jean Ziegler contre l’ordre du monde (vidéo)

24/05/2011

Carré d'Art et Gazogène : Marie Espalieu à l'honneur

AFFICHE Sortie n-32 Gazog-ne.jpg

07/05/2011

Retour sur la rébellion zapatiste et le commandant Marcos

Par Bernard Duterme

 




Interview de Bernard Duterme (CETRI - Centre tricontinental) par Renaud Duterme pour A Voix Autre .

Pourriez-vous nous rappeler brièvement ce qu’est, ce qu’a été la rébellion zapatiste du Chiapas, ses origines et ses principales revendications ?

Le 1er janvier 1994, des milliers d’Indiens mayas, faiblement armés et le visage souvent recouvert d’un passe-montagne, se sont emparés de quatre localités importantes de l’État du Chiapas, dans le sud du Mexique, à la frontière avec le Guatemala. Les insurgés se sont fait appeler « zapatistes », du nom d’Emiliano Zapata, l’une des grandes figures de la Révolution mexicaine du début du 20e siècle. Leurs revendications ? La justice, le respect et la dignité ; la fin de 500 ans de discrimination culturelle, économique et politique à l’égard des indigènes mexicains ; mais aussi, la démocratisation du Mexique et la lutte pour une autre mondialisation. Les communiqués du porte-parole de la rébellion, le « sous-commandant » Marcos – l’un des rares membres non indigènes de la rébellion –, ont bien vite fait le tour du monde.

Universitaire urbain, Marcos a émigré au Chiapas dix ans plus tôt, en 1984, avec la ferme intention, à la mode de Che Guevara, d’y « allumer » la révolution. Lui et ses camarades ne seront toutefois pas les seuls à « travailler » aux côtés des Mayas tzotziles, tzeltales, tojolabales, choles de la région. Les animateurs sociaux de l’Eglise catholique de l’évêque de San Cristobal de Las Casas, Samuel Ruiz (décédé cet hiver 2011), sont aussi à l’œuvre dans les villages indigènes, depuis de nombreuses années.

Forts de ces influences multiples mais contrecarrés dans leurs projets d’émancipation par l’autoritarisme de l’élite locale et par les conséquences de la libéralisation du système économique mexicain, la chute du prix du café, la réforme constitutionnelle de 1992 qui casse tout espoir de réforme agraire, etc., d’importants secteurs de la population indigène du Chiapas vont entrer en rébellion, le jour même de l’entrée en vigueur des Accords de libre-échange nord-américain (Alena) qui ouvrent les frontières du Mexique aux États-Unis et au Canada...

Mais le coup d’éclat de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) du 1er janvier 1994 fera long feu. Lourdement réprimés, les Indiens insurgés vont rapidement se replier et réintégrer leurs villages. Commencera alors un long processus de militarisation de la région par les autorités, de mobilisation pacifique des zapatistes et de négociation erratique...




 

Quelle est la situation actuelle de la rébellion zapatiste ?

D’une certaine façon, on peut dire que le statu quo prévaut toujours. Statu quo dans le rapport de force avec les autorités gouvernementales depuis que les zapatistes se sont sentis trahis (dès 1996 et plus encore en 2001 au terme de leur marche sur Mexico) par la non-application des « accords de San Andres », les seuls accords signés à ce jour entre le gouvernement mexicain et les commandants rebelles et qui portaient sur la reconnaissance des « droits et cultures indigènes ». Les autres thèmes prévus par les négociations n’ont même jamais pu être entamés. Ils étaient censés porter sur les dimensions plus politiques (démocratisation) et socioéconomiques (redistribution) des revendications zapatistes...

Sur le terrain, la stratégie de pourrissement de la situation, privilégiée par les gouvernements successifs depuis près de quinze ans, a peu varié. En marge d’une certaine indifférence, d’un laisser faire apparent à l’égard des expériences d’« autonomie de fait » dans lesquelles les bases d’appui de l’EZLN – des centaines de communautés, des dizaines de milliers d’indigènes répartis sur des fragments plus ou moins importants d’un territoire de la taille de la Belgique – se sont résolument engagées (surtout depuis 2003 et la création des cinq « Conseils de bon gouvernement » rebelles)..., en marge donc d’une acceptation passive de façade du « fait » zapatiste par les autorités, la militarisation de la région est toujours une réalité (une centaine de postes de l’armée fédérale quadrillent les zones rebelles), ainsi d’ailleurs que sa paramilitarisation (« parrainage » de groupes indigènes anti-zapatistes) qui, ajoutée au harcèlement, à l’exacerbation des tensions et des divisions au sein des villages par un traitement public clairement différencié, tend à miner et à saper la très difficile construction de l’émancipation zapatiste.

