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01/12/2015

Industrie du médicament : "J'ai vendu mon âme au diable"

 

 

 

John Virapen, 64 ans, livre le récit de son parcours dans l'industrie pharmaceutique. Une confession professionnelle peu ordinaire.

Du Prozac (Jeff Blackler/REX/REX/SIPA)Du Prozac (Jeff Blackler/REX/REX/SIPA)
 

Dans la famille "Les Repentis de Big Pharma", voici John Virapen, ancien directeur de la firme Eli Lilly en Suède, qui a rédigé dans sa soixante-quatrième année une confession professionnelle peu ordinaire. Par une ironie du destin, son livre est sorti en France jeudi 17 avril, au lendemain  de la mort de Jacques Servier.

"Depuis des années parfois aux premières heures du jour des silhouettes fantomatiques m’apparaissent en rêve, écrit-il en préambule. Elles se tapent la tête contre les murs ou s’entaillent les bras et la gorge a coups de rasoir. J’ai maintenant compris que j’avais indirectement contribué a la mort de personnes dont les ombres me hantent.

Je n’ai évidemment tué personne directement, mais aujourd'hui je ne peux pas ne pas me sentir responsable en partie de ces morts. J’ai été un instrument, un exécutant, mais consentant, aux mains de l’industrie. […] J’ai été certes manipulé, mais sans me poser de questions. J’ai vendu mon âme au diable."

Le cas du Prozac

D’origine indoue et fils de pêcheur illettré de la Guyane britannique, l’auteur de ce mea culpa glaçant est entré dans l’industrie pharmaceutique, en 1968, par la toute petite porte. En acteur habile de ce qui ne s’appelle pas encore marketing, John Virapen est déjà en 1981 directeur des ventes de la firme Eli Lilly pour la Suède.

Il raconte les petits pactes inavouables qui se scellent dans ce milieu feutré, et la main mise des firmes sur les leaders d’opinion, ces grands professeurs renommés et gardiens de la doxa. Ainsi l’entre eux, spécialiste du traitement de la douleur et expert au ministère de la santé, recevait-il de Lilly un salaire fixe, moyennant conseil, relecture de brochures et autres conférences.

On faisait surtout appel à lui en cas d’attaque contre nos produits dans les médias, souvent à propos d’effets secondaires. Il écrivait immédiatement des articles en notre faveur dans les journaux médicaux. Le microcosme médical était rassuré, la grande presse n’en parlait plus."

En 1986, pour le lancement de la fluoxétine d’Eli Lily, molécule d’or baptisée Prozac qui sera jusqu’à expiration du brevet en 2001 l’antidépresseur le plus prescrit au monde, John Virapen va commettre ce qui le hante au petit matin : avoir aidé à promouvoir un médicament dont il connaissait –déjà- l’impact suicidaire (pour les effets secondaires réels des psychotropes, voir le site de veille sanitaire indépendant de David Healy, chercheur à l’université de Cardiff RxiSK.org) et dont la supériorité sur le placébo n’est toujours pas établie en 2014.

Mais pour l’heure, tandis qu’au siège on organise le plan com’ qui fera de la dépression une maladie couramment diagnostiquée dans tous les pays riches, les satrapes de Lilly s’affairent dans les capitales afin d’obtenir pour le Prozac une autorisation de mise sur le marché.

Comment des suicidés ont disparu

A Stockholm, John Virapen sait qu’un expert indépendant a été officiellement désigné pour émettre un avis. Le nom du professeur est confidentiel, pour tenir éloignés les lobbies justement. John Virapen veut savoir. Il n’y a dans toute la Suède que cinq experts psychiatres suffisamment qualifiés pour avoir été sollicité par l’Etat.

L’un fait partie des autorités de santé ; ça ne peut être lui. Pour les quatre autres, il va agir en profiler et demander à ses visiteurs médicaux de se renseigner, discrètement. Après quelques semaines de ce maillage discret, l’expert est repéré : c’est Pr Z., à Göteborg. "J’entrepris d’étudier le Pr Z. de plus près. Il aimait la voile. Je m’achetai un livre sur la voile." Virapen l’appelle, et parvient à l’inviter à dîner.

Un facteur a joué en ma faveur, je n’aimais pas le Pr Z, poursuit-il. Une réelle sympathie rend les manipulations plus difficiles. On n’aime pas piéger une personne qu’on apprécie. On ne veut pas obliger quelqu’un qu’on aime à franchir les frontières de la légalité. Le fait de ne pas aimer était donc un atout."

Un deuxième dîner va sceller leur entente. "L’argent est toujours utile", répond l’expert indépendant quand son hôte lui demande ce qui ferait accélérer son affaire. Le lendemain, Virapen appelle le bureau de Lilly à Copenhague, qui supervise les pays du Nord, explique qu’il faut 100.000 couronnes pour obtenir une autorisation rapide, soit 20.000 dollars. "Le bureau de Copenhague consulta celui de Genève. Cela prit 24 heures. Puis je reçus un appel :'John, faites tout ce qui vous semble nécessaire.'"

L’expertise du Dr Z. en fut quelque peu orientée. Dans le dossier initial, voici un exemple de ce qu’on pouvait lire : "Sur dix personnes ayant pris le principe actif, 5 eurent des hallucinations et firent une tentative de suicide dont 4 avec succès." A la place on lisait désormais : "Les 5 derniers ont présentés divers effets secondaires." Escamotés, les suicidés sous Prozac, au cours de la phase d’expérimentation.

Au dessus des lois ? Au dessus des Etats ?

Ce témoignage paraît un mois après celui de Bernard Dalbergue,(1) ancien cadre de chez Merck ; un an après l’ouvrage de Julie Wasselin qui fut pendant trente ans visiteuse médicale (2); et dix ans après que Philippe Pignarre, ancien de chez Synthelabo et lanceur d’alerte avant l’heure, a publié "Le Grand secret de l’industrie pharmaceutique" (3). Tous démontrent que la santé est depuis trente ans une affaire de business et de marketing sur fonds de désinformation aux conséquences criminelles.

La confession de John Virapen a été traduite par Philippe Even, qui poursuit ainsi un travail de recadrage entrepris en 2005, soit cinq ans avant le scandale Servier, avec sa traduction du livre Marcia Angell, rédactrice en chef démissionnaire du prestigieux "New England Journal of Medecine" (NEJM), "La vérité sur les compagnies pharmaceutiques" (4).

