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01/01/2012

Les vœux des poètes : Lou Florian et Art@Live

En route pour une nouvelle année !

Que peut-on vous souhaiter de mieux, si ce nez, si ce n'est, saucissonné le meilleur ?

L'année qui arrive semble déjà sertie de rêves et de cauchemars, irrémédiablement engoncée dans ce train déboulant à vive allure, chargé de pépites d'étoiles mais aussi de monstruosités. Vers quelle destination ? Diantre ! Même en fermant les yeux, même en dormant un temps, même en oubliant un tant soi peu le voyage, nous n'éviterons pas les prochaines gares. Et il est parfois des non retours auquel on ne peut échapper. La féerie des cotillons passée, nous serons engouffrés dans cette nouvelle année, regardant déjà la précédente qui aura tiré sa révérence avec ses réussites et ses méandres. Droit devant, toute ! Et c'est nos choix collectifs, ou bien nos absences de choix justement, qui détermineront ce que nous avons voulu ou non, devenir.

Et pour chacun et chacune d'entre vous, c'est bien le meilleur que nous vous souhaitons. Et surtout, bien au-delà des espérances minimes, que dégouline tout au long de cette nouvelle année, dans vos coeurs et dans vos vies, des plages de félicités !

BONNE ANNEE 2012 !!!


Le merveilleux est toujours grandiose

Le merveilleux est toujours grandiose, splendide océan parfois délirant et sans age, étendu à l'infini et sans limite aucune. Rien n'est plus envisageable que les rivages de nos rêves et nos désirs les plus fous. Il n'est de réalisme objectif que le merveilleux. Et seuls nos yeux cerclés d'ombres inutiles y font obstacle, alors que toutes les clefs dorment déjà en nous, prêtes à se réveiller de leur lit d'infortune.

La véritable folie, c'est d'être privé de rêves ! ...................

 

bonneannee.jpg

.................. Le merveilleux existe dans notre imaginaire. Le merveilleux existe derrière nos yeux. Le merveilleux existe dans notre coeur. Le merveilleux existe derrière nos mots les plus tendres et notre poésie. Le merveilleux existe dans le souffle du vent, dans les rires tonitruants. Le merveilleux existe dans les plus profondes musiques, celles qui nous font voyager au coeur de nous-même, ou qui nous emportent dans la ronde du temps. Le merveilleux existe derrière les colères justes, les tempêtes rugissantes pour obtenir la justice et la paix.

Le merveilleux existe dans notre conscience luminescente. Le merveilleux existe dans notre monde intérieur féerique. Le merveilleux, c'est les caresses divines dans les clins d'oeil du ciel. Le merveilleux, c'est l'amour qui ruisselle à l'infini. Le merveilleux pétille dans les yeux des amoureux, et dans les yeux des gens heureux. Un jour, probablement, le merveilleux dégoulinera aussi sur cette terre blessée, refermant chaque blessure, et nous rendant tellement heureux.

Lou Florian

http://florian.lou.perso.neuf.fr/artliveinternational/pag...

 


30/12/2011

Les vœux des poètes : Pascal Pratz

En ces temps où 
Les foulards fleurissent 
sur des têtes féminines
où on lapide au nom d’un dieu,
où les intégristes de france
tombent à genoux 
en vertu d’un blasphème
imaginaire
je tiens à vous souhaiter
néanmoins, 
une bonne année 2012 à tous,
et sans distinctions.
Cette année sera comme les autres,
comportera son lot d’injustice
fera se hérisser tout autant
les poils des plus réactifs
et elle passera, 
comme toutes les autres,
pour nous amener à la suivante,
sans que rien n’ait changé.
Le seul problème est, 
sera, aura été, 
votre capacité à en espérer 
quelque chose.