A la vulnérabilité sociale et militaire des rebelles, est intimement liée bien sûr leur vulnérabilité économique (refus de toute « aide » de l’Etat, dépendance à l’égard de la solidarité internationale, faiblesses des alternatives hors marché…), ainsi que le relatif isolement politique dont l’EZLN souffre au sein des gauches mexicaines... Isolement consécutif, entre autres, à certaines postures politiques prises par le sous-commandant Marcos sur la scène nationale, perçues comme « intransigeantes » ou « inconséquentes » aux yeux de ses alliés d’hier (1).

Bref, statu quo, pourrissement, vulnérabilité... la situation concrète n’invite pas à l’optimisme. Pour autant, cette rébellion recèle aussi d’importants atouts qu’on ne peut oublier ou sous-estimer. Son bilan positif reste considérable.

Justement, quels sont les points forts de l’EZLN, quelle est aujourd’hui la portée politique, historique de ce mouvement ?

Les zapatistes gardent le mérite d’avoir donné vie, à partir de leur ancrage local, à un idéal éthique et politique désormais universel : l’articulation de l’agenda de la redistribution à celui de la reconnaissance. En prenant les armes d’abord, pacifiquement ensuite, au gré des circonstances, des rapports de force et de l’adaptation de leurs propres stratégies. « Nous voulons être égaux parce que différents », répètent ses commandants sous leur cagoule devenue le symbole incongru d’une affirmation identitaire.

Insurgés pour « la démocratie, la liberté et la justice  », ils ne seront certes pas parvenus à refonder la Constitution, à décoloniser les institutions, à démocratiser véritablement le pays, mais ils auront doté les luttes paysannes et indigènes pour la dignité d’une visibilité et d’une portée inédites. Et ils entendent continuer à peser sur les choix de société, dans un Mexique bloqué politiquement et grand ouvert aux vents dominants de l’économie globalisée.

Le zapatisme participe ainsi pleinement de ces mouvements indiens qui, en Amérique latine, en Bolivie et ailleurs, de la base au sommet, font la preuve – fragile – que la mobilisation pour la reconnaissance des diversités n’implique pas nécessairement crispation identitaire ou « clash des civilisations » et qu’elle peut aller de pair avec la lutte pour la justice sociale et l’Etat de droit.

Ces dernières années, du fin fond du Chiapas, la rébellion zapatiste s’est inscrite plus clairement qu’auparavant dans l’anticapitalisme (et plus seulement dans la dénonciation du néolibéralisme) et a désormais donné rendez-vous à ses « zapatisants », « en bas à gauche »...

 




Certains auteurs ont comparé la rébellion zapatiste à diverses expériences libertaires (de la révolution espagnole ou russe notamment) entrées elles aussi dans l’histoire des luttes ? Cette comparaison est-elle pertinente ?

C’est un fait qu’on retrouve dans le « cocktail » zapatiste – qui est aussi un « mix » actualisé d’influences idéologiques parfois concurrentes – une certaine « saveur » libertaire... parmi d’autres donc... et plus ou moins accentuée selon les circonstances. C’est dans la pratique politique expérimentée dans les communautés autonomes et argumentée dans les textes du sous-commandant Marcos qu’elle est la plus apparente. Elle est rejet de toute forme de dogmatisme et d’avant-gardisme, d’imposition ou de confiscation du pouvoir, d’abandon de souveraineté dans des structures partisanes en surplomb. Elle s’organise dans la rotation incessante et la révocabilité immédiate de tous les mandats, de toutes les « charges » qu’à tour de rôle les délégués indigènes – hommes et femmes – acceptent d’assumer bénévolement au sein des cinq « Conseils de bon gouvernement », des cinq « Caracoles », où l’on gère l’autonomie éducative, sanitaire, juridique et, autant que faire se peut, productive et commerciale (café, artisanat...) des communautés.

