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11/01/2013

Scandale en Hongrie après les propos racistes anti-Roms d'un journaliste proche du Premier ministre Viktor Orban

HONGRIE - C'est ce qu'on appelle un récidiviste. Le journaliste Zsolt Bayer, fondateur du Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orban, a provoqué un nouveau scandale en Hongrie après ses propos anti-Roms. Dans le journal Magyar Hirlap, proche du Fidesz, il a appelé à "éliminer les animaux tziganes", s'attirant les foudres de l'opposition et une condamnation prudente du parti au pouvoir.

"Pas dignes de vivre comme des humains"

Zsolt Bayer n'en est pas à son coup d'essai. En 2008, il avait fait "sensation" avec un article contre les juifs hongrois qui "se mouchent dans les piscines de la Hongrie". En janvier 2011, il s'en était pris cette fois aux "Cohen" dans un article où il dénonçait "Cohen, Cohn-Bendit et Schiff", identifiés en Hongrie comme des patronymes juifs. Une allusion au journaliste Nick Cohen, du journal The Observer, au député écologiste européen Daniel Cohn-Bendit et au pianiste hongrois Andras Schiff.

Ce samedi 6 janvier, il a cette fois écrit que "les animaux tziganes" n'étaient pas dignes de vivre comme des êtres humains, car ils "faisaient leurs besoins où ils voulaient" et qu'une bonne partie des Roms était des "assassins" qu'il fallait "éliminer". Ni plus, ni moins.

Condamnation prudente du parti au pouvoir

À l'origine, les propos du journaliste, parus samedi, étaient passés quasiment inaperçus. Mais le ministre de la Justice et de l'administration Tibor Navracsics, membre du Fidesz, ne s'en est pas laissé compter et a déclaré lundi soir à la télévision commerciale ATV que Bayer n'avait "pas sa place" au sein du Fidesz. "Une personne qui compare un groupe de personnes à des animaux n'a pas de place dans notre communauté", a-t-il déclaré.

De son côté, le parti au pouvoir a semblé marcher sur des oeufs. Mardi, la porte-parole officielle du Fidesz s'est montrée moins catégorique que le ministre de la Justice, soulignant que M. Navracsics exprimait une "opinion personnelle" et non celle du parti. "Les acteurs de la vie publique ne devraient pas écrire sous l'emprise d'une telle colère", a-t-elle estimé, citée par l'agence de presse nationale MTI. "Nous comprenons la colère de la société face à certains crimes commis", a-t-elle cependant ajouté.

Face à l'indignation de l'opposition, Bayer précise sa pensée

Devant l'ampleur de l'indignation, l'opposition a fait front commun. Le DK, coalition démocratique de l'ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany, a demandé au procureur général de lancer des poursuites contre Zsolt Bayer pour incitation à la haine, et a annoncé la tenue d'une manifestation dimanche le 13 janvier.

Quant à la nouvelle formation de l'ancien Premier ministre technocrate Gordon Bajnai, rival de Viktor Orban, il a appelé à "une action commune des démocrates de gauche et de droite".

Face à cette levée de bouclier, Bayer a tenu à apporter quelques rectifications à ses propos. "Mes paroles ont été intentionnellement mal interprétées", a-t-il ainsi précisé dans une réaction parue sur le site en ligne du journal Magyar Hirlap. "Je ne veux pas liquider les Roms, ni une partie des Roms, ni un seul Rom. Je veux que les Roms honnêtes travailleurs puissent réussir en Hongrie, et que ceux qui sont incapables de cohabiter et de vivre ensemble soient exclus de la société", a-t-il ajouté.

De son côté, Jenö Setét, le directeur de l'ONG rom "Ide tartozunk" ("Nous vivons ici"), a rappelé que la série de meurtres perpétrés contre les Roms entre 2008 et 2009 (six morts) avait été "précédée de discours et d'articles similaires".

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/09/scandale-en-hongr...

10/01/2013

GRÈCE : UN ANCIEN MINISTRE DE LA NOUVELLE DÉMOCRATIE PROPOSE LE RETOUR À L'ESCLAVAGE

 

Grèce : Un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie propose le retour à l'esclavage

 

Cette année 2013 commence sur les chapeaux de roue. Un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie, Petros Doukas, propose très sérieusement, dans le but de lutter contre la crise, de faire travailler les citoyens... sans les payer.

M. Doukas propose sur sa page web personnelle un certain nombre de suggestions pour aider la Grèce à sortir de la crise. Une de ses suggestions brillantes est de faire travailler les chômeurs sans rémunération chaque fois que l'Etat a besoin d'eux.

Il se propose également de demander aux entreprises si elles seraient intéressées d'avoir des ouvriers ou des employés pendant trois mois sans les indemniser pour leur travail. On se doute déjà de leur réponse.

M. Doukas explique que cela serait une solution gagnant-gagnant : les entreprises sont pleines de dettes et ne peuvent pas se permettre d'embaucher de nouveaux employés. Cela permettrait donc aux chômeurs de garder l'habitude de travailler, pour ne pas «rouiller», au lieu de ne rien faire. En parallèle, des grands projets utiles seraient lancés pour le pays, avec une main d'oeuvre gratuite.

Petros Doukas est aussi le président de la fédération grecque de Golf : il considère peut-être que son caddie lui coûte trop cher...

Année 2013 : retour de l'esclavage en Grèce ?

 

Source : OkeaNews

06/01/2013

ENFANTS SOLDATS : LEUR RECRUTEMENT AUGMENTE EN CENTRAFIQUE

Enfants soldats : leur recrutement augmente en Centrafique

 

Selon l'Unicef (Fonds international d'urgence des Nations unies pour l'enfance), un nombre croissant d'enfants sont recrutés aussi bien par les rebelles que par les milices pro-gouvernementales en Centrafique.

L'association appelle «à la cessation immédiate du recrutement d'enfants par tous les groupes armés en République centrafricaine», a déclaré Marixie Mercado, le porte-parole de l'organisation, à la presse, depuis Genève.

L'Unicef estime à 2.5000 le nombre d'enfants déjà enrôlés par les groupes armés, avant le début du conflit, en décembre. Depuis le début des hostilités cette pratique, qui constitue «une grave violation des droits des enfants» a pris de l'ampleur, «même si l'organisation ne parvient pas à chiffrer l'augmentation», précise Le Figaro.

Dans un communiqué Souleymane Diabate, le représentant de l'Unicef en Centrafrique a expliqué qu'«Un certain nombre de groupes rebelles et plusieurs milices pro-gouvernement sont devenues plus actives ces dernières semaines dans la capitale Bangui et à travers le pays». «Des sources fiables nous ont informés que des enfants sont nouvellement recrutés dans leurs rangs», a-t-il ajouté.

 

 

Toujours selon l'Unicef, plus de 300.000 enfants ont déjà été victimes des violences qui s'abattent sur la République centrafricaine, «ce qui les rend plus vulnérables aux enrôlement comme soldats», analyse L'Humanité.

 

Un article publié par newsring.fr

03/01/2013

MONSANTO A TRANSFORMÉ L'INDE EN GIGANTESQUE ET MEURTRIER LABORATOIRE

15/12/2012

Importations d’OGM : vers un système mondial d’autorisations ?

Il existe aujourd’hui une grande disparité entre les pays, à l’échelle mondiale, en ce qui concerne les autorisations d’OGM. L’autorisation d’un OGM dans un pays donné n’implique pas qu’il soit autorisé, en même temps, dans d’autres pays (sauf à l’échelle de l’UE, mais là encore, il y a des restrictions nationales), ni que les protocoles d’évaluation soient similaires d’un Etat à l’autre. Ces différences ont déjà été sources de conflits et pourront l’être encore à l’avenir, notamment entre pays exportateurs et importateurs si ces derniers refusent légitimement l’accès à leur marché à des produits non encore autorisés [1]. Une situation pénalisante pour les principaux pays producteurs d’OGM qui peinent à garantir l’étanchéité de leur filière et n’acceptent pas de voir leurs produits contaminés refoulés.
Depuis de nombreuses années, sont discrètement discutés les moyens de réduire ces perturbations du marché international... L’objectif immédiat est de faire accepter, par tous les États, une faible présence d’OGM non autorisé dans un produit. L’objectif à plus long terme pourrait bien être d’uniformiser à l’international les procédures d’autorisations et donc d’évaluation des risques, en demandant par exemple à ce qu’une autorisation donnée dans un pays puisse être valable partout...

L’Union européenne applique une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des OGM non autorisés sur son territoire : un OGM ne peut être mis sur le marché à moins d’avoir été évalué et autorisé. Jusqu’à présent, cette règle était appliquée strictement sans que la législation en précise le seuil. Mais la Commission européenne a souhaité légiférer sur ce point, en commençant par l’alimentation animale. Aujourd’hui, un seuil de détection de 0,1% est établi par un règlement pour l’alimentation animale [2] : à la condition que cet OGM soit en cours d’autorisation au sein de l’UE et que l’AESA n’ait pas émis un avis négatif à son encontre, la présence de cet OGM peut être admise jusqu’à hauteur de 0,1% [3], seuil au-dessous duquel on autorise donc l’importation. Pour l’alimentation humaine, les discussions sur un règlement sont en cours [4].

Le Codex pour contourner les autorisations ?

Ainsi, que ce soit pour l’alimentation humaine ou animale, tout lot importé en Europe et qui contient des traces de plante génétiquement modifiée (PGM) non autorisée est renvoyé, sauf pour l’alimentation animale qui bénéficie donc, on l’a vu, d’une tolérance à hauteur de 0,1%. Les pays exportateurs se retrouvent donc avec des lots qui leur reviennent comme ce fut le cas avec le riz LL62 aux États-Unis [5] ou le lin en provenance du Canada [6]. Pour que cela ne se reproduise pas, l’entreprise qui commercialise la PGM incriminée doit alors déposer une demande d’autorisation commerciale complète. Mais la procédure apparaît longue et coûteuse pour ces entreprises. En 2008, le Codex alimentarius qui gère les règles sanitaires internationales avait abouti [7] à une solution intermédiaire : préconiser la mise en place d’un système d’échange d’information entre pays ayant autorisé une PGM et ceux ne l’ayant pas autorisé. Par ce canal, des informations scientifiques a minima, dont la liste est définie par le Codex, pourraient transiter et permettre aux entreprises de ne pas avoir à déposer de demande d’autorisation commerciale. Avec le gain de temps que cela représente... Le Codex propose ici une alternative pour éviter des situations de blocage entre pays. Si son contenu n’est pas obligatoire à l’échelle internationale, il peut en revanche servir de base en cas de conflit devant l’OMC. Et son contenu ne va pas vraiment dans le sens de la législation européenne sur le sujet.

 

Fluidifier le commerce international coûte que coûte ?

 

En mars 2012, treize États [8] – dont aucun de l’Union européenne - faisant référence au travail du Codex alimentarius, ont annoncé, par le biais d’une déclaration commune, avoir amorcé un travail sur les faibles taux de contaminations. Ces États estiment que le commerce international est menacé par les autorisations asynchrones et donc, par les faibles présences d’OGM non autorisés. Et ce, que ce soit dans l’alimentation humaine ou pour les semences, car ces dernières sont également sujettes à possibles contaminations des lots exportés à l’international.