Les vœux des poètes : Michel Host

 

 

 

Sonnet de l’an 2012

 

&

 

Plainte des citoyens sonnés

à ces Messieurs de la Banque

en leur Olympe

 


Nous eûmes en l’an huit fameuse année de bouse,

Les Lehman Brothers, oui, n’étaient que des faux-frères,

Quant aux subprimes ce n’était ni fait ni à faire…

Vous nous avez collé une sacrée talmouse !

 

C’est l’an 2012 ! Nous voici tous en enfer,

Nous sommes pillés et tremblons pour notre flouze,

L’euro vaut autant que crotte de Mickey Mouse,

Nos assurances-vie sont en fonte glaciaire…

 

Ô vous, nos nouveaux dieux, sauvez nos A-A-A,

Cessez de piquer le fric sans rien nous prêter !

Nous avons la tremblote, nous sommes aux abois,

 

Par vous nous cessons d’être avant d’avoir été,

Nous ne vous signerons que des chèques en bois,

Vous serez comme nous : vous serez tous ruinés !

 

¤

 

Pièce vengeresse

de michel host,

poète-contribuable

aux banquiers malgré lui secourable,

pour ses amis bientôt pauvres & pauvresses.

Les voeux des poètes : Denis Heudré

voeux12.JPG

 

http://denisheudre.free.fr

Les voeux des poètes : Anicet

Cliquer sur le dessin :

 

anicet 2012 Page 8.png

http://www.anicetalbum.com/

Les voeux des poètes : Patrick Joquel

  • Meilleurs voeux 

  • Pleine lune. Janvier. Etoiles vibrantes. Froid. Avec le jour devant ma fenêtre d’autres étoiles surgissent… Petites sphères jaune à croquer… Parfum lumineux. Galaxies ruisselantes. Des abeilles chargées au soleil de midi bourdonneront cet espace… Quant à moi je serai sur mes sentiers du jour. Pupilles jaunes. Mon regard transmettra l’étincelle et ma voix cascadera un rire. Mimosa

  • 2.      

    Partir. Hors-pistes. Vivre juste à côté. Sur d’autres pentes. D’autres crêtes. D’autres horaires. Arpenter ainsi l’espace comme un découvreur de terres inconnues. Ici. Seul ou bien seuls. Echappé. S’offrir ainsi et encore un premier matin du monde. Juste pour tenter d’épurer son « être au monde ». Se ré ajuster à ses dimensions. Méditer sur sa ronde et notre voyage. Histoire de se sentir. Vivant
  • Éphémères d’un funambule (inédit)

  • www.patrick-joquel.com

28/12/2011

Les vœux poètes : Ernest Pépin

 

Je viens de décréter une Bonne Année

 

J’arrive au bout de l’année avec toi

Nous l’avions commencée ensemble

Au bout d’une autre année

Cela fait si longtemps que ça dure

Que mes vœux s’emmêlent

Perdent la mémoire

Ou bien ils se répètent comme le monde se répète

J’aimerais voir un éboueur heureux

Un malade guérir

Un passant qui danse

Une femme qui m’attend au coin de la rue

J’aimerais voir un monde qui sauve la vie

L’espoir qui fabrique une étoile

Mais ce serait trop demander

Le monde est trop le monde

Une bulle de bonheur l’épuise

Il s’enivre comme il peut

Moi

Je n’aime pas voir un amour qui se ride

Un squelette d’enfant

Je n’aime pas voir

Disparaître un animal

Un drapeau qui fait le beau

Je suis un homme simple d’esprit

J’aime la paix du monde

Le bonheur du monde

Le respect du monde

Le bleu du monde

Je crois que les morts rêvent en plein jour

Je crois aux mots qui m’allument

Je crois que les feuilles font l’amour

Que les ombres ont leur vie

Et puis je crois aux noces du monde

L’année ne doit pas avoir honte de nous

Ni la vie

Ni l’étoile qui nous attend

Ni l’enfant dans le ventre du temps

Mais j’ai déjà dit ça

Peut-être devrais-je me taire

Attendre patiemment que mon rêve passe

Et chuchoter pour le fou qui est mon frère

Je viens de décréter une

BONNE ET HEUREUSE ANNEE !