Pour Marcos, c’est le même refus de l’aliénation, de la hiérarchisation, de la distanciation, de la séparation des registres... qui se joue dans la radicalité démocratique de l’expérience zapatiste et qui irrigue ses écrits poético-humoristico-politiques (2).

Cela étant, l’originalité du zapatisme réside, me semble-t-il, moins dans l’actualisation d’un quelconque logiciel libertaire épuré (les Indiens zapatistes assument par exemple leur fort patriotisme mexicain !), que dans l’articulation de registres divers, puisés dans l’histoire des luttes, ancienne ou plus récente. Car si la rébellion du Chiapas s’est effectivement fait connaître par le « renouveau » de ses formes d’organisation (démocratiques, horizontales, réticulaires…), de son répertoire d’actions (symboliques, médiatiques, expressives…), de ses valeurs (dignité, diversité…), de ses revendications (autonomie, reconnaissance…), de son rapport au politique (contre-pouvoir civil…) et des identités mobilisées (culturelles, sexuelles…), un examen attentif de l’épaisseur du réel, au-delà du discours de Marcos, suffit à mesurer combien les conduites « verticalistes » et autoritaires, les modes d’expression classiques, les aspirations égalitaires à la redistribution des richesses, les revendications strictement socioéconomiques, l’obsession du pouvoir de l’Etat et les identités de classe sont demeurées prégnantes dans le mouvement, avec plus ou moins d’intensité, il est vrai, selon les périodes (3).

Quel rôle joue exactement le sous-commandant Marcos dans cette dynamique plurielle ?

Officiellement, Marcos est chef de l’EZLN (en tant qu’armée...) et porte-parole de la rébellion, donc « sous-commandant » répondant aux ordres et orientations des « commandants » exclusivement indigènes qui composent le CCRI (Comité clandestin révolutionnaire indigène), l’instance de direction de l’EZLN...

Dans les faits, son rôle aura été sans doute bien moins central que ne l’ont établi les autorités mexicaines et une certaine couverture médiatique, mais probablement nettement plus déterminant que ce que lui-même a essayé de nous dire à de multiples reprises, avec plus ou moins de mauvaise foi. Il n’aura été ni le grand manipulateur des indigènes ni leur simple porte-parole. « A l’insu de son plein gré », oserait-on dire, son personnage de « médiateur » génial, tantôt grave tantôt ironique, entre le monde indigène maya et l’extérieur a joué à plein dans l’écho, dans le retentissement international du zapatisme et, au-delà, dans cette idée d’« indéfinition » politique du mouvement (« le chemin se fait en marchant, en questionnant  ») qu’il a su cultiver et qui lui a valu tant de sympathie dans sa quête d’« un monde où il y aurait de la place pour de nombreux mondes ».

C’est, du reste, ces leitmotivs qui ont encore servi de toile de fond aux nouveaux textes fleuves écrits par le sous-commandant à l’occasion de la dernière (en date) grande rencontre internationale organisée par les zapatistes en 2009 dans le Chiapas, le « Festival de la Digne Rage ».

Notes  :

(1) Lire B. Duterme, « Passés de mode, les zapatistes... », Le Monde diplomatique, octobre 2009.

(2) Lire Sous-commandant Marcos et Jérôme Baschet, Saisons de la Digne Rage, Paris, Flammarion, 2009.

(3) Lire Marc Saint-Upéry et Bernard Duterme, « El zapatismo como movimiento social », Entre Voces, n°5 – 2006 (http://bibliotecavirtual.clacso.org...).

Source : CETRI

Photographies : images prises dans une communauté autonome zapatiste du Chiapas par Cédric Rutter (2004)

23/04/2011

Lésoualc'h, clandestin de nulle part et simultanément

Un hommage à Théo Lésoulac'h (1930-2008), poète hors norme.