Etrangement, ces révélations ne suscitent pas l’effroi et les révolutions qu’elles devraient. Comme si la pharmaco-délinquance était une fatalité, et l’industrie du médicament une organisation impossible à contrôler, au dessus des lois, au dessus des Etats.

Anne Crignon - Le Nouvel Observateur

(1) "Omerta dans les labos pharmaceutiques", Avec Anne-Laure Barret, Flammarion
(2) "Le quotidien d’une visiteuse médicale", L’Harmattan.
(3) Editions La Découverte
(4) Editions du Mieux Etre

 

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http://www.cherche-midi.com/theme/Medicaments_effets_secondaires_:_la_Mort-John_VIRAPEN_-9782749136219.html

 

 et aussi :

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https://www.pulaval.com/produit/remedes-mortels-et-crime-organise-comment-l-industrie-pharmaceutique-a-corrompu-les-services-de-sante

 

 

 

 

 

 

30/11/2015

Lobby Planet Paris : cartographie d’une COP21 sous influence

 

L’Observatoire des multinationales publie conjointement avec plusieurs partenaires français et européens Lobby Planet Paris COP21, un guide des lobbies économiques qui tentent d’influencer la Conférence climat.

Le gouvernement français a décidé d’entraver la mobilisation de la société civile en vue de la Conférence climat en interdisant les manifestations sur la voie publique. Mais les multinationales et les lobbies économiques, elles, pourront continuer à s’en donner à cœur joie. Leur influence n’a cessé de s’accroître dans les discussions internationales sur le climat au fil des années, et la COP21 ne fera pas, loin de là, exception à la règle. Le secteur privé y sera omniprésent, au Bourget et Paris, dans l’enceinte même des négociations, dans ses coulisses, et à travers de multiples événements en dehors. Dans le contexte sécuritaire créé par les attentats qui ont frappé Paris, cette influence pourra s’exercer sans véritable contrepoids de la société civile.

Pour permettre aux citoyens, aux journalistes et aux militants de mieux s’y retrouver dans cette grande foire d’influence et de défense des intérêts économiques établis, l’Observatoire des multinationales, conjointement avec l’Aitec, Attac France, le Corporate Europe Observatory et le Transnational Institute, publie un « Lobby Planet Paris spécial COP21 » (à télécharger ici) : un petit guide de l’influence des « criminels du climat » et de leurs lobbies dans le cadre de la COP. Organisé par thème, assorti de cartes pointant les principaux lieux d’influence autour de la Conférence, cet ouvrage présente les grandes entreprises, les institutions financières, les organisations internationales et les associations professionnelles mobilisés pour promouvoir le point de vue des milieux économiques sur le climat.

Qu’attendent les entreprises et que redoutent-elles de la COP ? Pourquoi le gaz, de plus en plus promu par les géants des énergies fossiles comme une « solution », n’est pas moins problématique que de brûler du charbon ? Pourquoi la société civile dénonce-t-elle les « fausses solutions » promues par les entreprises ? En quoi un « prix mondial du carbone », basé sur les fonctionnements du marché, et revendiqué par les milieux économiques, ne suffira-t-il pas à répondre à la crise climatique ? Pourquoi les sponsors de la COP21 sont-ils problématiques ? Quels sont les liens entre l’enjeu climatique et les projets actuels d’accords de libre-échange ? Comment les lobbies essaient-ils concrètement de peser sur la Conférence ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce petit ouvrage de 36 pages.

La COP des multinationales

Le gouvernement français affiche depuis plusieurs mois son intention de faire de la COP21 la « COP des solutions ». Elle sera surtout la « COP » des multinationales. Cette année, la plupart des grandes entreprises, y compris dans le secteur de l’énergie, affiche une attitude plus positive à l’égard de l’enjeu climatique, loin de leur image passée de réticence – voire de résistance – face à l’urgence de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.

Ces firmes ont-elles réellement changé, ou continuent-elles au fond à défendre les mêmes positions, sous un léger vernis vert ? Une autre publication du Corporate Europe Observatory (également partie prenante du Lobby Planet) détaille les ingrédients de la « mauvaise cuisine climatique » que les multinationales concoctent pour la COP : une recette cuisinée à base de croissance économique et de compétitivité à tout prix, d’une bonne dose de gaz présenté comme une « énergie propre », d’un zeste de marché avec le « prix mondial du carbone » comme solution miracle, et servie en compagnie de « fausses solutions » technologiques plus ou moins hypothétiques. Un plat finalement très allégé en véritable transition énergétique, repoussé aux calendes grecques.

Le gouvernement français et les organisations internationales sont en tout cas prêt à y goûter. Cela se vérifie dans le choix de leurs convives : faire appel aux entreprises pour sponsoriser la COP21, y compris des firmes impliquées dans des activités très polluantes comme le charbon. Cela se vérifie dans le choix d’accueillir au Bourget, juste à côté du lieu des négociations, un espace commercial destiné à permettre aux entreprises de présenter leurs « solutions ». Cela se vérifie aussi dans le nombre d’événements dédiés aux entreprises ou aux « collaborations » entre public et privé organisés en marge de la COP, comme le salon Solutions COP21 (lire notre enquête).

Les multinationales occuperont aussi une place de choix dans l’« agenda des solutions » que le gouvernement français propose d’annexer à un futur accord international conclu à Paris. Or cet agenda des solutions n’inclut aucun garde-fou ni aucun critère sur ce qui constitue véritablement une « solution » pour le climat : toutes les entreprises, même les plus polluantes, peuvent y inscrire leurs initiatives, même les plus modestes ou les plus controversée. Après y avoir découvert avec effarement la présence de Total et d’autres majors pétrolières, ainsi que des projets d’« agriculture climato-intelligente », les ONG ont écrit à François Hollande pour lui demander leur exclusion de l’« agenda des solutions » [1]. Sans succès.

Lobby tours

Parallèlement à la publication du « lobby planet », des « lobby tours » seront également organisés : promenades commentées à La Défense ou dans le VIIIe arrondissement sur les traces des entreprises, cabinets de lobbying, associations professionnelles et organisations internationales qui placent leurs intérêts privés au dessus de l’avenir climatique.

Deux lobby tours sont proposés le 30 novembre et le 7 décembre à 11h30. Le jeudi 3 décembre à 11h30 aura lieu un « lobby tour » spécialement dédié aux entreprises nominées au « prix Pinocchio du climat », dont les résultats seront annoncés le même soir.

Les inscriptions pour ces lobby tours (durée : environ une heure et demie) se sont par courriel à l’adresse cop.lobbytours@corporateeurope.org.