 

Cependant la déclaration commune reste discrète sur ce que ces pays vont mettre en œuvre. En effet, s’ils annoncent se baser sur le travail du Codex, ils peuvent par exemple décider de mettre en place le système d’échange d’information et que chaque pays délivre une autorisation temporaire pour des PGM présentes à faible taux dans des lots importés. Ils pourraient aussi aller plus loin en décidant qu’une autorisation donnée pour une PGM par un État, et dont l’évaluation est considérée comme conforme aux lignes directrices du Codex alimentarius, suffit pour que les autres États acceptent cette PGM dans de faibles quantités, sans l’évaluer eux-mêmes. De là, le pas à franchir pour généraliser ce système aux autorisations commerciales de tous les pays serait plus facile à faire...

 

[1] Des riz transgéniques illégaux “s’invitent” à la table des Européens

[2] UE - La politique de « tolérance zéro » adoptée

[3] Règlement 619/2011 du 24 juin 2011 fixant les méthodes d’échantillonnage et d’analyse du contrôle officiel des aliments pour animaux en vue de la détection de matériel génétiquement modifié faisant l’objet d’une procédure d’autorisation ou dont l’autorisation a expiré.

[4] L’actualité OGM, vue par la Commission européenne

[5] Des riz transgéniques illégaux “s’invitent” à la table des Européens

[6] Du lin OGM contamine l’Europe

[7] Codex alimentarius

[8] Australie, Argentine, Brésil, Canada, Chili, Costa-Rica, États-Unis, Mexique, Paraguay, Philippines, Russie, Uruguay, Vietnam. http://www.fas.usda.gov/internation...

Source : http://www.infogm.org/spip.php?article5291

30/11/2012

Comment notre argent va servir à soutenir Monsanto

Doc : http://www.youtube.com/watch?v=-EBx_aibmig

"Rien ne se perd, rien ne se crée... Tout se transforme". Cette citation d'Anaxagore de Clazomènes repris par Lavoisier, illustre à merveille la formule magique de cette logique comptable qui a inventé le concept de continuer à gagner de l'argent lorsque le résultat de son activité diminue...
 
Quelques produits financiers qui permettent de parier sur les pertes, sont prévus pour cela. Mais dans l'économie réelle il existe aussi les "garanties bancaires."
 
Ici Monsanto nous en décline un exemple scandaleux à souhait, en s'adressant aux fonds publics de l'Union européenne, pour couvrir à hauteur de 40 millions de dollars US, ses pertes éventuelles... En Bulgarie, Hongrie, Serbie et Ukraine. Mais aussi Turquie et... Russie. 
 
Mais l'ironie et le scandale sous-jacent monte encore d'un cran, quand on découvre, qu'il cherche à se couvrir vis-à-vis de refus à venir d'exploitants agricoles à honorer l'achat de ses produits mortifères... Mais cela va même plus loin. Trop loin...
 
Et là le scandale atteint son paroxysme, car il y a une toute autre dimension à tout cela. En effet, au-delà de ce point de départ où l'UE va financer Monsanto sur ses pertes à venir.... La suite s'écrit déjà à l'ONU via la F.A.O.
 
Qui vont docilement représenter et promouvoir le choix du modèle de  ce géant de l'Agroalimentaire pour l'alimentation mondiale. Vers tous les gouvernements concernés...
 
Les réunions à venir, sur ce sujet, sans les précisions qui fâchent, font déjà la Une du site de la F.A.O.
Et les documents sont prêts...
 
L'histoire commence donc dans les bureaux de Bruxelles, hors champ des caméras. Et va se dérouler en 3 étapes... Mais l'addition sera pour nous tous.
 
 
Voici le document initial, liens de preuves à l'appui... Avec quelques éléments complémentaires de forme et de contenu.
 
Bravo à ces associations et à ces internautes, qui par cette chaine de résistance me permettent de relayer tout ceci jusqu'à vous...
 
 
 
A) Monsanto négocie une garantie de 40 millions de dollars US, d'argent public européen en cas de pertes !!
 
C'est l'étonnante révélation faite par le réseau CEE Bankwatch Network dans un communiqué de presse du 19 novembre 2012. La Banque Euroépenne pour la reconstruction et le Développement (BERD) devra se prononcer en avril prochain sur une garantie financière de 40 millions de US dollars pour couvrir Monsanto...
 
Ceci au cas où les entreprises agricoles et des distributeurs qui se sont engagés à acheter des semences ou des produits agrochimiques à la firme ne pourraient pas payer !
 
Le soutien serait assuré par la BERD sur des contrats entre Monsanto et des grandes et moyennes exploitations agricoles en Bulgarie, Hongrie, Russie, Serbie, Turquie et Ukraine.
 
"Il est absolument scandaleux que la BERD envisage d'utiliser l'argent public pour soutenir un géant qui domine déjà le marché mondial des semences et des produits agrochimiques" a dit Ionut Apostol, du Réseau Bankwatch.
 
Bankwatch explique que selon la BERD, il n'y aura pas d'OGM dans ces contrats. Mais comment faire confiance à Monsanto ?
 
 
Via la BERD, des fonds publics européens en soutien d'une activité multipliant plaintes et procès...
 
Bankwatch a noté en effet qu'en Juillet-Août 2011, la Hongrie a du détruire entre 8500 et 9000 ha de maïs à cause de la contamination OGM de semences provenant de chez Monsanto (voir : GMO contamination from seeds originating from Monsanto ), ce qui a affecté 225 producteurs. Et Greenpeace a trouvé du colza GM GT73 (aussi nommé RT73) de Monsanto poussant en Suisse dans des friches à Basel, alors que la culture et l'importation d'OGM sont illégales en Suisse (voir :growing wild in Basel’s port area ) .
 
Bankwatch rappelle que Monsanto est en procès à divers endroits en raison de ses activités criminelles. En Inde, Monsanto est poursuivi en justice par le gouvernement indien pour bio-piraterie (voir : http://www.forbes.com/sites/williampentland/2011/08/12/india-sues-monsanto-over-genetically-modified-eggplant/).
 
Aux Etats-Unis, Monsanto est poursuivi en justice sur la question des brevets et des droits abusifs qu'ils octroient à la firme par une coalition d'agriculteurs représentant 300 000 personnes (voir : http://www.osgata.org/2012/organic-farmers-file-appeal-against-monsanto/).
 
Depuis 2009, une bataille juridique fait rage entre Monsanto et le Brésil concernant les royalties sur les semences GM exigées par et versées à la firme. En avril 2012, le juge de Rio Grande do Sul a ordonné à Monsanto de cesser de prélever des royalties et l'a condamné à reverser 2 milliards de dollars ! Monsanto a fait appel. (voir: http://www.nature.com/news/monsanto-may-lose-gm-soya-royalties-throughout-brazil-1.10837)
 
Monsanto par ailleurs n'a cessé de harceler en justice des agriculteurs aux USA, les accusant sans preuves d'avoir utilisé la semence GM de Monsanto sans payer de royalties.
 
Comment une firme privée avec de tels agissements pourrait-elle bénéficier du soutien de l'argent public ?
 
 
 
B) Un descriptif des raisons et objectifs du prêt en déni des conséquences constatées sur le terrain... Pour préparer de futurs prêts à d'autres structures similaires.
 
Sur le site de la BERD, http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml, on trouve la description du projet de soutien financier dans lequel il est mentionné que cela permettrait à Monsanto d'augmenter sa capacité de prêt...
 
Très exactement il est dit : "permettant ainsi à un plus grand nombre d'agriculteurs de bénéficier des développements tels qu'une plus grande résistance aux maladies et aux nuisibles et de plus hauts rendements, ce qui améliorerait leurs profits et contribuerait à soulager les pays concernés de certains problèmes de sécurité alimentaire."
 
Non contente d'asséner cette propagande, la BERD affirme ensuite que ce projet va servir de vitrine pour démontrer tous les avantages du pré-financement des semences et intrants avec partage des risques aux agriculteurs des pays ciblés, les options de pré-financement étant très limitées dans ces pays.
 
Selon un communiqué de presse allemand de "Informationsdienst Gentechnik" du 16 novembre 2012,..., la BERD envisage "d'étendre ses services de garantie à d'autres firmes agro-chimiques. Elle a été en contact avec BASF et Syngenta, a dit la personne en charge au service de l'information en octobre."
 Ici : http://www.keine-gentechnik.de/
 
 
Plus de 150 organisations appellent la BERD à renoncer à ce soutien...
 
Dans une Lettre Ouverte à la BERD, plus de 150 organisations appellent la banque à renoncer à ce projet de soutien financier à Monsanto.
Ici : http://bankwatch.org/sites/default/files/letter-EBRD-Monsanto-19Nov2012.pdf
 
La lettre mentionne la longue saga du transfert par Monsanto de ses risques sur les gens et sur l'environnement et rappelle que le soutien à cette firme et au modèle agricole qu'elle représente est particulièrement inapproprié pour une banque de développement multilatéral dédiée dans ses statuts à la promotion d'un "développement réellement durable et viable pour l'environnement".
 
Les organisations interpellent la BERD sur plusieurs points :
 
- la banque est censée de part ses statuts soutenir le secteur privé seulement quand le demandeur ne peut obtenir de financement ou des facilités ailleurs à des conditions raisonnables. Monsanto est la première Cie mondiale de semences, et fait partie des 500 premières fortunes mondiales....
 
- la banque est censée encourager la compétition. Monsanto concentre déjà 27% du marché mondial des semences et 10% du marché mondial de l'agro-chimie...
 
- la banque invoque la sécurité alimentaire et de meilleures pratiques environnementales pour soutenir Monsanto. Les organisations rappellent que la production d'énormes volumes de nourriture à haut coût ne garantiront jamais la sécurité alimentaire et que les monocultures peuvent partager des mêmes traits (prétendument) bénéfiques mais qu'elles partagent aussi les mêmes faiblesses.
 
- la banque s'attend peut-être à ce que Monsanto change ses pratiques afin de répondre aux critères exigés ? les organisations affirment que NON ! Monsanto n'a jamais changé sa politique et a toujours nié ses conséquences. Il est donc plus que douteux que l'assurance donnée sur l'absence d'OGM dans les contrats soit valide. La BERD n'a de toute façon aucun moyen d'aller vérifier...
 
 
C) L'arbre qui cache la forêt, d'une implication de l'ONU via la FAO...
Pour privilégier ce modèle vers l'accaparement des terres, dans tout le secteur de l'alimentation mondiale.
 
Pour finir, un article du 14 septembre 2012, signé de plusieurs organisations et publié sur GRAIN, montre que cette attitude de la BERD vis à vis de Monsanto et consort participe d'un mouvement plus large.
Ici : http://www.grain.org/article/entries/4572-why-are-the-fao-and-the-ebrd-promoting-the-destruction-of-peasant-and-family-farming
 
Selon l'article, le Directeur Général de la FAO et le Président de la BERD auraient co-signé un papier dans le Wall Steet Journal le 6 septembre 2012, dans lequel ils appelaient les gouvernements et les organisations sociales à "adopter le secteur privé comme le moteur principal de la production mondiale de nourriture".
 
Les organisations mentionnent aussi que "Quand ils se réfèrent à l'Europe de l'Est et à l'Afrique du Nord, les dirigeants de ces deux agences internationales influents font un appel clair à l'augmentation de l'investissement dans le secteur privé et l'accaparement des terres dans le monde.
 
Ils disent que le secteur privé est efficace et dynamique et incitent les entreprises à "doubler les investissements sur la terre elle-même".
 
Vous vous demandiez encore à quoi sert l'argent public ? Maintenant vous savez qu'il n'y a plus aucunes limites à son utilisation ....A VOS DEPENS !
 