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Mai Hors saison 2010 - 192 pages, 18 euros c/o Guy Benoit 8 Place de léglise 53470 Sacé

Voir:

http://jose.chapalain.free.fr/pageprin1589.htm

http://blockhaus.editions.free.fr/LesouGal.htm

 

 

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THÉO LÉSOUALC’H À BARJAC EN 1974, AVEC SON CHIEN”
PHOTOGRAPHIE DE CARINE LENFANT (site de Blockaus Ed)

15/04/2011

Artivisme - Art, action politique et résistance culturelle

Source : http://gloupgloup.be/

 

Eloge de l'artivisme
Samedi 20 Novembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faisant pipi sur « les routines protestataires », renouant avec les courants les plus euphorisants des années 68 (les situs, les diggers, les provos, les yippies) ou d’avant (Dada, Fluxus…), L’Artivismedes pétroleuses-enchanteuses Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi (éd. Alternatives) passe gredinement en revue les nouveaux modes de subversion carabinée ultra-inventifs, ludiques, gondolants, festifs s’expérimentant dans le monde entier. Et elles n’oublient rien ni personne, les luronnes ! Ni les stratégo-cartographes de l’Institute for Applied Autonomy débusquant dans leurs cartes constellées de caméras CCTV le vrai territoire de l’ennemi. Ni les « désorganisateurs » de « carnavals contre le capital » de Reclaim the Streets. Ni les hackers et les cyberpunks libertaires prônant la désobéissance civile électronique. Ni les turlupins du « laboratoire d’imagination insurrectionnelle ». Ni les Yes Men , rois des rois de l’imposture piednickeléesque dévoilant les coulisses du néolibéralisme. Ni les an-architectes refrigoussant l’espace public (les Space- Hijackers !). Ni les constructeurs de doubles vélos perturbateurs du Bike Block. Ni les culture-jammers (détourneurs de technostructures) du Billboard Liberation Front. Ni les terroristes anarcho-pâtissiers (chic, je suis dans le livre !). Ni les performeurs brouilleurs de frontières. Ni les zapatistes masqués. Ni les pionniers du laser tag. Ni les clowns activistes. Ni les guerrilla girls à masques de gorilles. Décrivant ces jubilatoires oasis de résistance pimentée, souvent mobiles et transitoires, et nous acoquinant avec bien d’autres agitateurs excentriques encore (de Jan Bucquoy , Hakim Bey, Xavier Renou, Valérie Solanas à l’hilarant révérend Billy mettant en pagaille « les cathédrales de la consommation », au donquichottesque boucheur belge de serrures antipathiques Robert Dehoux , au saugrenu « banquier du miel » Olivier Darné « ne prêtant qu’aux ruches » ou qu’au facétieux fondateur du « Parti faire un tour »), Artivisme démontre génialement que la véritable créativité artistique de nos jours se niche dans l’art de savoir vivre séditieusement, dans l’art de savoir foutre artistiquement le bordel.
(Extrait de La Mèche n°11)

 

Voir aussi cette vidéo du Labo d'Imagination Insurrectionnelle :

http://www.dailymotion.com/video/xhirj7_labo-d-imaginatio...

 

14/03/2011

こんにちは、日本 !

En hommage à la douleur du Japon 
 
le bruit incessant des vagues
mon village natal
si loin

Shiki (1867-1902)

shiki.gif

Nos systèmes pensent pour vous !

Votre attention s’il vous plait vous venez d’entrer dans une zone PIB.

Poésie Intérieure Brute

Zone non sécurisée

Zone sauvage


Il est encore temps de fermer le livre et de rejoindre en TGV votre espace aseptisé habituel.

 

Non ?

Adepte de la prise de risque ?

Ok

Poursuivez donc la lecture. Mais attention : soyez vigilant ! Si en cours de route vous apercevez une émotion abandonnée. Eloignez-vous en ! Sur la pointe de la langue. Et référez-en à nos penseurs à sens unique ! Avant qu’elle ne vous pète à la gueule !  Et ne vous ravage ! Vous laissant alors fragile. Et nu. Bon à moins que rien.

 

Non ?

Vous restez ?

Vous choisissez, dites-vous, de vivre dangereusement ?

Le cœur battant ?

L’intelligence à l’affût ?

Et l’œil aux aguets ?

C’est cela !… Usez donc de votre liberté !… Sachez cependant qu’aucun dégât ne sera remboursé par vos assureurs. Et que l’abus de poésie crée la dépendance. En effet. Au delà de deux vers nos détecteurs de réflexion autonome virent au rouge. Et vous êtes passible d’une amende. Pour vie en état de profondeur avancée. Et d’un retrait du permis de lecture.

 

Même un seul vers par jour. Qu’il soit régulier ou libre conduit à la dépendance. 

 

Poésie égale subversion.