- À lire : Lobby Planet Paris, Spécial COP21. Criminels du climat et marchandisation de la COP21 (français, pdf). Version anglaise ici.

[1Lire le compte-rendu du Monde.

 

Source : http://multinationales.org/Lobby-Planet-Paris-cartographie-d-une-COP21-sous-influence

 

 

27/11/2015

Ces 28 banques systémiques en situation de créer un cataclysme financier mondial

François Morin et Olivier Berruyer tirent la sonnette d'alarme à propos de cet oligopole constitué de 28 banques systémiques "en situation de mettre en faillite l'ensemble du système financier mondial"

 

 

François Morin : l’oligopole bancaire, une « hydre mondiale » (Mediapart, le 15 juillet 2015)

 

 

« 28 banques gouvernent le monde », accuse François Morin. Revenant sur le pouvoir de cet oligopole mondial, l’économiste propose d’abattre cette hydre et de redonner le pouvoir de la monnaie aux États. (voir la liste de ces banques systémiques - pour la France : BNP Paribas, Crédit Agricole, Banque Populaire CE et Société Générale)

 

28 banques définies par le G20 à Cannes en 2011 comme étant systémiques, c’est-à-dire ayant la possibilité si elles font faillite de créer un krach mondial, pas simplement financier mais aussi économique. Ces banques sont de taille tout à fait gigantesque. (...) Le total des bilans de toutes ces banques est équivalent au total de la dette publique mondiale.
Donc des Etats faibles, endettés, face à une force phénoménale...
 
Il s’agir d’un oligopole qui occupe des positions dominantes sur les plus grands marchés de la finance globalisée ; par exemple ils occupent des positions dominantes sur le marché des changes (5 d’entre eux détiennent 51% des transactions sur le marché des changes), mais aussi sur les marchés obligataires, sur les marchés interbancaires, sur les marchés des produits dérivés... on retrouve toujours ces 28 banques dans des positions extrèmement dominantes sur ces marchés.
 
Ces banques dominent ces marchés mais aussi s’entendent entre elles, ont des comportement collusifs de façon régulière. C’est pour ça que cet oligopole est devenu aujourd’hui extrèmement dangereux pour la planète.
 
Manipulations en bande organisée sur des grands marchés (libor, marché des changes et bien d’autres).
 
Les amendes récentes ne dissuadent pas ce comportement collusif.
 
Les Etats sont otages du système financier.
 
Ces grandes banques ont été à l’origine de la crise financière de 2008...
Tous ces prêts toxiques se sont transformés en dette publique...
 
On a des politiques restrictives parce que les Etats ne maîtrisent pas leur monnaie, ne sont plus souverains en matière monétaire.
Les régulateurs financiers ont imposé aux banques des mesures presque superficielles. On a demandé aux banques de relever légèrement leurs capitaux propres (...) mais ce relèvement a été tout à fait minime...
 
On n’a pas cherché avec des lois de séparation à isoler leurs activités financières des activités de crédit. Fondamentalement ces logiques financières sont dangereuses à cause de l’énormité de ces produits financiers particuliers qu’on appelle des produits dérivés, qui ont été à l’origine de la précédente crise...
 
Toutes les conditions sont réunies pour qu’on ait un prochain cataclysme financier, qui peut survenir soit à travers le défaut d’un Etat, soit à travers le défaut d’une grande banque systémique, soit aussi avec des phénomènes de bankrun...
 
On a libéralisé de très grands marchés financiers, de très grands marchés monétaires, on a libéralisé les taux de changes, on a libéralisé les marchés de taux d’intérêts (...), ça a créé cette immense industrie de produits dérivés (hautement spéculatifs) qui aujourd’hui crée de l’instabilité permanente dans le système... En plus les Etats se sont déssaisis de la création monétaire (...) Ils se sont démunis complètement et on a créé à la place cet oligopole qui est aux manettes avec les banques centrales pour gérer ce processus. 
 
Il faut que les Etats se mettent d’accord sur un nouveau système monétaire international, où ils reprennent la main sur la création monétaire, mais dans un cadre international, pas seulement européen... Un nouveau Bretton-Woods...

 

 

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François Morin : "28 banques ont la capacité de déstabiliser le système monétaire et financier... (France 24, le 30 juillet 2015)

 

 

À l’heure où les États s’interrogent sur leur endettement et sur les risques d’une nouvelle crise bancaire, Caroline de Camaret reçoit François Morin l’auteur de "L’hydre mondiale" (Ed. Lux).


Économiste et professeur émérite de sciences économiques à l’Université Toulouse, François Morin connaît le système bancaire de l’intérieur, en tant qu’ancien membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d’analyse économique.
Dans son ouvrage, l’économiste accuse 28 banques de "gouverner le monde" et d’avoir "la capacité de déstabiliser le système monétaire et financier mondial".

Visitez notre site :
http://www.france24.com

 

 

Un bilan total de 50 000 milliards de dollars pour ces banques systémiques...

Les Etats sont dans une situation beaucoup plus difficile qu’en 2007-2008...

Il faut revenir aux causes de la crise financière.

 

 

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Des banques (systémiques) en situation de mettre en faillite l’ensemble du système financier mondial (BFM business, le 5 novembre 2014)

 

 

Le 5 novembre, Olivier Berruyer s’est penché sur la notion de banques systémiques dans Les Experts présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.

 

La banque française la plus exposée sur les marchés dérivés, c’est BNP. Elle a 1800 milliards de bilan ; elle a 70 milliards de fonds propres... Une fois qu’on a dit ça, qu’est-ce qu’on fait ? Il faut diminuer le risque, il faut empêcher le risque...

 

 

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Le 24 novembre 2014, Olivier Berruyer : Les banques centrales prennent des risques de plus en plus sidérants

 

 

"quand vous allez voir un reset des marchés financiers historique... L’Armaggedon... C’est comme ça que ça se passe depuis 2 ou 3 siècles..."

 

Source : Agoravox

 

 

 

Le ministre de l’Intérieur perd ses nerfs, confond et assimile le mouvement associatif au terrorisme

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme


Après avoir interdit les manifestations citoyennes autour de la COP21, voici que le ministre de l’Intérieur assigne à résidence M. Joël Domenjoud, en charge de la « legal team » de la coalition au motif qu’il ferait partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP. M. Domenjoud est tenu de pointer trois fois par jour au commissariat.

Si l’on avait besoin d’une confirmation que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques, cette mesure en attesterait tant elle révèle que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante.