 

Ernest Pépin

Faugas/Lamentin

Le 26 décembre 11

She's HOME

08/12/2011

Où finit l’attachement naît l’intelligence

Par Jiddu Krishnamurti.

L’esprit libre est humble

Avez-vous déjà examiné la question de la dépendance psychologique ? Si vous l’approfondissez vraiment, vous constaterez que nous sommes presque tous terriblement seuls. Nous avons le plus souvent un esprit tellement superficiel et vide ! Nous ignorons le plus souvent ce que signifie l’amour. C’est cette solitude, cette insuffisance, cette privation de vie, qui nous incite à nous attacher à quelque chose; nous sommes attachés à la famille;  nous dépendons d’elle. Et lorsque notre mari ou notre femme se détourne de nous, nous sommes jaloux. La jalousie n’est pas l’amour; mais l’amour devient respectable quand la société le légitime dans la famille. C’est encore une autre forme de défense, une nouvelle fuite face à nous-mêmes. Toute forme de résistance engendre une dépendance. Et l’esprit qui est dépendant ne peut jamais être libre.

Il faut que vous soyez libres, car vous verrez qu’un esprit qui est libre a en lui l’essence de l’humilité. Cet esprit-là, qui est libre et par conséquent plein d’humilité, est capable d’apprendre, contrairement à l’esprit qui résiste. Apprendre est une chose extraordinaire – apprendre, et non accumuler des connaissances. L’accumulation du savoir est une tout autre affaire. Ce que nous appelons le savoir est relativement facile, car c’est un mouvement qui va du connu vers le connu. Mais apprendre est un mouvement du connu vers l’inconnu – c’est seulement ainsi que l’on apprend, n’est-ce pas ?

Une dépendance jamais remise en cause

Pourquoi sommes-nous dépendants ? Psychologiquement, intérieurement, nous sommes dépendants d’une croyance, d’une philosophie; nous attendons d’autrui des directives pour notre conduite; nous cherchons des maîtres qui nous offriront un mode de vie capable de nous conduire à quelque espoir, à quelque bonheur. Nous sommes donc toujours à la recherche d’une forme de dépendance, de sécurité. Est-il possible que l’esprit puisse jamais se libérer de ce sentiment de dépendance ? Ce qui ne signifie pas que l’esprit doive atteindre à l’indépendance – qui n’est qu’une réaction par rapport à la dépendance.
Nous ne parlons pas ici d’indépendance, de liberté par rapport à un état particulier. Si nous parvenons à explorer – mais sans chercher, par manière de réflexe, à nous libérer d’un quelconque état de dépendance -, alors nous pourrons creuser la question beaucoup plus profond… Nous admettons la nécessité de la dépendance; nous la disons inéluctable. Mais jamais nous n’avons remis en cause l’ensemble du problème, jamais nous ne nous demandons pourquoi chacun d’entre nous est en quête d’une certaine forme de dépendance. N’est-ce pas parce qu’il y a au plus profond de nous cette exigence réelle de sécurité, de permanence ? Plongés dans un état de confusion, nous voulons que quelqu’un d’extérieur nous tire de cet état. Nous cherchons donc sans cesse le moyen de fuir ou d’éviter l’état dans lequel nous nous trouvons. Ce processus d’évitement nous amène immanquablement à susciter une forme de dépendance, qui devient l’autorité qui nous gouverne. Si, pour notre sécurité, notre bien-être intérieur, c’est de quelqu’un d’autre que nous dépendons, cette dépendance est source d’innombrables problèmes que nous nous efforçons alors de résoudre, et qui sont liés à l’attachement. Mais jamais nous ne remettons fondamentalement en question le problème de la dépendance en soi. Si nous parvenons à explorer le cœur de ce problème, de manière intelligente et pleinement lucide, alors peut-être découvrirons-nous que la dépendance n’est pas du tout le vrai problème – ce n’est qu’un moyen de fuir une réalité plus profonde.