 

Ici et maintenant. Dans le cadre de notre lutte sécuritaire. Sous les lames du grand sécateur souriant. La subversion est naturellement intolérable. Méfiez-vous des poètes ! Fuyez-les !  Dénoncez-les !

Ces grains de sable !

 

Leurs mots chargés d’âme à fragmentation cachent leurs pouvoirs de destructions massives sous les ballasts de leurs lignes ! Leurs cartouches encrent à bout portant vos cervelles. Leur pouvoir d’étonnant n’attend que la flamme de votre regard pour exploser les certitudes que nos dir.com. ont patiemment ancrées en votre esprit. Pour votre bien-être.

 

Vous continuez à lire ?

Humain sans conscience ! Humain sans confiance !

 

Comment préférer le doute à notre béatitude pasteurisée ?

Pourquoi chercher à vivre au-delà des glissières de sécurité dans les zones incertaines de mort possible alors que nous faisons tout pour anesthésier en vous toute incertitude ?

Tout désir d’indépendance ?

Toute pulsion d’amour sans préservatif ?

A l’ère atomique quel feu voulez-vous donc dérober ?

Celui qui animait les chandelles des temps obscurs ?

Allons donc ! Soyez un  peu raisonnable ! Fermez ce livre ! On ne peut faire table rase des acquis du progrès !

 

Non ?

Vous persistez ?

Comment vous faire comprendre qu’il n’est plus temps de jouer avec les mots ?

Soyez sérieux !

 

Revenez à vos claviers soigner notre Produit Intérieur Brut ! Vous n’en serez que plus heureux ! Revenez à vos claviers ! A vos textes analphabètes ! A vos vies sous écran de contrôle ! A vos désirs aseptisés ! Ici vous ne risquez aucun virus ! Revenez à vos claviers !

 

Identifiez-vous ! Code personnel ! Confirmez votre code !

 

Aucune panne à craindre ! Nos groupes électrogènes veillent ! Vos vies glissent sur nos rails sécurisés ! Aucune agression ne vous guette : nos systèmes de surveillance fonctionnent à 177 % ! Soyez tranquilles ! Ecoutez penser vos écrans ! Ne vous fatiguez plus ! Consommez ! Dormez ! Consommez ! Dormez ! Nos systèmes de surveillance veillent sur vous ! Nos systèmes pensent pour vous !


(c)Patrick Joquel

http://joquel.monsite.orange.fr

Texte que j'ai lu et beaucoup apprécié dans Pages Insulaires n°17 - Février 2011, et que Patrick Joquel m'a bien gentiment fait passer pour ce blog.

 

 

09/03/2011

Franck Lepage - Inculture(s) et l'éducation populaire

Partie 1 http://www.youtube.com/watch?v=YTSDeVquHks

Partie 2 http://www.youtube.com/watch?v=LLQ8AjyAX30&feature=re...

Et ainsi de suite vous trouverez les vidéos de cette "conférence gesticulée" dans son intégralité. Franck Lepage y porte la mémoire de Christiane Faure par son œuvre Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu... , qu'il a jouée donc une centaine de fois entre 2006 et 2009.

 

Ici le texte intégral du spectacle : FL_incultures1_txt.pdf

Franck Lepage est un des membres fondateurs de la Scop Le Pavé,
Coopérative d'Education Populaire,
que je vous avez mise en lien il y a déjà un moment, concernant en particulier le décryptage du langage et le dico de langue de bois

http://www.scoplepave.org/

Une interview de Franck Lepage en janvier 2011 :

http://leblog2roubaix.com/2011/01/19/619-franck-lepage-co...