Comme nous l’avions craint, l’état d’urgence s’accompagne de mesures de plus en plus arbitraires.

D’ores et déjà nous demandons la levée immédiate de l’assignation à résidence de M. Joël Domenjoud.

 

Paris, le 26 novembre 2015

 

 

Voir aussi l'article dans Libé : http://www.liberation.fr/france/2015/11/26/cop21-un-militant-de-la-coalition-climat-assigne-a-residence_1416493

 

 

 

 

22/11/2015

Birmanie: les mines de jade, un "pillage" équivalent à la moitié de la richesse nationale

Pour comprendre que les 90 morts en Birmanie là, ce n'est pas un accident.........

 

Hpakant (Birmanie) (AFP) - La Birmanie a vendu sur le marché mondial en 2014 près de 27,5 milliards d'euros de jade, dix fois le chiffre officiel selon un rapport publié vendredi. La population assiste quant à elle, impuissante, au pillage de ses ressources naturelles à coups de pelleteuses.

"Ici, c'est chez nous", s'insurge Daw Kareen, habitante de la région minière de Hpakant, dans le nord de la Birmanie, montrant en contrebas les bulldozers grignotant la falaise sur laquelle est perché son village. Les éboulements ont déjà emporté plusieurs habitations.

"Nous avons essayé de les arrêter", explique à l'AFP cette femme de 44 ans, dénonçant le fait que la police et l'armée "vivent sous le contrôle" des grosses compagnies minières.

La somme avancée par l'ONG Global Witness pour le marché du jade représente près de la moitié du Produit intérieur brut (PIB) de ce pays qui reste l'un des plus pauvres d'Asie du sud-est, en dépit d'une forte croissance depuis l'ouverture de l'ex-Etat paria en 2011.

Rien que vers la Chine, selon les chiffres officiels de Pékin, plus de 12 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) de jade birmane ont été importés en 2014, souligne Global Witness, dénonçant un "possible plus grand pillage de ressources naturelles de l'Histoire moderne".

La région des mines de Hpakant, berceau du jade, est accessible au bout d'une route escarpée.

Malgré les réformes, le plus grand secret continue d'entourer ce marché du jade, qui reste la chasse gardée des vieilles élites.

La population est confrontée à une extraction intensive par les grandes compagnies minières, à coups de pelleteuses dans les falaises au-dessus desquelles sont construits leurs villages.

Depuis plusieurs mois, à l'approche des élections, le ballet des pelleteuses s'est intensifié dans la région de Hpakant, afin d'extraire le maximum de jade avant que le vent ne tourne, témoignent habitants et acteurs du secteur.

L'opposante Aung San Suu Kyi a en effet promis de lutter contre la corruption et l'opacité de l'économie, une fois la probable victoire de son parti aux législatives du 8 novembre.

 

- 'L'enfer sur Terre' -

 

Autrefois terre de jungles luxuriantes, la région de Hpakant est désormais constellée de collines à nu, à force de multiplier les carrières.

Des dizaines d'habitants tentant de trouver du jade dans les remblais laissés par les pelleteuses des grosses compagnies minières sont morts dans des éboulements de terrain, rien que ces derniers mois, selon les ONG.

Ces drames de la pauvreté sont parfois mentionnés dans la presse locale, sans que rien ne change dans la vie de ces légions de mineurs illégaux, tentant leur chance dans les mines à la nuit tombée.

"C'est l'enfer sur terre", témoigne un travailleur social souhaitant garder l'anonymat.

Mais dans la région de Hpakant, les mineurs illégaux risquant leur vie au quotidien s'accrochent à leur rêves de fortune.

"Si je creuse tous les jours dans ce trou, j'espère un jour devenir riche", explique Thein Zaw Win, jeune mineur de 20 ans ayant fuit la misère des plaines du centre de la Birmanie.

Car dans les boutiques clinquantes de Pékin ou de Hong Kong, le jade, dit "pierre du paradis" , est un symbole de vertu qui se vend très chère.

L'engouement des Chinois pour la précieuse pierre aux diverses nuances de vert accélère la déforestation de cette région septentrionale de l'Etat Kachin.

"Dans 50 ans, nous irons voir notre jade exposée en Chine", se désole un marchand de jade, alors que selon Global Witness, jusqu'à 80% de la précieuse pierre verte est directement sortie de Birmanie, en toute illégalité, notamment par la région des mines de Hpakant, en Etat Kachin, frontalière de la Chine.

Lors de sa récente visite électorale dans la région, la candidate Aung San Suu Kyi n'a pas poussé jusqu'à Hpakant. Mais ses promesses de lutte contre l'opacité de l'économie font rêver les habitants. "Je veux vraiment un gouvernement qui se soucie de nous", explique Daw Kareen.

D'autant plus que le marché du jade nourrit les combats qui se poursuivent dans cette région, située en Etat Kachin.

Le jade est aussi une source importante de revenus pour l'Armée d'indépendance kachin (Kachin Independence Army, KIA), un des groupes armés ethniques les plus actifs dans ses combats avec le pouvoir central.

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20151023.AFP4102/birmanie-les-mines-de-jade-un-pillage-equivalent-a-la-moitie-de-la-richesse-nationale.html

 

 

19/11/2015

La vraie valeur de l'argent

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(c)Agence brésilienne JWT pour le magazine brésilien Gazeta Mercantil

16/11/2015

Brazilian FUKUSHIMA - Désastre du Rio Doce - un "peu" passé inaperçu...

 

 

28/09/2015

Oh mon mégot oh oh oh ! C'est le plus beau des mégots...

Par Thyeff in Le Lot en Action

 

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Les cigarettes sont nocives pour la santé. Elles le sont aussi pour la planète. Chaque année en France, 72 milliards de mégots sont disséminés dans la nature. Or, ce sont des déchets qui polluent les villes, la flore et la faune, en particulier le milieu marin. Différentes solutions pour réduire leur impact sur l’environnement ont été proposées, sans grands résultats. Sensibiliser les fumeurs à cette pollution semble être le meilleur moyen.    