S. Escazaux
20 novembre 2012
 
                                                                      .../...
 
 
La F.A.O... Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Qui s'implique pour cautionner et amplifier un modèle privé qui conduit à ces désastres que nous connaissons. Vers la spoliation des terres... Qu'ils connaissent.
 
Sur le site de cette structure de la F.A.O. un article en "une"... "Le chef de la FAO: Agir pour briser le cycle de la faim dans les zones arides"
L'article complet ici : http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/
 
Juste un extrait en 2 parties : 
"M Graziano Da Silva directeur général de la F.A.O. a appelé la communauté internationale à travailler en étroite collaboration avec les pays des zones arides pour briser le cycle de la faim [...]
 
«Le problème le plus urgent dont nous débattons aujourd'hui est peut-être la question des investissements dans l'agriculture», a dit M. Graziano da Silva, ajoutant que les investissements sont nécessaires pour «respecter les droits, les moyens de subsistance et les ressources de toutes les personnes concernées, notamment les plus vulnérables».
 
...???...
 
Qui sont ces hommes ?
 
 
Nous sommes la multitude... Dans l'ignorance.
Par le Savoir... Nous serons LEGION.
 
Le Dormeur doit s'éveiller.
 
 
 
 
 
 
 
 
Notes de l'auteur :
 
Lire : http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next
 
Lire à propos de la garantie de Monsanto sur la page BERD:
http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml
 
Lire plus d'arguments contre cette facilité de partage des risques et le profil de
Monsanto:
 
http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next
 
Via Olivier Boulet "les indignés de France."
 
 
Notes additionnelles de ma part :
 
Sur l'influence et le rôle des lobbys dans le fonctionnement de l'institution européenne :
"The Brussels Business" en Français :
http://www.youtube.com/watch?v=37Bfmr8nRIM
 
Une mise en perspective du rôle de cet industrie Agro-alimentaire de Monsanto au seuil d'autres facteurs, déréglement climatique, intervention du Fmi etc... Sous forme d'un article dossier photo.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=378589132161319&set=a.213584021995165.55943.201604039859830&type=3&src=https%3A%2F%2Ffbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net%2Fhphotos-ak-prn1%2F529292_378589132161319_1379993157_n.jpg&size=298%2C207

Doc : http://www.youtube.com/watch?v=-EBx_aibmig

"Rien ne se perd, rien ne se crée... Tout se transforme". Cette citation d'Anaxagore de Clazomènes repris par ...
Lavoisier, illustre à merveille la formule magique de cette logique comptable qui a inventé le concept de continuer à gagner de l'argent lorsque le résultat de son activité diminue...

Quelques produits financiers qui permettent de parier sur les pertes, sont prévus pour cela. Mais dans l'économie réelle il existe aussi les "garanties bancaires."

Ici Monsanto nous en décline un exemple scandaleux à souhait, en s'adressant aux fonds publics de l'Union européenne, pour couvrir à hauteur de 40 millions de dollars US, ses pertes éventuelles... En Bulgarie, Hongrie, Serbie et Ukraine. Mais aussi Turquie et... Russie.

Mais l'ironie et le scandale sous-jacent monte encore d'un cran, quand on découvre, qu'il cherche à se couvrir vis-à-vis de refus à venir d'exploitants agricoles à honorer l'achat de ses produits mortifères... Mais cela va même plus loin. Trop loin...

Et là le scandale atteint son paroxysme, car il y a une toute autre dimension à tout cela. En effet, au-delà de ce point de départ où l'UE va financer Monsanto sur ses pertes à venir.... La suite s'écrit déjà à l'ONU via la F.A.O.

Qui vont docilement représenter et promouvoir le choix du modèle de ce géant de l'Agroalimentaire pour l'alimentation mondiale. Vers tous les gouvernements concernés...

Les réunions à venir, sur ce sujet, sans les précisions qui fâchent, font déjà la Une du site de la F.A.O.
Et les documents sont prêts...

L'histoire commence donc dans les bureaux de Bruxelles, hors champ des caméras. Et va se dérouler en 3 étapes... Mais l'addition sera pour nous tous.


Voici le document initial, liens de preuves à l'appui... Avec quelques éléments complémentaires de forme et de contenu.

Bravo à ces associations et à ces internautes, qui par cette chaine de résistance me permettent de relayer tout ceci jusqu'à vous...



A) Monsanto négocie une garantie de 40 millions de dollars US, d'argent public européen en cas de pertes !!

C'est l'étonnante révélation faite par le réseau CEE Bankwatch Network dans un communiqué de presse du 19 novembre 2012. La Banque Euroépenne pour la reconstruction et le Développement (BERD) devra se prononcer en avril prochain sur une garantie financière de 40 millions de US dollars pour couvrir Monsanto...

Ceci au cas où les entreprises agricoles et des distributeurs qui se sont engagés à acheter des semences ou des produits agrochimiques à la firme ne pourraient pas payer !

Le soutien serait assuré par la BERD sur des contrats entre Monsanto et des grandes et moyennes exploitations agricoles en Bulgarie, Hongrie, Russie, Serbie, Turquie et Ukraine.

"Il est absolument scandaleux que la BERD envisage d'utiliser l'argent public pour soutenir un géant qui domine déjà le marché mondial des semences et des produits agrochimiques" a dit Ionut Apostol, du Réseau Bankwatch.

Bankwatch explique que selon la BERD, il n'y aura pas d'OGM dans ces contrats. Mais comment faire confiance à Monsanto ?


Via la BERD, des fonds publics européens en soutien d'une activité multipliant plaintes et procès...

Bankwatch a noté en effet qu'en Juillet-Août 2011, la Hongrie a du détruire entre 8500 et 9000 ha de maïs à cause de la contamination OGM de semences provenant de chez Monsanto (voir : GMO contamination from seeds originating from Monsanto ), ce qui a affecté 225 producteurs. Et Greenpeace a trouvé du colza GM GT73 (aussi nommé RT73) de Monsanto poussant en Suisse dans des friches à Basel, alors que la culture et l'importation d'OGM sont illégales en Suisse (voir :growing wild in Basel’s port area ) .

Bankwatch rappelle que Monsanto est en procès à divers endroits en raison de ses activités criminelles. En Inde, Monsanto est poursuivi en justice par le gouvernement indien pour bio-piraterie (voir : http://www.forbes.com/sites/williampentland/2011/08/12/india-sues-monsanto-over-genetically-modified-eggplant/).

Aux Etats-Unis, Monsanto est poursuivi en justice sur la question des brevets et des droits abusifs qu'ils octroient à la firme par une coalition d'agriculteurs représentant 300 000 personnes (voir : http://www.osgata.org/2012/organic-farmers-file-appeal-against-monsanto/).

Depuis 2009, une bataille juridique fait rage entre Monsanto et le Brésil concernant les royalties sur les semences GM exigées par et versées à la firme. En avril 2012, le juge de Rio Grande do Sul a ordonné à Monsanto de cesser de prélever des royalties et l'a condamné à reverser 2 milliards de dollars ! Monsanto a fait appel. (voir: http://www.nature.com/news/monsanto-may-lose-gm-soya-royalties-throughout-brazil-1.10837)

Monsanto par ailleurs n'a cessé de harceler en justice des agriculteurs aux USA, les accusant sans preuves d'avoir utilisé la semence GM de Monsanto sans payer de royalties.

Comment une firme privée avec de tels agissements pourrait-elle bénéficier du soutien de l'argent public ?



B) Un descriptif des raisons et objectifs du prêt en déni des conséquences constatées sur le terrain... Pour préparer de futurs prêts à d'autres structures similaires.

Sur le site de la BERD, http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml, on trouve la description du projet de soutien financier dans lequel il est mentionné que cela permettrait à Monsanto d'augmenter sa capacité de prêt...

Très exactement il est dit : "permettant ainsi à un plus grand nombre d'agriculteurs de bénéficier des développements tels qu'une plus grande résistance aux maladies et aux nuisibles et de plus hauts rendements, ce qui améliorerait leurs profits et contribuerait à soulager les pays concernés de certains problèmes de sécurité alimentaire."

Non contente d'asséner cette propagande, la BERD affirme ensuite que ce projet va servir de vitrine pour démontrer tous les avantages du pré-financement des semences et intrants avec partage des risques aux agriculteurs des pays ciblés, les options de pré-financement étant très limitées dans ces pays.

Selon un communiqué de presse allemand de "Informationsdienst Gentechnik" du 16 novembre 2012,..., la BERD envisage "d'étendre ses services de garantie à d'autres firmes agro-chimiques. Elle a été en contact avec BASF et Syngenta, a dit la personne en charge au service de l'information en octobre."
Ici : http://www.keine-gentechnik.de/


Plus de 150 organisations appellent la BERD à renoncer à ce soutien...

Dans une Lettre Ouverte à la BERD, plus de 150 organisations appellent la banque à renoncer à ce projet de soutien financier à Monsanto.
Ici : http://bankwatch.org/sites/default/files/letter-EBRD-Monsanto-19Nov2012.pdf

La lettre mentionne la longue saga du transfert par Monsanto de ses risques sur les gens et sur l'environnement et rappelle que le soutien à cette firme et au modèle agricole qu'elle représente est particulièrement inapproprié pour une banque de développement multilatéral dédiée dans ses statuts à la promotion d'un "développement réellement durable et viable pour l'environnement".

Les organisations interpellent la BERD sur plusieurs points :

- la banque est censée de part ses statuts soutenir le secteur privé seulement quand le demandeur ne peut obtenir de financement ou des facilités ailleurs à des conditions raisonnables. Monsanto est la première Cie mondiale de semences, et fait partie des 500 premières fortunes mondiales....

- la banque est censée encourager la compétition. Monsanto concentre déjà 27% du marché mondial des semences et 10% du marché mondial de l'agro-chimie...

- la banque invoque la sécurité alimentaire et de meilleures pratiques environnementales pour soutenir Monsanto. Les organisations rappellent que la production d'énormes volumes de nourriture à haut coût ne garantiront jamais la sécurité alimentaire et que les monocultures peuvent partager des mêmes traits (prétendument) bénéfiques mais qu'elles partagent aussi les mêmes faiblesses.

- la banque s'attend peut-être à ce que Monsanto change ses pratiques afin de répondre aux critères exigés ? les organisations affirment que NON ! Monsanto n'a jamais changé sa politique et a toujours nié ses conséquences. Il est donc plus que douteux que l'assurance donnée sur l'absence d'OGM dans les contrats soit valide. La BERD n'a de toute façon aucun moyen d'aller vérifier...


C) L'arbre qui cache la forêt, d'une implication de l'ONU via la FAO...
Pour privilégier ce modèle vers l'accaparement des terres, dans tout le secteur de l'alimentation mondiale.

Pour finir, un article du 14 septembre 2012, signé de plusieurs organisations et publié sur GRAIN, montre que cette attitude de la BERD vis à vis de Monsanto et consort participe d'un mouvement plus large.
Ici : http://www.grain.org/article/entries/4572-why-are-the-fao-and-the-ebrd-promoting-the-destruction-of-peasant-and-family-farming

Selon l'article, le Directeur Général de la FAO et le Président de la BERD auraient co-signé un papier dans le Wall Steet Journal le 6 septembre 2012, dans lequel ils appelaient les gouvernements et les organisations sociales à "adopter le secteur privé comme le moteur principal de la production mondiale de nourriture".