20/02/2011

Poésie érotique à la radio

Quelques escapades érotiques ou plutôt un patchwork d’humeurs, regards, réflexions, émotions, autour du sexe… avec qqs jolis cadeaux comme des inédits d’Agnés Rosse et Pierre Tilman.
Les textes sont dits par Any Mendieta et Catherine Bourzat et par ordre d’écoute sont de : et les musiques de /
Dieu s’est dit : Pierre Tilman / Chant grégorien
C’était trop : Pierre Tilman / Louis Sclavis
Avec lui : Agnés Rosse
Autoroute : Cathy Garcia / C. Jonio
Allez copulez maintenant : Cathy Garcia / Jean Sébastien Bach
Il regarda : Pierre Tilman/ Andy Hemler et Denis Badault
Poème érotique : Georges Bataille / Gilles Dalbis
Les délices du pardon : Marcel Mariën / Gilles Dalbis
Harmonieuses épousailles : François D’Alayrac et Marion Lubreac / Louis Sclavis
La fête au château : Cathy Garcia / Denis Badault
Joli : Pierre Tilman
La chèvre de Mr Seguin : Pierre Tilman et Agnés Rosse / Art Ensemble of Chicago
Un problème : Pierre Tilman / Ligetti
Ecoute : Christian Bobin / Aurélien Besnard, Denis Fournier, Patrice Soletti
Cinq petits doigts : Anne Archet
Ensemble : Pierre Tilman / Aurélien Besnard, Denis Fournier, Patrice Soletti
Fascination du feu : Marion Lubréac / Louis Sclavis
A la table de fête : Brigitte Broc / Frédéric Chopin
Ode aux cieux : Caroline Legault / chant grégorien
Les chants sont de Zoufris Maracas, Elise Caron, Hélène Breschand

à écouter ici :

http://cfmradio.fr/podcast/poesie-erotique%E2%80%A6/

 

03/02/2011

Communiqué des Périphériques vous parlent

Bonsoir,

C'est avec une immense tristesse que nous avons appris ce matin, comme beaucoup d'entre vous, la disparition d'Edouard Glissant.

Tous celles et ceux qui ont suivi nos activités durant ces dernières années, comprendront que cette nouvelle tonne dans nos consciences. S'y bousculent les images et les souvenirs, les éclairs et les ravissements relatifs à nos échanges, à l'amitié, à nos collaborations, jalonnant ces douze dernières années, depuis que nous avions rencontré le poète en Martinique en 1999, et avions été saisis par sa pensée « en » devenir et « du » devenir ; une pensée chevauchant les fortins disciplinaires dans lesquels on enclave usuellement le poétique, le politique, la philosophie et l'éthique.

Cette disparition intervient quelques jours avant la projection/débat du film Les attracteurs étranges (la pensée du tremblement chez Edouard Glissant), proposée par la Délégation Générale à l'Outre-mer de la Mairie de Paris et notre revue, qui aura lieu le jeudi 10 février à 20h à l'Hôtel de Ville de Paris, et dont vous avez déjà été informés.

Du coup, le débat initialement prévu après la projection sera remplacé par un «hommage», des mises en perspective de sa pensée. Ce sera l'occasion d'un moment de partage ouvert à celles et ceux qui souhaitent témoigner, évoquer Edouard Glissant et les horizons que son œuvre et ses combats désignent à notre entendement et à notre sensibilité, et auxquels il donne lui-même voie et voix dans ce film.

C'est dans cet esprit que nous vous proposons de nous retrouver jeudi prochain.

 

projection_visuel_nl.jpg

 

20/01/2011

Alain Accardo *ENGAGEMENTS*

           
Chroniques et autres textes (2000-2010)
 
Preface de Thierry Discepolo suivie d'un entretien avec Paul Aries, Raphaël Desanti,
Sophie Divry, Samuel Foutoyet, Cedric Lefebvre, et Giancarlo Rossi


"Les idees, si justes soient-elles, ne sont jamais que des idees et n'ont jamais rien revolutionne dans l'histoire par elles-memes: y sont parvenues celles qui ont rencontre les interets de groupes sociaux suffisamment larges et puissants qui leur ont donne la force et l'impact necessaires pour abattre les citadelles du conservatisme."

Cet ensemble de textes – dont certains sont inedits ou introuvables, d'autres parus dans *La Decroissance* ou *Le Sarkophage* – constitue a la fois un exercice d'analyse de l'actualite politique, une critique des medias et une socio-analyse des classes moyennes dans la reproduction de l'ordre social.
Pour l'auteur, cette demarche prend sa source au moment de la guerre d'Algerie, alors qu’en jeune etudiant en philo il rencontre Pierre Bourdieu et participe a sa premiere enquete de terrain.

Sociologue et militant, Alain Accardo a notamment publie *Introduction a une sociologie critique* (Agone, 2006) et *Le Petit-bourgeois Gentilhomme* (2009).


En librairie le 20 janvier 2011
Collection "Contre-feux", 312 pages, 16 euros
http://agone.org/contrefeux/engagements/