Les causes profondes de la dépendance

Nous savons que nous sommes dépendants – de notre relation aux autres ou d’une idée, d’un système de pensée. Pourquoi cette dépendance ?

…En réalité, je ne crois pas que la dépendance soit le vrai problème : je crois que ce sont des facteurs beaucoup plus profonds qui font de nous des êtres dépendants. Et si nous savons démêler ces causes, alors la dépendance et la lutte pour s’en libérer ne compteront plus guère; alors tous les problèmes issus de cette dépendance s’évanouiront. Quel est donc le problème fondamental ? Est-ce la haine et la crainte qui hantent l’esprit à l’idée d’être seul ? Mais cet état qu’il essaye d’éviter, l’esprit le connaît-il ? Tant que la solitude n’est pas réellement comprise, ressentie, pénétrée, dissipée – peu importe le terme -, tant que persiste ce sentiment de solitude, la dépendance est inévitable, et on ne peut jamais être libre; on ne peut jamais découvrir par soi-même ce qu’est la vérité, ce qu’est la religion.

Une conscience plus profonde

La dépendance déclenche un double mouvement de distance et d’attachement, un conflit perpétuel et sans issue, s’il n’est pas compris. Il faut que vous preniez conscience du processus d’attachement et de dépendance, mais sans condamnation ni jugement; alors vous percevrez la signification de ce conflit des contraires. Si vous devenez intensément perceptif, et si vous attelez consciemment votre pensée à la compréhension de la pleine signification du besoin et de la dépendance, votre esprit conscient sera ouvert et lucide à ce sujet; alors le subconscient, avec ses mobiles cachés, ses exigences et ses intentions occultes, se projettera dans le conscient. C’est alors le moment où il faut étudier et comprendre tous les messages de votre inconscient. Si vous le faites de manière assidue, si vous prenez conscience des projections du subconscient après que l’esprit conscient a élucidé le problème le plus clairement possible, alors, même si votre attention est occupée ailleurs, le conscient et le subconscient résoudront ce problème de la dépendance, ou tout autre problème. Ainsi s’installe une conscience permanente, qui, avec patience et douceur, apportera l’intégration; et pour peu que votre santé et votre alimentation soient correctes, cela vous apportera en retour la plénitude totale.

(…)

L’attachement est l’illusion du Moi

Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons. Il n’y a aucune noblesse dans l’attachement. L’attachement au savoir ne diffère en rien de toute autre forme de dépendance agréable. Dans l’attachement, le moi s’absorbe en lui-même, que ce soit au niveau le plus bas ou le plus élevé. L’attachement est l’illusion du moi, une tentative pour fuir le vide du moi. Les choses auxquelles nous sommes attachés – biens, personnes, idées – deviennent de la plus haute importance, car, privé des multiples choses qui comblent sa vacuité, le moi n’existe pas. La peur de n’être rien incite à posséder, et la peur engendre l’illusion, l’asservissement aux conclusions. Les conclusions, matérielles ou idéologiques, font obstacle à l’épanouissement de l’intelligence, à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour; et sans cette liberté, l’habileté passe pour de l’intelligence. Les voies de l’habileté sont toujours complexes et destructrices. C’est cette habileté, protectrice du moi, qui conduit à l’attachement; et lorsque l’attachement cause la souffrance, c’est cette même habileté qui recherche le détachement et jouit de l’orgueil et de la vanité de la renonciation. La compréhension des voies de l’habileté, des voies de l’ego, est le commencement de l’intelligence.

Jiddu Krishnamurti.

Extraits saisis dans Le livre de la méditation et de la vie – Le Livre de Poche.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

Photo en illustration avec l’aimable autorisation de Michel Corboz.

08/11/2011

Jean Ziegler et l'ordre cannibal du monde

 

http://www.dailymotion.com/video/xm6tua_jean-ziegler-et-l...