Les organisations mentionnent aussi que "Quand ils se réfèrent à l'Europe de l'Est et à l'Afrique du Nord, les dirigeants de ces deux agences internationales influents font un appel clair à l'augmentation de l'investissement dans le secteur privé et l'accaparement des terres dans le monde.

Ils disent que le secteur privé est efficace et dynamique et incitent les entreprises à "doubler les investissements sur la terre elle-même".

Vous vous demandiez encore à quoi sert l'argent public ? Maintenant vous savez qu'il n'y a plus aucunes limites à son utilisation ....A VOS DEPENS !

S. Escazaux
20 novembre 2012

.../...


La F.A.O... Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Qui s'implique pour cautionner et amplifier un modèle privé qui conduit à ces désastres que nous connaissons. Vers la spoliation des terres... Qu'ils connaissent.

Sur le site de cette structure de la F.A.O. un article en "une"... "Le chef de la FAO: Agir pour briser le cycle de la faim dans les zones arides"
L'article complet ici : http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/

Juste un extrait en 2 parties :
"M Graziano Da Silva directeur général de la F.A.O. a appelé la communauté internationale à travailler en étroite collaboration avec les pays des zones arides pour briser le cycle de la faim [...]

«Le problème le plus urgent dont nous débattons aujourd'hui est peut-être la question des investissements dans l'agriculture», a dit M. Graziano da Silva, ajoutant que les investissements sont nécessaires pour «respecter les droits, les moyens de subsistance et les ressources de toutes les personnes concernées, notamment les plus vulnérables».

...???...

Qui sont ces hommes ?


Nous sommes la multitude... Dans l'ignorance.
Par le Savoir... Nous serons LEGION.

Le Dormeur doit s'éveiller.






 Notes de l'auteur :

Lire : http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next

Lire à propos de la garantie de Monsanto sur la page BERD:
http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml

Lire plus d'arguments contre cette facilité de partage des risques et le profil de
Monsanto:

http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next

Via Olivier Boulet "les indignés de France."


Notes additionnelles de ma part :

Sur l'influence et le rôle des lobbys dans le fonctionnement de l'institution européenne :
"The Brussels Business" en Français :
http://www.youtube.com/watch?v=37Bfmr8nRIM

Une mise en perspective du rôle de cet industrie Agro-alimentaire de Monsanto au seuil d'autres facteurs, déréglement climatique, intervention du Fmi etc... Sous forme d'un article dossier photo.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=378589132161319&set=a.213584021995165.55943.201604039859830&type=3&src=https%3A%2F%2Ffbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net%2Fhphotos-ak-prn1%2F529292_378589132161319_1379993157_n.jpg&size=298%2C207

02/11/2012

Le Portugal s'apprête à ratifier «une bombe atomique fiscale»

article posté le 15/10
 
Le gouvernement portugais dévoile ce lundi son budget pour 2013, véritable coup de massue sur la population imposé par la Troïka. Un budget marqué par une hausse d'impôts généralisée qui touchera fortement les plus bas revenus.

La hausse d'impôts, que le ministre des Finances M. Gaspar a lui même jugée "énorme", s'effectuera notamment par le biais d'une réduction de 8 à 5 du nombres des tranches d'imposition, l'introduction d'une surtaxe de 4%, une baisse des retraites et une réduction des allocations chômage et maladie.

La réduction du nombre des tranches d'imposition aura notamment pour effet d'augmenter de 11,5% à 14% le taux d'imposition des revenus les plus faibles. Les revenus moyens, entre 20.000 et 40.000 euros annuels, seront imposés à 37% au lieu de 35,5% auparavant. Le taux passera de 46,5% à 48% pour les revenus les plus élevés, au dessus de 80.000 euros, alors que la tranche supérieure concernait précédemment des revenus supérieurs à 153.300 euros.

Toutes ces décisions ont été prises sous la pression de la "troïka" (UE-FMI-BCE) et des bailleurs de fonds. Ce n’est qu’à ces conditions qu’ils ont accepté d'alléger les objectifs du gouvernement de réduction du déficit public, revu à 5% du PIB pour cette année et à 4,5% l'année prochaine. Pourtant, cette hausse injuste des impôts devrait d'aggraver la récession : l'économie doit reculer cette année de 3% tandis que le taux de chômage devrait avoisiner les 16%.

Pour que la Troïka "aille se faire foutre"

C'est "une bombe atomique fiscale", a déclaré Antonio José Seguro, le leader du Parti socialiste, principale formation d'opposition; un "massacre", a renchéri le Parti communiste; "un attentat à la dignité du peuple", s'est exclamé le principal syndicat, la CGTP; "une insulte aux Portugais", a commenté le quotidien Diario Economico.

A l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire, le budget sera remis au Parlement que les Indignés portugais ont appelé à "assiéger" à partir de 17H pour marquer leur refus d'un nouveau renforcement de la rigueur.

Depuis un mois, les Portugais s’organisent et protestent. Manifestations et grèves se sont multipliées et ce samedi, des centaines de milliers de citoyens se sont rassemblés dans 23 villes du pays pour que "La Troïka aille se faire foutre". Ont été organisées de nombreuses actions culturelles avec la participation des plus grands artistes du pays, des techniciens et artistes précaires.

Les manifestants exigent la démission du Gouvernement et le droit au travail. "Il est temps, il est temps que le Gouvernement s’en aille !", "Gouvernement d’escrocs, rien d’autre que des voleurs !", ont scandé les manifestants toute la semaine.

Le prochain moment de lutte sera la grande grève générale du 14 novembre. De nombreuses initiatives la précéderont et les mouvements sociaux de nombreux secteurs du pays comme dans les ports, transports, l’industrie ou l’éducation sont prévus.

(Source : L'Humanité)

Grèce : la «troïka intérieure»

 

Outre le violent traitement que leur infligent l'UE, la BCE et le FMI, les Grecs subissent celui de leurs propres dirigeants.

A quelques jours d'intervalle, deux informations sidérantes où l'on note que le gouvernement Samaras ferme non seulement les yeux sur la lutte contre la fraude fiscale, mais — pire — sur les exactions de sa police, dont la moitié de ses effectifs a voté pour le parti nazi Aube dorée. Dans le viseur : les journalistes qui osent dénoncer ces graves dysfonctionnements.

La «liste Lagarde»

La première actu concerne le journaliste Kostas Vaxevanis, arrêté dimanche sur ordre du parquet d'Athènes après avoir rendu publique la «liste Lagarde» comportant 2.059 noms d'évadés fiscaux grecs ayant placé de l'argent sur des comptes de la banque HSBC en Suisse, parmi lesquels ceux de personnalités connues : politiciens, médecins libéraux, hommes d'affaires ou grandes fortunes. Mis au pied du mur depuis un mois par la Commission de transparence du Parlement, les anciens ministres des finances du Pasok, Evangelos Venizelos et Giorgos Papaconstantinou, destinataires de cette liste en 2010, peinent à se justifier d'avoir passé ce document sous silence pendant deux ans et n'avoir procédé à aucune enquête...

Or, ces ministres mis en cause échappent à toute poursuite tandis que Kostas Vaxevanis, qui a été relâché, se voit accusé d'avoir enfreint la loi sur la publication de données privées. Après avoir comparu lundi devant la cour pénale d'Athènes où il devait être jugé en flagrant délit pour le délit de violation de données personnelles, le journaliste de 46 ans, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Hot doc, s'est vu accorder un délai de trois jours : son procès aura lieu demain jeudi. Il risque 5 ans de prison. Heureusement que cette affaire suscite un tollé international, et que l'homme ne manque pas de soutiens. Lundi, en solidarité avec Kostas Vaxevanis, le quotidien grec Ta Nea a publié à son tour sur plus de 10 pages la fameuse liste de suspects.

Dans cette affaire, c'est le Pasok (social démocrate), membre d'un gouvernement de coalition avec la droite aux ordres de la troïka, qui est en cause. Mêlés jusqu'au cou à la corruption généralisée qui gangrène le pays, ses dirigeants se savent gravement menacés et se conduisent comme s'ils n'avaient plus rien à perdre, mentant éhontément au Comité de transparence du Parlement et s'attaquant ouvertement à ceux qui veulent mettre fin au système clientéliste sur lequel ils ont bâti leur pouvoir. Quitte à porter atteinte à la liberté de la presse et à en revenir à des pratiques dignes du temps des colonels.

Une étude récente évalue le coût de la fraude fiscale en Grèce à 40 milliards d'euros par an. Aller chercher cet argent là où il est serait sans doute plus judicieux que de rafler les derniers centimes au fond des poches d'une population déjà essorée et à genou. Mais non : en Grèce, on chasse la fraude fiscale à la mode libérale !

Des tortures policières

Deuxième info tout aussi inquiétante et moins médiatisée : la suspension de deux journalistes de la télévision publique, Kostas Arvanitis et Marilena Katsimi, qui ont osé évoquer en direct dans leur émission les violences et les tortures dont ont été victimes une quinzaine de personnes dans les locaux principaux de la police à Athènes.

Ces manifestants avaient été arrêtés dimanche 7 octobre lors d'affrontements avec des sympathisants du parti d'extrême-droite Aube dorée. Certains ont témoigné dans le Guardian — qui a également publié des photos —, affirmant avoir subi des tortures «dignes d’Abu Ghraib» de la part de la police grecque (dont un membre sur deux a voté… pour Aube dorée). Après avoir été dénudés, ils auraient été soumis à des coups, des brûlures de cigarettes et empêchés de boire et de dormir à l'aide de torches de lasers. Les policiers auraient filmé la scène et menacé de communiquer leurs adresses à Aube dorée, connue pour ses violences. Par peur de représailles mais pour que les faits soient connus en Europe, quelques militants ont tout de même tenu à témoigner anonymement dans le quotidien britannique de gauche.

Un de leurs avocats avait alors déclaré : «Cela arrive quotidiennement. Nous avons des images, nous avons des preuves de ce qui arrive aux gens qui se font arrêter pour avoir protesté contre le parti néo-nazi en Grèce. C’est le nouveau visage de la police, avec la collaboration de la justice». En effet, et l'Histoire l'a maintes fois prouvé, le tropisme des riches pour l'extrême-droite est un classique : preuve est encore faite que la fonction de ces partis fascistes, sous couvert de s'adresser au petit peuple qui souffre, est de le détourner de ses intérêts au service de la classe dominante dont ils préservent le système.

Cela a fortement déplu au ministre de l'Intérieur, le conservateur Nikos Dendias qui a menacé de porter plainte contre le Guardian et n'est certainement pas étranger à la suspension des deux journalistes qui ont osé évoquer l'affaire, restée jusqu'alors confidentielle, ainsi que son éventuelle démission.

Crise économique et crise démocratique : ce qu'il se passe en Grèce est tout bonnement effrayant !

SH
 
Source : http://www.actuchomage.org/2012103123072/Mobilisations-lu...

01/11/2012

ZAD de Notre Dame des Landes: Vainquons Vin$$i (Reportage 36')

Mardi 16 Octobre 2012, un tsunami d'expulsions sur la Zone à Défendre (ZAD) au nord de Nantes, sur la commune de Notre Dame des Landes, est " orchestré " et mis en spectacle par le gouvernement éco-socialiste pour le compte de Vinci et ses filières.

Le lendemain et les jours qui suivent, dans la presse unanime, moutonnière, les 150 squatteurs se sont fait délogés pacifiquement et ont été évacués de la Zone.