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

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On estime à 845000 tonnes le poids total des mégots jetés chaque année. Aux États-Unis, ils représentent 30 % du total des déchets. Contrairement à ce que pensent de nombreux fumeurs qui trouvent complètement normal de jeter n’importe où leurs mégots, ces derniers ne sont pas biodégradables. Ils sont juste photo-dégradables et la matière première ne disparaît pas complètement : elle se dilue au contact de l’eau ou du sol. Les mégots envahissent les villes, où les jeunes enfants et les animaux domestiques peuvent les ingérer. Ils terminent souvent leur vie dans les océans, du fait du parcours des égouts. Ils représentent 40 % des déchets présents dans la mer Méditerranée, polluant les eaux. En effet, ces filtres ont absorbé une partie des 4000 substances nocives présentes dans la cigarette*, qui se retrouvent dans l’eau, menaçant la faune et la flore. Une étude a montré qu’un seul mégot contenait suffisamment de poison pour tuer la moitié des petits poissons mis dans un litre d’eau en seulement 96 heures.

 

Pour réduire cette pollution, plusieurs solutions ont été envisagées par l’industrie du tabac, qui craignait qu’on l’oblige à terme à prendre en charge le coût du ramassage et de l’élimination des mégots. Première idée : créer des filtres biodégradables, en remplaçant l’acétate de cellulose par un autre composé. Les essais menés n’ont pas été concluants. En outre, ces filtres biodégradables inciteraient les fumeurs à jeter leurs mégots ! Deuxième idée: la distribution de cendriers portables et l’installation de cendriers permanents dans les villes. Cela n’a pas non plus réglé le problème car jeter son mégot par terre reste une habitude bien ancrée pour la plupart des fumeurs. Les industriels ont donc tenté d’éduquer les fumeurs en mettant en place des campagnes pour les inciter à jeter leurs mégots dans des endroits appropriés et en soutenant des associations de nettoyage des rues.

Le message est difficile à faire passer, les fumeurs acceptant difficilement ce nouveau reproche. Les autorités tentent également de réduire cette pollution. Aux États-Unis, des municipalités comme San Diego ont interdit de fumer sur les plages. Cela a permis de faire baisser le nombre de mégots abandonnés dans le sable mais pas de régler le problème en entier.

Mais comment réduire vraiment l’impact environnemental ?

Mettre des messages sur les paquets de cigarette expliquant que les filtres sont toxiques et non biodégradables ? Si la mention « Fumer tue » n'arrête pas les fumeurs, il est fort à parier qu'ils se gausseront de cette nouvelle injonction. Un système de consignes sur les mégots de cigarettes ? Bien difficile à mettre en place. Des amendes pour les fumeurs jetant leurs mégots sur la voie publique ? Des taxes sur les cigarettes, classées comme produit polluant, qui serviraient à financer les coûts du recyclage ? Faire payer aux industriels du tabac le coût de traitement - ramassage et élimination - de ces déchets ? Dernière option, la plus radicale : interdire la vente de filtres de cigarette ? La meilleure solution semble quand même être la sensibilisation des fumeurs à cette pollution. Reste à trouver le bon ton pour les convaincre sans les culpabiliser. Bref, beaucoup de pain sur la planche...

 

 

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* Composition de la cigarette : http://goo.gl/GcfRfC

Site Consoglobe : http://goo.gl/PvbBfq

 

 

 

 

25/09/2015

Erri De Luca ou l’usage de la parole

                 

Par Robert Maggiori 23 septembre 2015 à 19:26

 

L'écrivain italien Erri De Luca, en 2008.Zoom L'écrivain italien Erri De Luca, en 2008. Photo AFP

Cela fait toujours froid dans le dos d’entendre qu’un écrivain puisse, dans une société démocratique, aller en prison pour avoir fait des «déclarations». En septembre 2013, dans une interview au site italien de l’Huffington Post, l’écrivain Erri De Luca, militant d’extrême gauche, écologiste de toujours, avait déclaré : «La TAV doit être sabotée.» La TAV, c’est la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, qui, depuis plus de vingt ans, est au centre du débat public en Italie : les gouvernements successifs ont maintenu le projet, en voie de réalisation, malgré la très forte opposition des habitants du Val de Suse. De très nombreuses manifestations ont eu lieu, parfois très violentes, avec des blessés parmi les forces de l’ordre et les opposants.

La déclaration de l’écrivain napolitain s’inscrivait dans ce contexte. De Luca n’a évidemment tué personne, blessé personne, n’a commis aucun acte délictueux. «Je n’ai jamais fait l’exaltation du sabotage, précisera-t-il. J’ai simplement dit que cette entreprise en Val de Suse doit être sabotée», parce que «inutile et nocive». Il a été accusé d’istigazione a delinquere, d’«instigation à commettre des actes de délinquance», d’«incitation au sabotage» – accusation qui pouvait lui valoir cinq années d’emprisonnement.

Au cours de la quatrième audience du procès, lundi, les procureurs Andrea Padalino et Antonio Rinaudo ont requis une peine de huit mois de prison, considérant que de nombreuses nouvelles attaques contre le chantier de la TAV avaient été lancées après les déclarations de l’écrivain (en sous-entendant l’existence d’un lien de cause à effet) ; que les paroles de De Luca, en raison de sa notoriété internationale, avaient un «poids déterminant dans le mouvement» (le mouvement No TAV) et par là impliquait sa responsabilité pénale ; mais également en reconnaissant, comme circonstances atténuantes, que l’auteur de Montedidio (prix Fémina 2002) avait eu une attitude exemplaire durant les procès et ne s’était soustrait à aucune question.

Nombre d’hommes politiques ou de responsables du projet de la TAV ont incité à «ne pas saboter la grande vitesse ferroviaire». Erri De Luca était d’opinion contraire : il voulait que l’on entravât le projet, qu’il ne pût être réalisé. Si le zèle accusatoire du parquet de Turin s’est affaibli entre la première et la quatrième audience (de cinq ans à huit mois de prison : verdict le 19 octobre), reste qu’il est impossible d’accepter qu’un écrivain – le plus doux des hommes au demeurant – finisse en prison pour avoir exprimé une opinion. «J’étais pour la quatrième fois dans cette salle de tribunal où mes paroles constituent le chef d’accusation, j’étais là à les défendre et à les répéter. Elles, mes paroles, sont à l’abri des condamnations, des détentions. Elles sont là, éparses dans les rayons de bibliothèque, elles sont prononcées en plein air au cours de centaines de rendez-vous au cours desquels les lecteurs décident de témoigner de leur soutien en les lisant à haute voix, en y mettant leur souffle et leurs pulsations. Si sur elles s’abattait une condamnation pénale, j’en assumerais la charge, moi qui suis leur porteur. Elles, mes paroles, restent et resteront libres de circuler.»

Robert Maggiori
 
 Source : http://next.liberation.fr/livres/2015/09/23/erri-de-luca-...
 