J'accepte - Contrat tacite des gens qui dorment

 

http://www.youtube.com/watch?v=EnSEQ2W41Fk&feature=pl...



17/10/2011

17 octobre 1961, pour ne pas oublier

 

Vidéo en hommage aux victimes

http://www.raspouteam.org/1961/

 

5 OCTOBRE 1961, communiqué du préfet de police Maurice Papon

 

Dans le but de mettre un terme sans délai aux agissements criminels des terroristes, des mesures nouvelles viennent d'être décidées par la préfecture de police. En vue d'en faciliter l'exécution, il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s'abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20h30 à 5h30 du matin. (...)
D'autre part, il a été constaté que les attentats sont la plupart du temps le fait de groupes de trois ou quatre hommes. En conséquence, il est très vivement recommandé aux Français musulmans de circuler isolément, les petits groupes risquant de paraître suspects aux rondes et patrouilles de police. Enfin, le préfet de police a décidé que les débits de boissons tenus et fréquentés par les Français musulmans d'Algérie doivent fermer chaque jour à 19 heures .

 

Les événements du 17 octobre 1961 ont longtemps été frappés d'un oubli presque entier. Longtemps, nul ne semblait savoir qu'avait eu lieu en 1961 une manifestation de masse d'Algériens à Paris, ni qu'elle avait été réprimée avec une extrême violence. Il importe de déterminer les raisons de cet oubli, mais aussi de comprendre comment il a pu être, depuis les années 1980, progressivement et partiellement dissipé . Ce n'est qu'à cette condition qu'il sera possible de rendre raison de l'ambiguïté de la "mémoire officielle" du 17 octobre 1961 qui se construit actuellement.

 

http://17octobre1961.free.fr/

 

 

16/10/2011

Jean Ziegler : “Bruxelles est d’une hypocrisie sans nom”

ice-président du comité consultatif du conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler vient de publier Destruction massive. Géopolitique de la faim (éditions du Seuil). Dans cet essai, le sociologue suisse fait part de son expérience en tant que Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation (2000 à 2008) et analyse les raisons qui provoquent chaque année la mort de 36 millions de personnes à cause de la malnutrition.

Pourquoi meurt-t-on encore de faim de nos jours ?

Il y a cinq grandes raisons : premièrement, la spéculation financière sur les matières premières alimentaires qui a fait flamber leurs prix ces dernières années et rendu quasiment impossible aux agences d’aide, comme le Programme alimentaire mondial (PAM) de subvenir aux besoins des populations victimes de sous-alimentation. Il y a ensuite les agrocarburants, qui soustraient des terres fertiles et des plantes nourricières à l’alimentation humaine. Troisièmement, il y a la dette extérieure, qui étrangle les pays les plus pauvres et les empêche d’investir dans l’agriculture de subsistance. Après, il y a le dumping agricole, qui fait que, sur les marchés de Dakar ou de Cotonou, les fruits, les légumes et les poulets français, grecs, portugais, allemands etc. sont vendus au tiers ou à la moitié du prix du produit africain équivalent. Enfin, il a l’accaparement des terres par les fonds d’investissement ou les grandes multinationales, qui en chassent les paysans locaux pour y cultiver des produits destinés exclusivement aux marchés occidentaux.

L'UE a-t-elle une responsabilité ?

Elle a une responsabilité totale dans le dumping agricole. A commencer par la France : en 2005, lors des négociations de Hong Kong au sein de l'OMC, le secrétaire général de l'organisation, Pascal Lamy, avait proposé de baisser progressivement les aides à l'exportation jusqu'à les faire disparaître en cinq ans. Et la France s'y est farouchement opposée, car elle veut maintenir ses subsides à l'exportation, notamment à cause du poids des chambres de commerce agricoles. Et donc le dumping continue, alors que l'Afrique est sous-peuplée, qu'elle a une classe paysanne extraordinaire…et massacrée, car les paysans ne parviennent pas à écouler leur production. 

A-t-elle un rôle à jouer dans la lutte contre la faim dans le monde ? 