La réalité est toute autre, la résistance s'organise, la vie sera défendue jusqu'à la mort…

Ce nouvel aéroport est devenu le symbole des Grands Projets Inutiles Imposés (GPII).

Jean-Marc Ayrault, soi-disant " socialiste ", mais avant tout " capitaliste ", et Cécile Duflot soi-disant
" écologiste " et " ministre du logement ", mais avant tout " écoclown " et " ministre du déménagement ", sont les premiers soumis à Vinci, et responsables de ce carnage annoncé, inutile et aberrant.

Partout en France, en Europe et dans le Monde, le constat est le même. Partout, des populations civiles se lèvent contre ces Grands Projets Inutiles Imposés.

C'est le moment ou jamais, de rejeter la demande du marché pour écouter la demande de l'humain...

Dernières infos sur la situation:

zad.nadir.org/

lutteaeroportnddl.wordpress.com/

31/10/2012

ETRANGLÉE, LA GRÈCE ABANDONNE SA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE

Le vrai prix de la crise grecque

Le 25 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

 
Athènes peut-elle encore protéger son environnement ?
Athènes peut-elle encore protéger son environnement ?

Les unes après les autres, les lois protégeant l’environnement sont mises sous le boisseau, au nom du développement économique… et de la corruption.

 

A force de couper, sabrer, raboter les dépenses publiques, le gouvernement finit par ne plus remplir ses missions, fussent-elles régaliennes. Avec des conséquences qui surviennent très rapidement. L’exemple de la protection de l’environnement, en Grèce, est à cet égard sidérant. Devant rembourser ses créanciers, publics et privés, le pays des Hellènes n’a plus suffisamment de liquidités pour protéger sa nature ni ses citoyens. Cette année, le budget de la sécurité civile a ainsi été amputé de 45%, rappelle le quotidien Kathimerini.

Les pompiers ont dû faire des choix. Faute d’avoir pu payer le renouvellement de leur licence de vol, aucun des pilotes des 5 hélicoptères bombardiers d’eau n’a pu décoller cet été. Faute d’entretien suffisant, 3 des 18 hydravions Canadair ont été cloués au sol. Sans surprise, le millésime 2012 restera un grand cru des feux de forêts. Il y a plus pernicieux encore. Car, dans un pays dont le quart de la population est réduite au chômage, tout élément considéré comme une entrave à la production de richesse est voué au royaume d’Hadès.

Mis sur pied en 2010 pour financer la reforestation des zones ravagées par les incendies, le Fonds vert est très largement ponctionné par le ministère des finances. Sur un budget initial de 4 milliards d’euros, il ne reste plus que 400 millions. Au mépris de la législation, le ministère de l’environnement a autorisé, en avril, la construction d’un gigantesque complexe touristique dans le centre du pays: trois hôtels de luxe, trois parcours de golf, de nombreux tennis, un amphithéâtre de 700 places et 5.000 logements. Le tout s’étendant sur une superficie de 1.500 hectares.

Le problème? Cet investissement n’aurait pu être possible sans un récent amendement aux lois sur l’urbanisme qui autorise les constructions dans les massifs forestiers. Deux autres complexes touristiques, semblables à celui d’Atalanti, sont en cours de réalisation, à Navarino, dans le Péloponnèse, et à Itanos, en Crète. Dans ce dernier cas, c’est l’église orthodoxe qui cède 3.000 ha au promoteur Minoan Group.

De mois en mois, le ministre de l’environnement reporte le délai au-delà duquel les propriétaires de logements construits sans permis ne pourront plus régulariser leur situation; ouvrant la possibilité aux autorités de démolir les constructions illégales. En juillet dernier, rappelle le quotidien athénien, 400.000 personnes ont entrepris des démarches de régularisation de leur situation. Or, tant qu’une décision administrative définitive n’est pas rendue, aucune peine (de la simple amende à la démolition) ne peut être infligée aux contrevenants. De là à imaginer que Giorgos Papaconstantinou asphyxie sa propre administration pour s’attirer les bonnes grâces d’électeurs délinquants…

Comme son collègue de l’environnement, Makis Voridis le ministre des infrastructures est lui aussi prompt à favoriser le bétonnage de l’environnement grec, au nom du dynamisme économique. Un projet de réglementation favorise l’ouverture à la promotion immobilière de zones naturelles protégées. Et ce, sans la moindre restriction.

Classée comme l’un des pays les plus ensoleillés d’Europe, la Grèce vient de baisser ses tarifs d’achat d’électricité produit par les centrales photovoltaïques existantes et d’interdire la réalisation de nouvelles. Conséquence: l’électricien public PPC préfère construire une nouvelle centrale au lignite (le combustible émettant le plus de CO2) plutôt que d’investir dans la décarbonisation du secteur électrique.

Périclès, réveille-toi, ils sont devenus fous.

Source : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-vrai-pr...

20/10/2012

Ogm ou la science contre la démocratie

 

Les contrefeux destinés à discréditer l’étude de Gilles-Eric Séralini et sa personne ne sont pas près de cesser : « rien de nouveau, manque d’information sur la composition de la ration alimentaire, protocole expérimental biaisé, échantillon statistique insuffisant, présence possible de mycotoxines, coup médiatique, etc. » Séralini témoignerait d’un biais anti-Ogm, accusent ses critiques - parabole de la paille et de la poutre. Mais la toxicologie est la seule discipline scientifique où ne rien trouver assure une carrière paisible. Montrer des dangers des éthers de glycol, du nucléaire, du sel, des Ogm expose à des déboires sûrs plutôt qu’à des promotions. Le courage et le mérite de Séralini et de quelques rares scientifiques d’aller à contre-courant sont d’autant plus grands. Tout aussi délicat à manier est l’argument que Séralini utilise une souche de rats sensible aux tumeurs. C’est suggérer qu’il aurait dû utiliser une souche résistante pour ne gêner personne et, bien sûr, laisse soupçonner que cette toxicologie sous influence peut choisir, si nécessaire, la “bonne” souche pour obtenir les “bons” résultats.

Depuis le début de cette guerre de tranchées en 1997, les Ogm assurent la carrière, les contrats, les crédits, la consultance, les brevets, les “starts-up”, l’aggrandissement des laboratoires et le prestige scientifique à ceux qui les font. Ils ont un intérêt personnel à leur succès, ce qui n’a, disent-ils, pas d’influence sur la Vérité si bien protégée par La Méthode. A ce complexe génético-industriel s’oppose une opinion publique dont le bon sens lui dit que si les scientifiques sont dans leur laboratoire, ce n’est pas parce qu’ils savent mais bien parce qu’ils ne savent pas et qu’il est dangereux de s’en remettre à des ignorants, même si, en bons dialecticiens (là aussi, qui s’ignorent), ils se font passer pour des “savants”. Particulièrement lorsque les connaissances et les représentations évoluent à tout vitesse, ce qui est le cas. Pendant des décennies, 95% ou plus de l’ADN était non-fonctionnel, mais il s’avère depuis quelques jours que cet ADN “poubelle” jouerait un rôle fondamental.

Les Ogm sont-ils scientifiquement dangereux pour la santé publique, pour l’environnement ? Peut-être ? Peut-être pas ? Peut-on juger leur dangerosité éventuelle pour les humains sur des rongeurs? C’est la pratique toxicologique barbare imposée, alors que des tests sur cultures de tissus humains permettraient de cribler rapidement les quelques 100 000 molécules de synthèse en circulation. Ces tests sont bon marché, rapides, et raisonnablement fiables : autant de raisons pour que les industriels les refusent. Reste que notre intérêt est de soutenir ceux que les lobbies industriels et leurs mercenaires cherchent à faire taire. Qu’on se souvienne du rôle des médecins mercenaires dans le désastre de l’amiante. Mais plutôt que se laisser piéger par une expression qui implique que la modification génétique est le problème (ce qui conduit à le confier aux experts sous influence), il faut se tourner vers la réalité, la marchandise, que les Monsanto, DuPont, Syngenta, Dow, Bayer et autres fabricants d’agrotoxiques (car ce sont ces industriels qui contrôlent les semences dans le monde) vendent sous cette expression. Après tout, c’est nous qui l’ingurgitons. Autant savoir de quoi il s’agit.

Les lois et règlements exigent que les plantes semées soient “homogènes et stable”». Le premier adjectif signifie que les plantes doivent être identiques (aux défauts inévitables de fabrication près) et le second que la même plante soit offerte à la vente année après année. Le rôle semencier est donc de faire des copies d’un modèle de plante déposé auprès d’instances officielles. Le terme “clone” désigne, je pense de façon appropriée, la marchandise vendue, bien que les biologistes récusent ce terme qu’ils voudraient réserver à la reproduction végétative, la pomme de terre par exemple. Ils préfèrent donc continuer à utiliser le terme variété, « le caractère de ce qui est varié, contraire de l’uniformité » selon le dictionnaire. La variété chez les plantes est l’équivalent de la race chez les animaux (les Vilmorin utilisent indifféremment les deux mots dans leur livre de 1880, Les meilleurs blés) et renvoie à l’idée de caractères communs particulièrement visibles dissimulant des variations moins évidentes mais importantes. Partout, mais particulièrement en science, les mots doivent désigner la réalité. Lorsque le terme usuel implique le contraire de ce que l’on voit, c’est qu’il faut la cacher. Le paysan produisait du blé, le système agro-industriel produit des profits en transformant les pesticides en pain Jacquet. Le capitalisme industriel a siphoné la substance des activités qui ont fait notre l’humanité mais il serait dangereux que nous nous en rendions compte. Il fait tout pour entretenir l’illusion.

Ces clones sont “pesticides”. Le président Sarkozy a condamné les “Ogm pesticides” lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement. Il a donc condamné 99,6% des “Ogm” commercialisés. Le pourcentage est le même cinq ans plus tard. Mais qui fabrique les Ogm-pesticides ?

Ces clones pesticides sont de deux types, ceux qui produisent une toxine insecticide, ceux qui absorbent un herbicide sans mourir. De plus en plus, ces deux traits se retrouvent simultanément. La toxine insecticide est produite par toutes les cellules de la plante. L’herbicide, lui, pour agir doit pénétrer dans la plante. La construction génétique introduite dans la plante neutralise son action. La plante survit et l’herbicide reste. C’est le cas du Round-up qui fait la fortune de Monsanto. Dans les deux cas, le pesticide entre dans l’alimentation. Le but des fabricants d’agro-toxiques est, on le voit, de changer subrepticement le statut des pesticides : de produits toxiques à éliminer autant que possible de notre alimentation, ils sont en train d’en faire des constituants de notre alimentation. Le principe de l’équivalence en substance, scientifiquement ridicule mais qui fonde la “sécurité alimentaire” – tant qu’une fraise transgénique ne ressemble pas à une pomme de pin, elle est “substanciellement équivalente” à une fraise normale – permet de courtcircuiter les tests coûteux et longs qui grèvaient les profits des agrotoxiques chimiques.