 
 
 
 
 
 

14/09/2015

Démonstration sur le terrain qu'il ne manque pas d'eau dans la vallée du Tescou

 

Lisle sur Tarn, 11 septembre 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Démonstration sur le terrain qu'il ne manque pas d'eau

dans la vallée du Tescou

 

De mi-juillet à début août 2015, des partisans du projet de barrage de Sivens, notamment les FDSEA 81 et 82 et l’association Vie Eau Tescou ont mené des actions médiatiques pour faire croire que la vallée du Tescou manquait d’eau et que les agriculteurs « crèveraient » si le barrage de Sivens ne se faisait pas. Le Collectif organisait ce jour une visite de terrain avec des journalistes pour leur permettre de constater par eux-mêmes une situation très différente de l’état des réserves d’eau et des cultures. L’argumentation du Collectif s’est également appuyée sur des photos du niveau des réserves d’eau prises par ses membres entre les 29 juillet et le 16 août 2015.

 

Comme les experts missionnés par la Ministre l’ont reconnu dans leurs rapports, il existe déjà un stockage d’eau très important sur le bassin du Tescou : ils estiment le nombre de plans d’eau « de 185 à 198 aujourd’hui selon les sources pour une capacité cumulée de 4,3 Mm3 » et qui « captent les eaux de ruissellement et interceptent 32 % du bassin versant ». S’y ajoute le barrage de Thérondel pour 0.8 Mm3 soit un stockage existant de 5.1 Mm3. Mais surtout, les experts ont identifié que plus de 2,3 Mm3 stockés dans ces plans d’eau n’étaient pas utilisés en moyenne chaque année (rappel : le projet de barrage de Sivens était de 1.5 Mm3). L’enquête photographique menée par le Collectif cet été confirme l’analyse des experts. Sur les 31 retenues visitées, ¼ étaient totalement pleines, ¼ pleines entre 70 et 95%,  ¼ autour de 40% et 65% et le dernier quart presque vide (entre 10 et 35 %). Ceci fait un taux moyen de remplissage de 66 % (entre 62 et 70 %).

 

Même en aval, malgré la sécheresse, les réserves d’eau restaient abondantes. Le lac du barrage de Thérondel était encore rempli à 80% à la date du 9 août ! La quantité d’eau stockée sur le bassin (à l’aval comme à l’amont) est donc supérieure aux besoins des agriculteurs, même lors d’un été sec et chaud comme en 2015. Cette offre d’eau stockée ne correspond plus à la demande, certains propriétaires et/ou irrigants n’utilisent plus leur eau alors que des voisins en ont besoin. C’est cela qu’il faut résoudre plutôt que de sacrifier des terres agricoles, une zone humide et beaucoup d’argent public en voulant créer plus de stockage. Les FDSEA 81 et 82 doivent accepter d’étudier sérieusement cette solution de bons sens pour lever collectivement les obstacles à sa mise en œuvre.

 

Contrairement aux propos mensongers de certains pro-barrages, la sécheresse n’a pas entraîné de mortalité piscicole anormale. Lorsque le débit est naturellement bas dans le Tescou durant l’été, les poissons vivent dans les parties les plus profondes et s’adaptent à ces conditions difficiles. Les pêches électriques menées ces dernières années par la FDPPMA 81 (mai 2014, juin 2015) démontrent une présence d’espèces aquatiques diversifiées et nombreuses.

 

Le 5 août 2015, lors de leur barrage filtrant sur la D999, des agriculteurs pro-barrages ont montré quelques parcelles de cultures en mauvaise état pour faire croire que les rendements, et donc l’avenir des fermes de la vallée, étaient condamnés en l’absence de barrage à Sivens. Là aussi, il suffit de parcourir la vallée du Tescou pour observer que les cultures sont dans un état tout à fait correct, très loin des  parcelles « témoins » volontairement choisies (et mal travaillées pour la démonstration ?) par ces probarrages. Lors de cette opération de propagande, la parcelle de maïs « témoin », très asséchée, était située à 100 m de la réserve d’eau du même propriétaire et qui a été presque pleine tout l’été et l’est encore…

 

La crise que vit une majorité d’éleveurs montre bien que ce qui assure l’avenir d’une ferme est bien le revenu net que tire l’agriculteur de sa production. Des bons prix pour des productions diversifiées sur la ferme permettent aussi d’absorber des aléas climatiques. A Sivens comme ailleurs, le soutien public ne doit donc pas être accaparé par une minorité d’agriculteurs pour garantir leurs rendements. Seules des politiques publiques visant des prix rémunérateurs permettront de revenir à des fermes nombreuses et diversifiées sur le territoire. Les conseils départementaux et régionaux peuvent agir en soutenant les filières locales notamment pour fournir la restauration collective publique dont ils sont les acheteurs (collèges et lycées).

 

Des produits locaux et biologiques dans les écoles, les hôpitaux, etc, voilà un des leviers indispensables pour résoudre les crises agricoles et alimentaires. Plus globalement, en 2050, les neuf milliards d’êtres humains qui peupleront la planète pourraient se nourrir grâce à l’agriculture biologique. Celui qui l’affirme présentera ses arguments scientifiques lors d’une conférence publique à Lisle sur Tarn le lundi 21 septembre à 20h45 (salle des fêtes, place de la Mairie). Auteur d’ouvrages de références, Marc Dufumier est un agronome de réputation mondiale qui a observé en France et dans le monde le bon fonctionnement des systèmes agro-écologiques et les dysfonctionnements des systèmes " productivistes ". Dans la perspective des discussions qui vont bientôt se tenir sur le projet de territoire du bassin du Tescou, le Collectif invite les agriculteurs de la vallée et tous les habitants du bassin à venir à cette conférence et à débattre avec ce scientifique.

 

Plus de détails...

 

Rapport de synthèse de l'enquête menée par le Collectif

 

Carte interactive des retenues + photo du barrage de Thérondel le 9/8/15

Après ouverture, grossir l'image et cliquez sur les pastilles vertes pour voir la photo de la retenue correspondante.
Certaines pastilles ont un petit nuage.
En cliquant dessus, vous accédez une photo de l'environnement de la retenue 

 

Carte des retenues référencées sur le plan de la vallée du Tescou (3 pages A3)

Ce fichier vous permet d'imprimer une carte en A3

(entre l’aval du projet de barrage de Sivens

et la confluence du Tescou

avec le Tescounet)

 

Photos des retenues visitées

avec, à droite de la photo, sa référence (sur le plan)

et la date de prise de la photo.