La Commission européenne actuelle est formée de purs mercenaires au service des pieuvres du commerce agro-alimentaire. C'est incroyable la puissance des lobbies sur Bruxelles. S'ils le voulaient, ils pourraient arrêter demain le dumping agricole. 

Bruxelles est aussi d'une hypocrisie sans nom : alors que l'Europe parle de justice planétaire et de développement, les 87 pays ACP [Afrique-Caraïbe-Pacifique, essentiellement des anciennes colonies européennes] sont maintenus dans des conditions d'infériorité inacceptables. Imaginez qu'on les a obligé à accepter des accords d'investissement qui les obligent à mettre sur le même plan les entreprises locales et les multinationales occidentales. 

La Commission européenne dit à ces pays : "vous contestez notre politique de subventions agricoles et à l'exportation ? ok, mais nous devrons reconsidérer nos opérations d'aide au développement". C'est pire que du colonialisme : c'est du fascisme extérieur. Les droits de l'homme s'arrêtent à la frontière de l'Europe ; au-delà, c'est la loi de la jungle, de la violence, de l'ordre cannibale.

A quoi peut-on attribuer la crise qui frappe l’Europe ? 

Elle est le fait d'une énorme dette qui s'est accumulée, parce que les gouvernements ont sauvé à deux reprises les banques. Une première fois en 2008, puis à présent, en les recapitalisant avec de l'argent public qu'ils n'ont pas et pour obtenir lequel ils sont obligés de s'endetter et de couper dans leurs budgets. Résultat : le pouvoir d'achat des travailleurs diminue, de même que les prestations sociales. Et ces mêmes Etats sont incapables d'imposer une norme de risque à leurs banques ! Rien n'a changé dans ce domaine depuis 2008.

Quelles sont les solutions ?

Il faut faire deux choses : premièrement désosser les banques, en séparant la branche "investissements" de la branche "dépôts". Une banque ne devrait pas pouvoir faire les deux activités. Ensuite, il faut les nationaliser. Ce n'est pas une question idéologique – De Gaulle a bien nationalisé le crédit dans l'après-guerre. Aujourd'hui, l'incapacité des dirigeants occidentaux d'imposer des décisions et des règles aux oligarchies bancaires au nom du bien public est invraisemblable.

Que pensez-vous du mouvement des “indignés” ?

On est proche de l'insurrection des consciences : ce samedi [le 15 octobre], les indignés du monde entier vont manifester. Difficile toutefois de dire où cela peut nous mener. Les processus révolutionnaires dans l'histoire sont archi-mystérieux. On ne peut pas les anticiper  : "Caminante no hay camino, se hace camino al andar", disait le poète espagnol Antonio Machado. La conscience collective sait ce qu'elle ne veut pas : on ne veut pas cet ordre cannibale du monde, où des hommes sont directement responsables du massacre par la faim de 35 millions de personnes par an. Et il ne faut pas avoir peur de ne pas faire le poids : il n'y a pas d'impuissance en démocratie et dans la diplomatie multilatérale.

Les droits de l'homme, la presse libre, la mobilisation populaire, les élections, la grève générale…on a les outils pour battre les mécanismes de la faim. La bourse est soumise à la loi : on peut interdire du jour au lendemain toute spéculation sur les denrées alimentaires. On peut imposer des tarifs prohibitifs à l'importation de bioéthanol. Les ministres de l'Agriculture européens peuvent exiger la fin du dumping agricole. Les ministres des finances des pays membres du FMI pourraient voter l'effacement de la dette des pays les plus endettés. 

 

Propos recueillis par Gian Paolo Accardo

Source :

http://www.presseurop.eu/fr/content/blog/1057651-jean-zie...