Il n’y a pas de conséquences néfaste, nous affirment les fabricants d’agrotoxiques et leurs experts d’autant plus facilement qu’ils se gardent bien de faire les travaux approfondis qui permettraient (peut-être) de les découvrir. Ils se contentent de s’assurer “scientifiquement” que « dans l’état actuel des connaissances scientifiques », on ne peut pas “scientifiquement” démontrer une toxicité éventuelle. Ils font de l’absence de preuve la preuve de l’absence. Or l’état de ces connaissances est balbutiant. Les bactéries de notre tube digestif sont 100 fois plus nombreuse que les cellules de notre corps. On connaît 5 à 10% seulement de ce microbiote, qui joue un rôle physiologique important – et mal connu. Il en est de même pour les micro-organismes du sol – une poignée de terre fertile contient de 5 à 50 milliards de bactéries, pour ne rien dire des champignons, des actinomycètes, des algues etc. 80% de la biomasse se trouve dans les 30 premiers centimétres de la sol et nous détruisons cette pellicule moléculaire de Vie qui assure le fonctionnement des grands cycles biologiques du carbone, de l’azote, de l’eau etc. On ne sait presque rien du développement de l’œuf fécondé à l’organisme final : l’oreille par exemple avec son pavillon, son conduit auditif, le tympan, l’enclume, l’étrier, les canaux, le limaçon et ses cellules ciliées qui transmettent le son au nerf auditif, tout ceci est délicatement et admirablement façonné spatialement, arrangé avec précision dans le temps et l’espace et se met exactement à sa place – à partir d’une seule cellule ! Tout plonger dans un bain de perturbateurs hormonaux et autres produits chimiques est d’autant imprudent que ces molécules peuvent entrer en synergie et être plus toxiques encore à des doses non mesurables. Pour résumer, l’Italie nous a offert un plat sublime de simplicité, la pasta al pesto. Les fabricants d’agrotoxiques veulent nous imposer désormais la pasta al pesticida. Ce n’est pas à leurs mercenaires de décider de notre appétit.

Enfin, ces clones pesticides sont brevetés. L’enjeu ? Les être vivants se reproduisent et se multiplient gratuitement. La loi de la vie s’oppose à la loi du profit. La vie a donc tort. Ce projet de société, l’expropriation de la vie, commence avec le capitalisme industriel. Dès la fin du 18ième siècle, les aristocrates anglais infatués de courses de chevaux créent un système administratif du contrôle du “sang” de leurs animaux. Il est l’image dans un miroir des règles aristocratique de transmission du pouvoir et de la richesse. Les papiers administratifs (le “pedigree”) et le contrôle des saillies assurent aux aristocrates éleveurs le monopole du “sang” de leurs animaux. Un animal qui a des “papiers” a de la valeur, un animal roturier ne vaut que sa roture. Ce système est repris au début du 19ième siècle pour les animaux de ferme et perdure encore avec les livres des origines. Pour les plantes, il faut attendre bien que, dès la fin du 19ième siècle, les sélectionneurs se plaignent de l’injustice de la Nature. Elle prendra différentes formes. Biologique avec le fameux maïs “hybride” que les agriculteurs ne peuvent re-semer sans chute de rendement – une des plus belles escroqueries scientifiques du siècle passé et présent, ce monopole permettant de multiplier par 50 ou 100 le prix des semences - le non moins fameux Terminator de mars 1998 qui permet de faire des plantes dont la descendance est carrément stérile.

Monsanto s’est immédiatement jeté sur Terminator, ce produit de la collaboration de la recherche publique (!) et d’une entreprise privée, lui assurant ainsi une publicité mondiale. Cet Ogm “répugnant” révélait le secret le mieux gardé de la génétique agricole : séparer ce que la vie confond, séparer la production de la reproduction. Technologie et précipitation inopportunes, car les fabricants d’agrotoxiques étaient sur le point d’arriver discrètement à leurs fins avec la Directive 98/44 “de brevetabilité des inventions biotechnologiques”, péniblement transposée en droit français à l’unanimité (sauf le groupe communiste) à la fin 2004. Ce brevet - un monopole accordé à un cartel et le renforçant - favorise, prétend-t-on l’Innovation alors que la doxa économique enseigne depuis Adam Smith que la concurrence assure le Progrès. Quelle imposture ! Le Parti Socialiste a assorti son vote d’une demande de renégociation dont plus personne n’a entendu parler. En France, d’ailleurs, multiplier les obstacles règlementaires pour empêcher l’agriculteur de semer le grain récolté est une spécialité des ministres socialistes de l’agriculture, de Michel Rocard en 1995 à Jean Glavany (2001) en passant par Henry Nallet (1989). Mais Glavany a surclassé ses prédécesseurs avec sa “cotisation volontaire obligatoire”, une taxe sur les semences de ferme (non commerciales), pour secourir une interprofession sous la coupe du cartel.

Une société démocratique doit-elle se laisser dicter sa loi par les experts – ces « hommes compétents qui se trompent en suivant les règles » (Paul Valéry) - pour évaluer la dangerosité des clones pesticides brevetés (ou tout autre problème)? Pas besoin d’expert pour se rendre compte que nous courons au désastre. Des clones, alors que la diversité biologique cultivée est à l’agonie. Des clones pesticides qui permettent d’éviter les tests coûteux imposés aux agrotoxiques chimiques et nous enfoncent dans l’addiction à des poisons qui créent leur propre marché et l’élargissent constamment car les ravageurs et les pathogènes les contournent inévitablement. Des clones pesticides brevetés qui confient notre avenir biologique aux fabricants de produits en “cide”, aux fabricants de mort.

L’expression Ogm et les débats qu’elle impose, typiques de notre époque d’enfumage, révèlent l’état de notre démocratie. Appeler les choses par leur nom, ouvre un possible renouveau démocratique: démonter une législation semencière dépassée qui impose les clones et condamne des associations qui, comme Kokopelli, luttent pour sauvegarder la diversité. Lutter sérieusement contre l’addiction aux pesticides. En finir, enfin et surtout, avec le brevet du vivant. Le PS n’a–t-il pas dit qu’il en demanderait la renégociation ?

Bien entendu, les sycophantes détournent l’attention en annonçant l’avènement d’Ogm philanthropiques et verts. Les Ogm vont nourrir la planète et protéger l’environnement annonçait Axel Khan dans Les Echos en 1998. Mais nous n’avons toujours que des clones pesticides brevetés. Comment ces Ogm philanthropiques et verts pourraient-ils être ceux d’une société où la maximisation du profit est la seule règle, où les experts scientifiques sous influence remplacent la démocratie, où les “empoisonneurs publics” (Roger Heim, Président de l’Académie des Sciences dans sa préface au livre de Rachel Carlson, “Un printemps silencieux” de 1964 – une autre époque) et marchands de Mort ont toute liberté pour confisquer la Vie. Les Ogm philanthropiques et verts sont ceux d’une société démocratique et libre, donc philanthropique et verte qui, pour ces raisons, n’en aura pas besoin.



Article rédigé le 25 septembre 2012 par :
Jean-Pierre     Berlan Jean-Pierre Berlan
ex-Directeur de Recherche Inra

10/10/2012

Des "talibans écolos" dans le Lot.... ? Vous divaguez monsieur le Préfet...

Le préfet tance les «talibans écolos»

 
Le préfet juste avant son intervention. A ses côtés, Jean Launay./Photo DDM, M.F. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Le préfet juste avant son intervention. A ses côtés, Jean Launay./Photo DDM, M.F. ()

Le préfet juste avant son intervention. A ses côtés, Jean Launay./Photo DDM, M.F.

Amusés par la fougue du nouveau préfet l'année dernière, les élus lotois n'auront donc pas été surpris hier en écoutant Bernard Gonzalez, venu clôturer le (trop long) congrès des élus et maires du Lot. Un préfet du Lot en grande forme, qui a su capter l'attention des congressistes au moment où les ventres criaient famine. Sans nier «la crise profonde, qui va durer», le patron de l'État dans le Lot a voulu tracer le cadre de son action. La sécurité d'abord avec l'accent mis sur «ces comportements parfois désinvoltes qui facilitent grandement les actions malveillantes». L'emploi et l'économie auront constitué le plat de résistance de Bernard Gonzalez : «Le Lot n'est pas épargné par la crise économique. Les chefs d'entreprises sont inquiets. Mais nous avons aussi matière à optimisme». Et de citer les succès de la Mécanic Vallée, du tourisme. Le préfet a évoqué les emplois d'avenir, insistant sur la formation : «Je rencontre encore trop souvent des chefs d'entreprises qui cherchent à embaucher mais qui ne trouvent pas». Pour le reste, on aura surtout retenu la charge épaisse du préfet contre «les talibans écolos». S'exprimant au sujet d'une «agriculture qui a aussi besoin de vivre», Bernard Gonzalez a fustigé, sans prendre de gants, «la menace permanente, non pas de terrorisme, mais de contentieux, du fait de quelques talibans écolos». Puis un peu plus loin : «Je continuerai à travailler avec les associations responsables et représentatives pour la sensibilisation et la pédagogie. Mais je n'hésiterai pas à dénoncer les excès de certains intégristes défenseurs de l'environnement». En pleine forme, le préfet Gonzalez, non ?

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/08/1459320-le-pre...

 

 

Lire ici le droit de réponse de Stéphanie Muzard Le Moing :

http://paroledecitoyens.blog4ever.com/blog/lire-article-1...

 

18/09/2012

Rappel : le plan de bataille des financiers

10/09/2012

Quand Jean-Claude Trichet, ex-Président de la BCE, « préside » un journaliste (avec vidéo)

par Henri Maler, le 10 septembre 2012

Source : http://www.acrimed.org/article3888.html

Le 1er novembre 2011, Mario Draghi a succédé à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE. Seulement voilà : Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d’affaire américaine Goldman Sachs. D’après Marc Roche, journaliste et co-auteur du documentaire dont il est question plus loin, « l’une de ses missions est [alors] de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs » [1]. Qui peut douter qu’il y ait là un léger problème ?

Or mardi soir 4 septembre 2012, sur Arte était diffusé un (très bon) documentaire : « Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde ». Vers la 64e minute, on pouvait voir et entendre cet échange délicieux et édifiant :


- Le journaliste : « Au sujet de Mario Draghi [président de la BCE], ses critiques montrent du doigt son passage chez Goldman Sachs, en disant “Il y a là des questions éthiques qui se posent”. »
- Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE) : « Stop ! Je réfléchis… Je ne m’attendais pas à ce que vous me posiez la question. »
- Le journaliste : « Prenez tout votre temps… »
- Jean-Claude Trichet : « Je ne veux pas répondre donc vous ne me posez pas la question. On est bien d’accord ? Vous ne me posez pas la question. »
- Le journaliste : « D’accord. »

… Mais l’échange a été enregistré et diffusé. Bien vu, bien fait ! Voici une vidéo qui restitue le passage dans son contexte… pour voir la vidéo cliquez sur le lien http://www.acrimed.org/article3888.html

* * *

Henri Maler, grâce à la vigilance de Jacques-Olivier Teyssier et de « Montpellier journal », site alternatif (sur abonnement)

Notes

[1] Goldman Sachs, le trait d’union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papademos [archive], Marc Roche, 14 novembre 2011. Cité par Wikipedia.

01/09/2012

Des artistes tunisiens s’attaquent à la censure par la dérision

 

Nadia Jelassi, une artiste tunisienne, s’est retrouvée il y a trois jours au Palais de justice de Tunis, à poser pour des photos anthropométriques, accusée de troubles à l’ordre public. De retour chez elle, elle reproduit l’humiliation vécue en se photographiant avec une règle sur le visage, et poste cette photo sur sa page Facebook.