 

 

14/08/2015

Alors ?

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Trouvez le menteur...

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23/07/2015

"Nous allions à Kobanê refleurir les espoirs détruits, construire une bibliothèque, un parc pour les enfants.[...] Je ne suis pas bien, je ne serai pas bien, ne soyez pas bien !"

 

je partage ce message reçu aujourd'hui, n'en connais pas directement l'auteur et le mets tel quel pour que ça se sache, je n'ai pas mis les photos des victimes, qui ne suivent pas au copier-coller :
 
"Le 20 juillet, dans l'Est de la Turquie, une bombe explose. 31 morts. La révolution du Rojava ensanglantée.
La plupart des médias français n'en n'ont même pas parlé, faute de temps entre le reportage sur « les arnaques de l'été » et celui sur Paris plage. Et c'est peut être mieux car ceux qui en ont parlé ont évoqué un attentat « contre Erdogan et la Turquie » (RFI).
Comment expliquer ensuite les manifestations de colère qui ont suivit cet attentat ? Les « Etat islamique assassin, AKP complice » ?  Et la répression qui s'en est suivi ? Expliquer quoi ? Pas le temps

Des journalistes un tant soit peu sérieux auraient parlé non pas d'un attentat contre le gouvernement turc, mais contre l'opposition, la gauche radicale pro-kurde.

Car à Suruç, les 31 victimes n'étaient pas membres du gouvernement. Ni même des passagers d'un bus pris au hasard d'un attentat aveugle .
Il s'agissait de 31 militants, en majorité jeune, qui récoltaient des  vêtements et des jouets pour les enfants dans le cadre de la reconstruction de Kobanê.
Ils s'étaient réunis à  Suruç, dans le sud-est de la Turquie, pas loin de Kobanê, avec 300 autres militants de différentes sensibilités,  à l’appel de la Fédération Sosyalist Gençlik Derneği (Association de la Jeunesse Socialiste) pour aller à Kobanê participer à sa reconstruction.

A midi, à l'heure du repas, une « bombe humaine » s'est fait explosée lors de la conférence de presse de cette initiative.

Merve Kanak écrit, depuis Suruç :
« Ils ont tué les gens avec lesquels on a chanté dans le bus. Ils ont tué les gens avec lesquels on a dansé. Les gens avec lesquels on a papoté, les confrères que nous étions surpris de voir là bas, il les ont tués. Il ont tué les gens avec lesquels on a pris le petit déj à Amara, rigolé, mangé une pastèque. Ils ont tué les gens avec lesquels on a discuté théorie, politique. Les gens qui avaient des idéologies différentes mais qui étaient réunis par la réalité de la Révolution, ils les ont tués.

Nous étions tous des gens bien. Nous allions réaliser un rêve. Nous avions 3 sacs remplis de jouets pour les enfants, vous me comprenez ?
Nous avons marché attentivement pour ne pas marcher sur les cadavres de nos camarades, vous me comprenez ?
J’ai compris pourquoi les “Agits”  (chants funebres) kurdes sont si tristes, vous me comprenez ? »


31 victimes, c'est un peu court comme formule. Ces 31 victimes, ce sont des personnes, des visages, des histoires, des projets.

C'est Hatice Saadet, étudiante, si  heureuse de « participer à une révolution, en tant que femme et féministe »


C'est Süleyman Aksu, 28 ans, qui ne donnera plus de cours d'anglais au lycée de Yüksekova .



C'est Murat Yurtgül, en dernière année de psycho à Istanbul, passionné de théâtre et de lecture. 



C'est Okan Pirinç, lycéen.



C'est Ferdane, sa fille, Sinem ...



... et son fils, Nartan Kılıç.



C'est Mustafa Seker, dont le fils avait été tué lors du siège de Kobanê.



C'est Mücahit Erol, qui n'avait pas encore 18 ans.


C'est Koray Çapoglu, qui avait participé au mouvement de Gezi et à divers mouvements environnementaux . 



C'est Ferdane Dinç, du conseil jeune HDP d'Istanbul.



C'est Erdal Bozkurt, 27 ans. 



C'est le photographe Kasım Deprem.



C'est Cemil Yıldız, ex-candidat du HDP.



C'est Nazlı Akyürek, étudiante à l'Université de Kocaeli.



C'est Çagdas Aydın, militant de la cause des transsexuel(le)s. 



C'est Cebrail Günebakan, 27 ans.



C'est Nazegül Boyraz, militante des droits des alévis,



C'est Alper Sapan, 19 ans, militant anarchiste et étudiant en philo.



C'est Alican Vural 



C'est Aydan Sancı. 



C'est Yunus Sen, étudiant à l'Université de Van .



C'est Büsra Mete, 23 ans. 



C'est Polen Ünlü, membre du HDP, militante des droits des objecteurs de conscience.



C'est Duygu Tuna, vice-présidente de la section HDP de Maltepe.



C'est Emrullah Akhamur



C'est Ugur Özkan, originaire de Cizre. 80 000 personnes ont assisté à ses obsèques, mardi.



Et les autres, dont j'ignore tout.

Loren Elva, militant LGBT, hospitalisé avec de nombreuses brûlures écrit
« Nous allions à Kobanê refleurir les espoirs détruits, construire une bibliothèque, un parc pour les enfants.[...] Je ne suis pas bien, je ne serai pas bien, ne soyez pas bien !" Cette formule («  #iyideğilim, #iyiolmayacagım, #iyiolmayin", devenue hastags, circule largement aujourd'hui. )
 
 

 

13/07/2015

COUP-DOUBLE ! un court-métrage de Maud et Yannis Youlountas - 2012

 

un petit rafraîchissement ?

 

 

 

 

23/05/2015

Idiocratie ou comment garder sa pelouse toujours verte

 

 

06/05/2015

Lobby et corruption

Les conférences des Amis du Monde diplomatique de l'Hérault : Roger Lenglet, philosophe et lanceur d'alerte, sur le lobby et la corruption, fer de lance du capitalisme. Conférence faite le 2 juin 2014 à Montpellier. Film réalisé par Serge Tostain des AMD 34. Juin 2014.

 

 

 

 

27/04/2015

Stop aux attaques d'acide

Andi LaVine Arnovitz Stop acid attack.jpg

(c) Andi LaVine Arnovitz

 

 

Des femmes au Pakistan, victimes de ces crimes, ont posé pour un calendrier, une démarche courageuse et militante pour dénoncer ces horreurs : http://www.a1pakistan.com/acid-attack-survivors-pose-as-c...