15/10/2011

L’apothéose d'Arthur Bispo do Rosario

Un documentaire de Maione de Queiroz Silva

http://www.open-media-productions.com/Bispo.html

Vie et œuvre d’Arthur Bispo do Rosario (1911-1989), noir brésilien, pauvre, ex-marin, ex-boxeur, patient d’hôpital psychiatrique 50 ans durant jusqu’à sa mort. Il a créé, contre les misères d’un système psychiatrique abandonné et obsolète, une œuvre majeure acclamée par les critiques de l’art contemporain. Ce film conçu sous forme d’une lettre adressé à l’auteur évoque sa vie et  visite son œuvre dans les lieux de l’hôpital psychiatrique.

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Exposition au Musée Art)&(Marge à Bruxelles

du 21/10/2011 au 15/01/2012

bispo canecas.JPG

http://www.artetmarges.be/

Marie Espalieu, l'esprit des branches

l'inauguration de l'exposition des oeuvres de Marie ESPALIEU

organisée par Laurent GUILLAUT conservateur en chef du Musée de Cahors

et Jean-François MAURICE président de l'Association "Les Amis de Gazogène".

 

Espalieu_Nelly Blaya.jpg

(c)Photo Nelly Blaya

 

le vendredi 14 OCTOBRE à partir de 18h

Musée Henri-Martin

46000 CAHORS

 

Un catalogue de l'exposition a été coédité par le musée et l'Association "Les Amis de Gazogène":

 

Marie Espalieu, l'esprit des branches,

textes de Benoît Decron, Savine Faupin, Laurent Guillaut, Jean-François Maurice, Charles Soubeyran, (à partir du numéro spécial de la revue Gazogène augmentée),

tout en couleur, 134 pages, au prix de 20 euros.

 

Si vous souhaitez soutenir l'association vous pouvez acheter directement le catalogue de l'expo. Réservez-le par mail et venez le chercher à la Librairie Ancienne, 1 place de la libération à Cahors.Tél. : 05 65 35 71 30ou portable : 06 88 47 98 63

Expédition par la poste : ajouter frais de port de 4 euros

.

Une rencontre aura lieu avec Jean-Marie DROT le samedi 15 octobre à 16h00.

Vous pourrez assister à 17h à la projection de "l'Enchanteur Robert TATIN" suivi d'un débat avec Jean-Marie DROT artisan d'une télévision citoyenne.

 

Projections tous les jours

L'enchanteur Aristide Caillaud, de Jean-Marie Drot, 1980, 55 mn.

L'enchanteur Robert Tatin de Jean-Marie Drot, 1980, 55 mn.

Marie Espalieu de Giovanni Lifraine, 1992, 12 mn.

 

L'exposition est visible jusqu'au 31 janvier 2012

http://www.mairie-cahors.fr/musee/espalieu/Espalieu01.html

L'IMPÉRATRICE ET L'HOMME PERDU

L’impératrice a accroché son aigle
au vieil auvent des étables dorées

L’homme rampe désert de lui-même
découragé découronné perdu

Elle hausse sa ceinture
d’où s’échappent mille oiseaux
rompant le cercle du vide

L’homme de toutes les directions
et de tous les symboles
se relèvera-t-il ?

La jeune femme aux cheveux blancs
lui indique un point diffus et tendre
où danse le premier soleil…

Qui sait si son esprit n’est pas dans cette femme ?*

 

*Aurélia, Nerval.

 

Jean Jacques Dorio

http://www.lieux-dits.eu/Correspondances/tarot_dorio.htm


11/10/2011

Voyageurs de l’absolu de Jacques Coly

 

VIENT DE PARAÎTRE

aux Éditions Les Deux-Siciles

une galerie de portraits de 55 poètes français ou d’expression française, en dérive vers l’absolu __ pour reprendre le titre d’un des recueils de Jacques Prevel __, qui ont choisi de disparaître envers et contre tous. Le livre de Jacques Coly est un témoignage unique sur la destinée tragique de ces poètes, fauchés le plus souvent en pleine jeunesse.