Nadia Jelassi (via Nawaat)

Aussitôt, d’autres Tunisiens se solidarisent avec elle, et reproduisent la même scène, parfois de manière cocasse, raconte le site indépendant Nawaat.org, qui commente :

« Chaque artiste, en se soumettant virtuellement à l’épreuve anthropométrique, reconnaît qu’il peut être le suivant poursuivi en justice et accusé d’acte criminel selon l’article 121 du code pénal. »


Solidarité avec Mme Jelassi (via Nawaat)

Le « trouble » à l’ordre public dont est accusé Nadia Jelassi remonte à une exposition de juin dernier, restée célèbre parce que la galerie qui la montrait fut attaquée par des militants salafistes.

Nadia Jelassi, une artiste plasticienne, professeur et chef de département des arts plastiques à l’école des Beaux Arts à Tunis, y montrait une oeuvre représentant les bustes de femmes voilées sur des cailloux évoquant une scène de lapidation.

Nawaat rapporte qu’un autre participant à cette exposition, Mohamed Ben Slama, a été également convoqué par le juge d’instruction mais il n’est pas actuellement en Tunisie. Il avait notamment exposé un tableau où l’on voit des fourmis sortir du cartable d’un écolier. Sur le mur, ces fourmis forment des lettres transcrivant l’expression de louange religieuse « Sobhanahallah » (Gloire à Dieu).

 

Source : http://www.rue89.com/2012/09/01/des-artistes-tunisiens-sa...

14/08/2012

Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

 

A première vue, il y a assez peu de rapports entre les Jeux olympiques de Londres et les univers dystopiques du cyberpunk, tel qu’ils ont été imaginés à partir des années 80 dans les romans de William Gibson ou de Bruce Sterling, à partir des premières intuitions de Philip K. Dick ou de John Brunner.

A bien y réfléchir cependant, le dopage – dont le spectre rôde sans surprise toujours sur ces jeux 2012 – est déjà un élément qui fait penser au cyberpunk, où les humains cherchent à s’améliorer artificiellement par le biais d’implants bioniques ou l’absorption de substances chimiques.

Mais c’est plutôt à travers la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO que l’analogie avec le cyberpunk me semble la plus pertinente et à mesure que se dévoile l’arsenal effrayant mis en place pour protéger les copyrights et les marques liés à ces jeux olympiques, on commence à entrevoir jusqu’où pourrait nous entraîner les dérives les plus graves de la propriété intellectuelle.

 

Une des caractéristiques moins connues des univers cyberpunk est en effet la place que prennent les grandes corporations privées dans la vie des individus. L’article de Wikipédia explicite ainsi ce trait particulier :

Multinationales devenues plus puissantes que des États, elles ont leurs propres lois, possèdent des territoires, et contrôlent la vie de leurs employés de la naissance à la mort. Leurs dirigeants sont le plus souvent dénués de tout sens moral. La compétition pour s’élever dans la hiérarchie est un jeu mortel.

Les personnages des romans cyberpunk sont insignifiants comparativement au pouvoir quasi-divin que possèdent les méga-corporations : ils sont face à elles les grains de sable dans l’engrenage.

Dans les univers cyberpunk, les firmes privées les plus puissantes ont fini par absorber certaines des prérogatives qui dans notre monde sont encore l’apanage des Etats, comme le maintien de l’ordre par la police ou les armées. Les corporations cyberpunk contrôlent des territoires et les employés qui travaillent pour elles deviennent en quelque sorte l’équivalent de “citoyens” de ces firmes, dont les droits sont liés au fait d’appartenir à une société puissante ou non.

Pour les JO de Londres, le CIO est parvenu à se faire transférer certains droits régaliens par l’Etat anglais, mais les romanciers de la vague cyberpunk n’avaient pas prévu que c’est par le biais de la propriété intellectuelle que s’opérerait ce transfert de puissance publique.

Des opposants aux Jeux qui détournent le logo officiel de l’évènement. Vous allez voir que ce n’est pas sans risque sur le plan juridique…

Pour défendre ses marques et ses droits d’auteur, mais aussi être en mesure de garantir de réelles exclusivités à ses généreux sponsors comme Coca-Cola, Mac Donald’s, Adidas, BP Oil ou Samsung, le CIO a obtenu du Parlement anglais le vote en 2006 d’un Olympics Game Act, qui lui confère des pouvoirs exorbitants. L’Olympics Delivery Authority dispose ainsi d’une armada de 280 agents pour faire appliquer la réglementation en matière de commerce autour des 28 sites où se dérouleront les épreuves et le LOCOG (London Organizing Committee) dispose de son côté d’une escouade de protection des marques, qui arpentera les rues de Londres revêtue de casquettes violettes pour s’assurer du respect de l’Olympics Brand Policy. Ils auront le pouvoir d’entrer dans les commerces, mais aussi dans les “locaux privés”, et de saisir la justice par le biais de procédures d’exception accélérées pour faire appliquer des amendes allant jusqu’à 31 000 livres…

L’Olympics Game Act met en place une véritable police du langage, qui va peser de tout son poids sur la liberté d’expression pendant la durée des jeux. Il est par exemple interdit d’employer dans une même phrase deux des mots “jeux”, “2012″, Twenty Twelve”, “gold”, “bronze” ou “medal”. Pas question également d’utiliser, modifier, détourner, connoter ou créer un néologisme à partir des termes appartenant au champ lexical des Jeux. Plusieurs commerces comme l’Olympic Kebab, l’Olymic Bar ou le London Olympus Hotel ont été sommés de changer de noms sous peine d’amendes.

L’usage des symboles des jeux, comme les anneaux olympiques, est strictement réglementé. Un boulanger a été obligé d’enlever de sa vitrine des pains qu’il avait réalisés en forme d’anneaux ; une fleuriste a subi la même mésaventure pour des bouquets reprenant ce symbole et une grand-mère a même été inquiétée parce qu’elle avait tricoté pour une poupée un pull aux couleurs olympiques, destiné à être vendu pour une action de charité !

Cette règle s’applique aussi strictement aux médias, qui doivent avoir acheté les droits pour pouvoir employer les symboles et les termes liées aux Jeux. N’ayant pas versé cette obole, la chaîne BFM en a été ainsi réduite à devoir parler de “jeux d’été” pour ne pas dire “olympiques”. Une dérogation légale existe cependant au nom du droit à l’information pour que les journalistes puissent rendre compte de ces évènements publics. Mais l’application de cette exception est délicate à manier et le magazine The Spectator a été inquiété pour avoir détourné les anneaux olympiques sur une couverture afin d’évoquer les risques de censure découlant de cet usage du droit des marques. Cet article effrayant indique de son côté que plusieurs firmes anglaises préfèrent à titre préventif s’autocensurer et dire “The O-word” plutôt que de se risquer à employer le terme “Olympics“. On n’est pas loin de Lord Voldemort dans Harry Potter, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Dire-Le-Nom !

Des affiches protestant contre les restrictions imposées par le CIO sur le fondement du droit des marques.

Le dérapage vers la censure, le CIO l’a sans doute déjà allègrement franchi. Le blog anglais Free Speech rapporte que les comptes Twitter d’activistes protestant contre la tenue des jeux à Londres ont été suspendus suite à des demandes adressées à Twiter, parce qu’ils contenaient dans leur nom les termes JO 2012. Des moyens exceptionnels de police ont aussi été mis en place pour disperser les manifestations et patrouiller dans plus de 90 zones d’exclusion. Plus caricatural encore, il n’est permis de faire un lien hypertexte vers le site des JO 2012 que si l’on dit des choses positives à leurs propos ! Même Barack Obama et Mitt Romney ont été affectés par la police du langage du CIO, qui a exigé pour violation du copyright que des vidéos de campagne faisant allusion aux JO soient retirées…

Pour les spectateurs qui se rendront dans les stades, le contrôle sera plus drastique encore et ils seront liés par des clauses contractuelles extrêmement précises, détaillées sur les billets d’entrée. Ces mesures interdisent par exemple de rediffuser des vidéos ou des photos sur les réseaux sociaux, afin de protéger les exclusivités accordées aux médias et là encore, des cellules de surveillance ont été mises en place pour épier des sites comme Twitter, Facebook, Youtube, Facebook ou Instagram.

No photography, please. We are british.

Les règles des jeux dicteront également aux spectateurs jusqu’à ce qu’ils doivent manger. Impossible par exemple d’échapper aux frites de Mac Donald’s dans les lieux où se dérouleront les épreuves, ce dernier ayant obtenu une exclusivité sur ce plat, sauf comme accompagnement du plat national des fish’n chips pour lequel une exception a été accordée ! La propriété intellectuelle dictera également la manière de s’habiller, les autorités olympiques ayant indiqué qu’on pouvait tolérer que les spectateurs portent des Nikes alors qu’Adidas est sponsor officiel, mais pas qu’ils revêtent des T-Shirts Pepsi, dans la mesure où c’est Coca-Cola qui a payé pour être à l’affiche ! Pas le droit non plus d’apporter des routeurs 3G ou wifi sous peine de confiscation : British Telecom a décroché une exclusivité sur l’accès wifi et les spectateurs devront payer (mais uniquement par carte Visa, sponsor oblige !).

On pourrait encore multiplier ce genre d’exemples digne de Kafka, mais la démonstration me semble suffisamment éloquente. Ces Jeux de Londres nous font pleinement entrer dans l’âge cyberpunk. Un formidable transfert de puissance publique vers des firmes privées a été réalisé, en utilisant comme levier des droits de propriété intellectuelle. On mesure alors toute la force des “droits exclusifs” attachés aux marques et au copyright, dès lors qu’ils s’exercent ainsi de manière débridée, dans un environnement saturé de signes et de logos. Le Tumblr OpenOlymPICS documente la manière dont la ville de Londres s’est transformée avec l’évènement et comment les lieux se sont couverts d’allusion aux JO : ce sont autant de “marques” qui donne prise au pouvoir du CIO sur l’espace.

Cette propriété privé aboutit en fait bien à “priver” les citoyens de leurs libertés publiques pour les soumettre à la loi des corporations. Grâce à ces droits, ce sont des biens publics essentiels comme les mots du langage, l’information, l’espace urbain, les transports en commun, la gastronomie, les codes vestimentaires qui sont “privatisés”.

Le déclic qui m’a le plus fortement fait penser à l’univers cyberpunk, je l’ai eu lorsque nous avons appris qu’un athlète avait décidé de louer son épaule pour faire de la publicité sauvage pour des marques n’ayant pas versé de droits aux CIO par le biais d’un tatouage. Ce coureur a mis son propre bras aux enchères sur eBay et il s’est ainsi offert à une agence de pub’ pour 11 100 dollars. On est bien ici dans la soumission d’un individu à une corporation et elle passe comme dans les romans cyberpunk par des modifications corporelles qui inscrivent cette vassalité dans la chair !

Tatouage cyberpunk, mais l’athlète avec la marque d’une firme sur le bras n’est pas encore plus représentatif de ce courant de la Science Fiction ?

Ces dérives sont extrêmement graves et elles dessinent sans doute les contours d’un avenir noir pour nos sociétés. Au cours de la lutte contre ACTA, SOPA ou PIPA, l’un des points qui a attiré le plus de critiques de la part des collectifs de lutte pour la défense des libertés était précisément le fait que ces textes transféraient à des opérateurs privés (FAI ou titulaires de droits) des pouvoirs de police pour faire appliquer les droits de propriété intellectuelle. C’est exactement ce que la Quadrature du net par exemple reprochait au traité ACTA, dans cette vidéo Robocopyright ACTA, qui détournait d’ailleurs un des films emblématiques de la culture cyberpunk.