 

 

01/04/2015

Lot : Pollution, collusions, corruption... le SYDED au coeur d'un système ?

 

 

Sources : Le Lot en Action de mars et avril 2015 (n°88 et n°89), par El Rebelde, mis en ligne le 31 mars 2015

 

Un haut-lieu de la délinquance environnementale  « le plateau des Matallines » à Crayssac

image: http://www.lelotenaction.org/medias/images/info-lot-pollution-crayssac.jpg?fx=r_550_550

Info lot pollution crayssacDepuis près de 15 ans une doline de plus de 5 hectares sert de dépotoir en tous genres entre la D 811 et la D6 dans un No man’s land aux confins des communes d’Espère, de Crayssac, de Nuzéjouls et de Catus. D’autres activités développées sur ce site ne semblent pas non plus être conformes à la réglementation.

 

Cette décharge illégale recèle des produits hautement toxiques comme des déchets amiantés (notre photo).

Les lieux sont approvisionnés par des matériaux émanant des carrières proches et du SYDED voisin, mais pas seulement…

L’impluvium constitué par le plateau des Matalines alimente directement par les drains karstiques la source captée de Caillac et diverses sources de la vallée du Vert.

Le GADEL a déposé deux plaintes auprès du parquet de Cahors, plaintes qui ont été classées sans suite.

Les démarches d’intervention auprès des préfets successifs se sont heurtées à la passivité des représentants de l’État. Récemment encore des promesses ont été faites d’inspections imminentes par la DREAL et l’ARS mais les résultats se font attendre….

Le dernier classement a fait suite à une conciliation à laquelle le plaignant n’a pas été convié et qui a débouché sur une demande de régularisation de la part du procureur.

 

 

Plateau des Matalines à Crayssac-Catus, les pollution se pérennisent

 

image: http://www.lelotenaction.org/medias/images/info-lot-pollution-crayssac-syded-web.jpg?fx=r_550_550

Info lot pollution crayssac syded webIl y a quelques mois, le stock de déchets organiques en compostage du SYDED prenait feu pour la deuxième fois depuis la création du centre de traitement des déchets…

 

Les produits ont été évacués et déposés sur la commune de Crayssac voisine en deux points : une parcelle sise au lieu-dit « les Combes » et une plate-forme située au carrefour des D811 et D6 au lieu-dit « les Grands Camps » (notre photo).

Dans le premier cas, le préfet du Lot a aussitôt signifié au propriétaire, par arrêté préfectoral de mise en demeure, de régulariser la situation administrative de l'installation de stockage de déchets conformément aux exigences du Code de l'environnement. Sur le second secteur, aucune décision administrative apparentée à la précédente.

Le Groupement Associatif de Défense de l'Environnement du Lot (GADEL) s'en est inquiété en saisissant l'autorité compétente, d'autant plus que ce site fonctionne de façon totalement illégale depuis l'été 2003 ! Des travaux de comblement d'une doline de plusieurs hectares ont cumulé, depuis plus de dix ans, des déchets en tous genres, certains fortement toxiques, risquant de provoquer, par le cheminement des conduits karstiques, des pollutions de sources en Vallée du Lot (Caillac) et Vallée du Vert voisines. En outre divers produits bruts de carrières sont stockés et plusieurs scies à pierres fonctionnent sans protections (sécurité, poussières, bruit).

Le GADEL travaille sur ce dossier depuis l'origine. Suite à sa dernière plainte, le Parquet a classé l'affaire et mandaté la Direction Départementale des Territoires (DDT) pour organiser la régularisation de la situation. Depuis lors, non seulement la réhabilitation ne se fait pas, mais les déchets arrivent toujours...

Les autorités en sont tenues informées régulièrement.

Et personne ne bouge...


En savoir plus sur http://www.lelotenaction.org/pages/content/archives/pollution-collusions-corruption-le-syded-au-coeur-d-un-systeme.html#Gf6l1tj5oz0CFlzV.99
 
 

25/02/2015

Didier Porte et la Maud Fontenoy Foundation

 

Le gaz de schiste ? Un atout écologique.
Le nucléaire ? L’énergie la moins chère et la moins polluante.
Les OGM ? Ça apporte des solutions au niveau médical.
Voilà – entre autres – ce que la ministre de l’éducation nationale veut mettre dans la tête de nos écoliers grâce au projet enthousiasmant de la « Maud Fontenoy Foundation ». Mais si, Maud Fontenoy, la navigatrice, militante UMP, auteure de « Ras le bol les écolos : pour qu’écologie rime avec économie », une virtuose de la com’. Tout pour plaire à Didier Porte.

 

 

17/02/2015

Les Usurpateurs - Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir de Susan George

 

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Traduit par Myriam Dennehy

Date de parution 23/10/2014

Documents (H.C)

192 pages - 17.00 € TTC

 
 

Lobbyistes au service d’une entreprise ou d’un secteur industriel, PDG de transnationales dont le chiffre d’affaires est supérieur au PIB de plusieurs des pays dans lesquels elles sont implantées, instances quasi-étatiques dont les réseaux tentaculaires se déploient bien au-delà des frontières nationales : toute une cohorte d’individus ---qui n’ont pas été élus, ne rendent de comptes à personne et ont pour seul objectif d’amasser des bénéfices-- est en train de prendre le pouvoir et d’orienter en leur faveur des décisions politiques majeures, qu’il s’agisse de santé publique, d’agroalimentaire, d’impôts, de finance ou de commerce.

Ces usurpateurs s’ingèrent dans les affaires du monde à coups de financements et de renvois d’ascenseurs, s’infiltrent dans les Nations unies et, sous la houlette de Davos, œuvrent pour un monde à leur image. Ils décident du contenu de traités commerciaux stratégiques, qui se négocient dans le plus grand secret mais toujours sous l’œil attentif des représentants du secteur privé.

Cette clique entrepreneuriale tient les citoyens ordinaires sous sa coupe et ne s’embarrasse guère de l’intérêt public et du bien commun. Il est grand temps de les arrêter.


Franco-américaine, présidente d’honneur d’Attac-France, et présidente du conseil du Transnational Institute (Amsterdam), Susan George s’est engagée depuis longtemps dans les combats internationaux contre les effets dévastateurs de la mondialisation capitaliste. Elle est l’auteur de nombreux essais, depuis le célèbre Comment meurt l’autre moitié du monde (1976), bestseller mondial, jusqu’à « Cette fois, en finir avec la démocratie », Le Rapport Lugano II (Seuil, 2012).