L67028.jpg


Format : 15 x 21 cm

298 pages sur papier bouffant 90 g

Couverture quadri pelliculée

Finition dos carré collé PUR

Nombreuses illustrations

Prix public : 18,50 €

(frais de port : 4,00 €)

Éditions Les Deux-Siciles

ISBN : 978-2-84991-027-6


On peut se procurer cet ouvrage en adressant un

chèque bancaire ou postal de 22,50 € à :

Daniel Martinez

8, avenue Hoche

77330 Ozoir-la-Ferrière

30/09/2011

Hommage à Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et militante écologiste

Wangari Maathai.jpgWangari Maathai rêvait "qu'en replantant des millions d'arbres, on oriente l'Afrique vers la paix"

La Kényane Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l'environnement, est morte, dimanche 25 septembre, des suites d'un cancer.

Le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement), qu'elle avait fondé en 1977, a annoncé ce lundi sa mort sur son site Internet: "C'est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès, survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer."

Auteure de nombreux ouvrages, cette biologiste et vétérinaire de formation était âgée de 71 ans. Elle était une figure du combat écologiste dans son pays dès les années 1970. En 2004, lorsqu'elle s'est vu décerner le prix Nobel, le jury avait alors motivé son choix en louant son "approche holistique du développement durable, qui englobe la démocratie, les droits humains et en particulier ceux de la femme".


DES ARBRES POUR LA BIODIVERSITÉ ET LE DROIT DES FEMMES

Le Green Belt Movement œuvre, grâce à des projets de plantations d'arbres en Afrique, à promouvoir la biodiversité tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. Depuis sa création, il y a bientôt quinze ans, l'organisation a permis de planter près de 40 millions d'arbres sur le continent.

Dans son autobiographie publiée en 2006, Unbowed: A Memoir ("Insoumise : Mémoires", Celle qui plante des arbres, éditions EHO), Wangari Maathai racontait comment, sous l'effet du changement climatique notamment, l'environnement s'était dégradé dans sa région du mont Kenya. "A l'époque de ma naissance, les paysages autour d'Ihithe (Centre) étaient riches, verts et fertiles, (...) les saisons étaient si régulières", raconte-t-elle. "Aujourd'hui, le climat et l'environnement ont changé" et sont devenus "imprévisibles".

Au-delà de son pays natal, Wangari Maathai avait étendu son combat pour l'environnement à toute l'Afrique. Ces dernières années, la militante s'était investie dans la sauvegarde de la forêt du bassin du Congo, en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde.

CARRIÈRE POLITIQUE

Wangari Maathai a été la première lauréate d'un doctorat en Afrique centrale et de l'Est. Elle a dirigé la Croix-Rouge kényane dans les années 1970, s'impliquant surtout dans le combat contre le régime autoritaire du président de l'époque, Daniel Arap Moi.

Plusieurs fois blessée par les forces de sécurité lors de manifestations, elle a connu à plusieurs reprises la prison.

Après l'avènement du multipartisme et l'élection de Mwai Kibaki, en 2002, Wangari Maathaï devient secrétaire d'Etat à l'environnement entre 2003 et 2005. Elle sera vite déçue de cette expérience et, quand le Kenya se retrouve au bord du chaos dans la foulée de la réélection contestée de Kibaki en 2007, elle accuse ce dernier d'avoir "échoué à protéger ses citoyens et leurs biens". Ce qui lui vaudra, dira-t-elle, des menaces de mort.

Certaines de ses déclarations controversées sur le sida en 2003 – sur lesquelles elle est revenue – avaient cependant suscité des réserves à son égard, notamment de Washington.

Mme Maathai a été mariée un temps à un politicien, qui a divorcé d'elle, la laissant avec trois enfants – Waweru, Wanjira et Muta – et une petite-fille, Ruth Wangari. Son ex-mari lui reprochait d'être "trop instruite, trop forte, trop brillante, trop têtue et trop difficile à contrôler".

Source: © Le monde

 

Voir :

http://www.youtube.com/watch?v=p5GX6JktJZg&feature=pl...

 

02/06/2011

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