Ce que le CIO a obtenu du gouvernement britannique dépasse très largement tout ce qui figurait dans ACTA ou SOPA en termes de délégation de puissance publique. J’ai encore du mal à le croire, mais dans cet article, on apprend même que le Ministre de la défense britannique prévoyait, à la demande des autorités olympiques, d’installer des batteries de missiles sur des toits d’immeubles d’habitation pour protéger des sites olympiques d’éventuelles attaques terroristes. Si ça, c’est pas cyberpunk !

Olympics 2012 London Missile Protest. Par OpenDemocraty. CC-BY-SA. Source : Flickr

Dans un article paru sur le site du Monde, Patrick Clastre, un historien spécialisé dans l’histoire des jeux indique que le degré de contrôle n’a jamais été aussi fort que pour ces jeux à Londres, bien plus en fait qu’il ne le fut à Pékin en 2008. Il ajoute que pour imposer ce type de règles, le CIO a besoin “d’une dictature ou d’un pays ultralibéral“.

Cette phrase est glaçante.

Imaginez un instant qu’un parti politique par exemple ait la possibilité de contrôler les médias, de mettre en oeuvre une censure, de lever une police privée, de faire fermer des commerces, d’imposer à la population des règles concernant la nourriture et l’habillement, etc. Ne crierait-on pas à la dérive fascisante et n’aurait-on pas raison de le faire ? Le niveau de censure et de contrôle exercé en ce moment à Londres est-il si différent de celui qui pesait sur les populations arabes avant leurs révolutions ?

Doit-on faire deux poids, deux mesures parce que des firmes et des marques sont en jeu plutôt qu’un parti ? En ce sens, je vois un certain parallèle entre ces jeux de Londres de 2012 et les funestes jeux de Berlin de 1936. On dira peut-être que je marque un point Godwin, mais en termes d’atteinte aux libertés publiques, est-on vraiment si éloigné de ce qui se passait en Allemagne durant l’entre-deux-guerres ?

La semaine dernière, Jérémie Nestel du collectif Libre Accès a écrit un billet extrêmement fort, intitulé “la disparition des biens communs cognitifs annonce une société totalitaire“. J’étais globalement d’accord avec son propos, même si je trouvais l’emploi du terme “totalitaire” contestable. Mais cet article comporte les passages suivants, qui font directement écho aux dérapages juridiques des Jeux Olympiques :

La volonté des multinationales de privatiser les biens communs cognitifs est une atteinte à la sphère publique. La sphère publique, jusqu’à présent désignée comme un espace ouvert accessible à tous, au sein duquel on peut librement circuler, peut s’étendre aux espaces cognitifs. [...]

Empêcher la transformation d’une œuvre, et crèer artificiellement une frontière au sein « des espace communs de la connaissance » est un acte propre à une société totalitaire.

Les règles mises en place par le CIO pour protéger ses droits de propriété intellectuelle portent gravement atteinte à la sphère publique et elles aboutissent à la destruction de biens communs essentiels. Hannah Arendt explique très bien que le totalitarisme opère en détruisant la distinction entre la sphère publique et la sphère privée. Dans le cas des fascismes d’entre-deux-guerres ou du stalinisme, c’est la sphère publique qui a débordé de son lit et qui a englouti la sphère privée jusqu’à la dévorer entièrement.

Les dérives de la propriété intellectuelle que l’on constate lors de ces jeux olympiques fonctionnent en sens inverse. C’est cette fois la sphère privée qui submerge l’espace public et le détruit pour le soumettre à sa logique exclusive. L’effet désastreux sur les libertés individuelles est sensiblement identique et c’est précisément ce processus de corruption qu’avaient anticipé les auteurs du Cyberpunk, avec leurs corporations souveraines.

A la différence près qu’ils n’avaient pas imaginé que ce serait la propriété intellectuelle qui serait la cause de l’avènement de ce cauchemar…

Ne croyons pas en France être à l’abri de telles dérives. Tout est déjà inscrit en filigranne dans nos textes de lois. Le Code du Sport prévoit déjà que les photographies prises lors d’une compétition appartiennent automatiquement aux fédérations sportives, ce qui ouvre la porte à une forme d’appropriation du réel. A l’issue de l’arrivée du Tour de France, des vidéos amateurs ont ainsi été retirées de Youtube à la demande de la société organisatrice du Tour, avec l’accord du CSA, qui dispose en vertu d’une autre loi du pouvoir de fixer les conditions de diffusion de ce type d’images. Et les compétences de cette autorité s’étendent aux manifestations sportives, mais plus largement “aux évènements de toute nature qui présentent un intérêt pour le public“…

Réagissons avant qu’il ne soit trop tard et refusons ces monstruosités juridiques !

PS : une chose qui me fait rire quand même, c’est que visiblement le CIO rencontre quelques problèmes avec le logo des jeux de Londres 2012, qu’un artiste l’accuse d’avoir plagié à partir d’une de ses oeuvres…

 

Source : http://scinfolex.wordpress.com/2012/07/27/comment-la-prop...

04/08/2012

Amnesty International dénonce une enquête Fiasco sur les fuites dans le Delta du Niger....

La société Shell est responsable !

"Le processus d'enquête des fuites de pétrole dans le Delta du Niger au Nigeria est un véritable " Fiasco", la compagnie Shell consacre toute son énergie à faire de la mauvaise communication plutôt que d'affronter la réalité de la vétusté de ses installations sur place: Elles sont mal entretenues et sujetes à de nombreuses fuites, certaines d'entre elles ayant même un impact dévastateur sur les droit de l'homme en général" indique Audrey Gaughran, responsable des questions relatives aux enjeux internationaux d'Amnesty International sur le site web de L'ONG


Les résultats de l’enquête sur les dernières fuites rapportées dans le delta du Niger et en particulier de celle du pipeline dans la région de Bodo Creek au Nigeria en juin et juillet dernier, sont sans appel.


Nos experts ont les preuves formelles que ces fuites sont dues à la corrosion des canalisations de la compagnie, mais Shell continue d'ignorer ces preuves.


" Nous avons beau les présenter aux responsable de Shell, la compagnie continue de nier les faits, et continue d'affirmer que les fuites sont dues à des sabotages"


Amnesty International et le CEHRD qui ont mené l'enquête en commun, ont demandé à la société américaine Accufacts, experte dans le domaine pétrolier et qui a de nombreuses années d'expérience dans l'examen d' infrastructure pétrolière, d'examiner les photographies du pipeline de Bobo Creek au point de fuite.

Ils ont déclaré:

"Cette fuite est apparemment due à la corrosion externe du pipeline. C'est la perte de la couche métallique extérieure du tuyau qui créée cette corrosion. C'est une avarie classique, nous la constatons régulièrement sur d'autres pipelines"




Lorsque Amesty International a contacté le siège de la compagnie Shell pour lui réclamer des preuves à l'appui de leurs accusations de sabotage du pipeline, il nous a été répondu que Shell n'a jamais porté de telles accusations, et que son enquête interne n'était pas encore achevée.

Elle ne veut pas s'expliquer sur les déclarations faites par ses dirigeants sur place, qui devant les communautés locales désespérées, les accusaient suspicieusement de sabotages.


Néanmoins Shell affirme que son équipe d'enquête conjointe, qui comprend des membres de la communauté, les organismes de réglementation, le personnel de Shell et les représentants de la police et la Force opérationnelle interarmées, n'était pas en mesure d'achever son investigation parce que, soit disant, des jeunes locaux leur ont jeté des pierres dessus. Les témoins sur place contredisent cette version étant eux même des enquêteurs.


Shell indique qu'elle va maintenant remplacer cette longueur de pipeline défectueux, et examiner minutieusement la conduite impliquée, dans l'un de ses propres centres de recherche où, dit elle, des tests seront fait.


Le milieu communautaire locale et les militants des droits de l'homme craignent désormais que ce processus soit totalement sous le contrôle de Shell et manque de transparence, les résultats ne peuvent plus être crédibles.


Les pipelines de Shell dans la région sont vieux et beaucoup n'ont pas été correctement entretenus ou remplacés. Les populations locales et les ONG signalent que les tuyaux dans la zone de Bodo Creek n'ont pas été remplacés depuis 1958.

Lorsque Amnesty International a demandé à la compagnie Shell de confirmer l'âge et le statut des ses tuyaux dans cette région, la société n'a pas répondu.



Il y a un an, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a publié un important rapport sur les effets de la pollution par les hydrocarbures dans la région Ogoni du Delta du Niger. Parmi ses conclusions, le PNUE a confirmé que les organismes de réglementation du Nigeria "sont à la merci des compagnies pétrolières quand il s'agit de mener des inspections sur place".

Le PNUE a également constaté que Shell avait omis de se conformer à ses propres normes internes en ce qui concerne le maintien de ses infrastructures.


«Des années de mauvaises pratiques en matière d'enquêtes sur les déversements accidentels d'hydrocarbures au Nigéria ont conduit les communautés à être particulièrement méfiantes et vigilantes», a déclaré Stevyn Obodoekwe.


"Shell n'a jamais présenté de preuve de sabotage dans nos enquêtes précédentes, l'enquête à Bodo Creek est un exemple de plus. Ces fuites ne peuvent plus restées sous silence et continuées à être attribuées à des sabotages".

Des milliers de déversements accidentels de pétrole ont eu lieu dans le delta du Niger depuis que l'industrie pétrolière a commencé ses opérations dans les années 1950. La corrosion des tuyaux et la défaillance du matériel sont responsables de la majorité des fuites.


Ces dernières années, le sabotage, le vandalisme et le vol du pétrole ont également contribué à la pollution. Toutefois, la corrosion et la défaillance du matériel restent le principal problème et cette question n'est jamais abordée.


De plus, au Nigéria, et par contrat, les compagnies pétrolières sont tenues responsables de la surveillance de leurs infrastructures , et autant que possible, de les protéger de toutes vulnérabilités où manipulations potentielles. Sur cette question, Shell n'a pas répondu à notre demande pour obtenir des renseignements sur les mesures qu'elle a prise pour empêcher tout sabotage ou vandalisme sur ses installations.


En conséquence ce 3 Août 2012, Amnesty International et le CEHRD ont donc publié en commun un rapport sur l'enquête en cours, sur la fuite du pipeline de Bodo Creek en Juin et Juillet Dernier.


Ce rapport met l'accent sur le manque de transparence dans le processus de l'enquête et l'échec de la compagnie Shell à divulguer toutes les informations nécessaires à l'enquête, par exemple sur l'état ou l'âge de ses tuyaux et ses infrastructures dans la région.


Depuis 2011, Shell publie des rapports d'enquête sur ses déversements accidentels d'hydrocarbures sur son site Internet.


Cette initiative a déjà été saluée par Amnesty International et le CEHRD.

Cependant, nos deux organisations font clairement savoir au public que les processus d'enquête sur le terrain restent très problématiques, il y a un manque cruel d'indépendance et de transparence dans les investigations menées.




Source © Audrey Gaughran
Responsable des questions relatives aux enjeux internationaux d'Amnesty International




Le texte original sur le site d'Amnesty International est ici
 
Voir dans cette vidéo, la situation déjà en 2011 :
 

 

18/07/2012

Poudre activa (transglutaminase), magie de la viande reconstituée...miam.......

28/06/2012

Banque Goldman Sachs - Les Plus Gros Arnaqueurs du Monde

08/04/2012

Le système bancaire, La PLUS GRANDE ARNAQUE dans toute l'histoire de l'humanité !